L’histoire : années 50, Frank et April se considère comme un couple à part, pensant faire et connaître le meilleur de leur vie. Après leur installation dans un quartier résidentiel, Revolutionary Road, la routine prend le pas sur les envies de jeunesse. April n’en peux plus de ce carcan, le besoin de changement se fait de plus en plus fort et un jour, elle propose une idée audacieuse à Frank : tout quitter pour tout reconstruire à Paris…

18988173_w434_h_q80

Mais voilà… tout quitter pour tout reconstruire n’est pas une idée commune dans les années 50 et le couple se heurte à de très nombreux aprioris.
On se retrouve plongé dans la vie de Frank et April, en espérant très fort qu’on n’aura jamais une vie pareille, qu’on ne fera jamais face à ces regards. 
Face à ce film, on découvre un couple très fort, tout en nuances, contenant au maximum ce qui ne va pas. On est aussi face à la critique d’une société qui peine à avancer, le regard courroucé des gens devant la proposition d’April que ce sera elle qui ramènera l’argent au foyer.
Le personnage de Frank est très intéressant, perdu et hésitant entre deux choix, deux horizons.
Quant à April, courageuse de maintenir envers et contre tout, son envie, son besoin d’évoluer.

Il y avait une espèce de tension croissante dans ce film, appuyé par la mise en scène peut-être classique mais sublimant les acteurs, Di Caprio et Winslet n’ont rien du couple de Titanic. C’est un autre niveau, un autre jeu, une autre beauté.
L’atmosphère est lourde, sourde, on se croirait presque dans un huis clos tellement tout est tendu, sur le fil. On est collé au siège alors qu’il n’y a presque pas d’effets de suspense. C’est oppressant, c’est bouleversant, c’est beau et c’est dur.
Je terminerais avec l’avis de Marie-Noëlle Tranchant, pour le Figaroscope, paru sur Allocine.fr, qui résume mieux que je ne pourrais le faire :
« Le couple de Titanic sombre avec talent dans une tragédie feutrée, mise en scène avec une précision intense par le réalisateur d'American Beauty. »

19026756_w434_h_q80
source : Allocine.fr © DreamWorks Pictures

L'avis de Petiteconne sur le Pulp Club