Il était 4 heures du matin, ce n’était plus tout à fait samedi et pas encore dimanche, il faisait nuit noire et il faisait froid. Réveillée par un baiser et par quelques mots, se lever et voir quelques flocons de neige tomber délicatement, presque invisiblement. Le serrer dans mes bras et penser que c’est bon de pouvoir se réveiller en pleine nuit, de passer du temps éveillés alors que tout le monde dort en sachant que demain, et après-demain, on pourra faire une grasse matinée.

Après un mois et demi à être ensemble, tous les jours, toute la journée, mon homme a repris le travail et d’ici peu, si tout va bien, je commencerais cette formation. Alors oui je suis pressée de commencer, de me mettre à bosser sur quelque chose, d’avoir des sous à la fin du mois.
Mais je pense que cette parenthèse était une chance et que, malheureusement, connaissant la vie et sa réalité, il est fort probable que cela ne se reproduise pas de suite.

Et maintenant qu’on est de nouveau dans le réel, l’actif, je me dis que je n’ai pas assez profité des nos journées ensemble, des grasses matinées au lit, de nos corps enlacés, des bêtises à la télé, des jeux…
Avec un temps de travail de 35h par semaine, plus 2h de trajet par jour pour moi (d’ici le début du mois prochain si...), je me demande où on va caser nos moments à deux. Je ne veux pas qu’on devienne comme ces couples qui ne font l’amour qu’une fois par semaine parce que les deux parties concernées sont fatiguées. Je veux continuer à aller à la
Photo_025séance de cinéma de 22h.
Je veux que ça reste pareil tout en voulant que notre situation s’améliore.

Demain, ce sera samedi. Je ne sais pas si on se réveillera à 4 heures du matin mais lundi, le réveil sonnera à 7h15, c’est prévu. C’est vendredi et je n’ai que deux jours pour profiter.