Sens exacerbés. Mal de crâne persistant. Et surtout pas l'envie d'aller se coucher.
Envie de veiller, de toucher les étoiles, de voir venir, de laisser courir mes doigts.
Envie d'écrire, de saisir l'inspiration.
D'oublier pour un temps, qu'un jour, toute cette vie sera bousculée. Je ne pourrais pas être toujours étudiante, aux responsabilités limitées, sans patron avec un jour de libre par semaine. Un jour, je ne pourrais plus aller à la séance ciné de 11h, je ne pourrais plus flâner, laisser mon esprit s'ouvrir, s'aérer.
Je sens bien que la formation fait tout pour nous faire rentrer dans des ptites cases. Centaines d'esprits formatés pour bien enseigner du formatage dès le plus jeune âge.
Reste plus qu'à faire semblant, sans se faire avoir. Résister au formatage.Tout en courbant suffisamment l'échine pour passer. En même temps, avec 180 postes pour 500 personnes ou plus, c'est pas du tout cuit...
On se dit pas que c'est perdu, mais c'est quand même loin d'être gagné.

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Envie d'un week-end particulier, envie du calme de ces week-end. A presque rien faire, à rester dans la tranquillité d'un lieu où on pourrait s'ennuyer. Mais où en fait le temps passe au ralenti. Le ralenti d'une ballade, d'une séance ciné, d'un tour du quartier, d'une sieste à 20h, d'un chat étendu, des repas.
Un lieu neutre, d'une certaine manière isolé.