07 novembre 2009
Mise à jour 101 défis/1001 jours
L’hiver est bientôt là et les deux ans sont passés depuis septembre pour les 101 défis en 1001 jours, il est temps de faire un petit point…
Sachant que j’ai encore jusqu’à mai (si mes calculs sont bons) pour réaliser ces défis.
Défi n°13 : continuer mon blog – dans le chaos de l’incertitude la rentrée de septembre, j’ai oublié l’anniversaire de mon blog et j’ai donc passé fièrement je dois le dire, la barre des 5 ans !
Et je n’ai pas l’intention d’arrêter, je compte bien devenir la plus vieille bloggeuse sur le même blog ^^
Défi n°28 : m’installer avec mon copain – ce n’était pas que j’étais pessimiste mais quand j’ai commencé cette liste, je ne pensais pas que ça arriverait si vite. Je pensais que ce serait dans les derniers défis que je réaliserais.
Mais qu’on ne s’y méprenne pas, je suis plus que ravie de cette installation :-) Petite Conne a eu les remarques du « c’est trop rapide » et moi j’ai eu droit à « ah ben on peut dire que vous en avez mis du temps ! » Bref…
Ce n’a pas été du gâteau tous les jours mais c’est quand même vachement mieux que d’être seule dans son studio avec ses cafards et sa petite télé. Maintenant je dors avec lui tous les soirs, j’ai un chat et un écran plat plus grand que moi ^^
Défi n°30 : lire la presse nationale – merci le net ! ma page d’accueil étant lemonde.fr et je suis spécialiste du cliquage de liens d’actualités et journaux annexes.
Défi n°35 : rencontrer des nouvelles personnes, en faire mes amies et ne pas me brouiller avec elles – on ne peut pas dire que ce défi là soit simple à accomplir… non pas que je ne sache pas me faire des amies et être sympa avec elles, mais il est carrément difficile de rencontrer des nouvelles personnes, une fois sorti du système scolaire. J’ai bien rencontré des gens avec qui le courant est passé mais trop âgés pour en faire des amies au sens où je l’entends maintenant.
J’ai quelques amis fidèles qui ne sont pas trop loin et j’ai renoué avec une amie du collège, on ne peut pas dire que je sois totalement seule mais il manque une personne avec laquelle j’aurais la proximité et la complicité…
Défi n°36 : régler mes relations avec mes parents et ma sœur – autant on peut dire qu’avec mes parents, la situation s’est considérablement améliorée. Plus de prises de tête, quelques accr
ochages sur les sujets où nous sommes en désaccord mais rien à voir avec les engueulades et la relation que nous avions il y a encore 2/3 ans.
Je suis très contente et très apaisée de ces progrès. Mais avec ma sœur, c’est statu quo.
Défi n°48 : avoir un chat – c’est fait ! :-)
Défi n°95 : aller en Avignon, visiter le Palais des Papes – je pense que l’on peut considérer ce défi comme réalisé car j’ai visité Avignon le week-end dernier. Je ne suis pas rentrée à l’intérieur du Palais des Papes mais j’ai fait tout le reste, un grand tour de ville, les jardins, un petit tour sur le Pont d’Avignon. Pleins de photos, pleins de belles images dans ma rétine, pleins de bons souvenirs… la preuve :
Défi n°97 : gagner au moins une fois au Trivial Pursuit – oh mon dieu c’est même arrivé deux fois rien que cette année !! ;-)
Bon ok c’était en équipe et j’avais à chaque fois des bons partenaires mais quand même ^^
Il reste encore pas mal de défis à accomplir mais certains sont plus simples que d’autres et beaucoup sont en cours de réalisation. Mais j’apprécie le chemin parcouru. Et cette liste de défis toute simple montre de façon un peu plus concrète, mon évolution…
04 juillet 2009
Se noyer là, où en fait on avait pied
Après avoir déménagé toutes mes affaires amassées en six années, je vais devoir vider la chambre que j’ai occupée pendant vingt ans.
Ah là c’est sûr que les proportions ne sont plus les mêmes. Et je ne cesse d’y penser. De penser aux choses que je vais devoir sacrifier, aux affaires que je n’emmènerais pas avec moi et qui finiront dans deux cartons au fond d’une armoire dans une pièce qui sera à la fois chambre d’amis et bureau.
Je ne préfère pas penser à ces cartons. Je ne veux pas y penser parce que la souffrance est toujours vive.
Et je lutte contre les sentiments qui me submergent pour faire face.
Pour montrer que je suis forte et que j’accepte que ma part d’enfance, d’adolescence est morte avec cette pièce que je quitte.
Ces sentiments que personne ne comprend.
On pourrait croire que ça remet en cause l’installation avec mon copain, mais non. C’est en parallèle. En fait je n’avais jamais réfléchi au fait que je perdrais cette chambre.
C’est pour ça que c’est douloureux. Peut-être que je pars trop loin dans mon délire. Après tout ce n’est qu’une pièce dans une maison.
J’en fais trop et je radote.
Mais en me réveillant en sursaut, prise d’une angoisse matinale, qui a insufflé une boule dans mon ventre et dans mon esprit, j’ai eu envie de mordre très fort le drap et de laisser couler mes larmes.
Je ne comprends pas cette tristesse si forte que je ressens, je ne l’explique pas, je ne sais pas d’où elle vient. Ma mère m’a demandé comment j’aurais voulu que ça se passe, et je ne suis pas capable de lui répondre.
Depuis j’ai commencé à vider mes affaires, à ramener mes habits, mes livres. Il reste encore beaucoup beaucoup de choses. D’ailleurs, aujourd’hui en remplissant mon sac, j’ai eu envie de tout en apporter d’un coup. Que ça y est, ce soit terminé. Que je tourne cette page et que ma sœur finisse d’investir les lieux. D’ailleurs niveau délicatesse et galanterie, elle a encore bien du chemin à faire. Pas un mot de remerciement, ni une parole gentille. Et pire, elle a décidé de s’y installer avant même que je sois complètement partie et que j’ai enlevé mes affaires. C’est pas très propre et je me sens bel et bien chassée. Je sens que je suis de trop pour elle, qu’il y a trop de moi encore, trop de mes affaires (qu’elle ne s’empêche pas de s’approprier au passage).
Pas une seconde, elle ne s’est demandée ce que ça pouvait me faire, ni ce que je ressentais. Elle aurait pu dire « prends ton temps pour enlever tes affaires, je ne suis pas pressée. » ou « ça te fait pas trop de peine de laisser la chambre ». Des trucs sans originalité soit mais qui aurait montré qu’elle s’intéressait à ce que ça pouvait me faire.
L’envie de tout débarrasser est décuplée par son attitude.
Plus vite ce sera fait, mieux je me sentirais (enfin j’espère).
Pouvoir mettre un point final à la phrase.
20 mai 2009
Futur proche
Il y a quelques temps, j’ai fini par confier à ma mère les angoisses que je ressentais par rapport à la perte de ma chambre. C’était dur de le dire et je n’ai pas tout dit, j’ai juste amorcé un début de conversation.
Et ma mère m’a dit « tu sais, tout ne peut pas toujours rester comme tu l’as connu, les choses changent » puis elle a enchaîné avec « tu es vraiment heureuse de t’installer avec S. ?! »
Comme si ce que j’avais dit c’était « j’ai peur de m’installer avec mon copain » au lieu de « ça va me faire très bizarre de perdre cette pièce, ma chambre d’ado ».
C’est vrai qu’il y a de quoi faire la confusion *ironie*
N’empêche qu’autour de cette installation, je sens planer une vague de questions. Je sens qu’on parle dans mon dos, qu’on s’interroge. Sur quoi et pourquoi je n’en sais rien.
Mais tout le monde me demande si j’ai le moral, si je me sens bien, si je suis vraiment heureuse et contente de m’installer avec mon copain.
Je sens que je suis au centre des conversations et ça me débecte. Je ne veux pas qu’ils parlent de ça.
Un, il n’y a rien à dire. Deux, ça ne les regarde pas.
Ce soir, j’ai dis à ma cousine que c’était bien, qu’on avait pris notre temps. J’ai senti l’ironie, le reproche, quand elle m’a répondu « ah ben c’est sûr que 4 ans ! Vous avez vraiment pris votre temps ! »
Pourquoi est-ce que les gens sont tellement choqués quand on ne fait pas comme eux ? Quand on n’est pas pressé de tout faire, quand on n’a pas peur comme eux d’être seul ?
Il faut vite trouver quelqu’un, vite se dire je t’aime, vite s’installer ensemble, vite se marier, vite faire des enfants. Pour plus vite se séparer ?
Ça ne m’intéresse pas. Ma cousine est avec son mari depuis qu’elle a 18 ans. Installés ensemble depuis presque le début.
Je préfère prendre mon temps. Tout comme j’aime faire des choses de mon côté. Personne ne comprend ça non plus.
Quand je regarde ces filles, incapable de faire quoique ce soit sans leur cher et tendre, « oh mon chéri tu veux pas venir ? oh ben j’y vais pas non plus ». Je me sens complètement à côté de tout ça.
Personne ne comprend et la question qui, une fois sur deux, arrive après avoir dit que je viendrais seule c’est « mais tout va bien avec S. ?! »
Amour et liberté, c’est possible.
Je ne sais pas ce qu’ils imaginent, ni ce qu’ils espèrent mais ça ne me plaît pas, je me sens épiée, observée, jugée. Je me sens mal à l’aise et presque coupable d’être heureuse et d’aller bien. On dirait que les badauds n’attendent que je leur dise que ça ne va pas, que je ne veux pas vraiment vivre avec mon copain.
Je déteste cet espoir morbide, ces questions appuyées.
Découvrez Emma Daumas!
11 avril 2009
Une fois n'est pas coutume
Tous les jours, ma mère me trouve de nouveaux jobs potentiels.
Aujourd’hui, c’était employée de banque. Accueillir les clients, compter les sous qu’ils déposent, effectuer des virements.
C’est fou comme ça m’attire. Bien sûr, ce ne serait que temporaire.
Elle dit que c’est un taf génial, qu’elle a parlé avec la nana qui bosse dans notre banque. Celle-ci a une licence en psycho. Au départ, elle faisait ça en attendant que son master commence et elle a trouvé ça tellement merveilleux comme boulot qu’elle a décidé d’arrêter ses études pour faire ça.
Ou la fille s’est trompée d’orientation et la psycho c’était pas pour elle.
Ou ma mère me ment.
Qui de sensé troquerait un job de psychologue pour employée de banque ?
Moi pas en tout cas.
Hier c’était préparatrice en parfumerie et secrétaire. Je me demande ce que ça sera demain, guide touristique ou comptable.
Je sais que ça part d’un bon sentiment mais… j’ai envie qu’on me foute la paix !!
J'ai envie de m'en sortir seule.
23 février 2009
Le sacrifice apporte la paix
Je ne peux plus vivre dans ma famille. Ça m’est arrivé à la conscience d’un coup alors que je lisais Le passage de la nuit.
Jusqu’à aujourd’hui, cela pouvait passer, j’arrivais à tout supporter.
Mais là, maintenant, le 23 février 2009, à 15h, je ne peux plus, je n’en ai plus envie.
Et les raisons n’ont presque rien à voir avec les raisons passées.
Aujourd’hui, les disputes avec mes parents sont rares. On s’entend mieux. On se parle presque comme des gens normaux. Je ne peux pas dire que ça vient de là.
Les relations avec ma sœur ne sont pas améliorées. Tout le monde me disait « sois patiente, elle va grandir, tu verras quand vous aurez des choses en commun. »
Elle a grandit. Nous avons des choses en commun. Mais notre relation n’a pas évolué. Nous nous parlons toujours avec mépris, elle me toise, je la dévisage.
On se dispute toujours.
J’ai appris à vivre avec. Ce n’est pas directement lié à ce besoin que je ressens de ne plus être ici.
Ça y contribue.
Mon besoin est quand même lié à ma sœur.
Ce qui me gêne, m’ennuie, me tape sur les nerfs, m’incommode. C’est le fanatisme de mes parents pour ma sœur.
Je ne connais pas de personne plus exigeante qu’elle. On dirait une princesse de l’ancien temps connectée à msn.
Mes parents doivent lui être dévoués, ils doivent réaliser sans délai tout ce qu’elle demande, ordonne, décide.
Ses nouvelles chaussures doivent être emmenées chez le cordonnier immédiatement.
Il est impératif que ma mère lui prenne rdv, sur le champ, chez le médecin.
Ma sœur exige. Mes parents obéissent.
Ils me disent qu’ils en ont assez de cette situation mais au contraire, je crois, qu’elle les satisfait.
Ma sœur oublie des devoirs à Marseille (alors qu’ils sont soi-disant très importants, et qu’elle doit les faire pendant les vacances), mes parents filent à Marseille lui chercher. Alors qu’ils ont déjà été la chercher elle, deux jours avant.
Une suite d’événements semblables. Tout faire, très vite, pour que mademoiselle se sente bien et ne nous crie pas après. On se croirait devant des fidèles face à leur culte.
Cette dévotion corps et âme me dépasse.
J’irai même plus loin, elle m’écœure.
Ma sœur veut dominer les débats. Je prends la parole, elle me la coupe et parle de choses qui la concernent, souvent des trucs qui n’ont rien à voir avec ce que je tentais de dire.
Et ça qui est devenu insupportable.
De voir mes parents être aussi dévoués à une sœur qui les traite comme des chiens. Oui, parce que faudrait pas imaginer, qu’elle leur parle bien, avec respect, gentillesse et amour…
Ce langage là, elle l’ignore mais celui de l’ordre, de la sommation, elle maîtrise.
Un nouveau problème pour une nouvelle année.
Il ne faut surtout rien dire, ne pas émettre d’objection ou d’opinion.
Nous sommes dans son royaume et nous devons nous soumettre à sa volonté.
Des exemples j’en ai des tonnes et rien que d’y penser, ça m’afflige. Je me demande comment elle va s’en sortir dans sa vie en ayant un tel exemple.
Tant pis pour elle.
Moi je ne peux plus me soumettre.
02 mars 2008
N°4 : pardonner et passer à autre chose
J’en suis assez loin… je me demande même si je pourrais pardonner un jour. Soyons lucide, du mal, tout le monde s’en fait tout le temps. Sauf que là je trouve que ça commence à être trop répétitif. Toujours du mal, de toujours les mêmes personnes. Et qui, malgré leurs « regrets », remettent ça.
Alors je me dis que j’aurais peut-être plus envie de pardonner. Parce qu’entre nous, le pardon, ça se mérite. Et que là…
En plus, j’suis rancunière. J’essaye de moins l’être mais ce genre de comportements ne me donnent pas envie de mettre en pratique mes résolutions.
Alors peut-être que je (me) fais du mal à penser des trucs comme ça. Mais je me demande pourquoi je devrais passer l’éponge alors que ça m’a, et me, fait souffrir. Au nom de quoi ? de la famille ? de l’amitié ?
Pourquoi pas… mais j’ai été tellement déçue que j’ai de plus en plus de mal à prendre en compte de telles valeurs.
Je ne dis pas que c’est intelligent. Mais disons que pour l’instant, c’est comme ça que je vois les choses.il faut être bien sage pour pardonner… Et je suis encore trop dans la colère, même si elle ne s’exprime plus, pour passer à la sagesse du pardon, de l’absolution et de « c’est pas grave que tu m’aies fait du mal, je te pardonne et je ne t’en veux pas ».
Et pour être honnête, j’ai du mal à imaginer qu’il soit possible de penser VRAIMENT ce genre de trucs…
Mais je vais bien, je suis lucide, calme et je me retiens. Disons que j’ai beaucoup progressé…
p.s : et pour continuer dans les défis, demain, si tout va bien, je concrétise la 1ère partie du défi 5 puisque je passe mon code...
on croise les doigts... :)






