L'histoire : 2154, la Terre est une gigantesque poubelle, un immense bidonville. Les riches ont fui sur Elysium, station spatiale ultra luxueuse et aseptisée. Chez nous, c'est le chaos : mort, violences, maladies, prison, haine et bien sûr, envies. Envie d'avoir son billet pour Elysium, envie de pouvoir se faire soigner par la netbox magique, envie d'avoir sa part du gâteau. Max est un repris de justice, il travaille dans une usine qui fabrique des robots, les mêmes qui font la loi sur Terre.
Après un terrible accident, il décide que lui aussi a droit à son ticket pour un monde meilleur et décide de ne plus se laisser faire.

Elysium

Voici le pitch du nouveau film de Neil Blomkamp, réalisateur de District 9 que j'avais beaucoup apprécié. J'attendais d'Elysium qu'il soit au moins aussi bien, sinon mieux que District 9 mais cela n'a pas été le cas.
Entendons-nous bien, le film est bon : bien joué, Matt Damon est impressionnant, tout en muscles, tatoué, robotisé mais aussi totalement à fleur de peau, brutal et touchant, volontaire, Jodie Foster est impressionnante tant elle est glaciale (par contre, un détail m'a perturbé, elle qui double habituellement sa voix ne l'a pas fait sur ce film, du moins mon oreille ne l'a pas reconnue). Le film est intelligent, cruel, très tendu, le rythme est incroyable et chaque plan suscite tension et angoisse pour les personnages.
Dès les premières secondes, on reconnaît la patte de Blomkamp qui filme Los Angeles avec autant de poussières qu'il a filmé Johannesburg.
Seulement, il y a quelque chose qui ne prend pas. Cela, à mon avis, vient de deux choses : le manque d'info sur Elysium et le méchant Kruger, incarné par Sharlto Copley, que j'ai trouvé absolument ridicule. Il est grossier, caricatural, risible par moments. Pour être totalement honnête, il ne m'a pas effrayé une seconde.
L'autre point vient de l'absence totale d'informations sur Elysium. On ne sait rien de sa conception, qui l'a créée, qui a choisi les habitants, que s'est-il passé sur la Terre pour qu'elle finisse en bidonville et dirigée de l'espace par une tarée.

Elysium 4Elysium manque cruellement de profondeur, on ne s'ennuie pas et même si le film diffuse quelques pistes sur la façon dont pourrait finir la planète si on arrête pas vite fait bien fait de la saloper, il m'a semblé relativement creux.
On le voudrait engagé, on le voudrait dénonciateur -luttes des classes sur fond de combats avec des robots - mais il manque de coeur, de force, serait-ce les millions injectés par Sony ?
Elysium reste un divertissement bien construit, au suspense bien présent mais très loin de la claque mise par District 9.

Elysium 3Elysium 2

Elysium 1