J’ai donc continué à suivre l’histoire de Bella contée par Stephenie Meyer et après avoir réellement apprécié le second tome (à mon plu grand étonnement), je me suis lancée dans Hésitation.

Mais j’aurais mieux fait d’hésiter (ah ah)

Dans ce livre, Bella est confrontée à de nombreuses questions et c’est 615 pages de questionnement que l’on va devoir hesitationavaler.

Pour être plus clair Bella hésite entre Edward et Jacob, ses sentiments sont mélangés, incertains, confus et ils soulèvent la deuxième hésitation du bouquin : le choix de Bella de devenir immortelle cad vampire ou de rester telle qu’elle est. Un choix déterminera le deuxième puisqu’une relation longue durée avec Edward n’est possible que si elle devient vampire.

Mais là, où on hésiterait que peu de temps Bella tergiverse, se perd et fait caprice sur caprice. Le couple qu’elle forme avec Edward est de plus en plus difficile à digérer, mièvreries et compagnie occupent les descriptions et les dialogues des deux jeunes…

C’est lourd et c’est pompeux.

Il y a un peu d’intérêt par moment quand on découvre l’histoire des vampires de la famille Cullen, notamment Jasper et Rosalie. Et bien sûr les légendes sur les Quileutes qui sont enfin approfondies et ont la place qu’elles méritent. Mais le personnage d’Edward perd le peu d’intérêt qu’il avait… à trop se montrer protecteur, il a fini par m’être complètement désagréable !

Il y a un petit regain de suspense, qui fait cruellement défaut dans ce 3ème tome, quand une bande de vampires nouveau-nés se préparent à attaquer le clan Cullen. C’est assez prenant mais on voit bien que l’auteur ne maîtrise pas le traitement de scènes de batailles car on poireaute au moins 10 chapitres avant d’avoir ce qu’on veut et la bataille tourne court. Ce qui laisse sur sa faim et on a rien pour se rattraper puisque la fin du roman approche.

Je ne sais pas ce qui est le pire, l’hésitation de Bella ou le vieux chantage affectif d’Edward : si tu veux que je te transforme, épouse-moi gniaaa !

On se croirait au 16ème siècle. Bon, en même temps, à la décharge du pauvre Edward, il n’évolue pas bien avec son temps, et même s’il roule en Ferrari, son esprit est encore coincé dans les traditions du début des années 1900…

Le seul point positif c’est que l’on connaît mieux les membres de la famille d’Edward et qu’on s’y attache très facilement, ils sont plus présents, plus détaillés, enrichis et apparaissent vite sympathiques. Et le personnage de Jacob augmente en intensité, en charisme, personnellement il m’a fait pas mal d’effets et à la place de Bella, je n’aurais pas hésité longtemps !

Bref, pour conclure, on va dire que le 3ème tome est pas super génial, on s’y ennuie souvent mais il y a quand même quelques éléments clés. Je préconise donc une lecture en diagonale sur les moments longuets. De toute façon, les passages intéressants sont rapidement identifiables !

Pour ma critique du tome 2, Tentation, c’est par là : Pulp Club, Tentation succombée !