30 mai 2008
Le concept du beau gosse en costard
Ou devrais-je dire, le piège…
11h30 et des poussières, on sonne, à la porte de l’appart, pas à celle de l’immeuble.
Je regarde le sac poubelle que je tiens dans une main et murmure un « et merde ». Mais je décide d’aller voir qui c’est. Un coup d’œil au judas : un costard foncé rayé de blanc, une cravate rose. Hum. Pas de tête.
Je pense que c’est encore un mercenaire de Num*ricable qui veut m’attirer dans leur filet. J’ouvre et je m’apprête à dire que je ne suis pas intéressée, quand je me rends compte, trop tard, que je suis pas franchement présentable et pas à mon meilleur avantage.
En effet, je viens de passer 1h30 à faire le ménage, je transpire, je ne suis ni coiffée, ni lavée, et encore moins maquillée, je porte un vieux jeans informe qui affiche une belle tâche de graisse sur la cuisse et un débardeur plus gris que blanc, sans soutif et légèrement trop grand.
Hum, pas fameux.
Alors que je constate ceci, mon sonneur se découvre être un charmant, mais vraiment charmant, beau gosse d’au moins 1m 90 dans un super costard marron foncé.
Et merde, bis.
Je tente de contenir mes seins qui veulent passer par-dessus mon débardeur qui descend et je l’entends me dire qu’il sait que je ne suis pas intéressée mais qu’il aimerait quand même me parler.
Et donc, il commence son speech, fort bien réglé, dans une enveloppe très agréable à l’œil. C’est un envoyé de France Lo*sirs, qui au bout de quelques minutes, me demande si je connais quelqu’un qui cherche du boulot.
Ah ah, ça c’est un envoyé de Dieu en plus ^^
Tous ses mots sont des miracles : on recrute, prix sur les livres, les places de cinéma qui sont à 6 au lieu de 9,80, un livre tous les 3 mois au lieu d’1 livre par mois, des livres en avant-première. Bref, comme une conne, je me fais avoir. Mais bon vu le nombre de livres que j’achète (au moins 2 par mois) et que j’en achète partout… ce fut pas trop dur de me convaincre.
Enfin sa réduc sur le prix des livres, ce n’est que du vent, vu que je sais pertinemment qu’il y a la loi sur le prix unique des livres… Le prix est vraiment réduit mais comme on paye la livraison, au final ça revient au même.
Mais ça m’a pas empêché de m’inscrire. Il devait être content d’être tombé sur une proie facile ^^
J’ai failli lui demander si on était puni si on n'achetait pas un livre tous les 3 mois, mais j’ai eu peur que ma question soit mal interprétée !
Parce qu’en plus d’être jeune, charmant, il était gentil, et même s’il m’a demandé où je sortais le soir, qu’il sait que j’ai un copain depuis 3 ans (oui, on a beaucoup parlé, il est resté longtemps !), il a toutes mes coordonnées. Ba oui, pour que je m’inscrive, il a fallut que je donne tout, et plus encore ! Mais enfin, j'ai pas du lui faire beaucoup d'effets.
Il a vu mon super appareil photo, et ça tombe très bien parce qu’il cherche un photographe pas cher pour lui faire ses photos de mannequin… ! Un envoyé de Dieu, je vous dis !
Et moi je ressemblais à Cendrillon aux pires heures de sa vie.
Bref, je suis inscrite chez France Lo*sirs maintenant, hop une carte de fidélité en plus.
C’est perfide de la part des sociétés d’envoyer ce genre commerciaux ;)
29 mai 2008
Un Qi de 148 fait-il toute la différence ?
Envoyé spécial – le Qi en questions
Nice, une école de surdoués.
Je suis choquée, une classe où la prof se vante de n’avoir que des bons élèves et personne à la traîne, que des élèves surdoués avec un Qi au-dessus de 125.
Tout le monde est très fier de ça.
Moi je trouve que ça sent bon l’élitisme, la race pure, les forts uniquement. Je trouve que ça sent mauvais.
Je ne conçois pas l’éducation comme cela. Pour moi l’éducation, c’est avant tout de donner le goût de la connaissance, de la découverte et d’amener ceux qui ont des difficultés à un meilleur niveau, leur donner les moyens d’y parvenir. Tout ce travail là est intéressant.
Mettre quelques bambins sur un piédestal est pour moi monstrueux et ne présente aucun intérêt, ça sent plus le marketing que la véritable éducation. Le marché de l’intelligence.
C’est du bourrage de crâne. Faire des enfants des machines à réfléchir sans épanouissement, une course à la performance avec les parents en tant que bourreaux-coacheurs.
Surtout que, pour moi, le Qi ne fait pas tout, bien au contraire. En travaillant, on peut se donner beaucoup de moyens que l’on avait peut-être pas forcément au départ. Le travail devient un accomplissement, un enrichissement.
D’autant plus, que moi-même, je ne pense pas avoir un Qi très élevé, vu mon pitoyable niveau en logique et tous ces trucs-là ; mais ça ne m’a pas empêché de réussir mes études jusqu’à présent. Alors certes peut-être pas avec des moyennes excellentes, mais l’important n’est-il pas de réussir ?
Ça me fait très peur pour l’avenir tout ça, que les parents peuvent être cons parfois…
Mon enfant, dis non à la drogue
Cinq jours sans un mot. Non pas que j’ai pas pensé. Non pas que je justifie mon absence.
Mais avec 8h de Roland Garros par jour, j’ai le cerveau à côté des pompes, en mode larvaire. Je n’arrive plus à écrire, je me gave de trop d’ondes cathodiques. Quand Roland Garros se termine, je me bouffe une K7 ou un dvd. Je me couche tard. Je dors pas tard.
J’attends. Je cherche.
Non dans l’autre sens. Je cherche et j’attends. Je cherche du boulot, que je ne trouve pas. J’ai tout fait depuis 2 mois. Je n’ai pas eu un seul entretien. Ma mère dit que je ne dois pas le prendre pour moi.
Mais ça recommence comme quand je cherchais un stage. Comment ne pas le prendre pour moi ? comment ne pas penser, il y a quelque chose qui cloche ?
Alors je le pense. Je rentre dans ma phase d’autodépréciation. L’avantage, c’est que j’en suis consciente. L’inconvénient, c’est que j’ai l’impression de ne jamais en sortir.
L’autre jour, j’ai failli confier mes angoisses à un pote (celui de Copains d’avant) pourquoi j’allais pas bien. Il m’a répondu froidement, que de toutes façons, j’étais hyper faible mentalement.
Il a le chic pour dire des trucs intelligents, lui. Et surtout des trucs vachement solidaires et réconfortants.
D’un côté, j’ai envie de me laisser aller à ce doux envahissement des sens, qui me coupe presque toutes envies mais ne m’empêche pas de penser.
De l’autre, je me donnerais des gifles de me voir dans cet état, je voudrais avoir une activité pour cesser de penser.
Je regrette mes nuits actives où je faisais autant de choses qu’en une journée. J’ai vraiment besoin.
Un bon coup de fouet, remettre mes idées qui s’entrechoquent, en place. Dans ma tête, on dirait le Big Bang, façon guerre des étoiles.
Et c’est chiant.
24 mai 2008
Parce que le cinéma est de l'art
Et non un marché.
Parce que demain se finit un des plus gros événement du moment, sur lequel je n'ai rien écris et il est probable que je n'en écrirais jamais rien.
Mais que tout ne doit pas tomber dans l'oubli et que les bonnes choses sont si rares à Cannes...
L'interview de Sean Penn, président du jury, accordée au Monde - à lire absolument -
Qu'est ce qui vous guide dans votre approche des films ?
La meilleure manière d'être honnête, c'est d'essayer de s'émanciper des effets de mode, pour tenter de percevoir ce qui restera indélébile. Nous devons faire tout le contraire de l'académie des Oscars, dont les palmarès relèvent d'un art consommé de la manipulation, d'un très bon marketing.
22 mai 2008
Voilà pourquoi je n'aime pas les tests pour les femmes, les couples et leur bonheur.
Je ne pense que la culpabilité de l'autre permette de l'installer, le bonheur, sur le long terme dans un couple...
S'en Dormir
J’ai les yeux éclatés. C’est normal, je bouffe de la télé 20/24h. Oui je sais, c’est mal.
Mais c’est la faute à Canal, je l’ai en gratuit. Pour je ne sais combien de temps, alors j’en profite.
Mais malheureusement, je ne me contente pas de regarder ce qui passe à la télé. Je bouffe également des dvds.
Ça a commencé samedi soir, quand je suis rentrée de ma soirée, il était 1h du mat et j’ai commencé à regarder Inland Empire.
Mais vu que le film dure 3h, j’ai pas tenu.
Après y a eu : Le seigneur des anneaux, Joyeuses funérailles, Just a kiss, Pirates des Caraïbes 2, Angel, La tête de maman, Cashback, En plein cœur, le docu sur IAM suivi du concert en Egypte, et des tas d'autres trucs.
Bref du bonheur. Mais je vais finir aveugle.
21 mai 2008
J’ai fini L’écume des jours.
Le deuxième Vian que je lis. Et j’aime, j’aime. Même si celui-là était très différent de J’irai cracher sur vos tombes.
Ici, c’est l’histoire de Colin et Chloé, de Chick et Alise. Une histoire où ces jeunes adultes passent leur temps à ne rien faire, pas par paresse, mais parce que dans ce monde-ci, cela ne se fait pas.
Dans ce roman, Boris Vian joue avec les codes littéraires, c’est un délice verbal, jeux de mots et néologismes sont à la fête.
« L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour. » -- Sana Tang-Léopold Wauters sur amazon.fr
Dans L’écume des jours, les nénuphars envahissent les poumons, les canons à fusil poussent dans la terre grâce à la chaleur humaine, les pianos font des cocktails…
« - Mais, est-ce que c’est leur faute si ils croient que c’est bien de travailler ?
- Non, dit Colin, ce n’est pas leur faute. C’est parce qu’on leur a dit : « le travail, c’est sacré, c’st bien, c’est beau, c’est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout... » Seulement, on s’arrange pour les faire travailler tout le temps alors ils ne peuvent pas en profiter.
- Mais alors, ils sont bêtes ? dit Chloé.
- Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C’est pour ça qu’ils sont d’accord avec ceux qui leur font croire que le travail c’est ce qu’il y a de mieux. Ça leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler. »
Ben dis donc, ça résonne vachement bien à l’heure actuelle ce petit passage…
Une seconde non consacrée
Une seconde non consacrée à quelque chose n'est pas forcément perdue. J'ai des tas de phrases avec le mot à l'esprit. La faute à Cashback.
Une seconde
Pas la seconde, d'après première.
Emilia Fox in Cashback © Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr
Bof.
L'égoïsme des gens me surprendra toujours, ne me laissera jamais de glace et me fera toujours froid dans le dos.
Tant pis, comme on dit.
19 mai 2008
J'ai arrêté de parler parce que je dis trop de conneries.*
Samedi, à la caisse de mon supermarché de merde préféré
Une caissière à une autre caissière
"…non mais il faut qu’elle aille faire des analyses, parce que se faire mordre comme ça, ça peut être dangereux"
moi, pensant "tiens un chien enragé a bouffé de la caissière"
« Qui a mordu qui ? »
la caissière, presque dramatique
"une cliente.
Elle a mordu une caissière, elle s’est jetée sur elle, elle lui a arraché des cheveux et l’a mordu parce qu’elle lui avait demandé d’ouvrir son sac"
…
Autant dire que je suis sortie du magasin bouche bée et un peu abasourdie. Même dans mon quartier alors les gens deviennent fous ?!
Les clientes mordent les caissières du supermarché parce que celles-ci font leur travail.
Le monde me sidère.
Non, je ne viens pas de m’apercevoir de l’absurdité dans laquelle on vit mais elle m’étonne toujours.
* Maurice Pialat - Libération, 15 février 1992
17 mai 2008
Sans suite.
Je n’ai jamais compris cette facilité à tout critiquait comme ça de but en bland. C’est loin d’être constructif. Pour que ce soit constructif, il y a une façon de dire les chozes.
Mettre en avant le fait que je fais des fautes alors que je veux être instit, c’est un peus facile.
Mais des gens pour critiquer qui sortent d’un chapeau comme ça, y en a. Ça ne sera ni la premiaire ni la dernière fois.
Mais ça m’intrigue toujours autant. Non-t-il que ça à faire ?
Se balader sur les blogs, se jeter sur un article et dénoncer tout ce qu’on pourra trouver. D’ailleurs, j’é remarqué quelque chose : tous les gens qui ont pris du bon temps sur mon blog à m’insulter ou me critiquer pour rien (ou si peu) n’ont presque jamais de blogs à eux… Ou alors ils se gardent bien de mettre leurs adresses.
Peut-être ont-ils des choses à se reprocher, alors dans le doute…
Avant ça m’énervait vraiment. Aujourd’hui ça me laisse pantoise de voir qu’on peut s’amuser comme ça.
Mais ici j’ai un droit de réponse, je sais me défendre, répliquer. Souvent y a pas de suite après ma première réponse. C’est domage.
D’ailleurs, je suis déçue que Rahan ne vienne plus m’insulter, j’avais fini par m’attacher à lui, je le trouvais fort intéressant… (Rahan reviiiiiiiient)
Je ne vous demande pas de passer votre chemin, je ne supprimerais plus vos commentaires, cela vous fait autant plaisir que quand je réponds.
A mon avis, il n’y a ocune solution. Peut-être devrais-je m’amuser à faire pareil ? Histoire de voir si l’on resent du plaisir, peut-être une certène satisfaction. Une jouissance à savoir qu’on va faire du mal à quelqu’un. Il faudrait peut-être que je la ressentes pour la quonprendre.
Parce que j’ai beau fer la fière, quelque part ça me blesse un peu. Bon c’est pa comme si la douleur, je savais pas ce que c’était hein. J’ai déjà connu bien pire et en direct cette fois.
Quoiqu’il en soit, sept réflexion ne va pas servir à grand-chose. Elle ne s’adresse à personne en particulier et surtout pas aux auteurs des méfaits, ou si peu.
> 15 fautes se sont mystérieusement glissées dans ce texte, 1 bon point à celui qui les dénonce haut et fort ! <









