La nouvelle m'a fait l'effet d'un énorme coup de massue sur la tête, tremblante je suis restée devant mon écran incapable de comprendre réellement le contenu du statut facebook de mon amie. Son statut aux airs de poème qui annonce le décès de sa mère... sa mère que pendant plus de la moitié de ma vie, j'ai considéré comme ma seconde mère. Une femme extraordinaire et une très bonne amie de ma mère. Le chaos provoqué par cette annonce m'a tétanisé. Même si nous ne nous voyons plus beaucoup, elle était tellement joyeuse et gentille que j'ai toujours pensé à elle. Il y a quelques temps, j'ai relu un livre qu'elle m'avait offert en 1997, elle l'a dédicacé. Depuis que je l'ai relu, il est sur ma table de nuit. Il n'a pas bougé depuis  six mois.
Je n'arrive tellement pas à y croire que je n'arrête pas d'aller lire et relire ces mêmes mots. J'ai dû apprendre la nouvelle à ma mère, qui s'est effondrée. J'ai repensé à toute mon enfance, à tous ces moments passés chez eux, avec eux, à tous ces week-end, toutes ces vacances. Et avec son décès, c'est une part de tout ça qui est partie. Quand je pense qu'il y a pleins de vieux de plus de 90 ans, sans famille, bien portants et qui survivent et qui s'accrochent, et qu'elle n'a pas eu cette chance, elle laisse deux enfants de moins de 30 ans, c'est vraiment injuste. Je tiens les pensées à distance pour ne pas trop pleurer, je pleurerais bien assez au moment de la cérémonie.
Je pense à sa fille, à son mari, je pense à leur monde qui s'est écroulé. Je n'ai pas su quoi lui dire, que des mots vides de sens tellement j'étais triste. Je crois que je vais laisser le livre sur ma table de chevet encore un peu...