Revoir un Printemps

29 juillet 2021

Avis groupé XXXI, pas convaincants

Plus d'un an sans avis groupé, forcément mon nombre d'articles a pas mal baissé depuis ces derniers mois, avec le déménagement, l'emmenagement, les travaux (qui ne sont toujours pas finis ^^), même si j'ai continué à lire, j'ai moins parlé de mes lectures ici. J'y remédie aujourd'hui, malheureusement avec plusieurs titres qui ne m'ont pas vraiment convaincue.

Dernier été pour Lisa de Valentin Musso

dernier été pour lisa

Lisa, Nick et Ethan étaient inséparables lors de leur dernière année de lycée mais tout s'est arrêté avec la mort brutale de Lisa, assassinée. Ethan a été arrêté et condamnée. Nick a choisi de faire l'autruche, avant de partir à New York pour devenir un écrivain célèbre.
Douze ans plus tard, Ethan est libéré et Nick revient dans sa ville natale pour enterrer son père. Les deux amis se retrouvent et Nick est bien décidé à enfin faire la lumière sur la mort de Lisa.
J'ai déjà lu Guillaume Musso mais je n'avais jamais rencontré son frère. C'est désormais chose faite mais sans que je sois réellement emballée. J'ai peiné pour venir à bout de ce thriller. Je n'ai pas aimé le héros, ni la rédaction à la première personne. L'intrigue policière était correcte mais je n'ai pas été spécialement excitée pour savoir ce qui était arrivé à Lisa. Les révélations finales ne m'ont pas scotchées. Le livre est quand même bourré d'images super clichés (le gros flic qui rentre dans le resto en remontant sa ceinture...). Mais le pire c'est que j'ai eu une sensation de déjà vu et l'histoire m'a rappelé La vérité sur l'affaire Harry Quebert que j'avais absolument adorée... le retour de l'écrivain qui se lance dans une enquête, mais sans le talent de Joël Dicker.

Il de Derek Van Arman

IL

Diana Clayton et ses deux filles sont retrouvées assassinées et leurs corps sont mis en scène de façon sordide. Pour Jack Scott, c'est le crime de trop. Ce policier, directeur du département fédéral en charge des crimes violents (et à l'origine du VICAT) est au bout du rouleau. D'autant plus que ce crime lui rappelle une série qu'il croyait terminée puisque le tueur est mort en prison il y a plusieurs années. Dans le même temps, un jeune garçon, Elmer, découvre des ossements dans un bowling désaffecté situé non loin de la maison de Diana Clayton. C'est Franck Rivers, un flic un peu borderline qui prend en charge l'affaire. Il sera rapidement intégré à l'enquête de Jack Scott.
Ce thriller, hautement prometteur, a été une rude déception ! d'abord, il fait 950 pages dans sa version Pocket et avec ce nombre de pages, si l'histoire n'est pas captivante, ça devient vite la galère. Pour être honnête, j'ai sauté pas mal de passages. C'est trop brouillon, il y a trop d'histoires qui se chevauchent, trop de personnages et le récit manque de transitions claires. « un roman terrifiant », « effrayant » les mentions sur la quatrième de couverture sont largement surcotées, et si on suit le tueur, il m'a paru assez cliché et vieillot (ça vient peut-être du fait que le récit a été publié en 92), je n'ai pas frissonnée une seule fois et je me suis surtout ennuyée pendant cette lecture.

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Indésirable

Oddin travaille pour un obscur bureau gouvernemental islandais et il est chargé d'enquêter sur Krokur, un foyer éducatif pour jeunes délinquants qui a fermé dans les années 70 suite à la mort de deux garçons.
[Attention spoiler] J'étais assez contente de me plonger dans ce livre et je le termine complètement désenchantée ! je n'ai pas aimé grand-chose dans cette histoire à commencer par le héros. Oddin va se retrouver du jour au lendemain à devoir s'occuper de sa fille de 11 ans, après la mort de son ex-femme alors que dans le même temps, il enquête sur un foyer pour délinquants juvénile où deux jeunes garçons sont morts en 1974.
Le héros est antipathique, il a peur pour des choses absurdes (des clés dans la poche...) et ne fait que s'apitoyer sur son pauvre sort. Je n'ai cru à rien dans cette histoire. D'abord l'enquête m'a paru inutile, le mystère de l'enfant mort des propriétaires fait un flop et n'engage aucun suspense et le pompon, c'est l'épilogue où l'auteure nous fait comprendre que c'est la fillette d'Oddin qui a tué sa mère, manipulée pour tuer son père et qu'elle a bien l'intention de tuer sa tante pour garder son oncle pour elle toute seule ! n'importe quoi !! Quant au charme de l'Islande, n'y comptez pas trop, il n'y en a aucune description et parfois j'oubliais même que ça se passait là-bas.

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Leurs enfants après eux_reduit

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l'Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tromper l'ennui, il décide de voler un canoë et d'aller voir ce qui se passe de l'autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite.
Prix Goncourt 2018, ce roman a été une déception pour moi. Le récit suit, entre autres, Anthony sur quatre périodes importantes de sa vie, de ses 14 ans à sa vie de jeune adulte. Je pensais adorer cette histoire mais ce roman est désespérément cynique et d'une tristesse absolue. Située dans l'Est, ses hauts-fourneaux, sa misère sociale, son chômage et son engagement politique distille un climat sombre et dénué d'espérance. Les jeunes héros sont déjà convaincus que la vie ne leur offrira rien et n'essayent même pas de changer les choses. Il est énormément question de classe sociale, de jalousie par rapport à une certaine partie de la société et je me suis sentie coupable d'avoir été privilégiée dans mon enfance. J'ai trouvé que l'auteur était assez dans le jugement de ces gens qui ne sont pas des personnes de la classe sociale de ces héros. Les personnages sont d'ailleurs assez clichés et stéréotypés. Dans le résumé, il est également question de premier amour. Et bien si l'amour, c'est ce qui est décrit dans ce livre, ça donne peu d'espoir ! il est surtout question de sexe, et surtout de sexe décrit crûment et sans beauté, de corps qui se percutent et de dialogues qui tournent courts.
Pour finir, il y a des choses que je n'ai pas comprises : qui sont les grosses têtes évoquées dans livre ? ce n'est jamais clairement défini ou expliqué par l'auteur. Le cousin d'Anthony, personnage très important dans la première partie, n'est jamais nommé autrement que le cousin alors que tous les autres ont des prénoms. Leurs enfants après eux est bien écrit et dépeint très justement avec émotion et nostalgie une période qui m'a également marquée – de 1992 à 1998 – et m'a rappelé beaucoup de souvenirs et de moments forts.


15 juillet 2021

Vaccinez-vous !!

Lorsque lundi soir, Emmanuel Macron a parlé, j'avoue, je n'ai pas regardé, j'avais vraiment peur qu'il annonce un nouveau confinement/couvre-feu ou d'autres restrictions. J'ai pourtant regardé toutes ces précédentes allocutions avec attention. J'ai été très soulagée et contente de ces annonces.
Il fallait vraiment obliger les soignants à se vacciner et à forcer les gens à le faire s'ils veulent continuer à vivre. Ces gens qui refusent le vaccin ne peuvent pas compter sur les autres cette fois. Je suis la première à chérir la liberté d'expression et de choix. Mais là, c'est une question de solidarité. Ça va bientôt faire deux ans qu'on vit à moitié à cause de cette saloperie et maintenant qu'on a le vaccin, une partie ne veut pas le faire. Les mêmes qui criaient l'été dernier « le gouvernement ne fait rien, regardez on a pas de vaccin »
Surtout pour les soignants, plus que tout autre profession, ils sont en contact direct avec la population. En janvier, quand il y a eu un cluster dans l'ehpad-prison de ma grand-mère, les visites étaient interdites depuis mars 2020. Aucun visiteur. Seulement des soignants et il y a eu au moins 90 malades (impossible de connaître le nombre de décès, l'information est soigneusement cachée par la direction). L'aide-soignant qui aide ma grand-mère à sortir du lit, qui la prend contre lui pour la porter à la douche, qui l'habille... car malgré le masque, il n'y a pas de distance possible. En plus, qui change réellement son masque toutes les 4 heures ?
L'effort doit être collectif si on veut éviter des reconfinements. Il faut s'aider et se protéger mutuellement. Alors quand je vois des pignons manifester et crier qu'on est en dictature, ça me fait carrément hurler. Pas de problème pour eux d'aller se faire vacciner pour passer 15 jours le cul sur la plage au soleil. Mais là, quand il s'agit de faire attention aux autres, plus personne. Pas de problème non plus pour eux de bouffer du poulet aux hormones ou de fumer des clopes à la chaîne. Il y a plusieurs autres vaccins obligatoires en France et personne n'en fait tout un plat. Seulement, si tu te vaccines pas contre le tétanos, c'est ton problème, si tu meurs après t'être planté un clou dans le doigt. Mais là, si tu te vaccines pas et que tu contamines des gens, qui, eux, meurent du Covid, on est pas sur la même dimension. Ça s'appelle l'altruisme. Et si tu veux vraiment voir une dictature, va en Chine ou en Russie, là où tu ne peux vraiment pas donner ton avis.Vous avez encore envie de continuer à vivre qu'à moitié pendant combien de temps ? pour vous, le confinement est mieux que le vaccin ?
Je veux pouvoir retrouver une vie la plus normale possible, sortir, aller manger au restaurant, aller au cinéma, hurler dans des concerts, applaudir, crier, VIVRE !!

dessin-vaccin2

La tribune d'Irène Frachon, qui a révélé le scandale du Médiator, dans le Parisien : Vaccinons-nous, vaccinez-vous !

08 juillet 2021

Prend garde à mon courroux

1e516c9167ecb1b19d5c77c6e678136c

Mon humeur est noire comme l'était le ciel tout à l'heure, avant qu'il ne s'ouvre en deux et ne déverse des trombes d'eau. J'en parle peu ici mais en plus de mon activité principale de formatrice, j'ai aussi une activité secondaire, de vente directe. Et cette année, je rame comme pas possible pour atteindre mon chiffre... ou je l'atteins et tout va bien, ou non et je dois payer 700 €. Outre que la somme est importante, le principe me dégoûte, cette société pour laquelle je bosse, c'est vraiment des rats, on a un commissionnement de merde depuis des années et là que la situation est compliquée, tendue, rien. Alors oui y a bien eu des gestes lors de des deux premiers confinements mais manque de bol, je ne m'en suis pas servie (car j'ai à chaque fois atteint mon chiffre). Et là, que j'en ai vraiment, vraiment besoin, et bien « ah non, non, on ne fait pas de cas par cas ».
Du coup, j'ai essayé de combler le trou, de bosser à fond, de contacter mes clientes et celles-là aussi, putain, quelles connasses. Deux jours avant : « ah oui, je viendrais avec plaisir ». Deux heures avant : « ah désolée, je ne viendrais pas »
Mais putain, tu crois quoi ? que je bois des cafés en attendant ? tu crois pas que ton absence a des répercussions énormes pour moi ? elles ne pensent vraiment qu'à elles, elles peuvent bien faire genre nous sommes copines mais dans le fond, elles n'en ont strictement rien à foutre. Je contacte toutes les clientes que je peux, j'envoie des photos, des propositions, je suis arrangeante, mais rien. « Désolée, on est à la plage/montagne/aux baléares/sur la lune » « désolée, on a de la famille/les enfants/les parents/les petits-enfants/le cousin au 17ème degré »
Et mes responsables qui me disent « tu n'as pas assez travaillé ». Non, tu crois ? mais personne n'a voulu me recevoir et très peu ont répondu positivement à mes invitations, j'ai galéré toute la saison. Oui, j'ai vraiment les nerfs, j'en veux à tout le monde, y compris à moi, mais surtout aux clientes. Je pensais qu'elles seraient solidaires, je suis déçue. Sans compter que j'achète du stock en espérant le revendre derrière et que j'espère ne pas me trouver dans la merde à la banque...
A cela, vient se greffer la maison de ma sœur et comme par hasard, elle a choisi un sol plutôt semblable au notre, tout comme sa cuisine... tu peux pas trouver ta propre inspiration ? j'ai bien les boules et le moindre truc m'énerve. J'espère que ça va passer car je n'aime pas être come ça, c'est contre-productif, j'ai les nerfs en pelote et j'ai juste envie de regarder des séries et des films à la télé.

07 juillet 2021

ArenA de Kevin Tondin

ArenA

Après la seconde guerre mondiale, la Suisse fait face à des querelles internes entre les différents cantons s'accusant de collaboration avec les nazis. Pour punir le peuple suisse qui a choisi l'opposition et la haine à la paix, les gouvernants décident d'organiser un jeu mortel : deux cantons doivent s'affronter dans une enceinte avec 10 candidats chacun, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un survivant.
2016. Le canton de Neuchâtel est choisi. Parmi les candidats, un engagé, Chris Sartoris, bien décidé à accomplir sa vengeance. Il sera opposé au canton de Zurich, un des plus puissants et qui compte déjà 4 victoires et n'est qu'à une de la victoire définitive.
Avec ArenA, Kevin Tondin nous propose un Battle Royale version suisse. Je ne peux pas dire à quel point ce livre est proche des précédents (Battle Royale et Hunger Games auquel il est comparé) car je ne les ai pas lus.

ArenA est un thriller dans un dystopie. On commence par y suivre Chris qui ne se remet pas de la mort de sa petite amie lors d'une précédente édition. Mais rapidement, Kevin Tondin va nous présenter tous les candidats d'ArenA, y compris les zurichois. Kevin Tondin ne s'attache pas à nous présenter un héros, mais de multiples, tout comme cela avait été le cas dans Massacre en Engadine. Et j'apprécie vraiment ce procédé car on découvre de nombreux personnages avec leur histoire. Mais c'est aussi un problème car on s'attache à plusieurs d'entre eux (à certains pas du tout en revanche !) et certains ne survivront pas longtemps.
J'ai bien aimé ma lecture d'ArenA, il y a évidemment du gore, des combats sanglants et des morts mais l'auteur nous propose des personnages intéressants et variés, ce que j'avais déjà apprécié dans Massacre en Engadine, on y retrouvera d'ailleurs un des personnages...
Très rythmé, l'histoire avance rapidement, l'auteur donne des détails et ses descriptions sont riches. Comme dans Massacre en Engadine, on ne sait vraiment pas qui va survivre à ce jeu de massacre et certains décès seront vraiment difficiles à digérer...! Quant à la fin, Kevin Tondin réussit à surprendre le lecteur avec un épilogue inattendu. On passe par toutes les émotions lors de cette lecture et on suit avec angoisse le parcours de tous ces personnages.

Merci à l'auteur pour l'envoi de ce livre et je m'excuse du temps que j'ai mis à le chroniquer...

01 juillet 2021

Bilan de Juin

cf22fa41bf1aa685170df20eb586b7e7

Le temps est passé tellement vite depuis mon dernier bilan, le déconfinement et l'été aidant, je vis différemment, plus dehors. Je lis moins, je regarde moins la télé mais bon je travaille toujours ^^ il a bien fallu reprendre après les vacances. Bref pas d'excuses, des articles arrivent, quelques-uns sont écrits, ils n'attendent plus qu'à être relus, mis en forme et publiés.
Petit bilan donc ce mois-ci... côté petit écran, j'ai apprécié Imposture et la saison 4 de Castlevania, j'ai beaucoup aimé Le doute qui est sans conteste mon coup de cœur du mois ! En thérapie était vraiment très bien également, plus cérébral mais très bien joué, mes préférences vont à Reda Kateb et à Céleste Brunnquell qui est vraiment excellente, je l'avais déjà remarqué dans Les éblouis que j'ai vu plus tôt cette année. Invasion Los Angeles et New York 1997 ne sont pas mauvais mais bon... j'ai par contre été assez déçu par Ils étaient dix, adaptation contemporaine du roman d'Agatha Christie. Malgré le casting et le lieu – un hôtel abandonné sur une île déserte du Pacifique – j'ai trouvé ça plutôt moyen. Les épisodes se regardent vite mais plusieurs personnages sont assez mal joués, du coup, ça ne semble pas très crédible. On découvre par des flash-backs pourquoi les personnages ont été choisis mais c'est un peu effleuré et rapide. J'ai revu La chasse, je m'étonne d'avoir oublié ce film qui est particulièrement fort et prenant...
Pour les lectures, pas beaucoup non plus et malheureusement pas que du bon. J'ai vraiment eu du mal à venir à bout des 900 pages de Il... pas super bien écrit, trop de personnages, trop d'intrigues mais j'y reviendrai dans un article. Indésirable était beaucoup plus court mais je l'ai trouvé nul aussi.
Je valide par contre Les aérostats d'Amélie Nothomb, c'est court mais délicieux, elle a une plume vraiment géniale et même si beaucoup n'aiment, moi ça me plaît. Ces histoires ne ressemblent à rien d'autre. Je valide également Les monstres de Maud Mayeras, avec cette histoire, l'auteure offre encore une histoire de douleurs et d'émotions, un roman noir fort qui ne peut pas laisser insensible et dont l'actualité récente s'est fait l'écho avec l'affaire Valérie Bacot. J'avais lu plus tôt dans l'année la bd Dans la tête de Sherlock Holmes et j'avais oublié d'en parler alros que je l'ai beaucoup apprécié. L'intrigue est top, le dessin incroyable avec des détails.
Sinon, je participe pour cette année encore au Challenge de l'Été, je vous présenterai ma PAL dans un prochain article.
J'espère que vous allez tous bien, que vous êtes vaccinés (ou que vous allez bientôt l'être) et que vous allez bien profiter de cet été 😊

Mois de Juin : 5 livres dont 1 relecture - 1 bd - 4 films - 4 séries

20212021

Lecture en cours

Leurs enfants après eux_reduit

 Cinq semaines en ballon_reduit

Posté par Zofia à 19:09 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

06 juin 2021

Double bilan : Avril et Mai

15e25343b71051851cc67129f328da9d

Un nouveau bilan largement en retard mais cette fois, c'est bien malgré moi ! nous avons pris un peu de vacances entre la fin du mois de mai et ce week-end, nous sommes partis environ 10 jours et j'avais bien l'intention de préparer ce double bilan à ce moment-là, mais il se trouve que la maison où nous logions était une zone blanche, de même que toute la rue devant ! Impossible donc pour moi de composer ce bilan calmement pendant ces congés, le voici aujourd'hui.
La dernière fois que j'ai publié un article sur ce blog, il était question de rénovation et de photos qui ne collaient pas vraiment à la réalité... je vois que je ne suis pas la seule à ressentir cela, et il faut vraiment du travail pour arriver à s'extraire de ces photos et intérieurs trop parfaits. La pause a fait du bien de ce côté-là mais j'ai tout de même hâte que les travaux reprennent car il y a vraiment des choses que je ne supporte plus ^^
Ma deuxième dose de vaccin aura lieu la semaine prochaine et puis nous verrons bien comment les choses évoluent... je n'ai pas encore eu le temps d'aller au cinéma mais je suis plusieurs fois allée manger au resto et c'était vraiment un super kif ! 🥳
Au total sur ces deux mois, 8 films, 8 séries, 9 livres dont deux relectures et une bd ainsi que 3 documentaires. Tous les films vus étaient vraiment bien, Une belle équipe, J'accuse qui permet d'apporter plusieurs informations sur l'affaire Dreyfus et très bien joué. Deux vieux films avec La Horse et L'emmurée vivante qui m'ont assez marqués, notamment la scène avec les vaches dans La Horse...
Du côté des séries, j'ai été un peu déçue par la dernière partie de la saison 10 de TWD, j'ai trouvé qu'elle n'apportait pas grand-chose à l'intrigue. La saison 3 de La servante écarlate m'a semblé longue, on entre pas assez dans le vif du sujet (la résistance), et les choses tournent un peu en rond au final. Salamandre était plutôt bien même s'il a manqué un petit truc pour que ça fasse un coup de cœur. Déçue également Paris Police 1900, j'en attendais beaucoup, je pensais que ça allait vraiment me plaire. Au final, l'intrigue ne m'a pas trop intéressée, enfin les intrigues, et c'était quand même assez sordide dans l'ambiance, je ne sais pas si je regarderais la saison 2. Coup de cœur pour Lupin qui était vraiment top : bien jouée, rythmée, intéressante ! Les trois documentaires étaient très intéressant, notamment l'épisode de Conquérants sur la chenille processionnaire et celui sur le Salvator Mundi.
Côté lectures, j'ai adoré Le flambeur de la Caspienne de Rufin qui m'a permis de rencontrer Aurel le consul, ainsi que la bd de Mathieu Bablet, Adrastée. C'est aussi le cas de Bad Man et de la première enquête d'un de mes enquêteurs préférés, Sharko, avec 1991 de Franck Thilliez.

J'espère que vous avez passé un bon mois de mai et que tout le monde se porte toujours bien, j'essaye de passer sur vos blogs très vite ! 😊

Bilan d'Avril et Mai : 8 films - 8 séries - 9 livres - 3 documentaires

20212021

Lectures en cours

Cinq semaines en ballon_reduit

IL

Posté par Zofia à 16:04 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
18 mai 2021

Perfect illusions

Comme vous le savez, on est en pleine rénovation de plusieurs pièces de notre appartement  après avoir entièrement refait la cuisine, nous sommes en train de finir les WC ; après, au choix ( !), on doit s’occuper du couloir, de la salle de bains et de notre chambre (pour le gros), du salon/salle à manger (pour le petit/moyen). Le couloir va  être  un beau chantier avec des placards coulissants cassés (mauvaise qualité, ils n’ont pas tenu à un usage quotidien), une partie des murs plus ou moins lisses mais pas droits et l’autre droit mais avec du crépi…
Bref il y a de quoi faire mais le point que je veux soulever ici n’est pas celui de l’étendue des travaux mais de la différence entre la réalité et les recherches que j’effectue pour trouver des idées ou des meubles.
Si vous cherchez "idées déco wc" ou "meubles salle de bains", vous allez tomber sur des belles photos et des beaux articles, ça c’est clair mais tellement, tellement éloignés de la (ma) réalité. Vous allez voir des wc de 6/8m² avec fenêtre, des trucs où on pourrait mettre un bureau tant il y de l’espace. Et pour la salle de bain, n’en parlons pas. Là, on est sur du 15/20m² avec douche ET baignoire, et bien souvent il s’agit d’une deuxième salle de bain (!).

7e9c461493a24920370561fcf5939e0f

15098-meuble-salle-de-bain-artena-1400-bleu-saphir 03-decoration-bois-toilettes

Quant au couloir, c’est assez sympa aussi, le résultat fait 5/6 mètres de long par 2 ou 3 mètres de large, à l’aise… On retrouve un peu la même chose sur les catalogues – mais le catalogue a une fin alors que le web est infini… c’est également le cas des réseaux sociaux comme Pinterest ou Instagram et de la plupart des sites de décoration d’intérieur. C'est aussi le cas quand on cherche des meubles, on tombe souvent sur des produits surdimensionnés adaptés à des pièces gigantesques.

un-couloir-avec-un-esprit-creatif_5996028 2fe52ec6b346028835f4dfb727a65dc0-e1544178801223

20210518_173525

J’ai toutefois trouvé un site avec plus de diversité, il s’agit de Houzz, où il y a des chantiers de taille humaine, raisonnables (32m², 57m²…), bien sûr ils ont aussi des chantiers de fou (villa 1930, 200m², vue mer ou des appartements dont le balcon fait la taille du notre...) mais il n’y a pas que ça.
Face à toutes ces photos, je me sens terriblement frustrée. Tout est tellement éloigné de la surface que j’occupe. Je me dis « mais putain, c’est fou tous ces endroits, comment c’est possible ?! »
Cela déclenche une jalousie désagréable que je déteste. Alors que foncièrement, je peux pas me plaindre, je ne dois pas me plaindre : un 75m² au 4ème étage avec une superbe vue et plus de trois mètres de hauteur sous plafond. Y a vraiment pas à se plaindre.
Ce sentiment est affreux et me fait me sentir à l’étroit, voire carrément mal par moments. Rien ne semble pouvoir aller chez moi, trop serré, trop sombre, étriqué, moche. Une frustration absurde mais bien réelle s’empare de moi. Je trouve ça fascinant le pouvoir du web, des images. Inquiétant aussi par les sentiments négatifs et néfastes qu’il peut créer. Je suis pourtant quelqu’un d’équilibré (la plupart du temps ^^) et ça agit sur moi avec une telle puissance. J’imagine sans peine les dégâts que cela peut faire sur un esprit plus fragile…
Je suis très mal de ressentir tout ça car en plus ça me bloque, ça m’empêche d’avancer, ça me donne la sensation que mon appart est nul tant je n’ai pas de place. Je n’ose plus effectuer de recherches car après je suis déprimée et prise dans une sorte de spirale infinie... Tout ça est certes magnifique mais à quel point est-ce proche de la réalité et comment se projeter face à de tels lieux ?

cabinet-de-curiosite-750x410meuble-fin-750x410rangement--750x410

j'ai trouvé ces photos de couloir dans un article : "couloir étroit astuces et aménagement"... ce site et moi n'avons pas tout à fait la même définition du mot étroit... 😆

Posté par Zofia à 19:51 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
14 mai 2021

Revenante

Un bon mois sans venir sur mon blog, ni sur les vôtres, comme une désertion. Je regrettais il y a quelques temps de ne pas savoir mettre mon cerveau sur pause, le soir, la nuit et qu’il continuait à travailler alors que je voulais désespérément me reposer. Il créait des textes à n’ne plus finir des idées de textes, des idées d’articles, des choses à écrire, des choses à finir.
Depuis plusieurs mois, mon cerveau me laisse tranquille, écrasé de fatigue. Et aujourd’hui, je regrette de ne plus le voir s’activer le soir. J’aimerais avoir de nouveau une place pour de l’inspiration littéraire. Depuis le confinement de l’an dernier (le premier) où j’avais participé à un atelier littéraire avec un groupe d’amis et de connaissances, je n’ai pas été super active, ni super productive. Tout s’est enchaîné : déménagement – cartons – travaux – aménagement – installation – cartons – travaux - plus pas mal de travail, mon cerveau est en bouillie et ne répond plus. Ce week-end, je profite d’une pause de 5 jours et mon esprit retrouve un peu des sensations. Je n’ai pas eu le temps de faire mon bilan d’avril, il y aura donc un double bilan fin mai/début juin. Mon rythme de lecture a considérablement baissé en avril mais reprend un peu des couleurs ce mois-ci.
Sinon j’ai profité de dose supplémentaire et j’ai eu la chance de me faire vacciner au début du mois ! quand on m’a appelé, j’étais hyper heureuse, on aurait dit Noël ^^ Je ne sais pas si ça résoudra tout mais au moins je n’aurais presque plus peur en voyant mes parents. Je vais essayer de profiter du week-end pour programmer quelques articles, je vous dis donc à très vite !

2ac225a25ed873f2b592957a58356156

14 avril 2021

L'essence du mal de Luca D'Andrea

Ce titre me faisait de l'œil depuis un sacré bon moment (pour être complètement honnête, depuis sa sortie !). Je l'ai dévoré en quelques jours car L'essence du mal est un thriller puissant et hautement addictif dont l'introduction colle tout simplement des frissons :
La Bête voulait jouer avec moi. Elle me laissa vivre. La Bête murmurait maintenant : « Tu resteras avec moi pour toujours, pour toujours... »
Elle ne mentait pas.
Une partie de moi est encore là-bas.
Mais, comme aurait dit ma fille Clara en souriant, ce n'était pas le trésor au pied de l'arc-en-ciel. Ce n'était pas la fin de mon histoire. Au contraire.
Ce n'était que la genèse.
Six lettres : « la Bête »
Six lettres : « genèse ». Exactement comme : « effroi ».

L'essence du mal

Tout commence quand Salinger est englouti par le blanc, dans le massif des Dolomites dans le Tyrol Italien. Ou peut-être que tout commence en 85, quand la forêt de Bletterbach devient le lieu d'un massacre. Cependant, « il ne s'agit pas seulement de l'année 1985 et du massacre du Bletterbach. Ni d'Evi, Kurt et Markus, ou encore de Salinger, Annelise et Clara. Tout est lié »
Salinger est un américain, scénariste de documentaires et reportages à succès, réalisé par son fidèle associé Mike. Alors qu'il est en Italie, pays dont sa femme est originaire, dans le village de son enfance Siebenhoch, afin de faire des repérages pour leur prochaine série documentaire, Salinger est victime d'un accident qui va le laisser diminué physiquement et psychologiquement.
Pour se remettre – et se prouver que son cerveau fonctionne toujours – il va se mettre à gratter. A gratter frénétiquement la plus petite chose qui pourrait le simuler. Et il va gratter autour du Bletterbach, dans ce lieu millénaire où un massacre a eu lieu, où quelque chose rôde... sauf qu'à Siebenhoch, son enquête ne va pas plaire à tout le monde.
L'essence du mal est un excellent thriller que j'ai adoré et qui se déroule dans les Dolomites, dans une vallée voisine de celle dont ma famille est originaire donc c'était très exaltant de découvrir cette région, même si c'était sous un aspect plutôt noir. J'ai vraiment tout aimé dans ce livre. Il y a une enquête sur un terrible massacre, un héros en proie à des démons (six lettres : la Bête), des personnages secondaires vraiment intéressants, notamment Werner, Max, Evi et Kurt, Annelise et Clara... il y a de la tension, de la peur, des orages, beaucoup d'émotions. J'ai aimé le couple formé par Annelise et Salinger, très réaliste ainsi que les relations père/fille aussi bien entre Clara et Salinger qu'entre Annelise et Werner. L'écriture est prenante, les chapitres sont courts et défilent à toute vitesse, il y a peut-être quelques passages un peu plus longs mais ils ne m'ont pas dérangé, me permettant au contraire de souffler un peu. Les Dolomites offrent un cadre magnifique à ce thriller, alourdissant l'atmosphère et la rendant plus menaçante et dangereuse.

Le Bletterbach dans les Dolomites

©Photo of HRG © geoparc-bletterbach

thrillers-polars-03

09 avril 2021

Bilan de Mars

eac81c1125081e2523203583c4d95769

Une fois n'est pas coutume, mon bilan est relativement tardif ! Mes moments de temps libre sont consacrés à la lecture, au bricolage et je passe perds beaucoup de temps à observer les oiseaux. J'espère que vous vous portez tous bien et que vous continuez à tenir bon dans ce contexte. Ici, je dirais que les choses vont plutôt bien. Mars a vu revenir le beau temps et des températures élevées (vite annulées par celles d'Avril, il faut dire qu'il y a 2 jours, il neigeait...) et s'est déroulé sous confinement comme l'an dernier. Cette année, les choses ressemblent plus à une semi-liberté. Nous avons une chance énorme d'être dans une zone géographique où dans 10 km, nous avons beaucoup de possibilités de balades et de respiration.
Nous poursuivons la rénovation de l'appartement, et comme je le craignais chaque chose prend beaucoup plus de temps que prévu. Le dernier exemple en date a été un ponçage de porte désastreux... un côté s'est révélé peint : poncé en 1h l'autre côté était un film adhésif peint en marron : impossible à poncer, presque 4h pour tout enlever
Il faut avoir de la patience et ne pas trop s'énerver, même si on découvre du papier journal pour isoler entre la fenêtre et le cadre (??!)...
En ce moment, je commence une série d'examens médicaux car ma sœur ayant découvert qu'elle avait une maladie génétique, je dois vérifier ce qu'il en est pour moi. Au programme : bilan sanguin, radio, échographie cardiaque et bilan ophtalmo. Je suis un peu stressée car je me dis que si on cherche quelque chose, on finit par trouver un problème. Pas tellement pour la maladie – qui donne une hyperlaxité avec des entorses à répétition car je n'en ai jamais eu – mais plus pour autre chose qu'on pourrait découvrir... cependant certains rendez-vous sont dans longtemps, voire très longtemps (juillet pour l'ophtalmo).
J'ai eu un bon rythme de lectures au mois de mars avec 8 livres dont une relecture. J'ai d'ailleurs décidé de relire pas mal de bouquins. Déjà pour faire un tri car il y en a dont je ne me rappelle pas bien et car d'autres me font (à nouveau) envie. J'ai donc relu Genesis de John Case qui était bien et que je garde pour le moment.
J'ai lu le dernier Ruth Ware, Les cinq règles du mensonge que j'ai beaucoup aimé et dont je veux vous parler. La traque et Nézida, très différents dans leur genre, mais très bons tous les deux comme La faiseuse d'anges. Un peu de mal avec Yeruldelgger, si j'ai apprécié l'ambiance et le lieu de l'action, je n'ai pas trop accroché avec le style et les personnages (trop de bagarres gratuites). A voir si je poursuis la série avec le tome 2. Selfies m'a plu mais sans plus. Par contre, gros coup de cœur pour L'essence du mal que je voulais lire depuis un bail !! j'ai adoré ce thriller italien et je vous en parle très vite (enfin du moins dans mon échelle de temps ^^)
Côté ciné, deux films fantastiques (léger) sympathiques La dernière vie de Simon et Le domaine. J'aime bien ce genre de films. Détective de Godard, malgré son casting, était nul, je ne suis même pas allée au bout !! Je retiendrai #jesuislà, Les frères sisters, Deux moi, La bonne épouse. Deux coups de cœur ce mois-ci pour Senna et L'art du mensonge.
Côté série, Vikings est enfin terminée... en ne regardant qu'un épisode par ci par là, j'ai pu tout suivre, tellement le scénario était vide, à oublier d'urgence. Meurtres à White House Farm m'a beaucoup plu. Nous nous sommes enfin lancés dans La servante écarlate, et même si la série me rend folle, j'aime bien. Je poursuis avec Dexter que j'apprécie toujours autant et je suis super contente à l'idée d'une nouvelle saison !! Sinon, je suis archie dégoûtée car j'ai découvert le dernier jour que les saison 2 et 3 de Mum, que j'avais adoré le mois dernier, étaient disponibles sur Arte, je n'ai pas eu le temps de les voir et je ne sais pas où les trouver désormais...
Côté documentaire, celui sur les 35 ans d'existence du RAID était très bien. Très bien fait, très bien documenté, rythmé, j'ai appris beaucoup de choses que j'ignorais et j'ai trouvé ça très intéressant.

Bilan de Mars : 8 livres (dont 1 relecture) - 12 films - 5 séries - 1 documentaire

2021

2021

2021

Lectures en cours

Hamnet

Syndrome

24 mars 2021

Appel à idées

Chers(es) lecteurs et lectrices,
Aujourd'hui, je fais appel à vous et surtout à vos idées ! vous ne le savez peut-être pas mais j'ai une bibliothèque bien remplie ! mais ça se devine sans doute ^^
J'essaye de ne pas la blinder, j'en ai mis une autre dans la chambre et je pense faire faire (ou acheter) une étagère en forme de niche pour mettre dans le couloir au-dessus des portes. Mais dans ma bibliothèque principale, je cherche surtout à mettre en avant mes livres préférés mais pas forcément en les disposant de manière classique... je suis donc à la recherche d'idées pour disposer et ranger ces livres de façon originale 🙂
J'ai déjà essayé des dispositions différentes dont vous pourrez voir les photos ci-dessous.
Dans le même style, j'ai une très belle collection de Studio Magazine – devenu depuis Première – car j'y suis abonnée depuis le lycée... (je vous laisse faire le calcul mais ça en fait pas mal !) ils sont, pour l'instant, dans des cartons au garage. J'aimerais essayer de trouver une manière de les ranger différemment voire joliment pour quelques-uns... et là encore, je fais appel à vos idées.
Je suis déjà allée faire un tour sur Pinterest et autres mais pour les livres, on trouve surtout des idées de bibliothèques (je ne veux pas en changer) et pour les magazines, les propositions mettent souvent le magazine à mal en le découpant ou autres, j'aimerais éviter cette solution...

Alors allez-y, lancez-vous !! j'écoute toutes les suggestions... 😊

Posté par Zofia à 22:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
18 mars 2021

Le silence de la ville blanche d'Eva García Sáenz de Urturi

Je vais un peu mieux qu'il y a quelques jours, et j'en profite pour vous présenter un livre que j'ai beaucoup apprécié cet hiver, merci pour vos messages sur mon dernier article ❤

Dans la cathédrale de Santa Maria à Vitoria, au Pays Basque, on retrouve le corps d’un homme et d’une femme assassinés et mis en scène dans une représentation macabre : nus, se touchant la joue dans un geste amoureux. Mais les deux victimes ne se connaissaient pas. La cause de la mort est des plus surprenantes : des abeilles insérées dans leur bouche…
Cette scénographie rappelle une série de meurtres qui a endeuillé Vitoria, il y a 20 ans. Cependant, le coupable a été appréhendé et il dort aujourd’hui en prison… est-ce un imitateur? ou le vrai meurtrier qui se rappelle au bon souvenir des enquêteurs ?
Pour Unai López de Ayala, alias Kraken, et Estíbaliz Ruiz de Gauna, sa coéquipière, c’est une affaire délicate à traiter et qui ne laissera personne indemne.

le-silence-de-la-ville-blanche-768x768

Le silence de la ville blanche a été un de mes coups de cœur de 2019 ! c’est un thriller palpitant et un véritable guide pour découvrir cette si belle ville de Vitoria. L’auteure, qui y est née, décrit avec brio et force cette cité. L’enquête est complètement entremêlée à l’Histoire de la ville, le tueur utilisant des lieux symboliques et historiques de Vitoria pour mettre en scène ces crimes. Unai, le personnage principal, va lui aussi nous permettre de découvrir cette ville et ces alentours. En ces temps de pandémie où le voyage est, à l’heure actuelle un souvenir, ce livre m’a permis de m’évader totalement.
Eva García Sáenz de Urturi alterne deux époques : 1969 et 2016, dans la première, on suit le Docteur Álvaro Urbina et dans la seconde, l’enquête menée par Unai et Esti Avec ce double arc narratif, l'auteure crée un véritable suspense. La période récente est racontée du point de vue de Unai, habituellement, je ne suis pas très fan des romans écrits à la première personne mais là, ça ne m’a pas du tout dérangée, j’ai trouvé que c’était très bien fait et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Unai.
Autre point positif de ce thriller, ce sont ces personnages. Un duo d’enquêteurs composé de deux amis, Unai et Esti, que j’ai vraiment beaucoup aimé suivre et accompagner, mais également Alba, les mystérieux jumeaux Ignacio et Tasio, Blanca et bien sûr le grand-père de Unai et son frère Germán. J’ai réellement adoré leur relation à tous les trois, ils ont un passé riche, familial, douloureux mais ils sont soudés et solidaires.
On entre dans Le silence de la ville blanche de façon absolue, on brûle pour l’enquête, pour les prochaines victimes, on s’impatiente, on a le cœur broyé, on halète, on respire mal. L’auteure ne nous laisse pas beaucoup de répit pour souffler.
En bref, un polar espagnol formidable dans lequel je me suis plongée avec avidité, une histoire sombre ponctuée par des descriptions magnifiques de la ville de Vitoria au Pays Basque Espagnol et de son riche passé, une réussite totale et un thriller dépaysant !

thrillers-polars-03

Logo Dames en noir

 

09 mars 2021

Morose

866ce86303a450b590819ee59596cf5b2

Depuis quelques jours, j'ai le moral en chute libre. Morose, de mauvaise humeur, sans goût à rien ou presque, j'ai du mal à me motiver pour faire telle ou telle chose alors qu'en plus j'ai du temps libre. Je vais le regretter plus tard. Mais je n'y arrive vraiment pas. Je me sens clouer au lit le matin, comme dans l'incapacité de me lever. je divague, j'erre et je ne fais rien de rentable. Quoique depuis hier, cela va un peu mieux. Toutefois, je sens que tout est encore fragile et qu'il en faudrait peut-être pour que je m'abatte et me laisse aller, à ne rien faire, fixer le mur, fixer le ciel. Attendre. Peut-être que je commence à payer le prix de cette année si compliquée. Je suis impatiente de certaines choses mais je voudrais qu'elles soient faites sans que j'aie à les faire. Dans un claquement de doigts. Je ne pensais pas que j'allais, d'un coup, car ça m'a pris par surprise, me retrouver dans cet état semi-dépressif, à subir la situation, à avoir du mal à lutter. Mon corps ressent tout une certaine tension et je me sens complètement rouillée, bloquée. Je vais essayer de ne pas perdre cette journée, en profiter pour avancer sur des articles et des lectures, regarder les nuages s'éparpiller et guetter les grues cendrées.

02 mars 2021

Bilan de Février


0627e7d693b3e517788bb8e6c8236971

Presque à l'heure pour ce bilan de février qui nous a vu reconfiné le week-end... pour l'instant, cela ne pèse pas trop, mais il faudra voir combien de temps les choses vont durer... On essaye de profiter au maximum des choses qui sont encore autorisées pour le moment. J'ai du mal à croire que cette crise se finisse bientôt. Je sens tous les pays bloqués face à des décisions difficiles. Même si on voit que certains pays ont presque 0 Covid, on voit également que tout peut très vite rebasculer. Chaque pays fait au mieux mais il n'y a sans doute pas de solution miracle et chaque choix fait forcément des déçus.
Pour se changer les idées, on joue, on lit, on regarde des films ou des séries, on sort dans les bois autour de la maison, on se libère du temps en semaine pour voir sa famille et aller se promener plus loin.

Gros coup de cœur ce mois-ci pour La belle époque et Marche avec les loups. J'ai adoré le film de Nicolas Bedos que j'ai trouvé touchant et drôle, très bien joué, une excellente surprise ! Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand est un film apaisant, beau, même si le passage avec le renard pendu et le blaireau gazé m'ont tout simplement révulsé... j'ai vraiment aimé Doctor Sleep, j'avais un peu peur tant Shining, le film comme le livre, sont géniaux mais il prend bien la suite et finalement on saisit mieux justement ce qu'est le shining grâce à cette histoire.
Pour les séries, Vikings est toujours abominablement chiante à regarder : mal joué, avec des dialogues médiocres voire insipides (emplis-moi de ta semence... -_-), une précision historique plutôt douteuse (des pythons et boas en Norvège en l'an 900...), une incohérence incroyable dans le temps, c'est une très mauvaise série qui ne mérite absolument pas les louanges qu'elle a obtenu. The Good Place s'est terminée et je ne reverrais plus Eleanor et sa bande bien barrée, le bon endroit et ses belles couleurs. Énorme coup de cœur pour Mum, j'ai beaucoup ri grâce à cette famille, les acteurs sont tous excellents (ma préférence va à Kelly !), une très très bonne surprise !
Sinon pour finir l'hiver, j'ai pas mal voyagé dans le bush australien avec Canicule et la saison 2 de Mystery Road, un policier super et une série tout aussi bien.
Encore un coup de cœur pour finir cet article avec Là où chantent les écrevisses de Delia Owens, un livre beau avec une superbe héroïne, un livre qui m'a permis de voyager, de plonger dans le marais, de sentir l'air iodé, le chant des oiseaux, celui de la nature. En cette période délicate, je ne peux que vous en conseillez la lecture.

Mois de Février : 5 films dont 1 revu (Zulu) - 6 séries - 3 livres - 2 bds

2021

2021

Lectures en cours

Yeruldelgger

Genesis

Posté par Zofia à 09:39 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
15 février 2021

Ce qui me manque

Ce qui me manque l'ambiance feutrée, la pénombre et les fauteuils rouges des salles de cinéma. Et même le pop-corn qui croustille sous les chaussures.
Ce qui me manque la clameur, les cris, les huées, les chants de supporters et des salles de concert. M'époumoner en chantant à tue-tête. Et même l'odeur de la bière.
Ce qui me manque la froideur et le silence des musées. Et l'éclatante beauté des œuvres. Et même les imbéciles qui font des selfies devant La Joconde.
Ce qui me manque le bruit de la tasse de café contre la soucoupe, celui des couverts, les plats à la carte et les desserts du jour. Et même le serveur qui fait la gueule.
Ce qui me manque la légèreté, l'insouciance, l'impavidité.
Ce qui me manque la spontanéité, les plans de dernière minute, les soirées.
Ce qui me manque les câlins, les contacts, la famille, ma grand-mère enfermée à l'ehpad.
Ce qui me manque les safaris nocturnes, ne pas se préoccuper de l'heure, rentrer après la nuit tombée...

cin