Un autre vendredi, même amphi, une autre matière, un autre prof, les mêmes connards qui respectent rien. Ça parle, ça ris, ça raconte des conneries, brouhaha incessant, insupportable. On se fout de ma gueule quand je le dis, elle qui rit en coin et l'autre qui se marre, j'en ai rien à foutre, vous êtes pareilles qu'eux. Devant, derrière, sur les côtés, je suis cernée. Aucun respect, bandes de prétentieux, ça y est on est en acl alors on se la pète. Je fais pas partie de ce monde là. J'suis ni une fashion victim pleine d'accessoires à 2 francs accompagné de mon gay/meilleur ami fashion victim lui aussi qui boit son thermos de café en levant le petit doigt. J'suis pas non plus une rebelle gothique punk fan de métal enfermée dans mon monde imaginaire ; et encore moins une hippie peace and love aux cheveux sales pétée du matin jusqu'au soir. Tous ces gens m'emmerdent. Profs élèves, tous dans le même bateau.
Le pire ça reste quand même ce manque de respect grandissant, et vous savez quoi, je crois qu'y en a pas un qui s'en rend compte.

Grrr 2 bis

La mauvaise humeur est à son paroxysme et la journée n'est même pas finie. Après avoir supporter ces 3 heures de cours difficilement sans péter un câble, 2 messages sur mon répondeur m'apprennent que ils n'ont pas de places pour moi pour aller voir le match dimanche soir. Ils ont préféré la filer à un illustre inconnu. Tant pis pour moi, tant mieux pour eux. Comme quoi je suis loin d'être irremplaçable, là encore trop espérée. Je suis blasée, dégoûtée, énervée, déçue. Ça fait chier. Même pas envie de les rappeler.
Je sens que cette magnifique journée va encore bien se dérouler. Déjà prendre le bus pour rentrer chez moi m'enchante pas trop, surtout que le trajet est à 7 euros pour 30 km et qu'il me reste dans mon portefeuille 9 euros et des bricoles. Ensuite je vais rentrer chez moi et retrouver mon adorable sœur qui peut pas m'encadrer.

Réjouissant n'est-ce pas ? finalement, j'vais peut-être me jeter sous le bus au lieu d'y monter dedans…!