AmazoniaIl y a quatre ans, une équipe de scientifiques était portée disparue dans la jungle amazonienne. Après le drame, Nathan Rand, le fils du scientifique en charge de l'expédition, s'est installé en Amazonie. Alors qu'il essaye de se reconstruire une nouvelle équipe se met en place avec le fol espoir de retrouver des survivants. Mais au fond de la jungle, une nature sauvage et hostile les attend...

J'ai eu ce livre récemment, je ne pensais pas le lire tout de suite mais l'attrait de l'Amazonie aura eu raison de moi ;-)
Amazonia est un thriller efficace, bourré d'actions, qui ne laisse pas un instant de répit au lecteur et qui lui fait découvrir une nature foisonnante, sauvage et dangereuse. Je pourrais m'arrêter là et vous aurez eu l'impression d'avoir un super thriller, mais c'est mal me connaître ;-)
Alors, même si Amazonia a des qualités indéniables, l'auteur en fait tout simplement trop pour que ce roman me comble totalement. Dès le début, on est dans des luttes, des combats, avec les animaux souvent, avec la nature, avec d'autres humains, il y a un peu une surenchère niveau actions et nos pauvres personnages ne ferment quasiment pas l'oeil du roman entre les bastons et les longues marches dans la forêt, certes, c'est palpitant mais loin d'être crédible ! d'un côté, on s'en fout mais d'un autre côté, c'est ce qui va faire que je vais probablement oublier très vite ce livre. D'autant plus, qu'il y a une inévitable romance que j'ai sentie venir dès la page 48, ça m'a un peu soûlée mais je comprends la facilité de l'auteur.
J'ai bien aimé la plupart des personnages, à part l'équipe de "méchants" que j'ai de suite détesté, par seulement pour leur cruauté, mais surtout parce qu'ils sont caricaturaux ! Favre, le français est un espèce de vieux beau en costume et panama dans la jungle -_- et sa maîtresse, une sorte de sorcière chamane, au pouvoir sexuel exacerbé, qui a fait de la torture un art, qui se balade nue et peinturlurée tout le long du roman, et qui finalement fait un peu pitié...
J'ai aussi bien aimé la description de l'environnement, du village de Ban-ali, même si on en revient à des questions de crédibilité, c'est plutôt sympathique.
On pourra noter toutefois l'inutilité des mentions de lieu, de date (sans l'année) et d'heure en début de chapitres qui ne servent absolument à rien... L'écriture n'a rien de formidable mais pourtant je n'ai même pas mis 5 jours pour lire les presque 600 pages d'Amazonia.

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