J'avais ce livre qui traînait depuis un bail dans mes étagères, impossible de me souvenir ni où ni quand je l'ai acheté. Ni d'ailleurs pourquoi je l'ai acheté...

NY

Trois ans après les attentats du 11 septembre, des terroristes tentent de remettre ça et cachent, au coeur de Manhattan, une bombe atomique. Comme si ça ne suffisait pas, ils lancent un ultimatum au président des Etats-Unis : convaincre les israéliens de quitter les colonies des territoires arabes occupés sinon la bombe explosera...
Portant la mention thriller diabolique, ce roman n'est vraiment pas fameux... Dans cette histoire, nous allons suivre à la fois les terroristes, personnages quasiment inexistants, pas vraiment étoffés ni très détaillés (pour tout dire, je l'ai lu la semaine dernière et je me rappelle déjà plus de leurs noms !) ; et les équipes du gouvernement et de la police américaine. Côté police, on assiste à une coordination parfaite de tous les services, qui décident tous de s'entendre parfaitement bien et de travailler côte à côte. Cette proximité est incarné par le duo O'Neill et Olivia Philips, lui inspecteur, elle agent fédérale tout juste sortie de l'école. Ce sont les héros, ils sont efficaces, et font super vite tout le boulot, sans oublier les passages lourdingues où O'Neill drague la jeune et jolie agent fédérale, les auteurs soulignant à de nombreuses reprises le physique avantageux de la jeune fed.
Côté gouvernement, c'est là que le bât blesse. Les auteurs veulent nous offrir un roman profondément ancré dans la réalité et très documenté, donc le gouvernement en place est composé de personnalités politiques réelles. Bush est le président, Condoleezza Rice, Colin Powell,Donald Rumsfeld, Dick Cheney et même Laura Bush sont de la partie !
Le problème c'est que tous ces personnages rendent le récit moins crédible, ce qui est le contraire total de l'effet recherché. Mais on a vraiment du mal à imaginer Bush regardant un match de baseball avec Condi  ou dire "Allô, Dad ? Ou c'est un cauchemar, ou c'est un diabolique canular. Ecoute !". On ne croit pas non plus une seconde aux dialogues, principalement ceux avec Ariel Sharon, du coup, on ne rentre pas du tout dans l'histoire. On ne panique pas, on ne stresse pas et malgré le risque, les effets de suspense sont mous. On ne s'attache à personne. Le livre est assez court (295 pages) et pourtant qu'est-ce que j'ai ramé pour le finir !

Je ne retenterais pas l'expérience avec ces auteurs, surtout qu'en effectuant une petite recherche, je viens d'apprendre que ce livre est presque un copier/coller réactualisé d'un autre de leurs bouquins, Le cinquième cavalier (1980) dont l'histoire est : Dimanche 13 décembre : une lettre est déposée à la Maison-Blanche. Le plus fantastique chantage de tous les temps commence. Dans 36 heures affirme le colonel Kadhafi, une bombe atomique va détruire New York si les Israéliens ne rendent pas leurs terres aux palestiniens. Un prodigieux suspense va débuter. Le monde peut basculer.
Ah ah, on sent pas du tout l'intérêt commercial de remettre ça dans le contexte post-11 septembre. Moche.

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