19 juin 2008
Liste complémentaire
Deux jolis mots qui définissent à merveille ma condition future.
Dans ma liste de défis à la con, j’aurais du mettre :
Passer le concours
Le réussir
Etre admise
Mais j’ai oublié la dernière (et fatidique) option.
Si je ne suis même pas admise au concours d’entrée, le concours de sortie va être d’une joyeuseté folle furieuse.
C’est comme ça. Mais ça résume bien. Liste complémentaire, ça veut tout dire. Ça veut dire ni trop nulle pour être dégagée tout de suite et ni assez bonne pour être sélectionnée au final.
Depuis pas mal de temps, j’ai l’impression que tout ce que j’entreprends ne se résume finalement qu’à ça. Liste complémentaire.
Deux jolis mots qu’il va falloir annoncer.
Deux mots de merde ouais.
J’ai du mal être optimiste. Et c’est avec bonheur que j’annonce que je passe mon permis lundi.
Super l’état d’esprit…
Un article du Monde, sur un athlète iranienne autorisée à porter le voile aux prochains JO de Pékin, alors que les français n’ont pas été autorisés à porter un minuscule badge…
Propos d'Annie Sugier, présidente d'Atlanta+ "Selon la règle 51, en effet, aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, un site ou un autre emplacement olympique".
22 mars 2008
Samedi
Je le hais le samedi.
Y en a c’est le dimanche. Moi non c’est le samedi.
Parce que le samedi, c’est le jour des gens qui ont une vie sociale. Le samedi, je voudrais restée bien cloitrée chez moi pour ne pas voir les autres me jeter à la figure ce que je n’ai pas. Des amis, un groupe d’Amis. Ou même juste des potes.
Le samedi, je ne fous jamais rien, ou si rarement. Je m’emmerde et je pense. Je pense, je pense.
Trop.
Le samedi pour moi, c’est comme un dimanche pour les autres. Sauf que le dimanche tout le monde ressent la même chose. Le samedi, y a que moi. Encore moi, toujours seule.
Je rêve d’un vous. Je rêve d’un toi.
Je rêve de partages et de coups de téléphone.
Du coup, j’attends la fin du samedi avec grande impatience. Parce qu’une fois venu le dimanche, je peux être seule sans culpabiliser, sans culpabiliser de ne pas savoir garder d’ami.
Je fuis le samedi comme la peste. Sauf que je ne peux jamais l’éviter.
Et ça me rend triste à en crever.
01 février 2008
Permis de vivre
N’allons pas par quatre chemins, je suis perdue, paumée, dans le noir. Tout est remis en question après quelques jours de réflexion, de flottement.
L’iufm, je le sens pas. Du moins, pas maintenant, dans 10 ou 5 ans. Pour l’instant, je me sens trop jeune, pas assez adulte, pas assez mature. J’suis sans expérience et je ne me vois pas tenir une classe dans un an et demi, deux ans. Non, je suis désolée. Quand j’y pense, un gouffre s’ouvre devant moi et je tombe à pic dedans. L’angoisse grandit, grandit, pour ne plus finir.
Je digère. Je ne le sens pas et je n’y peux rien. Ce n’est pas un problème technique, c’est moi, au fond de moi…
Je sens plutôt que je voudrais bosser dans la culture, la jeunesse à un niveau public. Je sais que le fric ne m’intéresse pas et que je veux agir pour les autres.
Seulement, où je vis, les places sont rares et chères. Pour une fois, le dicton se vérifie. Les places, pour dire vrai, il n’y en a quasiment pas. Et celles de libre sont prises d’assaut par des gens que je ne peux pas concurrencer. Par exemple, une ex-directrice de marketing de l’oréal est en poste dans le coin. Je fais quoi moi avec ma non-expérience et mon bac +4 d’une filière ultra-pluri-disciplinaire ?
J’ai vu ça avec ma cousine qui bosse dans le recrutement. Elle ne m’a pas laissé beaucoup d’espoirs. Le travail est rare, très rare.
Et évidemment, je serais très mal payée si je fais ça. Seulement, ça ne convient pas à ma mère. En théorie, si, le travail oui. Mais le fait que le salaire soit bas ne lui plait pas. Alors bien sûr c’est à moi de choisir. Je sais. Mais déjà que le choix est ardu, c’est encore pire quand on sent que ses plus proches soutiens le désapprouvent.
Et pour compléter le tout, j’ai envie de déménager. La ville, je ne supporte plus et je veux me rapprocher de mon homme. Seulement, la seule petite chance que j’ai, c’est de bosser sur Nice. Je dois m’en contenter, je ne peux pas faire la fine bouche. Seulement… voilà j’aimerais tellement être ailleurs et ce n’est pas possible.
Je n’arrive pas à rationaliser quand je ne contrôle pas. On dirait que le gps est en panne.
J’aurais tellement aimé être comme tous ces gens qui savent ce qu’ils veulent faire : médecin, garagiste, plombier, infirmière, pharmacienne, secrétaire, chercheur, commercial, ingénieur etc.
Et qui, non seulement sont doués pour y arriver, mais ont les moyens, aussi bien financiers que techniques.
Moi je n’ai rien, pas de maîtrise, pas de moyens.
12 décembre 2007
Au-dessus de tout, au-dessus de toi
Les jours de l’année défilent, on en est bientôt au 365ème ou 366ème, je sais jamais. Ce que je sais, c’est que depuis le 3ème jour de cette année, les emmerdes et les tristesses se suivent.
Et aujourd’hui, une nouvelle.
Mon grand-père est à l’hôpital, encore, la 2ème fois en 4 mois. Le cœur, ce putain de cœur qui bat trop doucement. 45 pulsations/min c’est pas assez.
Allez papi, fais un effort, me laisse pas.
Pas toi.
Mon grand-père, c’est l’être suprême, celui qu’il ne faut pas toucher, pas changer.
Je trouve même pas les mots pour exprimer ce que je ressens pour lui et ce que je ressens maintenant. Les informations, les sons m'arrivent au cerveau mais je suis comme déconnectée. J'angoisse tellement. Même si pour l'instant, ce n'est pas grave.
Un amour au-dessus de tout, presque une communion. Forcément il est venu me voir tous les jours pendant les 3 premières années de ma vie. Forcément y a un lien.
Et forcément j’ai peur, et forcément je suis triste. D’autant plus que je dois partir voir une amie vendredi et que j’ai peur, qu’il se passe quelque chose pendant que je ne serais pas là.
Je t’avais dit que je pleurerais avant la fin de la journée…
[Merci à tous, effectivement il me faudrait lui dire tout ça mais je crois qu'avant d'avoir sorti 3 mots, je serais en train de chialer... Donc je crois que je vais lui montrer plutôt que de lui dire. Ils vont lui placer une pile soit demain, soit après-demain. J'espère que tout se passera bien. J'angoisse mais je crois que c'est normal. Enfin je vais relativiser et positiver. En tout cas, merci beaucoup.]
19 novembre 2007
Y a des soirs comme ça. Non c'est nul, mais en même temps c'est vrai. La phrase-bateau "aujourd'hui est un jour sans.
Ba voilà, c'est Sans, sans moi, sans joie, sans rien, à quand le Sang ?
J'y pense. Je vais mal. Je me lave en imaginant que les crimes et délires vont partir au fond du siphon. Des fois, ça marche. Pas ce soir. Je ne vais pas mieux qu'il y a 10 minutes.
J'ai voulu avaler le tube de dentifrice pour voir.
J'hésite entre la haine et la tristesse.
La peur, la fuite ou la faiblesse.
Pourquoi ? Pourquoi ça ne marche plus ? Pourquoi on se comprends plus ? Pourquoi ? Je veux dire, ça arrive des fois de plus se comprendre. On se dit qu'on va faire des efforts. Mais là, non. J'en peux plus de faire des PUTAINS d'efforts qui servent à rien.
Pourtant, la solution, je la connais, c'est partir. Mais pauvre de moi, je ne l'applique pas. C'est bien fait pour ta gueule ma vieille, ils te tapent et t'en redemandes, peut-être que t'aimes ça dans le fond, te faire maltraiter. Ou peut-être que c'est juste de l'espoir à la con qui te fait croire que cette fois ça marchera bien. Parce que je te connais. Je sais que tu rentres chez eux parce que tu veux pas que tout soit fini.
Sauf que...
Sauf que aujourd'hui sera comme demain, demain comme hier et hier comme tous les autres jours, le suivant sera le précédent, le précédent sera le suivant. La mise en mots de maux. Ouais ça aussi c'est déjà fait, même là, tu rames.
La faute à qui ? la tienne : vas t'en, sauves ta peau avant qu'ils te tuent.
C'est trop dur, je peux pas. Mais je crois que là...
Parce que là, j'ai plus d'espoir, je me sens vide et détruite à l'intérieur.
Bouge.
Je me sens comme un chewing-gum sans goût.
Aucun respect, plus d'envies de leur côté et toi qui te raccroches au radeau qu'ils ont construits à 3. T'es pas dedans, fais gaffe, ils sont en train de te marcher sur les doigts pour que tu lâches prise.
Mais je me soumets pas, je sais pas faire, je suis pas hypocrite, pas soumise. Et je me battrais jusqu'à ce que mort s'en suive, jusqu'à n'avoir plus de forces et de ne plus pouvoir. Malheureusement, c'est ma nature.
Idiote.
11 novembre 2007
Tellement peur que j’en pleure, je te déteste. Tu m’as lâchement larguée y a 3 ans, presque jour pour jour, alors que tout allait bien. Bien sûr depuis, je t’ai oublié, je ne pense plus à toi. Un autre bien meilleur t’a remplacé, celui dont tu avais pris la place, tu te souviens. J’espère que tu te souviens. Je t’ai oublié, remplacé. Mais rien n’y fait, tu as ouvert une faille dans mon cœur. Grâce à toi maintenant je sais que même quand tout va bien, le pire peut arriver. Et pour ça je te remercie pas, pour ça je te déteste. Parce qu’aujourd’hui quand tout va bien, que je suis avec Lui, qu’il m’aime, que je l’aime, qu’on s’aime, y a une voix qui s’insinue en moi et qui me murmure que peut-être toute à l’heure, dans 10 minutes, dans 1 heure ou 2, il me dira que c’est fini. Comme toi, tu as su si bien faire. Je te déteste pour cette griffure que tu as faite. A vrai dire, tu en as faite deux. Une dans mon amour pour toi, celle-ci s’est effacée depuis longtemps, et une dans ma confiance, et celle-ci ne s’estompe pas. Grâce à toi…
Et j’ai tellement peur que ça arrive, que ça recommence, que j’en pleure à avoir le nez tout rouge et les yeux tout piquants. Et toi, je ne sais où, tu ne sais pas la haine que tu suscites, tu l’ignores. Et je crois que ça vaut mieux. Un jour je te dirais tout ce mal. Ne crois pas que je t’aime encore. Seulement la griffure y est et restera.
Je ne te remercie pas.
31 juillet 2007
Rage et désespoir
C’est bizarre, en général j’ai peur de peu de choses (a part des chiens) mais dans mon esprit j’ai toujours eu peur des intrusions, des cambriolages. Bien souvent quand on rentrait de balade ou de vacances, j’avais une boule qui me serrait la gorge à l’idée de trouver la porte d’entrée ouverte et la maison ravagée tel un champ de bataille.
Aujourd’hui ce n’est plus une angoisse, c’est un fait, c’est arrivé, c’est un événement qu’on rangera dans la case « mauvais souvenirs ».
Écourter nos vacances d’une semaine pour rentrer vivre un cauchemar, j’aurais pu m’en passer mais non…
Alors voila, nous avons fait 1100 km en une journée en dressant la liste mentale tout ce que j’avais dans mon ordi et auxquelles je tenais. Déprimant.
La perte des choses les précieuses de mon environnement ne suffisait pas à ma peine. J’ai pensé à eux, ces enflures qui ont décidés de s’en prendre à nous. Pourquoi ? Qu’est ce qu’on a fait ?
Mon obsession c’était : des gens sont entrés chez moi, des chez ont fouillés ma chambre, mis leurs pieds sur mon sol, toucher de leurs sales mains mes habits, mes affaires, moi… la désagréable sensation d’avoir été abusée, violée. Traumatisant.
J’ai mis longtemps a m’en remettre, non seulement on nous a volés, mais je peux carrément dire on m’a volé puisque les ¾ des affaires volées étaient a moi… je suis peut être dégueulasse mais pourquoi c’est pas ma sœur avec sa chaîne hifi, ses 100 euros de liquide et son synthé qui ont été embarqués. C’est pas pour faire l’égoïste mais c’est encore moi qui trinque. Et entendre tout le monde dire en se marrant « ah ils sont vraiment nuls, ils auraient pu voler ça ils l’ont pas fait » ça aide pas a remonter la pente. Parce que oui c’est vrai il faut quand même le dire, on a eu, non plutôt, ils ont eu de la chance de ne pas tout se faire voler parce qu’ils auraient pu, dérangés apparemment…
Les vacances ont été occultées, effacées par ça, c’était il y a peu de temps et malgré mes 1000 photos j’en garde un souvenir très faible, très lointain. Je les hais d’avoir gâché mes vacances. La sensation de pas avoir fini correctement quelque chose. Regrets.
trouve sur ce site : http://www.claire-p.com
p.s : on m'a prete un pc (americain), je sais pas jusqu'a quand je l'aurais donc j'espere pouvoir prevenir avant de disparaitre d'un coup :)
19 mai 2007
Des milliers de baisers perdus
Je suis mauvaise. Méchante même on pourrait dire.
J’ai voulu avoir une conversation avec ma mère. J’aurais pas du. Je ne sais faire que le mal et la tristesse. Je ne pleure même pas tant je suis mal d’avoir découvert ça.
Je cherchais des solutions pour qu’à la maison ça se passe mieux. J’essayais de dialoguer.
On m’a dit que je ne savais pas écouter, que je ne laissais jamais finir les gens, que j’étais agressive. J’ai dit que j’allais changer pour être plus gentille.
On m’a dit que non c’était pas ça qu’il fallait que je fasse, que je devais arrêter de me poser en victime. J’ai dit que j’allais arrêter de dire quand j’étais pas d’accord avec les gens de ma famille.
On m’a dit que je devais arrêter d’être conne et de vouloir imposer mes pensées aux autres, qu’il fallait que j’apprenne ce que c’était la différence. J’ai dit d’accord, que j’allais faire des efforts, essayer d’être moins agressive dans mes paroles, de moins dire quand j’étais pas d’accord.
On m’a dit je veux qu’on arrête de parler de ça, j’ai mal à la tête. J’ai dit que même quand j’essayais de trouver des solutions on trouvait encore à redire sur ma façon d’être et que je savais plus quoi faire.
Ma mère s’est mise à pleurer, consolée par ma petite sœur me regardant avec un air de reproche « t’as encore fait pleurer maman ».
Alors encore une fois, je vais écrire que je ne sais plus quoi faire. Mais jamais je ne l’ai écris en le pensant aussi fort. J’ai envie de le hurler partout….
QUE DOIS-JE FAIRE ??????????????????????????????
10 mai 2007
SmokeScreen
Samedi, y a un événement important, qui me tient, je devrais dire qui me tenait à cœur. Mais on m’a dit « y a une place pour ta sœur mais pas pour toi. on croyait que tu voulais pas y aller ».
Le fait de savoir que ma sœur y allait a fait retomber le soufflet de la motivation. Je sais c’est con.
Du coup, je n’y vais pas, à cette finale. C’est sur j’y suis allée l’an dernier donc je sais comment c’est. Je sais que c’est bien parce que ce n’est pas que pour un match, c’est pour l’ambiance, le voyage, les gens, l’aventure. J’étais hyper heureuse à l’idée d’y assister surtout que les chances de gagner sont très élevées cette année.
Mais je n’irais pas. J’ai même plus envie de regarder le match à la télé. Mais ça va encore faire des remous si je dis ça.
Faut me comprendre aussi. Je me casse le cul toute la semaine, je bosse, je gère ma vie seule, et quand je rentre chez mes parents je recommence. Je m’occupe de la maison, des lessives, de nettoyer la salle de bains. Bon ok, j’suis pas cosette, mais j’suis pas superwoman non plus !
Ma sœur est en première, elle ne fout royalement rien à la maison comme à l’école. Sa dernière note en bio est un 3,5. Elle s’en fiche et elle mène mes parents par le bout du nez.
Et là voilà qu’ils lui payent ce déplacement d’une valeur de 200€ pour son anniversaire. Moi je me paye toujours les trucs comme ça, je ne demande jamais. Au mieux mes parents me disent ben si tu veux on fait moitié-moitié, mais jamais je ne quémande.
Je méritais plus qu'elle d'aller à cette finale, avec le travail que je fournis depuis 4ans. Je voyais ça comme une récompense. Mon cul !
Savoir que ma sœur va vivre ça et pas moi, ça me déprime. Jusqu’à pleurer. Appelez ça de la jalousie ou ce que vous voudrez. C’est comme ça. J’ai des envies violentes de la haïr. Je la connais, savoir qu’elle va vivre ça seule sans moi doit la faire jouir. Je devrais me réjouir pour elle mais non. Tant mieux pour elle, moi je n’ai que de la rancœur et de l’amertume. Tant mieux, je serais ridée plus tôt.
Ce week-end, je ne veux pas la croiser. Je veux arriver quand elle sera partie, je veux partir avant qu’elle revienne. Je ne veux pas voir la joie sur son visage. J’aurais trop mal.
03 mai 2007
J'écoute Lucie Silvas en regardant la pluie, envie de le voir.
Ca sera pas pour ce soir, j'en ai assez de me faire jolie pour rien, en vain. Je crois toujours qu'il va venir et finalement non, il vient le lendemain. J'suis maudite. J'ai envie de lui faire la gueule mais je sais que c'est pas de sa faute. On a beau être en mai, j'ai la vieille sensation d'un mois de novembre : emmerdes, merdes, déprimes, angoisse, déception. vive l'été !
Faut se dire que ça changera, que demain sera mieux, blablabla.
J'ai enlevé la modération des commentaires, j'verrais bien. De toutes façons, je pense de plus en plus à changer de blog...







