L'histoire : le futur de la planète Terre est plutôt compromis, les Chacals nous ont attaqué, La lune a été détruite, on a gagné la guerre mais on a ruiné la planète avec une bombe nucléaire. Les humains ont été évacués sur Titan, satellite de Saturne, la planète est ravagée et nos dirigeants, réfugiés dans un tétraèdre flottant au-dessus de la Terre, gèrent deux techniciens Jack et Vika. Ils vivent dans une station en altitude, faite de verre et de fer, seuls, ils s'occupent de la réparation et de la sécurité des drônes. Ces derniers surveillent des extracteurs - chargés d'aspirer toute l'eau des mers et océans pour la transformer en énergie de fusion - contre les attaques des chacals.
Mais un beau jour au paradis, tout bascule. Jack, hanté par d'obscurs rêves qui ressemblent à des souvenirs, se pose de plus en plus de question et se révolte totalement quand il rencontre Julia après le crash d'un vaisseau.

Oblivion AffBon alors le pitch de départ est fort long pour un scénario beaucoup moins complexe et excitant qu'il n'y paraît. Oblivion, c'est comment dire, un film entièrement fait pour un héros unique - ici, Tom Cruise. La voix off du héros qui ouvre le film est monocorde, soporifique, dénuée d'émotions, elle ne donne pas du tout envie d'en savoir plus et ne suscite aucun suspens, ni aucune empathie. Ca commence bien. Toute la première partie est plutôt lente, totalement attendue, les dialogues sont insipides, très souvent ridicules. Toutes les blagues du film sont tombées à plat car personne n'a ri dans la salle, et moi, j'ai rigolé au moment de certains dialogues !

Niveau casting, c'est un film pour Tom Cruise, figure centrale, en plus vous en aurez deux fois plus à un moment donné, niveau casting, ça sera tout. Oui car malgré quelques noms au générique notamment ceux de Morgan Freeman, Olga Kurylenko, Andrea Roseborough et Zoe Bell, leurs personnages sont quasiment inexistants : Andrea Roseborough joue Vika, personnage factice, aux phrases répétitives et aux sourires figés, donnant des ordres à Jack que celui-ci ne respecte jamais - Olga Kurylenko est Julia, la femme de Jack, elle est fort jolie et fort silencieuse aussi - Morgan Freeman apparaît tellement peu dans le film que j'ai cru avoir rêvé, à peine quelques minutes au total, quant à la malheureuse Zoe Bell, elle n'a pas une ligne de dialogue à prononcer, seul un cri sortira de sa bouche.

Oblivion1
La deuxième partie de l'histoire - à partir du moment où Jack retrouve Julia et découvre qui sont réellement les Chacals - aurait pu annoncer une formidable deuxième moitié de film mais non... Au lieu de s'intéresser aux Chacals, de nous montrer leurs façons de vivre sur la Terre détruite, leur organisation, de s'attarder sur les motivations du Tet, à son origine, tout tourne autour de Jack et Julia : leur vie avant, leur cabane au bord du lac, la vie bucolique, le jean, la casquette de base-ball. En plus d'être plein de clichés, Oblivion est une ode à Tom Cruise.
Seuls points positifs du film, les décors et les effets spéciaux qui sont très bien faits, très bien rendus ; car même la musique est surfaite, totalement convenue, que ce soit au moment de la scène d'amour dans la piscine entre Vika et Jack, au moment du sacrifice ou de l'explosion. Ce qu'on entend est exactement ce qui s'est fait des dizaines de fois, aucune imagination.

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avant la séance et je ne partais avec aucun à priori mais dès les premières minutes du film, j'ai compris que je ne passerais pas un moment exceptionnel. Il y a beaucoup trop d'éléments bas de gamme qui font que je n'ai pas accroché et notamment, le manque cruel de seconds rôles forts et de l'histoire des Chacals qui n'est même pas survolée.

OblivionSource photos : Allocine.fr © Universal Pictures Germany