Ça y est on y est, enfin… On est arrivé tôt, du monde, beaucoup de monde déjà. Finalement on est entré, on est là, on attend, on écoute d'une oreille distraite le chanteur de la première partie. On l'attend. Puis la lumière s'éteint, n'éclairant que la scène enfumée d'une lumière jaune. Et il est là, veste noire, chemise banche et cravate rouge. Et ça commence.
Je mets un peu de temps à rentrer dans le bain, à me rendre compte que c'est parti, je vois mais je comprends pas bien. Je reconnais *Sexe*, puis un  *Jeune et con* nouvelle version presque parlée. Je sors de la foule, trop chaud, trop mal et puis un concert où on voit pas le chanteur, pas d'intérêt. Je m'exile sur le côté et là c'est parfait, en plein dans mon champs de vision, j'ai de l'espace et y fait bon, le pied. *Debbie*, *Céleste*, magnifique *Saint-Pétersbourg*, de *Voici la mort* à *J'hallucine* je suis transcendée et transportée. Puis enfin *J'veux qu'on baise sur ma tombe*, transition parfaite : "A nous deux Satan… En parlant de Satan, J'ai vu les larmes au yeux…" et *Fils de France* déchaîne un peu plus la foule en transe. Éclairage bleuté, lumière rouge vif droit sur lui entouré de ce halo irréel, ou simple lumière jaune centrée, il est là et nous le fait bien savoir. *En travers les néons*, *Marie ou Marilyn* il s'avance vers le public, Petit Prince dominant sa cour jouissant de son pouvoir d'exaltation et d'hystérie qu'il produit. Il a raison. Deux rappels, il tient un public en feu pendant plus de 2 heures, il peut en profiter. Solo de guitare sur *A ton nom* et enfin *Montée là-haut*. C'est déjà la fin, j'ai pas envie.
Sa voix emplit encore mon être, j'pensais pas que ça me ferait un tel effet…
Sur le chemin du retour, en regardant la vie recouverte par la nuit, j'me sens envahie par une mélancolie triste qui finira par s'évaporer.
J'ai du en oublier des chansons, des sensations, des moments, même si ils ne sont pas écrits, ils sont là.
Ce soir là, je me suis endormie avec sa voix saturant l'espace de chez moi, son timbre, ses mélodies…

Tu ressembles à ce rêve
Que j’ai fait autrefois
Que j’ai fait tant de fois
Que j’ai fait avec toi !
Dis, on le refera ?
Allez dis-le, qu’on le refera !