Revoir un Printemps

Ce que j'aime, ou pas. Ce que je vois de ma fenêtre. Ce que mon oreille entend. Pour ne pas oublier.

11 juillet 2008

3 ans et 1 jour

8h15.
"Ou le réveil n'a pas sonné, ou j'ai un problème avec mes yeux" de ma voix super sex du matin
" Non, t'inquiète, j'ai pas mis de réveil"
" Hum ?"
"Je travaille pas aujourd'hui. Je voulais te faire la surprise"

Grand sourire avant de bouger dans les draps
Une grasse mat' en amoureux non prévue.
D'autres m'auraient offert des fleurs ou des cadeaux. Adrien, c'est sur m'aurait offert un truc.
Mais je préfère mille fois ça, ce supplément de nuit, volubile, volatile, surtout pas matériel.
Une grasse mat' histoire de prolonger un peu plus la soirée d'hier.
Qui avait pourtant mal commencée.
Mais bien continuée.
La plage, le soleil, un film, du temps...
Trois fois rien en somme. Mais trois fois rien qui font tout.

A mes trois fois rien, qui j'espère continueront plus que 3 ans...

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04 juillet 2008

Trois ptits tours

Et puis je reviens

Ce week-end se prépare, dans la campagne :
1 maison
6 jeunes
4 heures de canyoning programmé
2,5 litres de vodka
1,5 litres de ricard
4 litres de bière
1 litre de sky
1 litre de rhum
5 litres de jus de fruits
Des feuilles de menthe au frigo
De l'eau
Je crois que dimanche on va pas être en état faire grand chose. Et samedi dans la nuit, on jouera peut-être à Secret Story ^^

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24 juin 2008

C’est l’été. Je papillonne. Beaucoup.
Je ne réfléchis plus. J’oublie presque tout. Une non-envie décalée qui me colle à la peau, me donnant chaque seconde envie de dormir.
Une non-envie que j’aurais chassé avec angoisse il y a peu. Mais en ce moment, une non-envie qui me ressource.
J’ai passé mon examen du permis. Je n’aurais la réponse que demain. J’ai bien conduit et n’ai pas fait de grosses erreurs. Trois petites remarques, deux manœuvres de stationnement et 100km/h sur la voie rapide. Je crois que ça a bien été. Mais je ne veux pas trop m’avancer. Je pense au pire pour être surprise, et surtout pas trop déçue.
Je préfère.
Je lis, je découpe, je note, contrôle, écris, un peu. Presque plus. Les 40° nous sont tombés dessus d’un seul coup et j’en suis encore abrutie.
Quelques jours seulement, de pause, de désordre, de sable.
Et je reviens. J’espère que mon cerveau sera plein, d’inepties, de choses à raconter.

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06 juin 2008

Aux quatre vents

"Pizza
Bruschetta
Moules Frites"
Cinq ans que les plats du jour dans ce restau sont les même. Cinq ans que je passe devant et que ça me donne pas envie d’y manger.
Mais pourtant, j’y suis déjà allée.
Cinq ans que je squatte le quartier.
Je ne connais pas le prénom des commerçants, mais ils me reconnaissent. J’ignore le nom de mes voisins. Mais je connais leurs habitudes.
Je pensais pas que je resterais autant.
Je croyais que je ferais un bout d’étude ailleurs. C’était comme ça que je voyais les choses.
J’ai failli aller à Montpellier.
Le fait que ça ne soit pas passé comme cela ne me donne pas de regrets.
Les sirènes d’urgence et le train sont devenus mon habitude.
Je n’attends que la possibilité de changer de quotidien.
M’installer à fond. Occuper le terrain.
Une liberté presque totale malgré une faible autonomie. Je m’en contente. Même si beaucoup pensent que du coup, ça ne rime à rien. Seulement c’est tellement bon.
Je ne me suis toujours pas faite à la proximité des habitants. A entendre leur conversation et imaginer que c’est pareil pour eux.
Le promiscuité. L’hiver, ça ne me dérange pas car il fait vide nuit. Et je peux vite descendre le store et me cacher derrière.
Mais quand les soirs rallongent… je culpabilise à fond de descendre ce store alors qu’il fait jour dehors. Alors, j’attends tard, sans allumer la lumière. Et je descends le store.
Il commence à y avoir cette chaleur caractéristique des nuits d’été où on dort la fenêtre ouverte, avec presque pas de bruits à l’extérieur.
Des fois, j’aimerais retrouver la sensation du début d’un flirt. L’excitation soudaine à savoir qu’on plait à quelqu’un. Et que ce quelqu’un nous plait, nous excite.
Je suis folle mais ça me fait ça quand j’écoute Saez…
Je me sens toute chose.
Le rapport avec les nuits d’été ici ? j’ai passé plusieurs nuits d’été à flirter.
A la lumière obscure… à la clarté d’un écran d’ordinateur qui dissimule bien des angoisses, bien des peurs. A l’heure où j’assumais pas encore. Enfin pas complètement.
C’était il y a cinq ans.

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29 mai 2008

Mon enfant, dis non à la drogue

Cinq jours sans un mot. Non pas que j’ai pas pensé. Non pas que je justifie mon absence.
Mais avec 8h de Roland Garros par jour, j’ai le cerveau à côté des pompes, en mode larvaire. Je n’arrive plus à écrire, je me gave de trop d’ondes cathodiques. Quand Roland Garros se termine, je me bouffe une K7 ou un dvd. Je me couche tard. Je dors pas tard.
J’attends. Je cherche.
Non dans l’autre sens. Je cherche et j’attends. Je cherche du boulot, que je ne trouve pas. J’ai tout fait depuis 2 mois. Je n’ai pas eu un seul entretien. Ma mère dit que je ne dois pas le prendre pour moi.
Mais ça recommence comme quand je cherchais un stage. Comment ne pas le prendre pour moi ? comment ne pas penser, il y a quelque chose qui cloche ?
Alors je le pense. Je rentre dans ma phase d’autodépréciation. L’avantage, c’est que j’en suis consciente. L’inconvénient, c’est que j’ai l’impression de ne jamais en sortir.
L’autre jour, j’ai failli confier mes angoisses à un pote (celui de Copains d’avant) pourquoi j’allais pas bien. Il m’a répondu froidement, que de toutes façons, j’étais hyper faible mentalement.
Il a le chic pour dire des trucs intelligents, lui. Et surtout des trucs vachement solidaires et réconfortants.
D’un côté, j’ai envie de me laisser aller à ce doux envahissement des sens, qui me coupe presque toutes envies mais ne m’empêche pas de penser.
De l’autre, je me donnerais des gifles de me voir dans cet état, je voudrais avoir une activité pour cesser de penser.
Je regrette mes nuits actives où je faisais autant de choses qu’en une journée. J’ai vraiment besoin.
Un bon coup de fouet, remettre mes idées qui s’entrechoquent, en place. Dans ma tête, on dirait le Big Bang, façon guerre des étoiles.
Et c’est chiant
.

046

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06 mai 2008

Je reviens...bientôt

Du mal à repartir. Du mal à retrouver un rythme.
Après 7 jours à se lever avant 8h. Après 7 jours à voir, écouter parler une autre langue. Dont j'ignore tout, dont le sens m'est inconnu.
Après 7 jours dans une autre ville, à avoir des découvertes à chaque seconde, à submerger mon cerveau, à abîmer ma rétine d'architecture, de soleil, de tennis, d'aventures.
Le retour n'est pas dur. Puisque je sais que j'y reviendrais.
Mais l'inspiration tarde à revenir, les mots ne s'installent plus et mon cerveau reste vide.
Pour une fois, j'ai envie de dire. Pas de mal à s'endormir, pas de réflexions nocturnes. Ça soulage. Mais ça me manque.
En attendant, je vous laisse avec un (des 1500 que j'ai fait !) cliché...

park

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23 avril 2008

Une fois le contenu vidé, que met-on dans le contenant

A deux jours de partir pour Barcelone, l’acquisition de mon concours en poche, je devrais être sur un petit nuage. Un nuage tout rose de bonheur : bonheur d’enfin partir à Barcelone, bonheur de revoir une amie et bonheur d’avoir réussi.
Mais. Ce ne serait pas drôle une histoire sans un « mais ».
Mais je n’arrive pas à réaliser que j’ai validé ce satané concours, que ce défi là est clôt.
Dans l’absolu, je suis satisfaite, plus de ma performance que de mon résultat d’ailleurs.
Seulement j’ai l’impression que tout s’enchaîne.
Je n’ai pas de nouvelles des jobs auxquels j’avais postulé. Et ayant promis à mes parents que si je ne trouvais rien, je ferais l’iufm. Je suis bien partie pour.
Seulement je ne sais pas si j’en ai vraiment envie. Je ne sais pas si c’est ce que je veux. Pour le moment, j’ai plus l’impression de faire ça par devoir, par obligation, pour faire plaisir. Un peu comme une enfant qui ne voudrait pas décevoir en dessinant une jolie maison avec des fleurs dans le jardin plutôt qu’un monstre aux dents longues.
Comment savoir que c’est le bon choix ? comment savoir que c’est ce que je veux ?
Ne devrais-je pas le sentir ?
Et si je me trompe, y se passera quoi…
Comment savoir que je réussirais en pratique ? car dans la théorie, le métier est loin de me déplaire.
Ma famille est des plus heureuses. Professeur des écoles comme le plus beau métier du monde. Sécurité, vacances, salaire. Pour les anciens de la famille, c’est carrément le haut de l’échelle, comme cadre sup aujourd’hui, dans le temps c’était le poste privilège. Notable au même titre que le curé ou le maire.
Seulement ça a bien changé. Trop changé. Les instits se font agresser par les parents mécontents. Les instits y en a partout. Les instits ne gagnent pas beaucoup plus que les autres.
Une de mes tantes m’a dit qu’elle était fière à l’idée que je puisse fini directrice d’école un jour.
Avant c’était prestigieux. Aujourd’hui beaucoup moins. Ce n’est pas l’eldorado.
Seulement je veux pas décevoir.
J’suis en demi-teinte.

« Je crois qu’on a tous une bonne étoile sauf que elle est bien planquée.
Certaines même plus que d’autre, il faut aller les débusquer.
Parfois ça prend du temps quand tu fais trois fois le tour du ciel.
Mais si tu cherches c’est que tu avances, à mon avis c’est l’essentiel. »
Mental - Grand Corps Malade

constellations

Posté par Zofia à 21:28 - EgocenTrip - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Un soir où il me restait des petits pois

Ma boite mail reste vide. J’attends.
Sa réponse.
Pourtant c’est pas faute d’espérer.
Ça fait parti des trucs importants que j’attends en ce moment. Je me dis qu’un jour, je finirais par être dans le feu de l’action.
Du genre, j’attendrais plus, je ferais.
En ce moment, aussi, je pense beaucoup aux relations fraternelles. De plus en plus, comme un besoin intense d’avoir des réponses à mes interrogations.
Est-ce qu’on est obligé de s’aimer parce que le même sang coule dans nos veines ?
Je pense à tout le mal que pourraient faire mes mots si un jour ils apparaissaient ailleurs que dans mon esprit, ailleurs que sur mon écran d’ordinateur.
Est-on obligé de bien s’entendre, de jouer la carte de l’hypocrisie pour ne pas blesser, pour ne pas décevoir.
Et que faire quand un seul des deux ne se force. Oui parce qu’on se force, non quand les choses ne viennent pas d’elles-mêmes, naturellement.
Je me demande.
J’ai l’impression qu’on ne s’aimera jamais. Quand j’y songe, ça fait comme si on m’arrachait le cœur. Quand je repense au passé, les premiers souvenirs sont déjà des opposions.
Pourtant sur les photos, on sourit. C’est qu’on a bien du être heureuse ensemble à un moment donné ces dix-huit dernières années.
Non ?
J’ai l’espoir que oui. J’ai l’espoir que ça pourrait changer. Mais le passé ne revient pas. Jamais.
Ce sera nouveau, si ça revient.
Plus je prends de l’âge et plus je doute de ça.
Je ne crois pas.
Peut-être qu’elle est encore trop dans la haine alors que moi je suis dans la réflexion et le questionnement. Je suis pas au pardon, pas encore. Mais je crois que j’ai un pas de plus qu’elle.
Mais ça fait tellement d’années qu’elle me déteste alors que moi, j’ai arrêté depuis longtemps. Parce que j’attendais autre chose. Je dis pas que je voulais être sa meilleure amie mais simplement quelqu’un qu’elle respecte serait un bon début.
Je ne dis pas qu’elle a tous les torts.
Elle est restée comme quand j’étais ado et que je la traitais pas trop bien. Elle est bloquée là-dessus.
Je ne lui connaissais pas la rancune aussi tenace.
Finalement, je ne la connais pas. Sauf qu’elle pourrait se rendre compte que je ne suis plus ado, que c’était il y a plus de 5 ans, que j’ai bien changé.
Je ne lui parle plus comme avant.
Seulement, on dirait qu’elle ne le voit pas. Elle dit toujours des trucs comme « toi aussi tu me parles comme à un chien ». C’est faux. Je lui parlais comme à un chien.
Je ne sais pas si la temporalité est importante mais 5 ans ça me paraît être suffisant, même long.
Y faut croire que pour ça aussi, il faut que j'attende.
Et à mon avis, bien plus que 5 ans…

Posté par Zofia à 01:59 - EgocenTrip - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

Parce que mon appareil photo m'a lâché la semaine dernière, pile un mois avant de partir à Barcelone, j'ai décidé de me faire un peu plaisir... et pour aussi me récompenser de tout mon dur labeur, je me suis payée ça :

 

5025232418978

Un petit bridge Panasonic, avec zoom optique x12, 7,2 millions de pixel et le plus important, un objectif Leica...
Et en passant par la Lorraine les rayons, j'en ai profité pour chopper le dernier album de Grand Corps Malade dont je vous mets le premier extrait en clip, juste en dessous.

 


Grand Corps Malade - Du Côté Chance
envoyé par GrandCorpsMalade

p.s Aujourd'hui est une bonne journée ^^

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18 mars 2008

Je ne serais jamais Sébastien Loeb

Et voilà nous y sommes. Enfin plutôt j’y suis. Oui parce que pour le coup, je suis toute seule. Plus exactement, je suis toute seule au volant d’une voiture. Le temps d'assimiler ces mots dans leur détail et j'ai envie de fuir.
Le moniteur est à côté mais c’est moi qui conduit, qui roule. Après avoir résisté pendant plus de 5 ans à la pression sociale, professionnelle et familiale qui me poussait à passer mon permis, j’ai finalement franchi la porte d’une auto-école, à reculons, certes, mais franchi quand même.

J’avais raison de repousser, je n’aime pas tellement ça. Dans la théorie ou le fantasme, si. Mais pas dans la pratique.
En 6h, je suis passée de juste le volant à volant-clignotants-pédaleS, toutes les pédales. J’ai progressé si on peut dire.
Mais les deux heures d’hier furent sans précédent. J’avais donc presque toutes les commandes, sauf le passage des vitesses. Et j’ai du tourner, tourner et retourner dans la conurbation de 3 villes moyennes à l’heure de la sortie des classes…
Contrôles, clignotant, positionnement, embrayage freinage, accélération.
Rien que d’y repenser, j’en suis fébrile.
Le moniteur est plutôt bien, sauf qu’il me dit sans cesse ce que je dois faire et quand je dois le faire, et moi je n’arrive pas à suivre. Y a trop de choses à faire, à gérer et mes craintes étaient justifiées. Déjà ce qu’on doit faire pour bien conduire soi-même mais en plus, tous les connards autour, ceux qui traversent sans regarder, ceux qui font du vélo sur la chaussée, ceux qui prennent les ronds-points pas comme il faut, ceux qui doublent là où c’est interdit et j’en passe…
Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti hier. J’étais concentrée à fond, pas tendue mais plutôt solide, installée et je foirais tout ou presque. Les remarques fusaient, les coups de klaxon pleuvaient, les gens qui me dépassaient ne s’arrêtaient plus, et mon pied calait. Of course, sinon c’est pas drôle.
En plus, le moniteur est toujours en train de tourner le volant à ma place au lieu de me laisser me corriger seule. Je sens bien qu’il a pas confiance et qu’il est stressée. Du coup, c’est encore pire pour moi.
Le cours s’est fini dans le silence, crispée et tremblante je suis sortie, avec juste l’envie de chialer et de plus y retourner !
De toutes façons, marcher ne m’a jamais dérangé et j’aime ça, mais…

Posté par Zofia à 16:41 - EgocenTrip - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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