La suite de Léviatemps reprend à l'endroit exact où l'on avait laissé Guy et Faustine, en exil, dans la campagne française de 1900, au cœur du

Le requiem des abyssesVexin, région naturelle située entre les Yvelines et la Haute-Normandie. Ils tentent de s'y reconstruire, d'y panser leurs plaies quand une adolescente d'un hameau voisin est portée disparue. La nuit suivante, toute sa famille est sauvagement assassinée. 
L'horreur recommence. Un nouveau prédateur apporte le chaos sur terre. 
Et Guy ne peut évidemment pas rester sans s'impliquer, sans tenter d'aider les gendarmes du coin, dépassés par cette violence.

Le Requiem des Abysses commence comme un thriller classique, l'enquête y est menée tambour battant, le suspense croît à mesure que l'intrigue s'installe. Les suspects défilent, l'atmosphère des campagnes françaises du début du 20ème siècles s'alourdit. Des terreurs ancestrales remontent.
Les crimes sont sordides et relativement bien décrits, c'est beaucoup plus glauque que dans Léviatemps, le sadisme y est plus présent. La plume de Maxime Chattam est fluide,on est embarqué dans cette histoire très rapidement, beaucoup plus vite que dans Léviatemps d'ailleurs.
La moitié du livre passée, subitement, le roman prend un virage à 180°. Le Requiem des Abysses ouvre une seconde intrigue. Maxime Chattam offre au lecteur deux histoires dans une pouvant presque faire de ce diptyque, une trilogie...

L'histoire entière est très intense, poussant les héros dans leurs derniers retranchements. Un événement fera basculer Guy à la rencontre de ses abysses. Guy veut d'ailleurs trop en faire, il est sur tous les fronts, perdant un peu de crédibilité, mais se remet progressivement en cause.
Le Requiem des Abysses cache une œuvre bien plus complexe qu'il n'y paraît et là où Léviatemps avait déçu, ce second opus le surpasse pour offrir un final grandiose.
Ce diptyque sur le Temps se révèle dans Le Requiem des Abysses, on en prend toute la mesure, Léviatemps ne nous avait pas fourni toutes les réponses, Le Requiem des Abysses comble ces lacunes dépassant les attentes.

Quant à l'épitaphe qui conclut l'histoire de Guy, il ne peut que laisser songeur quant aux similitudes du temps qui passe et qui somme toute ne fait que se reproduire ; la fin d'un siècle, le début d'un autre, tout recommence, le monde bouge mais n'avance pas...