08 juillet 2008
Trouillarde !
J’ai beau crier à qui veut l’entendre que, moi, je n’ai peur de rien, absolument rien. La peur, connais pas !
Ben mes enfants, ceci est une belle connerie.
Je suis ce qu’on pourrait appeler communément, morte de trouille, verte de peur, littéralement pétrifiée même.
Alors certes, je n’ai pas peur de me jeter d’un avion en vol accrochée à un parachute, de traverser un canyon d’eau bouillante et grondante, d’aller dans un cimetière la nuit, des araignées ou de prendre l’ascenseur.
Mais j’ai peur d’autres choses.
J’ai peur d’appeler certaines personnes au téléphone, j’ai peur de conduire seule, j’ai peur d’être à nouveau cambriolée, d’être abandonnée, d’échouer, d’être refusée, de me perdre, de faire les mauvais choix, j’ai peur que les gens que j’aiment meurent. J’ai peur de ne pas arriver à surmonter mes angoisses. J’ai peur d’être lâchée, seule, sans soutien, d’être livrée à moi-même. J’ai peur de l’avenir. J’ai peur de tenir une classe de 30 bambins survoltés. Cette peur-ci, personne ne la comprend.
J’ai peur. J’ai peur.
Mais quoiqu’il arrive, j’assume toujours.
11 juin 2008
60 mois d'écart
Samedi, ma sœur aura 18 ans. Et je sens déjà que je n’aurais pas envie d’être à cette journée.
Effectivement, ça peut paraître méchant.
Mais tout son comportement me dépasse.
« Y paraît que tu veux m’acheter un truc pour mon anniv ?
Heu... ben oui.
Ben prends moi un livre.
Un livre ?! Mais c’est tes 18 ans… !
Pfff d’t’façons j’ai pas d’idées. »
Ouais ben avec une volonté pareille, on se doute que j’ai vachement envie de lui faire plaisir.
Malheureusement, je ne la connais pas assez pour savoir ce qu’elle aime. Elle est tellement double, tellement contradictoire.
On ne se parle jamais. A peine pour des banalités ou pour s’engueuler. Jusqu’à présent, j’avais droit à des « t’as rien à me dire, t’es pas ma mère ! ». Maintenant, je sens que je vais avoir droit à des « ta gueule, j’ai 18 ans je fais ce que je veux ».
….
Je pourrais parler des heures sur ce sujet. Sur son enfance qui est passée si vite que je ne m’en souviens pas. De son agressivité envers moi qui a toujours existée, à part quand elle avait 5 ans. De son attitude, en général et par rapport à moi. Du fait, qu’elle s’approprie tout ce qui est mien, tout en rejetant en totalité ce que je suis. De cette complexité qui ne nous rapproche pas. De sa…haine. Des propos de ma mère qui me font mal tellement elle me sous-estime.
De la sensation désagréable que cela a toujours été tel quel. Mêmes conflits, mêmes paroles, âges différents.
Je ne sais qu’en penser. Est-ce récurrent dans chaque famille où les deux sœurs ont 5 ans d’écart ? ou est-ce spécifique à notre propre famille ?
Cela vient de nous, de nos comportements qui ne savent pas s’adapter ? ou du fait que personne ne fait des efforts en même temps ?
Tout le monde se passe le bébé, pas d’objectivité, personne ne veut reconnaitre. A part, moi.
Je reconnais mes fautes, je les assume. Je n’oublie pas, ni le bien, ni le mal. Je m’en souviens. Je ne renie jamais. Ce que j’ai pu faire ou dire.
Jamais.
Comment se sentir quand cette confession, cet aveu, n’est fait qu’à sens unique ?
…
Comment être sûre que je n’exagère pas ?
Mon père m’a dit ce matin, qu’il fallait que je fasse plus attention à la réalité. Il y a vraiment des moments où je me demande si je ne suis pas folle, si les mots que j’entends dans ma tête sont bien ceux que je prononce, sont bien ceux qu’on m’adresse. Les réponses sont tellement à l’opposé de ce que j’ai pu vouloir dire que je m’interroge.
Ils n’ont pas idée du nombre impressionnant de questions qui tournent dans ma tête.
J’en ai écrit des mots, des centaines, des milliers, sur ça. Je pourrais faire une thèse.
On pourrait croire que c’est de l’égocentrisme.
Seulement, je ne fais pas ça QUE pour me sentir mieux. Je fais ça pour enfin savoir ce que signifie avoir une sœur. Je fais ça pour éviter de voir ma mère chialer dès qu’on échange 2 mots avec ma sœur. Je fais ça pour que ma famille puisse être une vraie famille.
Tout n’est jamais noir ou blanc. Pourtant, parfois, c’est tout noir. Et personne ne me peut dire le contraire. Le gris, c’est une connerie. Le gris, c’est trop rare.
Samedi, ça va être dur et je n’en connais pas la raison. Je crois qu’elles sont multiples.
02 juin 2008
Jamais bonne à prendre
J’ai toujours réfléchi, j’ai toujours pesé le pour et le contre, étudié toutes les possibilités, toutes les voies. Seulement, souvent, on te demande de faire un choix. Un choix crucial à un moment crucial.
En 3ème, tu dois déjà savoir ce que tu veux faire de ta vie. A cette époque-là, je voulais faire des sciences, surtout de la bio et de la chimie. Mais j’ai revu mes prétentions à la baisse. Je suis partie en voie générale option éco. Et même si j’aimais beaucoup ça, j’ai voulu faire une première L. Mon prof de français m’a planté un couteau dans le dos en écrivant sur mon livret scolaire que je savais à peine lire et écrire et que ma compréhension était loin d’être suffisante.
Soit. J’ai passé un bac éco. J’ai bien aimé, l’éco surtout, ça m’apportait pas mal de trucs pour comprendre comment marchait les sociétés. Disons que c’était du pratique mais je ne me voyais pas continuer là-dedans.
Quelques mois avant juin, on te donne un dossier d’orientation que tu dois remplir pour ton avenir, ton job, ton futur.
Et là, ça a été le gros blanc. Que faire ? Où aller ? Étudier oui mais quoi ? Et pour faire quoi au final ? Parce qu’il faut penser argent, stabilité, parce que même si on se dit que la galère ça sera pas grave si on fait ce qu’on aime, les parents sont là pour te rappeler que malgré tout c’est important.
Je savais que je voulais écrire et les métiers qui rapportent en écrivant, y en a pas beaucoup. J’ai tenté le journalisme. L’iut m’a jeté, je n’avais pas 15 de moyenne.
Donc la fac. Sciences de l’Information et de la Communication. Des beaux mots et plutôt un bon programme. Ce qu’on ne m’a pas dit, c’est qu’après la fac, il faudrait que je fasse une école privée. Une école privée que je n’ai pas pu faire vu les prix.
Retour à la case départ. J’ai quand même continué parce qu’arrivée à la licence, je ne pouvais pas tout recommencer ailleurs.
C’est con parce qu’aujourd’hui, je SAIS que j’aurais du faire autre chose. La com, c’est bien beau mais ça ne donne pas de boulot.
Mais il a fallu choisir. J’ai hésité, longtemps, avec le droit, la géo, l’informatique, surtout le droit.
Finalement, je vais tenter l’enseignement. J’aime ça. Mais.
Mais aujourd’hui, je connais des tas de possibilités qui m’intéressent, m’attirent, et que je ne connaissais pas à l’époque. Sauf que là, je ne peux plus trainer, j’ai plus droit à l’erreur. Je dois faire un dernier choix.
Ces derniers jours, je me suis prise à rêver de « diriger » une salle de classe, chose qui me tétanisait il y a peu. Je ne suis pas moins inquiète. Je suis résolue. Pour des tas de raisons.
Je me vois un peu plus dans mon futur rôle mais je pense qu’un jour, je changerais d’orientation pour finir par faire un truc que j’ai raté maintenant et que je ne voudrais pas regretter toute une vie.
Là, j’ai un goût d’inachevé, d’orientations ratées, de mauvais choix et de mauvais conseils. C’est tout ça que je regrette. Pas mon dernier choix, je pense qu’il n’est pas si mauvais. Seulement, je me sens si jeune pour affronter ça. Juste ça, parce que n’importe quel autre job ne m’effraie pas autant. Ce n’est pas par peur d’entrer dans la vie active, qu’on se le dise. Je suis même plutôt impatiente de ce côté-là.
Seulement l’éducation est une énorme responsabilité, et au vu de la jeunesse et l’enfance actuelle, j’ai assez peur de me trouver face des enfants plus qu’à moitié enfants, hyper agressifs.
J’ai peur de ne pas réussir à assumer l’agressivité des enfants d’aujourd’hui.
Ça y est, j’ai mis des mots, je l’ai dit et je l’ai même écrit.
C’est déjà un pas en avant, vers l’avant.
21 mai 2008
Une seconde non consacrée
Une seconde non consacrée à quelque chose n'est pas forcément perdue. J'ai des tas de phrases avec le mot à l'esprit. La faute à Cashback.
Une seconde
Pas la seconde, d'après première.
Emilia Fox in Cashback © Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr
Bof.
L'égoïsme des gens me surprendra toujours, ne me laissera jamais de glace et me fera toujours froid dans le dos.
Tant pis, comme on dit.
07 avril 2008
Et si je sautais, qui refermerait la fenêtre derrière moi ?*
Je me sens comme un téléphone qui sonne dans le vide. Un putain de téléphone qui passe ses journées à composer des numéros qui ne répondent pas.
Désolé le numéro que vous demandez n’est plus attribué.
Je suis le téléphone. Je ne sonne jamais. Mais j’appelle beaucoup.
Ça ne réponds pas. Tous les numéros de mon répertoire sont caduques.
C’est fou comme des fois, on a aucun mal à trouver des métaphores, des comparaisons.
Et non, ceci n’est pas une hyperbole.
* en réponse au titre de ma chère Petiteconne ^^
22 mars 2008
Déprimée sur mon lit, à regarder les Power Rangers. Je ne sais pas ce qui me déprime.
De regarder les Power Rangers. Ou d’avoir passé une nuit de merde.
Déjà blasée alors que la journée vient à peine de commencer.
Pleine de cauchemars.
Dans une pièce remplie de guêpes dont les couleurs étaient vraiment marquées. Jaune et noir.
J’apprends à l’instant sur le dico des rêves que c’est un signe négatif, de chagrins, de contrariétés et d’ennuis importants. Et que quand on voit des guêpes, cela a un rapport avec l’amitié, un ami deviendra un ennemi, une trahison ancienne ressurgira.
C’est bizarre parce que juste après ce rêve, j’ai rêvé de quelqu’un avec qui je suis fâchée…
Elle montait avec moi en voiture, je sais plus après, exactement. Trop flou pour être décrit.
Cette absence d’amitié me pèse tellement…
J’ai toujours accordé une part importante aux rêves, ils se sont souvent révélés exacts. Ça m’inspire pas confiance.
Je me demande pourquoi j’ai cette tendance aux cauchemars depuis quelques temps. Quasiment aucun moment de répit. Nuits entrecoupées, sommeil plus fatiguant que reposant.
Réveil en sursaut, sueur et peur.
07 mars 2008
Genre
Y parait que certaines personnes réussissent le concours d'entrée à l'iufm sans réviser.
Ben j'aimerais bien voir ça, tiens !
Parce que sans mentir, c'est improbable. Je suis pas ce qu'on appelle une nullité à l'école mais là, plus je révise ce foutu concours, plus je doute de moi.
Non parce que déjà, les maths c'est mort. Le français, je croyais que ça irait mais en fait, je me rends compte de mon manque de connaissances. Quant à la culture G et aux connaissances en matière d'Education, c'est pire...
La culture G, je croyais en avoir une bonne grâce à ma formation à la fac qui en demande énormément. Là, c'est pareil mais en 10 fois pire. Enfin, c'est-à-dire, qu'il faut avoir 10 fois plus de connaissances encore.
Connaître les noms scientifiques des maladies, tous les courants artistiques, littéraires et musicaux (musique classique s'entend...), les auteurs de livres, de bds, leur contenu et leurs idéaux, les composants des formules chimiques des boissons gazeuses, les différents prix distribués (du prix Nobel au Goncourt en passant par les César,) depuis leur création, connaissances en sciences physiques et biologie, parfaite connaissance des termes techniques d'à peu près tous les domaines, connaissance absolue en Histoire et géo, une connaissance sans faille de la culture professionnelle concernant les métiers de l'enseignement...
Et bien d'autres encore. ô joie.
J'ai l'impression de faire une partie géante de Trivial Poursuite.
Franchement, plus ça va et plus j'ai du mal à croire qu'on peut réussir sans réviser. Surtout quand on sait qu'une bonne réponse à une question peut valoir jusqu'à 8 points et une mauvaise jusqu'à moins 3 points...
Je suis dubitative.
22 février 2008
Grisée
Je crois que je fais face à ce qu'on appelle une fatigue morale. Je me sens épuisée. Ce n'est pas faute de dormir.
J'ai envie d'avancer mais je me sens freinée.
Entre l'enterrement, les ennuis de boulot que je n'ai pas (le boulot hein, d'où les ennuis...), les problèmes d'écoute et de compréhension avec mes parents, le passage du code (le 3 mars) et le début de la conduite me mangent le cerveau. J'ai l'impression que tout est un souci, une montagne infranchissable à gravir.
Inconsciemment, je me rajoute certaines barrières mais d'autres sont absolument réelles.
Je ne sais pas où je vais et je déteste ça. Par exemple, je ne sais pas où je serais, ni ce que je ferais dans une semaine. Une semaine pourtant, c'est pas bien loin. Alors comment je peux planifier ma vie sur plusieurs mois ne sachant déjà pas ce que je vais foutre la semaine prochaine.
Je donnerais tout pour un minimum de stabilité, qui me permettrait d'y voir plus clair.
C'est pas grand chose ce que je demande, pourtant.
17 février 2008
Les parents sont nos pires juges : ils s'imaginent nous connaître mieux que nous-mêmes alors qu'ils n'ont qu'une image partielle de l'être que je suis, ils sont convaincus de détenir la vérité et la raison, ils ne sont généralement pas convaincus par ce qu'on peut leur expliquer et si on a le malheur de ne pas respecter le choix qu'ils ont décidé pour notre bien, ils nous rayent presque de leur liste et nous supprime de la carte "enfant chéri".
Oui j'ai eu une discussion avec mes parents. Non elle ne s'est pas bien passé.
Et je vais probablement passer les 3 prochains jours à me questionner, à réfléchir et à me remettre en question.
Probablement qu'eux ne le feront pas.
20 janvier 2008
Du saut en parachute au collège paranoïaque
Je me sens comme une chaussette au fond d'un lave linge qui a tourné à 90° et fait un essorage à 1000 tour/min. J'ai la grippe ah ah. J'ai passé 2 jours au lit à bouffer des médocs et à délirer sévère. Forcément 40 de fièvre, ça fout le cerveau à l'envers.
Enfin aujourd'hui, j'ai réussi à me lever, à manger et même à taper ^^. Bon de temps en temps, l'aspirine absorbée à trop fortes doses refait surface et me fait dire des trucs étranges.
J'espère que tout ce bordel va pas durer 2 semaines parce que bon... je n'ai envie de rien, je n'ai la force de rien et c'est assez désagréable. J'ai envie de faire des trucs quoi.
Donc on espère que tout ira bien, pour que je revienne bientôt ici :)







