Si comme moi, il fut un temps où innocent, vous regardiez des séries qui volaient pas très hauts, vous avez peut-être croisé Ryan Gosling en blondinet un peu chieur (si je me souviens bien) embarqué avec ses supers amis aux dents blanches pour une croisière de rêve sur un super bateau dans Breaker High.

Ça remonte hein. On se sent mal de devoir reconnaître qu’on a osé regardé ceci, mais c’est pas grave, on assume !
Surtout que ceci montre bien cela et que jouer dans une série pour ado et avoir fait parti du club Mickey Mouse peut vous mener loin, bien plus loin que Britney Spears.
Ça peut vous mener à jouer pour votre premier film à côté de Denzel Washington, excusez du peu, dans Le plus beau des combats…
Mais personnellement c’est en 2001 que je découvre qu’il va falloir suivre cet acteur de près. Il campe Danny Balint, réalisé par Henry Bean, un skinhead new-yorkais de 22 ans, on s’en doute, profondément antisémite. Seulement Danny Balint est lui-même juif. Et c’est ce qui fait l’intérêt de ce film sur le néonazisme. Cette dualité menace d’être mise en lumière par un journaliste, renforçant ainsi le côté violent et destructeur du personnage. Tiré d’un cas réel, le film met sur le devant de la scène un Ryan Gosling incarnant à merveille cette ambigüité, tour à tour horrifiant, dérangeant ou émouvant.
Ce film est extrêmement intéressant pour ça.
En 2002, on le retrouve dans Calculs Meurtriers de Barbet Schroeder aux côtés de Sandra Bullock mais surtout de Michael Pitt (séquestreur glacial de la version us de Funny Games).
Ici, ils interprètent deux lycéens tentant de perpétrer le crime parfait : le cerveau et la main. Ils sont troublants de réalisme.
Pour terminer, je parlerais de La Faille avec Anthony Hopkins où Ryan Gosling joue, cette fois, le rôle d’un jeune procureur ambitieux face à un cas peu commun.
Il me reste encore plusieurs de ses films à  voir, notamment Stay avec Ewan McGregor et Naomi Watts, mais je peux déjà affirmer que j’aime cet acteur.
J’aime parce que contrairement à d’autres petits péteux du club Mickey, il a su faire des vrais choix cinématographiques. Après, je peux pas dire que c’est un homme bien, bon et généreux. Mais il suffit de regarder sa filmographie pour constater qu’elle est originale et qu’il interprete toujours des personnages à la consistance riche, au passé lourd ou à l’avenir prometteur. Bref des rôles concrets, pleins et intéressants. Et il suffit de faire un sondage dans la rue pour savoir rapidement qu’il ne fait la une des magazines people pour telle ou telle raison.
Et j’apprécie encore plus quand l’acteur devient réalisateur et monte un projet de documentaire sur les enfants soldats en Afrique qui devrait s’appeler The Lord’s Resistance Army.
Ce qui me permet de penser que c’est un acteur engagé, en plus.
Pour finir, j’ajouterais qu’il est doté d’un charmant sourire ce qui ne gâche rien.

© Colifilms Diffusion
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p.s : si vous ne connaissiez pas Ryan Gosling, j’espère que ceci vous a donné envie de vous intéresser de près à son cas. Et si vous connaissiez, j’espère que ça vous a donné envie de continuer à vous spécialiser ;)