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Je suis un assassin – Trio d’acteurs pour histoire spéciale

Bernard Giraudeau est un auteur de polar à succès : célèbre, aimé, riche et marié. Mais plus pour longtemps, une procédure de divorce est engagée. Par peur d’être ruiné, il propose un marché à un ancien ami, écrivain raté exilé en banlieue : assassiner sa femme. En échange il publie le manuscrit de Ben (l’auteur raté – François Cluzet) sous son nom, avec un partage des bénéfices.
Idée risquée mais tentante pour cet écrivain en manque de reconnaissance qui, depuis 15 ans, monte le crime parfait sur papier.
Rejoignant ce duo, on retrouve Karin Viard en prof et épouse de François Cluzet.
Autour de cette intrigue d’assassinat, ce sont les relations entres ces trois protagonistes qui vont se révéler. Chacun découvrant l’autre sous un aspect qu’il ne soupçonnait pas. Chacun découvrant une partie de soi qu’il ignorait.
C’est excellemment bien joué, c’est tendu et c’est légèrement malsain sur la fin, sous le soleil mais à tendance Sado-Maso.
Une angoisse prenante sans l’habituelle noirceur, la pluie ou la nuit, juste au son des cigales et en plein jour.

Le grand bleu – Ivresse des profondeurs sur thème musical génial

Honte à moi, je n’avais pas vu ce film culte de Luc Besson. Je me suis rattrapée grâce à Arte, il y a peu. Bien m’en a pris !
De l’eau, de l’eau, de l’eau et deux hommes.
Deux hommes que l’histoire de la plongé va rapprocher, opposer. Frères Ennemis.
Opposition de termes décrivant bien l’ambiguïté des relations de Jacques et Enzo.
C’est l’histoire d’une ivresse des profondeurs, admirablement filmée, retranscrite. Un combat perpétuel pour passer plus de temps sous la surface, s’éloignant de tout ce que peux apporter la réalité de contraignant.
Le trio d’acteurs Barr/Reno/Arquette est juste parfait, touchant et angoissant. Passionnant. Esclaves de leur passion, les deux personnages n’hésitent pas à aller toujours plus loin et donc toujours plus profond.
Rien que de penser à tout ce bleu, tous ces sentiments, j’en ai des frissons.

5 fois 2 – Jeux de couple déprimants

C’est le trio Ozon/Freiss/Bruni-Tedeschi qui m’a tenté. Et l’affiche aussi, je la trouvais belle.
Je crois que c’est le film le plus glauque de Ozon que j’ai vu pour le moment. Le début est franchement trash et je m’attendais pas à ce que ça commence comme ça.
Le divorce donc pour débuter. Et peu à peu, on remonte le temps. On découvre cinq moments clés de la vie à deux (d’où le titre), à l’envers.
Et on se demande comment ils ont pu en arriver là, à se déchirer, à se haïr, à se trahir, à ne plus s’aimer. On s’accroche à Marion et Gilles en connaissant déjà la fin de l’histoire.
Apparemment, c’est un film d’amour mais je n’y ai presque rien vu qui s’en approche. Tout va de travers, c’est cruel.
Je n’ai pas aimé cette image du couple. Pour mon dimanche après-midi, j’aurais souhaité autre chose.
Mais j’ai aimé la réalisation et cette chronologie inversée. Et les personnages malgré tout.

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oh et puis Jean-Marc Barr quand même...!!