Mes parents sont gentils. Excessivement gentils. Ils font tout pour moi et même plus encore. Ils veulent que mon auto-entreprise marche, ce que je comprends volontiers. Et pour cela, ils ont des idées à la pelle pour me faire connaître. Ils ont dû en parler à peu près à la ville entière. J’ai réussi à échapper à un article dans le journal - avec photo.  Mais c’est une lutte de chaque instant.
Théoriquement, je voulais commencer mon activité calmement, viser un public de plus en plus large mais peu à peu. J’aurais également voulu continuer la vente à domicile et l’écriture. Surtout l’écriture.
Mais vu comme c’est parti, je crois que je ne pourrais bientôt plus faire ces deux activités. Ils veulent que j’aie un gros salaire. Donc gros salaire, égal beaucoup beaucoup de clients et plus d’activités annexes. C’est ce vers quoi je me dirige.
Puisque mon père veut que je contacte tous les présidents des associations de la ville pour leur expliquer mon activité et qu’ils proposent ce service aux membres de leur association. Sans compter que mon père compte les envoyer aux deux associations où il est adhérent : environ 90/100 personnes. Plus tout le reste, plus tout ce qu’ils me proposent.
Il ne sert à rien de leur parler car ils me répondent que maintenant, faut que j’avance, qu’à 25 ans il serait temps, que je dois cesser d’être si peu enthousiaste et blablabla. Un cercle sans fin.

Je me plains alors qu’ils ne font les choses que pour mon bien. J’en suis pleinement conscience. J’aimerais simplement plus de liberté. On dirait qu’ils sont si peur que ça marche pas…