Je pensais que l'on aurait plus de temps, plus de répit, plus que ses huit mois qui viennent de s'écouler. Ce matin, le démon voisin du dessus est revenu. Il est monté à l'étage accompagné de sa grognasse de mère. Cette fois, c'est sûr, il est de retour. Pas comme en octobre, où c'était un vague peut-être. Aujourd'hui, début mars, c'est une réalité.
Depuis, je suis dans une espèce de torpeur, partagée entre l'angoisse de voir le calvaire recommencer, entre l'inquiètude des conséquences d'avoir un voisin pareil. Je ne crois pas vraiment aux changements d'attitude, du moins dans son cas. En cinq mois et un nombre incroyable de plaintes, il n'a jamais modifié son comportement. Comment puis-je espérer que la prison l'ait améliorée ?
Ce qui est certain, c'est que si je dois à nouveau appeler les flics, je ne me gênerais pas pour leur préciser que "mon voisin qui sort de prison fait beaucoup de bruit". Habituellement, je suis quelqu'un de gentil mais je peux faire des coups de putes dans certains cas...
La télé est coupée, sa sono marche à fond, j'entends sa musique insipide entre rap agressif et métal hurlant, les coups au sol recommencent. On y est. J'en pleurerais presque. Bienvenue en enfer.