L’histoire : Dom Cobb est un voleur d’un genre un peu particulier… expert dans l’art de l’extraction, il pénètre dans le subconscient de ses « victimes » pendant leur sommeil, au travers des rêves, afin de voler des secrets industriels.
Jusqu’au jour où la demande d’un client s’inverse : ne plus subtiliser une idée mais en implanter une directement dans l’esprit de la victime, l’Inception.
Technique risquée qui peut envoyer toute l’équipe de Cobb au plus profond des limbes. Mais lui n’hésite pas, si l’opération réussie, Dom pourra peut-être rentrer aux États-Unis, en homme libre, car pour l’heure, il est activement recherché par la police.
Mais un invité surprise vient se mêler à l’intervention, un invité loin d’être amical et qui vient de l’intérieur…

On entre pour voir le film en ne soupçonnant pas le quart des effets qu’il va produire sur nous. On ressort ému, sonné avec le palpitant à 200 et surtout l’envie folle de crier « encore » !
Une claque. Un bijou.
Plus ça va et plus Christopher Nolan démontre son immense talent de réalisateur. Amorcé avec Memento et Insomnia, l’intrigue sur le psychisme, le subconscient, la mémoire, le sommeil s’installe. Avec Batman Begins et The Dark Knight, visuellement Nolan nous dévoile toutes ses capacités, toutes ses possibilités, toute son envie.
Inception est un tout. C’est à la fois un film de science-fiction, un film d’espionnage et un film humain. Contrairement à ce qu’on pourrait en penser, tout est basé sur les relations, les sentiments, apportant juste ce qu’il faut pour en faire un chef d’œuvre. Ce film de science-fiction aux allures de blockbuster bête et méchant est cent fois au-dessus, rien que déjà par cette petite phrase de Nolan, pour le dernier Studio Ciné Live « le film compte 400 plans traités numériquement contre 2000 dans n’importe quel film de ce genre ». C’est con, mais pour moi, ça y fait beaucoup.
Complété par un casting de rêve, avec Di Caprio et Marion Cotillard (qui a un « petit » rôle mais sans doute le plus important) auxquels je voue un amour quasi inconditionnel, à Ellen Page et Joseph Gordon-Levitt, la relève est assurée, en passant par Ken Watanabe et Cillian Murphy (l’épouvantail dans les derniers Batman), Michael Caine, Tom Hardy et Dileep Rao.
Marion Cotillard et Leonardo Di Caprio forment un si beau couple qui mérite bien de faire la couverture de Studio…

Le film pourrait être compliqué mais tout a été tellement bien pensé, réfléchi, qu’il suffit de saisir les quelques explications qui sont données et le film apparaît dans toute sa dimension. On aime le concept de construction des rêves, le passage dedans ceux-ci, bien loin de l’onirisme de Lovely Bones (bon ben même si dans ce film il n’est pas question de rêves). On est dans une réalité si parfaite, qu’elle en devient troublante, si immense qu’on sait que ces rêves ne peuvent être la réalité. Porté par une musique sublime, on est constamment pris par le suspense mis en place par Nolan.
Comme dit le magazine Excessif « A tous les niveaux, Inception flotte à des altitudes que peu de blockbusters peuvent atteindre ».

C’est fou ce qu’une chute de camionnette d’un pont peut être longue…

source : Allocine.fr © Warner Bros. France