benjaminbuttonQuand j’ai acheté ce bouquin, je me suis demandée comment d’un texte de moins de 50 pages, les producteurs et scénaristes avaient pu en faire un film de 2h35…
56 pages c’est le nombre exact, pendant lesquelles se déroule l’histoire extraordinaire de Benjamin Button contée par Francis Scott Fitzgerald. Bien différente de celle contée par le monde merveilleux d’Hollywood.

Dans le texte, aucune pensée profonde, pas d’aventures, pas de romantisme à outrance, pas de rebondissements spectaculaires, de voyages en Russie ou de guerres. L’histoire est beaucoup plus terre à terre : Benjamin naît et sait qu’il est en décalage mais il ne se laisse pas faire. Une relation particulière s’instaure avec son père où l’un se fait passer pour l’ancêtre alors qu’il est le fils. Les idéaux de Benjamin Button n’ont rien de grandiloquent, il veut étudier, aller à l’université, se marier.
L’histoire est beaucoup plus discrète, beaucoup plus drôle. Elle raconte simplement un événement extraordinaire dans la vie de gens ordinaires.
Je crois que j’ai préfèré cette nouvelle à son adaptation, justement par cette simplicité. La fin est vraiment triste, plus émouvante que dans le film. Et contrairement à lui, l’histoire n’est pas déprimante. Elle avance l’hypothèse que parfois il peut se passer des choses surprenantes…

Couplée à l’histoire de Benjamin Button, il y a Un diamant gros comme le Ritz. Guère plus longue que la première, elle m’a pourtant paru beaucoup plus développée mais aussi plus loufoque et toujours drôle.
C’est l’histoire de John Unger, adolescent d’une haute classe sociale du Mississipi, interne à St Midas, grande école pour jeunes prodiges très riches de Boston. Au cours de la deuxième année, un nouvel élève arrive, Percy Washington, est surprend John avec une petite phrase « Mon père, dit-il, est de loin l’homme le plus riche du monde […] Mon père a un diamant plus gros que l’hôtel Ritz-Carlton ».
Et d’inviter John chez lui pour qu’il vérifie l’authenticité de ses propos.   
Les descriptions de la propriété des Washington sont purement géniales, pleines de détails, frôlant l’absurdité et l’ironie des endroits décrits. L’histoire est vraiment sympa et l’idée plus barrée que celle de Benjamin Button.
En tout cas, un peu sceptique au début de me voir imposer une histoire en plus, j’ai finalement été plus que ravie car j’ai préféré celle-là ! Comme quoi l’inattendu a du bon ^^