L’histoire : à huit ans, Nathan a vécu une expérience de mort imminente en tentant de sauver sa copine de jeux, Claire.
Vingt ans plus tard, ils ont douloureusement divorcé et Nathan, brillant avocat égocentrique, vit seul à New-York, loin de sa femme et de sa fille.
Un matin, surgit le docteur Kay, mystérieux et légèrement distant, il prétend savoir qu’elles sont les personnes qui vont bientôt mourir. Il les accompagne du mieux qu’il peut pour les amener sur le chemin de la paix intérieure. Kay va forcer Nathan à s’impliquer dans ce parcours, dans son histoire.

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Bon soyons honnête, malgré le casting savoureux sur papier, je savais que j’allais être déçue, je l’avais déjà dit y a plus d’un an.
Ça n’a rien d’un mauvais film mais ça n’a rien d’une bonne adaptation non plus.
L’histoire a été largement transformée et ce qui était une introspection profonde, un questionnement intérieur, un changement de personnalité, s’est ici transformée en une question philosophique un peu vaseuse sur la vie et la mort.
Dans le roman original, cette question n’apparaît que pour traiter de l’égoïsme du personnage de Nathan. Dans le film, la situation est largement inversée.
Comme d’habitude, j’ai été déçue que pleins de choses soient changées, ce que définitivement je comprendrais jamais. On adapte, on réécrit pas.
Surtout le tout début, l’évènement le plus important du récit : l’expérience de mort imminente de Nathan. Dans le roman, celui-ci se noie en sauvant sa copine et va savoir pourquoi, dans le film, il se fait renverser par une voiture en allant chercher du secours pour sauver cette même copine.
La symbolique était bien plus forte dans le cas de la noyade.

Par contre, la mise en scène est extrêmement soignée, certains plans sont vraiment sublimes, notamment ceux dans le désert. Y a de l’originalité aussi, et on découvre New-York d’une façon nouvelle, sans lieux ultra connus et dans des plans particuliers.
Il y a une espèce de poésie dans la caméra de Gilles Bourdos qui fait ressortir un peu d’humanité. Les acteurs sont mis à leur avantage, j’ai aimé voir Evangeline Lilly sur grand écran et j’ai aimé le couple qu’elle forme avec Romain Duris.
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Mais c’est définitif, il manque vraiment quelque chose, une force. Je crois qu’on arrive pas à être convaincu.
A noter que j'aime énormément l'affiche !

 

source : Allocine.fr © Mars Distribution

L'avis de Petiteconne sur ce film
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