Robert Greene, veuf inconsolable, amateur de randonnées dans les parcs nationaux du Canada, présente de curieux symptômes : impuissance, vertiges, vision floue. Après une certaine réticence à aller consulter - il déteste le corps médical depuis le décès de sa femme - il apprend qu'il est atteint d'une sclérose en plaques. Il est rapidement inclu dans le test d'un nouveau médicament, l'interféron delta. Il est le cinquième et dernier patient avant les comptes-rendus publics sur ce traitement très prometteur.
Mais Robert Greene a fait son choix. Il ne compte pas subir la maladie, il veut la devancer. Il menace de mort son médecin, Eydan Corr, si celui-ci ne le tue pas.

Le cinquième patient

J'ai donc commencé Le cinquième patient, et au moment où le personnage visite une nouvelle maison, je me suis dit que ce passage me parlait mais sans plus. Un ou deux autres détails m'ont fait tiquer, mais impossible de me rappeler l'intrigue principale. J'ai fini Le cinquième patient avec la conviction que je l'avais déjà lu. Malheureusement, il ne m'avait guère marqué...
Et je comprends pourquoi, ce roman n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un bon thriller... Déjà le coup du patient "tuez-moi sinon je vous tue" c'est un peu pourri. Greene se met donc à menacer le médecin en lui volant ses fringues au pressing et en cassant ses bouteilles de lait [!!].
Si le patient veut vraiment mourir, il peut tout simplement se suicider et hop. D'ailleurs, cela aurait peut-être été mieux, avec l'enquête qui aurait révélé le scandale médical derrière.
Car on se doute bien que le labo Starlab qui a lancé l'interféron n'est pas tout à fait clean. Mais là c'est le médecin qui s'empêtre dans une enquête pour sauver sa peau et découvre que "oh mon dieu ils sont méchants".
Les personnages sont assez quelconques. Même si Greene est atteint d'une grave maladie, on n'arrive pas à entrer en empathie avec lui, il ne suscite ni émotion ni pitié. Le couple Benoît et Joanne est un peu ridicule, Lorine l'infirmière qui va aider Eydan n'est guère plus crédible. Et Eydan aurait pu être charismatique mais bon un éminent chef de service, neurologue, amoureux de son ex-copine de faculté (Joanne), vivant dans un minable studio et qui a peur de l'avion, ça ne fait pas vraiment fantasmer !
Le seul point positif du roman, c'est le fait que l'histoire se passe au Canada, on en profite pour découvrir ce pays et ses paysages sauvages. Et même si ce n'est pas mal écrit, la mayonnaise ne prend jamais vraiment et trop d'éléments paraissent peu crédibles. Dans le genre thriller médical ou scientifique, on a vu mieux.
98607337