Des cartons au fond d’un garage, des jours qui défilent et des heures toujours, toujours trop courtes.
Des journées où je voudrais inlassablement tout faire en même temps, dormir, parler, regarder des films, jouer, lire, écrire, faire l’amour, écouter de la musique, attaquer le chat, regarder des bêtises à la télé et m’en moquer, acheter des choses.
Mais le temps ne me laisse jamais faire tout ça. Il m’ajoute des rendez-vous en milieu d’après-midi.
Je me soûle d’une musique particulière et je n’arrive plus à écrire. Les idées se bousculent pourtant. Rien ne sort. Je me réveille embrumée et je m’englue dans les minutes qui passent.
Je me dis toujours « oh mon dieu je n’aurais pas le temps »
Comme un refrain angoissant.
Le temps. Le temps. Le temps.
N’ai-je pas dit des centaines de fois qu’il me faudrait des jours de 36h.

Le répéter ne fera pas changer les choses. S’habituer et se coller à cette réalité de l’horloge à 24 heures. Je n’aime pas ça.
J’apprends l’espagnol. Soy Francesa. Estoy cansada.
J’aime ça.
chatotusLe chat dort roulé en boule dans un panier. L’homme joue à la DS.
Et moi je suis incertaine. Création d’entreprise ou pas ? formation ou pas ? 6 mois sans salaire ça va être long. Mon conseiller cible emploi ne devrait pas être conseiller.
Lire ou écrire ? télé ou bouquin ?
Je sais pas. Je sais pas.
Le bouquin auquel j’ai participé sort mercredi prochain.
Attendre mais pas trop. Se décider vite.