Ces lundis soirs font surgir l'absence. L'absence de Lui. Et celle d'une Elle, tout simplement. Depuis longtemps disparue, évanouie, mais toujours espérée.
L'absence d'une optique professionnelle, l'absence d'un chemin qui s'ouvrirait.  Je voudrais enfin un boulot. Un vrai job, je n'en peux plus de cette succession de boulots merdiques.

Est-ce que tu vois le printemps ? me susurre Saez à l'oreille... et pour une fois, le nom de ce blog ne me semble plus porteur d'espoir. Je n'entends rien, je ne vois rien. Et pourtant je le veux très fort.

Toujours des inlassables questions qui me tourmentent et de nouvelles qui s'ajoutent. Sans cesse. La touche « pause » ne s'enclenche jamais pour me permettre de voir devant, de voir plus net. Il va falloir choisir. Je n'ai pas envie de...

Le désespoir de Christina Delasalle des Diaboliques et celui de Mario. Raisons, époques différentes mais le désespoir reste le même. Le mien aussi. Ayant la sensation que ma vie sera perpétuellement comme ça. Incertaine. Je ne la veux pas linéaire mais je ne la veux pas si chaotique, si pleine d'embûches, si dure à gravir. Je voudrais avoir le courage de Christopher McCandless. Me contenter de peu, sans avoir ce besoin de consommation à combler. Résister, ne pas craquer devant un nouvel ensemble de lingerie, une paire de chaussures ou un meuble pour l'entrée. Se dire « je ne l'ai pas, tant pis ». Simplement.
Les phrases de Saez s'inscrivent en filigrane, résonnant si particulièrement.
Ménage, lessive, courses, cuisine etc. Et bientôt je deviendrais une vraie desperate housewive.

Aujourd’hui, nous sommes mardi. Et Arte a programmé une rétrospective Miyazaki jusqu'au 22 avril.