Il était presque 17h30, la nuit tombait. Le soleil se couchait à l’opposé de ma destination, le train reculait, la pénombre avançait.
Le soleil émergeait des traînées nuageuses. Une bande brûlante au ras de l’horizon coupée par une fumée volatile bleue turquoise, elle-même rattrapée par des bouts de lumière orange et rosée. Puis plus haut, bien plus haut, les nuages formaient des ronds de dentelle comme une fresque régulière sur un cahier d’enfant. Des demi-cercles indigo qui se répétaient au-delà de mon regard, loin, bien plus loin.
Ce ciel de fin de journée, de première journée, peuplé de bleus puissants, les derniers étant proches du noir et, zébré de passerelles vivantes de soleil, jaune presque blanc, orangé, rose tirant sur le rouge. Une lumière vive, irisée, brillante, une lumière de première journée. De naissance.
C’était presque comme un ciel de paradis et c’était le 1er janvier, il était quasiment 17h30.
Toute cette beauté dans l’azur au-dessus me rendait lascive devant la simplicité de la chose.

Je vous souhaite 2010 aussi belle que l’était cette fin de première journée, ce début de première soirée, en général fatigué par la fête de la veille.
Une année pleine de surprises et d’un peu de mystères, de santé et de bonheur, de réussite et de projets et surtout d’envies, celle d’aller de l’avant, de se relever après être tombé, de découvrir toujours plus, de garder ce qu’on possède et qui est beau, l’envie de continuer, permanente.