C’est l’histoire d’un week-end qui passe trop vite. Une campagne déserte, un village avec 6 habitants à l’année, 30 l’été et une bande de jeunes au milieu.
C’est l’histoire du temps qui s’arrête, d’un moment que l’on voudrait fixé pour toujours. La nuit, des cannettes à nos pieds, des têtes sur des jambes bronzés, des yeux tous tournés vers le ciel. Ciel dégagé, voie lactée surprenante de clarté et des tas d’étoiles filantes. A chacune, un vœu. Forcément.
C’est l’histoire d’une après-midi sportive au fond d’un vallon enclavé où personne à part nous ne circule. De toboggans en rappels, de baignades en cascades, on ne prendra pas de coups de soleils à cause de nos combis trop épaisses. Mais on se promet de remettre ça car l’excitation, l’émotion, la sensation, étaient au rendez-vous.
C’est l’histoire de confidences autour de la vodka, d’apéros et d’approfondissement des connaissances.
C’est l’histoire de routes, de prés, de barrage, de mouches, de chiens, de baises de canards, de chèvres, de conneries, de délires, de chaussures lancées contre des portes et de salle de bains mal rangée.
C’est l’histoire d’un tour au village, d’une baignade dans un lac trop froid et trop profond, d’un détour par la secte qui se cache dans la colline, d’un retour chez soi trop tôt et trop rapide.
C’est l’histoire d’une envie de recommencer.