L'histoire : Lucien Lambert avocat spécialiste en divorce, reçoit un jour l’affaire de sa vie : défendre une veuve, Blanche Grandville, accusée du meurtre de son mari.
Une nuit alors qu’il enquête sur cette affaire, il se rend dans la maison de sa cliente où il tombe sur la cuisinière Marguerite.
C'est une fille étrange, qui ne ressemble à aucune autre. Innocente ?Vraiment ? Un homme chaque nuit les observe. C'est Louis Berger, inspecteur de police. Chacun cherche la vérité, chacun s'interroge sur l'amour. Qui est coupable ? Plus l'enquête avance plus le doute s'installe, plus le mystère s'épaissit...

18899198_w434_h_q80

On s’attend à un thriller du genre  mais déjà l’affiche laisse supposer autre chose. Puis le film commence et on est face à un plan fixe d’un lac sous la grisaille avec une voix off dissertant sur le désir et les relations hommes/femmes.
J’avoue, j’ai cru que je m’étais trompé de salle.
Puis non, j’ai finalement reconnu Jérémie Renier blondinet décoiffé.
Et la réalisatrice Laetitia Masson installe son climat  entre film policier et film social.
Sous couvert de l’intrigue policière se cache une analyse, un constat sur les relations amoureuses, le désir et les possibilités.
L’affiche, j’en revient à elle, parle de sexualité mais tout au long du film, elle n’est presque pas montré, sous-jacente et rappelle les propos du début.
Les deux intrigues se calquent l’une sur l’autre, ça se passe lentement mais on se laisse aspirer par cette galerie de personnages très spéciaux : la femme qui s’habille en robe de mariée tout le temps, celle qui demande à chaque homme qu’elle rencontre « vous voulez m’épouser ? »,  le flic louant les services d’une prostituée pour jouer les épouses…
La réalisation et les lumières sont recherchées même y a un peu trop de contrastes foncés et du coup des fois on y voit pas grand chose, on sent qu’il y a du travail derrière et les acteurs jouent tous leurs rôles au poil, parfaitement en phase avec le sujet.
J’ai adoré retrouver Amira Casar et je suis tombée sous le charme d’Hélène Fillières.

18867411_w434_h_q8018867407_w434_h_q80
source : Allocine © Rezo Films