le-papillon-des-etoilesEt si le dernier espoir était la fuite ? C’est du moins ce que pense Yves Kramer, chercheur à l’Agence Spatiale. Pour lui, l’humanité terrienne est à la fin de ses jours, pour lui donner une nouvelle chance, il tente de réaliser le pari fou d’emmener un échantillon, trié sur le volet, de terriens, sur une nouvelle planète.
Petit détail technique, cette planète se situe dans un autre système solaire, très loin de notre terre. Il construit donc avec l’aide d’autres scientifiques, un vaisseau papillon gigantesque qui se déplacerait par la force de la lumière dans l’espace et embarque 144 000 passagers pour un voyage de 1000 ans.
Le concept est séduisant mais le sujet déprimant. C’est écrit dans le pur style Werber, je l’ai lu après Les Thanatonautes, et j’y ai trouvé beaucoup trop de similarités entre les deux. C’était dommage car il y avait vraiment quelque chose de plus intense à faire, ici ça paraît un peu facile. Un peu décevant.
La vie dans le vaisseau est très bien décrite et construite mais je n’ai pas aimé comment tout évolue après la mort des fondateurs. C’est tellement pessimiste. Et puis ce coup d’appeler tous les personnages pareils ou presque.

Quant à ce qui se passe une fois arrivés sur la planète, cela vire à la cosmogonie la plus totale. J’ai trouvé ça amusant mais si facile et vu que je ne suis pas très portée sur la religion, ça m’a un peu gavé.
J’ai pourtant lu ce livre très vite car il a des côtés attachants, des moments sympas comme la construction du Papillon des étoiles. C’est à la fois un récit de science-fiction et une sorte de conte philosophique désespéré où l’être humain ne pourrait jamais s’en sortir tant il est noir et corrompu.