Habituellement, j'ai toujours la sensation que les années passent trop vite, qu'elles filent et que déjà le nouve an est là. Mais cette année, peut-être la pire jusqu'à maintenant, prend tout son temps pour se finir. Elle s'étire, s'étale, elle n'est pas pressée de s'en aller, de laisser sa place. Et à chaque fois que je me dis que ça y est, elle va me laisser un peu de répit, elle revient en force, m'annoncer souriante que tout n'est pas fini, qu'il reste encore un mois et demi et que tout est possible. Après le chômage, les inondations, les chauffages, les deuils, les colères, l'argent s'y colle.
640 € à sortir, sachant que je n'ai que 900 € sur mon livret et que tout ce que je touche, repars aussitôt dans les courses, le téléphone, les affaires pour la maison, les impôts, l'essence. Soit je vide quasiment le livret, soit je m'arrange pour trouver trois ou quatre fois plus de clients qui accepteront de prendre une heure de cours par semaine jusqu'à fin décembre. Ce n'est pas que c'est impossible mais les clients, ça ne tombe pas du ciel. Sans compter qu'après avoir vidé mon compte, il y a Noël et même si je ne fais pas des cadeaux à 10 000, je ferais des cadeaux quand même. La troisième activité que j'avais trouvé et qui comblait bien ce qu'il me manquait est peu à peu en train de s'arrêter. Je sais que j'ai choisi de suivre cette voie, chaotique et précaire, car, d'abord c'est ce qui me convient mais c'était également le seul moyen de ne pas devenir caissière ou vendeuse à macdo. Car que tout le monde arrête, du boulot y en a oui, peut-être, mais certainement pas dans toutes les branches et avec mes pauvres compétences de savoir écrire, taper à l'ordi et analyser un outil de communication, on va pas aller bien loin. C'était ou l'un ou l'autre.
Je m'en contente, mais avec tout ce qui s'est passé en 2012, j'aurais aimé un peu de répit pour cette entrée dans l'hiver.
Alors, oui ma vie était chouette la semaine dernière et aussi la semaine d'avant, mais cette semaine, beaucoup moins ;-)