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Cette semaine, j'avais l'intention de vous parler de la mante-religieuse, d'une cliente qui, exaspérée, veut que je vienne la voir parce qu'elle "entends sa livebox faire des bips dans son téléphone portable", je voulais faire le point sur le challenge Thrillers et Polars, sur ma liste des 101 défis, je voulais vous parler de mon nouveau et jeune banquier que je stresse de rencontrer et qui je le sens va me "baiser". Je voulais aussi parler de moi, de ma récente décision de chercher une formation et de repartir à zéro, et de mon espoir qui a duré 12h. Et puis il y a eu mercredi. Le mercredi 7 janvier 2015. Mercredi et ma mère qui m'appelle en pleurs. Je n'ai pas tout de suite compris ce que c'était, ce qui se passait. Et depuis je suis suspendue aux infos. Je pleure en voyant Patrick Pelloux témoigner jeudi matin sur I-Télé. Je pleure en voyant les rassemblements partout dans le monde, les témoignages. Treize bougies sur ma rambarde pour les victimes, même si la jeune policière n'est pas une victime directe de l'attentat, je pense que sans la première attaque, il n'y aurait pas eu cette deuxième agression.
Je suis tellement bouleversée que je voudrais me tatouer Je Suis Charlie partout sur le corps.
Terriblement stressée devant la télé en regardant cette double prise d'otages avec peut-être de nouvelles victimes, des innocents. De nouveaux risques pour tous les policiers français. Je ne peux m'empêcher de penser au Festin du serpent de Ghislain Gilberti que j'avais trouvé tellement, tellement réaliste il y a deux mois quand je l'ai lu et qui résonne encore plus fortement aujourd'hui. Je souhaite que tous les policiers de France ressemble à Ange-Marie Barthélemy et à Cécile Sanchez. C'est peut-être con de penser à un roman dans ces moments-là mais ce livre a été un tel choc de réalisme et de précisions juridiques et techniques que je ne peux m'enpêcher d'y penser.
Je suis bouleversée mais je n'ai pas peur. Je préfère mourir debout, libre. Il faut lutter, résister. Acheter Charlie Hebdo. Soutenir nos armées et notre police dans leur travail de recherche et d'extermination de tous les extrémismes religieux. Ces événements auront au moins eu comme conséquence de montrer notre réactivité, nos forces de frappe. Moins de 12h après l'attentat de Charlie Hebdo, nous avions les noms des terroristes. Nous sommes efficaces, nous n'avons pas peur.
Je frissonne mais je frissonne debout. Ne pas plier. Rester droit. Ne pas se mettre à genoux. Jamais.
Aujourd'hui, je me sens un peu plus Charlie qu'hier. Nous sommes tous des Charlie et nous devons le rester

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