La mort. Dernier univers non exploré. Dernier continent même. Michael Pinson et Raoul Razorback lancent l'incroyable pari de se rendre sur le continent ultime, mais surtout d'en revenir.
Mettant au point, un système de booster, les expérimentations commencent avec des cobayes-prisonniers volontaires de Fleury. L'objectif : faire reculer au maximum les mots Terra Inconita sur la carte du dernier continent...

Sujet étrange que celui d'aller explorer la mort mais jamais morbide ou macabre. Justement la mort devient plus familière, moins mystique au fil des pages et des voyages vers cet au-delà. On découvre en parallèle de l'histoire des thanatonautes, des extraits de tous les livres mystiques, mythologiques ou religieux qui existent, la Bible, l'épopée de Gilgamesh, mythologies maya, tibétaine, nippone, arabe etc. ; nourrissant le récit d'une touche spirituelle intéressante.
On suit avec intérêt les progrès des thanatonautes dans cette nouvelle conquête mais également ceux de la société qui hésite, qui conspue, qui adore cette science-fiction qui devient réelle... J'ai vraiment beaucoup aimé cet aspect sociétal qui analyse les réactions des populations face à la mort de moins en moins mystérieuse. Le côté explorateur du bouquin m'a également beaucoup plu encore que j'ai un peu moins aimé à partir du moment où Michael Pinson teste lui-même l'envol vers ce continent. Mais j'ai littéralement adoré la fin !
Il y a certains passages qui peuvent paraître un peu gros comme la guerre du Paradis entre ectoplasmes ou les dialogues avec les anges mais finalement, pourquoi pas ? Pourquoi n'y aurait-il pas de guerre là-haut alors qu'ici bas, elles sont continuelles depuis des siècles ? Pourquoi ne pourrait-on pas dialoguer avec les anges ?
J'ai lu des avis qui disaient que ce livre n'avait rien de scientifique, et je suis d'accord mais il ne faut pas le lire comme une expérimentation scientifique réglementaire. C'est un roman, une fiction, de la science-fiction. Qu'il est très agréable de lire, fluide, avec des effets de suspense, de la « culture » car les extraits de la thèse La mort cette inconnue sont eux bien réels, bien publiés, et déjà lus des centaines de fois par les humains. Mais de toute façon, j'aime ce mélange de fictif et de réel, quand ce qui est inventé frôle la réalité, jusqu'à se confondre avec elle,  jusqu'à mélanger le vrai du faux, le faux du vrai...