En général, je ne suis pas partisane de la théorie du complot mais depuis hier, je révise ma position. Depuis hier, aussi, je suis extrêmement déçue de voir la meilleure chance pour la France de sortir de cet enfer de la droite à la limite de l'extrême, réduite à néant.
Je trouve que ce qui arrive à DSK est trop gros, terriblement grossier, et surtout à un moment particulièrement bien choisi. Il me semble être un homme intelligent et je ne l'imagine pas une seule seconde aller se compromettre dans une glauque affaire d'agression sexuelle à quelques semaines des primaires socialistes... Il sent bon le complot, il sent bon.
Et puis quel meilleur moyen que de discréditer un homme que de le faire tremper dans une affaire de tentative de viol. Rien n'éclabousse mieux que cela, soulevant l'électorat puritain et les femmes, plus efficace que toutes les corruptions, les détournements de fonds ou les fraudes fiscales. Rien ne brise mieux un homme que des histoires de sexe forcé.
Bon thème. Bonne date, vraiment quel hasard du calendrier que pendant toutes ces années à parcourir le monde, DSK ait choisi cette date-là pour essayer de s'octroyer les faveurs d'une femme de chambre par la force. Et puis enfin bon lieu. Les États-Unis où tu peux prendre des peines de prison cumulées, où là-bas la politique intérieure française n'en intéresse pas un, DSK de ce côté-ci de l'Atlantique étant seulement connu comme le patron du FMI et non pas comme le principal rival de notre cher et si bon président.
Sans parler du tweet qui sème encore plus le doute dans cette histoire...

A l'heure où je finis cet article, DSK est maintenu en détention jusqu'au 20 mai. Tout ça me paraît toujours aussi étrange, l'incrédulité (et un peu l'abattement aussi) m'habite(nt).