Après avoir découvert Clive Cussler cet été, je poursuis avec son roman d'aventure Le trésor du Khan, lu dans le cadre de mon gage pour le challenge Lis où je te punis.

En plein cœur du Lac Baïkal, l'équipe de chercheurs en sismologie de Dirk Pitt est victime d'une vague de seiche, rien de moins qu'un tsunami dans un bassin fermé. Peu après avoir sauvé une équipe de prospection pétrolière (il est comme ça Pitt, il sauve la terre entière), ces derniers sont kidnappés et le bateau de Pitt sabordé. Commence alors une enquête pleine de rebondissements pour Pitt et ses acolytes qui vont tout faire pour sauver l’équipe de prospection enlevée.

Le trésor du Khan_reduit

Le résumé de la quatrième de couverture est largement surestimé quand il y est fait mention d’une enquête qui va mener Pitt sur les traces d’un trésor fantastique… dans Le trésor du Khan, il est plus question de pétrole et de tremblements de terre que d’archéologie…
C’est d’ailleurs un assez bon roman d’aventures – même si j’ai préféré La poursuite – toutefois, il y a trop de rebondissements pour que ça reste vraiment crédible.
Comme dans La poursuite, on voit que l’auteur connaît son sujet en termes de techniques et de connaissances scientifiques ; vous en apprendrez beaucoup sur les méthodes d’extraction du pétrole, le trajet de celui-ci jusqu’aux énormes pétroliers qui sillonnent notre planète ainsi que sur les tremblements de terre sous-marin. Ceux qui aiment l’archéologie et les chasses aux trésors seront sans doute déçus… s’il est bien question de Gengis Khan dans le livre, c’est surtout pour suivre la soif de vengeance de son descendant qui n’est plus reconnu dans son pays et qui est prêt à faire péter la planète pour que son nom soit de nouveau célèbre.
J’ai bien aimé les parties du début qui se passent en 1281 et en 1937, mais tout le reste du roman est contemporain. Les personnages sont assez sympathiques à suivre, notamment la relation de Pitt avec Giordino et les paysages sont beaux. Mais, au final, on se sera essoufflé pour pas grand chose à suivre Pitt par monts et par veaux (sous l'eau, sur un zodiac, sur une moto en plein désert, dans un aqueduc, en train de se faire attaquer par un faux moine bouddhiste, en train de sauver un bateau qui coule, sur un chariot élévateur, bref dans un très grand nombre de situations improbables ; malheureusement cette répétition est plus là pour le spectacle qu'autre chose (le coup avec ses enfants est un poil trop gros et puis l'auteur qui appelle son héros comme son fils, mais le héros a aussi un fils qui porte le même nom et le fils de l'auteur participe à l'écriture de ce roman, ça fait un peu trop de Dirk tout ça...). Je me suis également souvent demandée où l'histoire voulait en venir, tant je n'arrivais pas à voir de liens entre les différentes parties du livre.
J'espère que ce premier livre de 2019 ne sera pas à l'image de mon année livresque !!

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