30 janvier 2009

Présentation : la Maison des Feuilles

Roman apparemment culte, je n'ai découvert son existence il y a que quelques mois en lisant une interview de James Franco, le méchant furieusement sexy de Spider-Man, qui le donnait comme son livre de chevet :
"La Maison des feuilles, le best-seller publié en 2000 par l'écrivain Mark Z. Danielewski. Je ne cesse de lire et de relire ce roman très expérimental. C'est l'histoire d'une famille qui trouve une maison dont l'intérieur est plus large que l'extérieur. Mais c'est difficile à résumer, car il y a des narrateurs multiples, des annotations, une mise en page très bizarre... Pour un amoureux de l'écriture, c'est une mine d'or!"
Intriguée par l'appellation roman expérimental, je l'ai inscrit sur ma lettre au père Noël.
La 4ème de couverture étant alléchante, j'avais hâte de le recevoir pour voir un peu ce que pouvait être ce roman si spécial...

"« Je fais encore des cauchemars. D'ailleurs, j'en fais si souvent que je devrais y être habitué depuis le temps. Ce n'est pas le cas. Personne ne s'habitue vraiment aux cauchemars. .. Ainsi parle Johnny Errand au seuil de cette Maison des feuilles, et de poursuivre sa mise en garde : « Ça ne se produit pas immédiatement, mais sans prévenir vous vous apercevrez que les choses ne sont pas telles que vous pensiez qu'elles étaient. Livre subversif, livre défendu, le lecteur est prévenu... et bien entendu tenté.

Dans son introduction, Johnny explique comment il a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle, décidé de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de "home movie". Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui jusqu'alors n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante : la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique. Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices ? Pourquoi le manuscrit de Zampanô semble-t-il le rendre fou?

A la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée."

Voilà pour le résumé.
J'avoue avoir été largement surprise en le feuilletant, et pour cause. Textes en miroir, à l'envers, pages vierges ou presque, partitions musicales, notes de bas de page plus longues que le texte, textes barrés, en diagonales, de travers, bref un joyeux bordel littéraire.

maisonfeuilles1

Ma plus grande question, c'est comment je vais réussir à lire ce truc ?!


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