L'homéopathie n'a rien donné. J'ai ressenti le traitement mais je n'ai pas eu plus envie de conduire ;  en même temps, cela aurait été surprenant que quelques granules blanches résolvent le problème qui encombre mon esprit. Cette brume qui m'embrouille.
Et je ne sais pas pourquoi, j'ai attendu pour essayer autre chose et notamment l'hypnose. J'ai attendu. Et puis aujourd'hui, j'ai appelé.
Le rendez-vous est fixé pour vendredi après-midi. Je suis un peu stressée, j'appréhende. Déjà que le problème ne puisse pas se résoudre ou pas par ce genre de thérapie, ou qu'il cache quelque chose que je n'ai pas envie de connaître. Et puis la définition de l'hypnose ne donne pas forcément confiance.
Je sens que je suis bloquée à cause de cette angoisse. Inconsciemment, il y a peut-être des choses que je m'empêche de faire car je sais qu'à un moment donné, la conduite sera un obstacle. Ma mère pense même que cela me bloque sur d'autres plans, celui du travail, celui de l'écriture.
C'est possible, même si jusqu'à maintenant, je ne m'en étais pas rendue compte. En fait, je suis perdue. Je me demande pourquoi ça coince, pourquoi maintenant, pourquoi la conduite. Ce mot « pourquoi » est devenu un compagnon, un amant.
Néanmoins, j'aimerais qu'il se transforme en « parce que »...  Mettre des mots, savoir, résoudre.
Conduire. Enfin.