Plus d'un an sans avis groupé, forcément mon nombre d'articles a pas mal baissé depuis ces derniers mois, avec le déménagement, l'emmenagement, les travaux (qui ne sont toujours pas finis ^^), même si j'ai continué à lire, j'ai moins parlé de mes lectures ici. J'y remédie aujourd'hui, malheureusement avec plusieurs titres qui ne m'ont pas vraiment convaincue.

Dernier été pour Lisa de Valentin Musso

dernier été pour lisa

Lisa, Nick et Ethan étaient inséparables lors de leur dernière année de lycée mais tout s'est arrêté avec la mort brutale de Lisa, assassinée. Ethan a été arrêté et condamnée. Nick a choisi de faire l'autruche, avant de partir à New York pour devenir un écrivain célèbre.
Douze ans plus tard, Ethan est libéré et Nick revient dans sa ville natale pour enterrer son père. Les deux amis se retrouvent et Nick est bien décidé à enfin faire la lumière sur la mort de Lisa.
J'ai déjà lu Guillaume Musso mais je n'avais jamais rencontré son frère. C'est désormais chose faite mais sans que je sois réellement emballée. J'ai peiné pour venir à bout de ce thriller. Je n'ai pas aimé le héros, ni la rédaction à la première personne. L'intrigue policière était correcte mais je n'ai pas été spécialement excitée pour savoir ce qui était arrivé à Lisa. Les révélations finales ne m'ont pas scotchées. Le livre est quand même bourré d'images super clichés (le gros flic qui rentre dans le resto en remontant sa ceinture...). Mais le pire c'est que j'ai eu une sensation de déjà vu et l'histoire m'a rappelé La vérité sur l'affaire Harry Quebert que j'avais absolument adorée... le retour de l'écrivain qui se lance dans une enquête, mais sans le talent de Joël Dicker.

Il de Derek Van Arman

IL

Diana Clayton et ses deux filles sont retrouvées assassinées et leurs corps sont mis en scène de façon sordide. Pour Jack Scott, c'est le crime de trop. Ce policier, directeur du département fédéral en charge des crimes violents (et à l'origine du VICAT) est au bout du rouleau. D'autant plus que ce crime lui rappelle une série qu'il croyait terminée puisque le tueur est mort en prison il y a plusieurs années. Dans le même temps, un jeune garçon, Elmer, découvre des ossements dans un bowling désaffecté situé non loin de la maison de Diana Clayton. C'est Franck Rivers, un flic un peu borderline qui prend en charge l'affaire. Il sera rapidement intégré à l'enquête de Jack Scott.
Ce thriller, hautement prometteur, a été une rude déception ! d'abord, il fait 950 pages dans sa version Pocket et avec ce nombre de pages, si l'histoire n'est pas captivante, ça devient vite la galère. Pour être honnête, j'ai sauté pas mal de passages. C'est trop brouillon, il y a trop d'histoires qui se chevauchent, trop de personnages et le récit manque de transitions claires. « un roman terrifiant », « effrayant » les mentions sur la quatrième de couverture sont largement surcotées, et si on suit le tueur, il m'a paru assez cliché et vieillot (ça vient peut-être du fait que le récit a été publié en 92), je n'ai pas frissonnée une seule fois et je me suis surtout ennuyée pendant cette lecture.

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Indésirable

Oddin travaille pour un obscur bureau gouvernemental islandais et il est chargé d'enquêter sur Krokur, un foyer éducatif pour jeunes délinquants qui a fermé dans les années 70 suite à la mort de deux garçons.
[Attention spoiler] J'étais assez contente de me plonger dans ce livre et je le termine complètement désenchantée ! je n'ai pas aimé grand-chose dans cette histoire à commencer par le héros. Oddin va se retrouver du jour au lendemain à devoir s'occuper de sa fille de 11 ans, après la mort de son ex-femme alors que dans le même temps, il enquête sur un foyer pour délinquants juvénile où deux jeunes garçons sont morts en 1974.
Le héros est antipathique, il a peur pour des choses absurdes (des clés dans la poche...) et ne fait que s'apitoyer sur son pauvre sort. Je n'ai cru à rien dans cette histoire. D'abord l'enquête m'a paru inutile, le mystère de l'enfant mort des propriétaires fait un flop et n'engage aucun suspense et le pompon, c'est l'épilogue où l'auteure nous fait comprendre que c'est la fillette d'Oddin qui a tué sa mère, manipulée pour tuer son père et qu'elle a bien l'intention de tuer sa tante pour garder son oncle pour elle toute seule ! n'importe quoi !! Quant au charme de l'Islande, n'y comptez pas trop, il n'y en a aucune description et parfois j'oubliais même que ça se passait là-bas.

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Leurs enfants après eux_reduit

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l'Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tromper l'ennui, il décide de voler un canoë et d'aller voir ce qui se passe de l'autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite.
Prix Goncourt 2018, ce roman a été une déception pour moi. Le récit suit, entre autres, Anthony sur quatre périodes importantes de sa vie, de ses 14 ans à sa vie de jeune adulte. Je pensais adorer cette histoire mais ce roman est désespérément cynique et d'une tristesse absolue. Située dans l'Est, ses hauts-fourneaux, sa misère sociale, son chômage et son engagement politique distille un climat sombre et dénué d'espérance. Les jeunes héros sont déjà convaincus que la vie ne leur offrira rien et n'essayent même pas de changer les choses. Il est énormément question de classe sociale, de jalousie par rapport à une certaine partie de la société et je me suis sentie coupable d'avoir été privilégiée dans mon enfance. J'ai trouvé que l'auteur était assez dans le jugement de ces gens qui ne sont pas des personnes de la classe sociale de ces héros. Les personnages sont d'ailleurs assez clichés et stéréotypés. Dans le résumé, il est également question de premier amour. Et bien si l'amour, c'est ce qui est décrit dans ce livre, ça donne peu d'espoir ! il est surtout question de sexe, et surtout de sexe décrit crûment et sans beauté, de corps qui se percutent et de dialogues qui tournent courts.
Pour finir, il y a des choses que je n'ai pas comprises : qui sont les grosses têtes évoquées dans livre ? ce n'est jamais clairement défini ou expliqué par l'auteur. Le cousin d'Anthony, personnage très important dans la première partie, n'est jamais nommé autrement que le cousin alors que tous les autres ont des prénoms. Leurs enfants après eux est bien écrit et dépeint très justement avec émotion et nostalgie une période qui m'a également marquée – de 1992 à 1998 – et m'a rappelé beaucoup de souvenirs et de moments forts.