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Les yeux ouverts sur le noir de la nuit, il est presque 1h30 du matin, j'essaye de dormir, le bilan affiche un chiffre provisoire de 60 morts.

L'horreur est absolue, totale, à côté de chez moi, dans cette ville voisine. Cette ville, Nice, que j'aime, où j'ai vécu 6 ans, où mes grands-parents et mes parents ont vécu. Cette ville qui vit, cette ville chaude qui représente toutes les cultures de la Côte d'Azur.
Hier soir, je n'étais pas à Nice, mais avant le feu d'artifice à Cannes, le ciel s'est teinté de pourpre et des éclairs ont découpé le ciel.
Les choses se sont déroulées exactement comme pour le 13 novembre. Je partais me coucher, en pyjama, quand mon téléphone s'est allumé de la couleur d'une alerte info du Monde. Et comme le 13 novembre, je suis revenue dans le salon le dire à mon chéri qui a basculé sur les chaînes infos. Et de nouveau, l'horreur était là, dans le salon, partout, autour, juste à côté.
Tremblante, frissonnante, le froid dans les os, dans le coeur.
Cette fois-ci, il est plus difficile pour moi de dire qu'il ne faut pas lâcher, plus difficile parce que je commence à être usée par tous ces drames, par toutes ces larmes. Plus difficile parce que c'est très proche de chez moi, que hier, j'aurais pu décider d'aller à Nice voir le feu. Parce que depuis ce matin, j'envoie des messages à tous les gens que je connais en espérant qu'ils ne sont pas allés à Nice hier soir.

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