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J'ai lu quasiment tous les livres de Gilles Legardinier, ses derniers plus axés comédie et son deuxième thriller paru en 2011, Nous étions les hommes. Finalement il ne me manque que L'exil des anges et son tout premier roman, Le secret de la cité sans soleil.

A Edimbourg, Scott Kinross et Jenny Cooper travaillent sur la maladie d'Alzheimer, lui en lien direct avec les patients, elle dans son labo de recherche. Ils mettent au jour un indice qui prévoit le moment de basculement des patients atteints de cette maladie. Ils se rendent compte que le mal progresse, toujours plus vite et toujours plus violent, tellement fort qu'il pourrait conduire à l'extinction de l'humanté. Mais peu après cette découverte, leurs vies sont mises en danger, les intérêts financiers règnent aveuglément et sans pitié sur le milieu médical...

Que la mention d'Alzheimer et de thriller scientifique ne vous fasse pas peur, Legardinier maîtrise son sujet et apporte informations et documentations sans nous noyer sous des termes barbares. Dans ce thriller, les patients atteignent des stades de démences violents et avancés qui leur font perdre tout humanité. Une chose bien flippante, surtout que les "accidents" se multiplient de par le monde. Nous allons suivre Scott et Jenny, attachants, solidaires, mais aussi David, garde du corps, et Greenholm, son patron milliardaire, ainsi que Thomas et plusieurs de ses frères. Les personnages sont travaillés, malins, courageux, sans être exagérés.
Bien écrit, ce thriller se lit très vite et l'auteur n'oublie pas de distiller quelques pointes d'humour, notamment dans les dialogues entre David et Scott.
Bien qu'Alzheimer soit le point de départ du livre, il n'en est pas question tout le long, mais je n'ai pu m'empêcher de ressentir le désarroi de Scott face à ses patients, ayant eu des proches touchés par cette maladie et qui en sont morts...

Vivre en l'honneur de tous ceux que la maladie nous arrache. Pour l'amour de ceux qui oublient. - p. 463

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