Après avoir bien bloggué en mars, j’ai réduit le rythme en avril, principalement à cause de tout ce qu’il y a à faire pour le boulot et à la maison. Et puis en ce moment, j’ai l’esprit embrumé par quelqu’un. C’est par période et là, en ce moment, c’est vraiment très fort. Tellement fort que j’y pense tout le temps, surtout le soir, le moment est propice. Mais ça ne me rend pas vraiment service. Ça m’obsède et ça m’embrouille, ça me déstabilise. Ça me rend à la fois heureuse et triste, et coincée dans une voie sans issue.
Et ça ne sert à rien.
Hier soir, j'ai regardé ébahie, fascinée et horrifiée Notre-Dame brûler... j'avais l'impression d'être devant un film catastrophe, sans réussir à assimiler que ce que je voyais était la réalité. Je ne suis pas croyante mais je n'ai pu m'empêcher d'être triste et choquée par ce spectacle, tant ce lieu est chargée d'Histoire, d'histoires, qui n'ont pas forcément à avoir avec Dieu, ou pas seulement. Bien évidemment, j'ai moi aussi foulé le parvis, l'intérieur de la cathédrale et l'île de la Cité. J'ai vraiment eu peur de me réveiller et de voir que la cathédrale se serait effondrée pendant la nuit. Mais elle a été sauvée par l'incroyable travail et l'incroyable courage des pompiers. Je pense qu'on ne peut pas imaginer la chaleur, l'intensité du brasier, le courage qu'il faut pour affronter ces gigantesques flammes à des dizaines de mètres de hauteur. C'était vraiment étrange de regarder ça en direct mais encore une fois, j'ai été touchée par l'élan de solidarité qui a rapproché les gens et les peuples hier soir. Si seulement, cela pouvait être plus souvent, tout le temps.
J'espère pouvoir sortir rapidement de ces brumes fantasmées et reprendre un rythme de blog convenable...

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