Cette semaine, j'ai un peu laissé passer les articles comme ils étaient programmés car je n'ai pas vraiment eu la tête à blogger...
D'abord en début de semaine, le décès de ma grande-tante qui nous a pas mal affecté. Pour certains, une grande-tante, c'est quelqu'un qu'on voit tous les 5 ans comme ça au détour d'un rassemblement, mais pour nous, famille méditerranéenne oblige, nos grandes-tantes, ce n'était pas du tout pas comme ça. Nous étions proches, on se voyait souvent, pour les occasions bien sûr, mais nous nous rendions visite comme ça, pour se voir, se parler, être ensemble... nous l'avions vue encore la semaine dernière, et elle allait très bien, ce qui rend d'autant plus difficile à accepter son départ...
La semaine a continué sur un tempo compliqué et fatiguant, quelques frictions avec mon homme, des séances de cours d'informatique vraiment difficiles qui semblent durer des trèèèèès longues heures alors qu'elles durent le temps normal, avec des apprenants chiants et insupportables, des ventes à domicile qui ne rapportent rien, et surtout une journée de jeudi assez déstabilisante...
Certains d'entre vous l'ont peut-être vu aux informations, la fusillade au lycée jeudi s'est déroulée dans ma ville...!! Mon copain est passé juste à côté, au moment où c'est arrivé, c'est lui qui m'a prévenu qu'il se passait quelque chose d'anormal, on s'est branché sur les chaînes d'info et quelle stupéfaction de voir qu'une fusillade venait d'avoir lieu ! Quelle angoisse, quel drame...
Alors que la police était encore en pleine intervention, je suis sortie pour aller bosser, j'attendais le bus juste en face du commissariat, qui se situe tout de même assez loin du lycée où se déroulait l'attaque. La ville était bloquée, il y avait des policiers armés, et surtout des véhicules de police, circulant à grande vitesse, toutes sirènes hurlantes, dans toutes les directions. Le bus n'est jamais passé, l'alerte attentat ayant entraînée certaines conséquences. A ce moment-là, on ne savait rien de la fusillade, on ignorait plus ou moins ce qui se passait, il y avait des rumeurs sur un tireur ou un complice en fuite... Et moi plus, j'attendais le bus, moins je me sentais bien. L'atsmosphère était très spéciale, les sirènes, les gens n'étaient pas tranquilles, mais on ne pouvait rien faire, tous les enfants étaient confinés dans les écoles, on sentait que c'était tendu, la ville était quadrillée, embouteillée. C'était vraiment très étrange, j'avais envie de rentrer chez moi, de ne pas rester dans la rue, à regarder les policiers partout et les hélicoptères raser les toits des immeubles.
Il y a plus de peur que de mal, pas de morts, pas de second tireur en fuite dans la ville, cependant une ville quand même choquée, des lycéens touchés et des blessés.
Tout cela a rendu la journée de jeudi assez éprouvante. Je commence mon second jour de week-end demain et j'espère pouvoir un peu reposer, j'aimerais prendre des vacances mais pour l'instant, c'est loin d'être possible.
Je souhaite une prochaine semaine un peu moins délicate, mais avec la cérémonie qui doit avoir lieu, ça semble déjà mal parti...

bookflowers

J'espère que pour vous, la semaine s'est mieux passée et que celle qui arrive se passera encore mieux :-)