Revoir un Printemps

Ce que j'aime, ou pas. Ce que je vois de ma fenêtre. Ce que mon oreille entend. Pour ne pas oublier.

16 février 2008

La reine des neiges...

J’ai allumé mon téléphone parce que je sentais qu’elle allait m’appeler. Et qu'elle allait m'appeler uniquement pour ça. Je ne voulais pas avoir un message sur mon répondeur où elle me dirait qu’il était mort, je voulais l’entendre.
C’est fou comme j’ai su en me réveillant que je devais brancher ce putain de téléphone. Tout arrive par lui.
Comme je savais ce qu’elle allait me dire, j’ai pas vraiment réagi…
Mon oncle, enfin techniquement c’était mon grand-oncle, mais l’appellation ici, n’a pas besoin d’être justifiée.
Il n’allait pas vraiment bien en ce moment.
J’ai pleuré. Un peu. Sur les souvenirs.
Ça faisait quelque temps que je ne l’avais pas vu. Avec ma vie à Nice, eux qui se laissaient croupir… je regrette de ne pas y être allée.
J’ai repensé à avant, quand ils avaient encore leurs têtes, quand ils étaient encore vivants. Vraiment vivants.
J’ai repensé à ma naissance et au fait qu’ils – lui et sa femme – voyaient en moi le messie, la renaissance. J’ai repensé à leur fils mort un an avant que j’arrive, aux circonstances, aux photos de lui qu’ils y avaient partout chez eux et qu’elle embrassait dès qu’elle passait devant. Je crois qu’ils sont malheureux depuis ce jour.
J’ai repensé à chaque semaine où il m’apportait un conte avec la cassette audio rouge et jaune qui allait avec. C’est comme ça que j’ai connu La reine des neiges, le magicien d’oz, et tellement d’autres encore, plus de 20…
Les mêmes repas à chaque fois, les glaces et le jardin, mon dessin éternellement accroché sur une porte, l’immense trousseau de clés et les fraises des bois cachées dans les recoins de la rocaille.
Je n’ai pas pleuré sur l’absence. Un peu, si. Parce que j’ai pensé à sa femme, seule survivante. Je la vois perdue et abattue, sans l’homme qui vivait avec elle depuis 40 ans, depuis beaucoup plus même.
Je ne crois pas qu’il me manquera trop mais ça fait comme un vide, un bout de mon enfance qui s’est détaché, un bout de quand j’étais petite.
Je suis triste mais je ne pleure pas.

Posté par Zofia à 15:18 - EgocenTriste - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2008

Passagers du désir

J’suis revenue à mes premières amours musicales. Décidemment, lui c’est sûr, il me fera toujours vibré. Jamais déçue.
J’attends. Je réfléchis. Et je déprime. Je nourris mon blog du même sujet. Besoin d’aplatir, d’extérioriser.
Depuis la dernière fois, je dirais qu’on a avancé d’un chouilla. Pour mes parents, « tu fais ce que tu veux mais il faut que tu passes le concours pour l’iufm ».
Donc en gros, j’ai le choix mais pas trop quoi. Je sens qu’ils sont pas d’accord avec ma décision. Pour eux, mon problème est dû au fait que je passes mes journées chez moi, devant l’ordi. Et que c’est parce que je ne vois personne, que j’ai peur de m’exprimer et me retrouver devant une classe. En même temps, c’est pas ma faute si j’ai pas de vie sociale. Si y a personne. Si elles m’ont toutes abandonnées. Pas ma faute si elles se sont toutes cassées vers des horizons meilleurs.
Ma gueule éclatée sur le carreau. Plus dur sera la chute. C’est sûr.
Pour mes parents, il faut que je parle avec des gens pour m’aider, avec des gens qui ont de l’expérience. Sauf que.
Sauf qu’ils n’ont pas compris que je n’ai pas besoin d'être rassurée mais j'ai besoin de grandir intérieurement
Finalement, j’en suis toujours au même point. Je ne sais pas quoi faire. J’ai beau chercher, je ne trouve pas.
Perdue sur une île déserte sans le paradis.

Seule.Seule.Seule.Seule.Seule.Seule.Seule.

Posté par Zofia à 11:39 - EgocenTriste - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2007

On est 3 mois après, à peine. Je voudrais que ça fasse plus. Je croyais que j’étais guérie, que ça avait passé, que j’allais bien. Je croyais que ce putain de cambriolage était derrière moi, vraiment derrière…
Mais non. J’ai regardé mes photos de vacances, avant le cambriolage. Je les ai bien regardées, je me suis souvenue de tout, des visites, des châteaux, du temps, des gens, du plaisir, du bonheur. Et là j’ai eu mal. Parce que c’était parfait à ce moment-là. Parfait. Je veux revenir juste là, avant. Je veux revenir avant que des inconnus gâchent tout, me volent, me violent. Je les déteste. J’ai l’impression d’avoir déjà dit ça. Je l’ai déjà dit. Mais je le pense toujours. J’ai envie qu’ils payent. J’ai envie de les regarder bien en face, de leur cracher au visage, au propre comme au figuré.
Pourquoi…
J’me sens mal, j’voudrais que ça se soit jamais passé, jamais. Je les déteste vraiment. Comme j’ai jamais haï personne.

Picture_438

ouais ben tu parles...

Posté par Zofia à 00:00 - EgocenTriste - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2007

C'est pas toi, c'est moi. Ou l'inverse

J’ai lavé mes cds pleins de poudre bleue pour relever les empreintes seulement aujourd’hui. C’est pour dire le temps qu’il m’aura fallut pour y arriver. Laver les empreintes, leurs marques, laver pour passer à autre chose. Et encore, je ne sais pas si laver sera suffisant. Mais c’est déjà un début.
Quand j’ai entendu au bout du téléphone, mon grand-père me dire qu’on avait été cambriolé, ca m’a fait comme la fois ou je me suis faite larguée, comme la fois ou il m’a dit qu’il avait eu son accident et qu’il était à l’hôpital. Le même sentiment, la même sensation glacée que tout, brutalement s’écroule et que l’angoisse prend le dessus. Une angoisse sourde, muette et violente. On n’entend plus rien que sa propre douleur. Les autres ont beau hurler que c’est débile ou qu’ils vont vous aider, on entend plus rien. Vraiment.
Et c’est dur, parce qu’on reste dans un état semi-conscient, catatonique, abruti, ou on a ni envie de parler, ni envie de rire, on se demande même si on y arrivera de nouveau un jour, lointain.
C’est peut-être trop fort, injustifié mais j’ai ressenti ce foutu cambriolage de cette façon-là, précisément.
Et c’est pour ca que ca a été très dur. Parce que quelque soit le truc auquel je pouvais penser, ca me ramenait à ca, tout me ramenait à ca. Et c’est bizarre comme du coup, on voit plus rien d’autre que ca. Le compteur est subitement bloqué. L’horloge d’Harry Potter devait affichée « profonde déprime ». Et c’était pas pour rire. Même si j’aurais préféré.
Alors du coup, pour passer à autre chose et surtout pour effacer le passage de ces hommes en noir dans ma chambre, dans ma vie. J’ai entrepris un changement de ma chambre. Je suis pas allée jusqu'à refaire la peinture mais j’ai changé les meubles de place, du moins ceux que je pouvais. J’ai enlevé des trucs, j’ai trié, j’ai acheté. Et oui faut être riche quand on se fait cambrioler puisqu’il faut tout racheter, voire même plus. J’ai tout lavé aussi, moquette, vêtements, coussins, meubles, fenêtres, rideaux. Je me suis prise pour Bree Van de Kamp et c’est assez efficace.
Tout n’est pas fini mais le changement se voit déjà, aussi sur moi. Ca va parce que je me dis qu’il faut que ca aille et que de toutes façons, j’ai pas tellement le choix. Et puis, l’abattement c’est pas pour moi.
On relève la tête, on relève ses manches et on passe à autre chose. Même si c’est un peu lent en ce moment, ca vient.

Posté par Zofia à 23:07 - EgocenTriste - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2007

Des envies d'encore

Je viens de trier mes photos de vacances, j’ai tout classée. Ça m’a légèrement déprimée en me laissant un goût nauséeux dans la bouche, amer. Un sentiment d’inachevé. J'étais pas prête à ce que tout se casse la gueule en 30 secondes... Il a suffit d’un coup de téléphone. Tout part d’un coup de téléphone, tout arrive par ce putain de téléphone, les bonnes nouvelles comme les mauvaises. Et généralement, c’est plus les mauvaises, parce qu’elles ne peuvent pas attendre. Alors que les bonnes on les garde pour quand on se verra, pour voir la joie dans les yeux de toutes les personnes présentes.
Mes vacances étaient pas finies bordel.
Des fois je me dis que c’est trop dur et que je m’en remettrais pas. Parce que mine de rien quand je pense a ce que j’ai perdu, ça m’envoie au trou du cul de la déprime, au cinquième sous-sol, et ça m’entraîne vers le fait des gens ont pénétrés mon refuge, mon espace de vie et pour finir, ça me ramène a ces vacances excellentes qui se sont finies en queue de poisson, en eau de boudin a cause de ces gros blaireaux. Ça sent le cercle vicieux. Comment on s’en sort ?
On exorcise, oui ça m’intéresse. Mais de quelles façons ? Faut que je trouve mon moyen d’exorciser tout ça.
Picture_363
Château d'Amboise - vue de l'Ile d'Or

Posté par Zofia à 18:02 - EgocenTriste - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2007

3 mois...

Je porte son tee-shirt, un blanc, ça sent son odeur. J’aime bien porter ses affaires, elles sont bien trop grandes pour moi. En fait, j’ai toujours bien aimé porter les affaires des autres, surtout celles d’hommes plus vieux… ou pas.

Après presque 3 mois, je vais enfin la voir (celle dont je parlais ici) et mes sentiments sont restés les mêmes. Sauf que cette fois, je n’y échapperais pas. Le resto est réservé. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas comment je dois être.
J’ai une non-envie qui me crève le ventre et c’est pas près de changer. Je n’ai pas envie d’être gentille mais je le serais. Je n’ai pas envie d’être sympathique mais je le serais aussi. Par respect pour mon copain.
Quelle horreur d’être obligée d’aller faire quelque chose qu’on ne veut pas. J’attendrais que ça passe, j’espère que ça ne sera pas trop long…

Je voudrais garder son tee-shirt et rester enfermée sous ma couette. Je veux pas les voir. Ça a l’air inévitable. A moins que de nouveau ça soit reporté. Mais n’empêche, j’aimerais bien que ça soit réglé.

18755082_w434_h289_q80

Posté par Zofia à 14:10 - EgocenTriste - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2007

Je m'en souviendrais de ces mots. Je me souviendrais de ton indifférence, de ton silence. Fuyant, glacial. Et qui dans le même temps dit tout.
"Pourquoi tu ne me soutiens pas ?"
"..."
Tellement plus simple, plus facile, plus lâche. Malheureusement, mon père, c'est de ça que je me souviendrais, de ton acharnement à ne rien vouloir faire. Dommage, effectivement alors qu'un mot de toi pourrait tout changer. Mais tu refuses de me donner raison, je te cite "la raison n'est pas signe d'intelligence". Je les grave ici, dans ma tête, dans mon coeur, et je ne les oublierais pas.
Tu dis qu'elle n'est pas ta protégée alors pourquoi agis-tu ainsi...
J'ai tellement envie, besoin que tu répondes à toutes ces questions. Ton silence me montre vraiment ce que tu penses de cette situation, je dirais qu'il te trahit. Tant pis... Tu avais le moyen de changer les choses mais non, tu as préféré de taire.
Je saurais te ressortir ce silence et ce mépris quand il le faudra, et si tu es surpris, si tu ne comprends pas ma réaction, je te dirais de bien chercher dans tes souvenirs. Je suis rancunière, tu ne le savais pas. Faut dire tu ne me connais pas tant que ça, pour preuve tu crois que mon seul but est de détruire et faire du mal. Je ne peux que te dire que tu trompes.
Je t'en veux de ne pas être de mon côté, de manquer de courage et de me regarder comme si j'étais une merdeuse qui demande 500 balles à son père.

Posté par Zofia à 16:48 - EgocenTriste - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

Enveloppée...

J’ai remué des idées noires toute la journée, passant de l’une à l’autre sans jamais me lasser, m’étonnant moi-même du potentiel que j’ai à me déprimer toute seule, justifiée ou non…
Je n’ose pas appeler mes amies pour me plaindre, elles sont loin, elles ont leurs vies et n’ont pas forcément envie d’entendre mes jérémiades.
Je me suis sentie vraiment seule, perdue même à la limite, et seule.
J’ai appelé ma mère quand j’ai réalisé qu’elle aussi avait sa vie.
J’ai pensé à l’appeler, Lui, mais il a son boulot et puis… j’ai peur qu’il m’échappe, que leur histoire ne détruise la notre, à cause de malentendus, à cause de nos positions et de nos familles. Je sais bien que l’on est sûrement plus fort que ça, mais le doute reste là, présent, comme une ombre qui nous suivrait attendant le meilleur moment pour nous recouvrir… un nuage, un brouillard.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu aussi peur que ça de perdre quelqu’un qui m’est cher…
Envie de pleurer toute la journée, retenant mes larmes je ne sais pas comment.
Y a des jours comme ça.

ciel
photographié et trouvé chez lui

Plus le temps filait, le temps file, je ne veux pas, je veux juste le retenir. Les moments sont en moi, mais ils ne seront plus jamais les mêmes, mes pas, nos rires, le ciel, des broutilles finalement.

Posté par Zofia à 21:31 - EgocenTriste - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2007

L'autre bout du monde

Faut que je me blinde, que j'oublie les crasses faites par devant - et par derrière. Je me vengerais pas, c'est trop nul. J'en suis plus à ces enfantillages. J'serais pas rancunière non plus. Ca vaut pas la peine de s'attarder sur ça, sur le passé. L'important c'est l'avenir, proche et lointain.
Mais quand même parfois, ça fait (encore) mal, ça peut être douloureux et même faire pleurer.
Mais je m'en remettrais, le choc est juste dur à passer.
Encore une fois, la sensation d'avoir été percutée par un poids lourd.

293732

Posté par Zofia à 13:49 - EgocenTriste - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2006

Je ne sais pas m'y prendre. C'est un fait qui m'est arrivé droit dans la gueule ce matin en écoutant un message sur mon répondeur. Je ne sais pas m'y prendre pour faire passer mes idées sans qu'elles soient déformées, pour passer ma colère et expliquer ce qui ne va pas, pour parler calmement. Je ne sais pas. J'ai des problèmes de communication, ça la fout mal pour une licenciée en la matière. Je crois trouver les bons mots mais finalement ça n'a pas le résultat excompté, je fais du mal aux gens par mes mauvais mots, des maux par les mots. C'est triste, j'me sens nulle et abattue.
Et quelle est la solution dans tout ça alors ?
Changer ?
Oui, encore une fois pour encore une autre raison. Encore changer parce que j'arrive pas à faire bien les choses, avec mes copines, avec mes parents. Qu'est ce que ça veut dire ? Je cherche pas à me justifier, je cherche à comprendre, comprendre comment je pourrais faire.
Je suis trop alambiquée : pour pas dire les choses clairement, j'emprunte des chemins escarpés et dangereux qui risqueraient de me faire tout perdre, alors que dire les choses une fois pour toute, c'est bien mieux.

Bh_Sad

Posté par Zofia à 13:20 - EgocenTriste - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »