Revoir un Printemps

11 décembre 2018

Stop !

J'ai passé toute la semaine dernière et tout le week-end à fuir la télévision, BFM et leurs reportages apocalyptiques, les débats sans fin, les discours insipides et stupides des gilets jaunes. J'ai essayé d'esquiver le plus possible sinon je m'énerve, je râle face à ma télé et j'en ai marre.
Oui, maintenant, j'en ai marre. J'en ai marre que mon pays soit transformé en une poudrière prête à exploser à cause de centaines de gros balourds qui ne comprennent rien à rien. J'ai aussi peur maintenant, peur quand je vois la violence qui monte crescendo, devant la haine des gilets jaunes envers le président et envers les autres citoyens qui ne sont pas gilets jaunes. Quand on empêche des gens de circuler parce que ces derniers ne partagent pas votre avis, ça s'appelle du totalitarisme...
De plus ce qui m'énerve, c'est qu'à la télé aucun temps de parole n'a été donné aux gens qui ne sont pas des gilets jaunes, qui sont contre ce mouvement, on ne les a vu nulle part, et c'est carrément pas objectif ni égalitaire.

J'en ai marre car les gilets jaunes ne comprennent pas que tout bloquer et tout casser ne mènera qu'à une chose : à une situation économiquement précaire. Car les commerces et les entreprises travaillent moins, voire plus, depuis les blocages. Qui dit moins de travail, dit chômage technique. Qui dit chômage, dit baisse de l'activité du pays et baisse de la croissance, augmentation de la dette, entrée en récession et tout le bordel. Juste au moment où le pays commençait à redresser la barre.
Sans compter que toutes les destructions seront payées par nos impôts, NOS impôts et pas ceux des gilets jaunes qui ne payent probablement pas d'impôts. Rien que ça, ça me fout grave les boules. Les mecs touchent sur tous les plans, et encore quoi ils sont pas contents ?! et qu'on vienne pas me dire que la difficulté quotidienne, je la connais pas, mes parents sont pile dans la classe moyenne et moi j'oscille entre le haut de la classe précaire et le bas de la classe moyenne. Les mois galères sans taf, je connais. Et pire, j'aurais aucun chômage si demain je m'arrête, tout comme je n'ai pas d'arrêt maladie ou de congés payés. Oui j'ai choisi cette situation mais donc la précarité, je sais ce que ça veut dire. Et quand je vois ces mecs qui passent leur temps à des ronds-points mais putain, ça me rend folle !! au lieu de construire des cabanes branlantes, faites des choses utiles pour les autres !
C'es comme de les entendre râler sur les GAFA... je suis sûre que les ¾ publient des vidéos et des photos sur leur facebook via le dernier iPhone et font leurs achats sur Amazon. Putain, ça me fait doucement rire ça. Le système, on le change en modifiant son mode de vie, ses habitudes, mais la plupart ne sont pas prêts à changer. Ils sont contre les zones commerciales et les grands supermarchés mais je suis certaine que tous vont faire leurs courses à Auchan parce que « c'est moins cher ». Mais arrêtez avec ces mots-là !
De toutes manières, le principal problème ne vient pas de trop d'impôts ou de pas assez d'aides, le problème vient des gens. Des gens qui sont envieux et jaloux. La revendication du salaire maximal plafonné à 15 000 € en est le parfait exemple. En France, on n'aime pas les gens qui réussissent ou qui gagnent de l'argent. Je suis totalement contre cette revendication. Pourquoi quelqu'un qui bosse dur, qui a des responsabilités, qui a des employés, n'aurait pas le droit de bien gagner sa vie ?
Les gens veulent plus de sous mais aucun n'a dit pourquoi faire. Je ne doute pas que dans le lot, il y a peut-être des gens qui ont vraiment besoin d'argent – quoique les gens vraiment dans le besoin ne peuvent pas trop se permettre de passer leur temps à faire le pied de grue à un rond-point – mais il y a sans doute des gens qui veulent plus, juste pour jouer plus au PMU ou acheter plus des conneries aux gamins. Des nouvelles consoles, des nouveaux ordis, une plus belle voiture que le voisin.

On peut vivre autrement qu'en dépensant tout le temps. On DOIT vivre autrement qu'en dépensant tout le temps, il n'y a que comme ça qu'on pourra changer le système mais certainement pas en détruisant des magasins ou des symboles historiques.
Cet article est long et décousu mais je ne suis pas en état de mieux organiser mes idées, je suis énervée, fatiguée et triste. Toute cette ambiance ne me facilite pas les choses et j'ai du mal à entrer dans le mode « fêtes de fin d'année ». Je suis plutôt en train de me demander comment faire ce week-end pour aller acheter ce qui manque sans prendre de risque.

Bref, vous l'aurez compris, je suis plus qu'agacée par cette situation et quand je vois que Macron a lâché du lest, ça me dégoûte, et que je m'aperçois que les gilets jaunes ne sont toujours pas contents, je ne comprends vraiment pas... qu'est-ce qu'ils veulent ?? 5000 € d'aides par moi et ne payer aucun impôt ?
Pour terminer, je vous renvoie vers un article du Monde dans lequel je me reconnais à 100 % : Les peurs et l'autre colère des anti-« gilets jaunes »

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05 décembre 2018

* Résultat Concours *

Merci à tous d'avoir participé à ce nouveau concours sur ce blog !
Pour ceux qui n'ont pas gagné, pas d'inquiétude, il y aura encore d'autres livres à gagner dans les prochains mois...

C'est Lisou du blog Les pipelettes en parlent, qui remporte le roman de Fiona Barton , bravo à elle !

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03 décembre 2018

Bilan de novembre

Décembre

Bon Novembre a été plutôt chaotique et cela sur plusieurs plans...
D'abord, à moins de vivre dans une grotte, les événements qui secouent actuellement la France. Au départ, je trouvais ce mouvement ridicule, maintenant, j'avoue qu'il commence à me faire peur... chaque fois que j’ouvre Internet ou que j’allume la télé, je tombe sur des infos désastreuses. Je ne vais pas plus m'étendre que ça (je pense écrire un nouvel article sur le sujet dans la semaine) mais la situation est confuse, le pays s'enfonce dans cette crise médiocre et renvoie une image déplorable.
Côté perso, tout n'a pas été de tout repos non plus. Nous avons traversé quelques épisodes houleux mais tout semble rentré dans l'ordre. Mon père a commencé sa radiothérapie qui se passe bien pour l'instant. Il est normal, enfin comme d'habitude, actif, sans changement dû au traitement. Je croise les doigts pour que ça continue comme ça. Et malheureusement, des problèmes persistent au sein de l'organisation du Greta rendant mon travail parfois compliqué et délicat mais désormais, je vais prendre les choses différemment !
Côté blog, j’ai repris un rythme un peu plus soutenu (même si on est loin de mon rythme de début de blogueuse) et j’espère bien continuer comme cela. J’en profite pour saluer et remercier mes nouveaux lecteurs, j’espère que vous aurez envie de repasser sur mon blog une fois le concours terminé ;-)

Ce mois-ci, je suis allée deux fois au ciné, j’ai ainsi pu voir Le grand bain de Gilles Lellouche qui est assurément mon coup de cœur du mois !! j’aimerais vous en parler dans un prochain article et vous encourage à aller le voir si ce n’est pas encore fait. C’est drôle, c’est très fin et particulièrement bien joué, il y a de la profondeur, c’est une comédie sociale brillante et intelligente.
Autre coup de cœur, dans un tout autre style, L’astragale de Brigitte Sy avec Leïla Bekhti et Reda Kated sur la vie d’Albertin Sarrazin, première femme prostituée et délinquante à avoir raconté sa vie dans un roman. Un film très beau, très bien joué, ponctué d’extraits du livre éponyme et qui m’a donné envie de me plonger dans les écrits d’Albertine Sarrazin.
A retenir également pour novembre, le film fantastique norvégien Thelma, Irréprochable et Jalouse du côté français ainsi que Passengers côté blockbuster – que j’ai préféré à Premier contact.
En revanche, j’ai été plutôt déçue par Captain Fantastic et Ma Loute… je n’ai pas trop adhéré au concept un poil radical de Captain Fantastic et je ne suis même pas allée au bout de Ma Loute (ce qui m’arrive très rarement). A la télé, j’ai regardé l’adaptation de Jusqu’à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel, et même si l’histoire a été un peu coupée, j’ai bien aimé, c’était bien joué et les images étaient réellement magnifiques.
Côté séries, Dix pour cent a encore réussi à me charmer pour cette troisième saison, j’adore !!! Très appréciée Bates Motel (même si je trouve que les péripéties se répètent un peu) et Better Call Saul. Je reste très perplexe face à The Young Pope, brillamment incarné par Jude Law. J’ai également jeté un œil aux deux premiers épisodes de l’adaptation de La vérité sur l’affaire Harry Quebert et j’avoue que ça ne m’a pas emballé plus que ça… j’ai trouvé Marcus mal joué et le vieillissement forcé de Patrick Dempsey m’a piqué les yeux ! j’en ai même oublié de regarder les épisodes de vendredi soir, ce qui n’est pas très bon signe.
Au niveau des livres, seulement 5 lectures mais je suis contente car j’ai sorti trois livres – dont un encore en cours – qui étaient dans ma PAL depuis fort longtemps maintenant. Comme vous le savez déjà, j’ai beaucoup aimé Derrière les portes, mais également Tuez qui vous voulez d’Olivier Barde-Cabuçon et Zone B de Marie Hermanson. Malheureusement, je n’ai pas accroché (encore une fois) à l’intrigue de Jo Nesbo dans Les cafards…

Et vous comment s'est passé votre mois ? des coups de coeur à partager ?

Mois de Novembre : 12 films - 1 film revu - 6 séries - 5 livres

bilan nov 2018

bilan nov livre 2018

Lectures en cours

Délivrance_reduit

La clé de l'apocalypse_réduit

29 novembre 2018

Derrière les portes de B.A Paris

Jack et Grace sont un couple vraiment parfait. Ils sont beaux, jeunes, riches, amoureux. Ils ont une maison magnifique, Jack est un avocat prestigieux qui s'occupe des femmes battues, Grace est une maîtresse de maison exemplaire. C'est un couple qui fait rêver, un couple idéal, un couple que tout le monde envie. Les amies de Grace lance des piques à leurs maris leur demandant de prendre exemple sur Jack.
Mais une fois les portes refermées, la réalité est tout autre et leur alliance est très loin d'être idéale.

Derrière les portes

J'ai commencé Derrière les portes en pensant que ce thriller allait me plaire mais c'est bien en deçà de ce que j'ai ressenti à la lecture !! J'ai adoré, tout en étant fasciné et éprouvée par cette histoire !
On sent dès le début que quelque chose entre Jack et Grace, l'histoire étant racontée du point de vue de Grace, elle place quelques réflexions étranges pour un couple soi-disant parfait. Et puis on entre dans l'histoire et on est happé par le calvaire de Grace, son impuissance, ce piège sadique qui s'est refermée autour d'elle et de sa soeur Millie, jeune femme de 18 ans trisomique et donc dépendante de Grace. Grâce à l'alternance de chapitres Présent/Passé, on comprend tout ce qui s'est passé pour que Grace se retrouve dans cette situation extrêmement délicate. On s'attache bien sûr à elle que l'on veut sauver, et surtout à Millie, personnage totalement innocent et que l'on veut préserver à tout prix.
J'apprécie énormément ce genre de thriller où dans un quotidien tout à fait banal se trame de sordides et sombres histoires. B. A. Paris, dont s'est le premier roman, s'y illustre avec talent et son page-turner est véritablement palpitant. Bien sûr, on peut se demander comment Grace, femme moderne et intelligente a pu se laisser convaincre, se laisser embarquer dans cette histoire mais il ne faut pas oublier que Jack est un parfait manipulateur, qui sait parfaitement faire ce qu'il faut pour que justement, personne ne le découvre.
Derrière les portes a été dévoré en quelques jours tant j'avais envie de connaître le dénouement de ce thriller psychologique !

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Logo Dames en noir

 

25 novembre 2018

Torrents de Christian Carayon

Dans la rivière de Fontmille, on découvre des morceaux de corps. Ils sont rapidement identifiés comme appartenant à deux jeunes femmes portées disparues il y a plusieurs années. La peur ne tarde pas à s'emparer de la petite ville.
Le chirurgien Pierre Neyrat est alors arrêté pour ces deux meurtres. Sa personnalité, son passé inconnu, ses compétences professionnelles et son lien avec l'une des deux victimes - elle était la petite-amie de son fils - en font un suspect idéal et il a été dénoncé par sa propre fille. Cet événement va faire imploser la famille Neyrat et pousser François, le fils, dans une quête de la vérité.

Torrents

C'est le premier Christian Carayon qu'il m'ait été donné de lire et je n'ai pas été déçu, l'auteur mélange habilement Histoire et histoire pour nous offrir un sombre récit.
Le torrent de la Vissalès va trahir Pierre Neyrat, pourtant amoureux de cette rivière et de ses coins de pêche, et avec la résurgence de ces corps démembrés, c'est toute sa vie qui va être balayée. Père de trois enfants, Pierre Neyrat est une personnalité éminente de Fontmille, un chirurgien reconnu, une figure de la ville, mais sur lui plane un doute insidieux, les petites villes n'aiment pas beaucoup les secrets... Il est dénoncé à la police par Marie, sa fille aînée issue d'une première union. Valentine et François, ses deux autres enfants seront emportés dans la tourmente.
François est au cœur de ce drame, Émilie était sa petite amie et malgré son amour pour son père, un doute puissant va s'insinuer en lui.
Comme un cataclysme, l'arrestation de Pierre Neyrat va complètement bouleverser le microcosme de cette famille et pousser François sur les traces du passé de son père. Dans sa quête, il sera aidé par Camus, un ancien flic et meilleur ami de Pierre. Tous les deux fouilleront le passé, celui trouble et peu glorieux de l'après-guerre et celui de Pierre qui cache certains secrets.
Ce qui frappe dans Torrents, c'est la précision, la méticulosité de l'auteur pour nous décrire aussi bien les personnages que la furie du torrent, les décors montagneux et la topographie de la ville de Fontmille. Christian Carayon n'est pas professeur d'histoire-géographie pour rien.
Grâce à son écriture, l'immersion est totale et on entend presque le torrent gronder à nos oreilles lors de la lecture !
Torrents est sans conteste un brillant roman noir, un polar familial à l'ambiance particulièrement bien rendue, pesante, aux personnages fouillés, travaillés, ciselés. Constamment sur le fil, oscillant entre la culpabilité de Pierre Neyrat et son innoncence, Torrents offre un suspence tranquille mais intense.

Un exemplaire de Torrents sera à gagner dans les mois à venir !!

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21 novembre 2018

* Concours ! *

Comme promis, voici un nouveau concours pour vous permettre de gagner un exemplaire de La coupure de Fiona Barton, en partenariat avec Fleuve Éditions et paru en septembre.

La coupure

Résumé

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d'un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n'y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c'est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d'une bonne story, elle flaire là le premier indice d'une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées... Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

Le mot de l'éditeur

Son précédent roman, La Veuve, a connu un succès international, best-seller du Sunday Times et du New York Times, il a été traduit en 35 langues. Un fait divers est à l'origine de cette histoire à la fois fascinante et inquiétante. Fiona Barton puise son expérience de journaliste pour nous emmener au cœur de l'intimité et du quotidien, om se nouent parfois les pires drames.
Mon avis sur ce deuxième roman de Fiona Barton : La coupure

Conditions de participation

Je ne vais pas compliquer plus les conditions de participation au concours, elles sont identiques à la première fois. Laisser un commentaire sous ce message en mentionnant votre nom et votre participation au concours, n'oubliez pas de bien renseigner le champ de votre email pour que je puisse vous contacter (attention en l'absence de réponse de votre part, je ferais un nouveau tirage). L'envoi se fera très probablement en mondial relay ou colissimo pour la France et par La poste pour ceux qui sont à l'étranger.
Inscriptions acceptées jusqu'au 4 décembre 23h59.
Tirage au sort le 5 décembre.

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19 novembre 2018

Ras-le-bol Bis

Et bien voilà ces braves (et dans ma bouche, ce n'est pas un compliment) gilets jaunes ont passé leur week-end à se faire chier à des ronds-points pour emmerder des gens qui ne peuvent rien changer au prix de l'essence. Mais ils sont tellement contents de cette expérience enrichissante qu'ils ont décidé de remettre ça hier et aujourd'hui et visiblement demain aussi (rien de mieux à faire les gars ?!).
Et vous vous doutez que ma colère ne s'est pas calmée, au contraire. Quand je vois leur façon de faire avec certaines personnes qui ont essayé de passer en force dans les blocages, je suis complètement atterrée.... Oui parce que la pauvre femme qui a écrasée une manifestante en Haute-Savoie n'aurait jamais écrasé cette personne sans les gilets jaunes. Et résultat, qui va aller en prison ? la conductrice...
C'est un mouvement absolument anti-démocratique que d'empêcher des gens de circuler et d'aller où ils veulent. Qui sont-ils ces mecs pour me dire où je peux aller et les routes où j'ai le droit de passer ? Personne.
Sans compter que j'ai perdu ma journée de samedi car mes clientes ont toutes annulé les unes après les autres ou n'ont pas pu venir à cause des blocages. Un manque à gagner énorme. Ces gilets jaunes sont sans doute salariés et ne connaissent pas vraiment le concept de salaire à la commission. Pourquoi empêcher des honnêtes gens de travailler ? J'ai vu un centre Feu Vert qui a été bloqué toute la journée par 4 pignons et c'est tout simplement scandaleux.
Les gens veulent plus de pouvoir d'achat, payer moins de taxes mais tous ces gens oublient de façon incroyable à quoi sert cet argent... Si leurs enfants peuvent aller à l'école, s'ils peuvent aller à l'hôpital gratuitement, s'il y a cinq semaines de congés payés, le congé maternité, si la police est là, présente dans les rues, si les soldats de Sentinelle et les brigades anti-terroristes sont là et travaillent, si les routes sont refaites, s'il y a l'éclairage public, s'il y a la sécurité sociale, s'il y a des assistances sociales, des organismes de formation pour adultes, Pôle Emploi, s'il y a des marchés de Noël et festivals d'été gratuits, s'il y a le feu d'artifice le 14 juillet, s'il y a tout ça et plus encore, c'est parce qu'on paye des impôts.
Alors ouais, c'est sûr tout n'est pas parfait. On peut s'améliorer sur les retraites pour plus d'égalité et pour plus de sécurité pour les personnes âgées qui n'ont plus de revenus, on peut s'améliorer sur la répartition des ressources. Mais putain, on vit en France, dans un pays où on vous laisse foutre le bordel pour un rien. Allez voir ailleurs, dans les autres pays comment ça se passe. Le rêve d'avoir un salaire identique pour tout le monde et mettre tout en commun est une utopie, mais on peut arriver à plus d'égalité, oui. Je suis d'accord. Mais là, c'est juste ridicule. Participez plutôt à la construction de ce pays avec plus d'égalité d'une façon plus constructive justement.
Et quand j'entends certains gilets jaunes demander la démission de Macron, mais c'est encore pire. Ils ne réfléchissent vraiment pas. Ils ont un discours sans queue ni tête qui concerne tout et n'importe quoi. Et ça commence lentement mais sûrement à me gaver et je ne suis pas prête de soutenir ce mouvement.

La prochaine fois, allez au musée ou à la bibliothèque, merde !

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16 novembre 2018

Ras-le-bol

Aujourd'hui je vais pousser un coup de gueule. Bon ça n'est pas le premier et ça n'est sûrement pas le dernier ! ^^
Mais ça fait un petit moment que ça n'était pas arrivé, mais là, je n'en peux plus !
De quoi ?!
Des putains de gilets jaunes et de leur « combat » foireux sur le prix de l'essence.
Non mais sérieux les gars ?!
Vous venez seulement de réaliser que l'essence ça coûte cher ? et vous avez sans doute oublié les prix de l'essence il y a quelques années ?
Et puis franchement y a pas une autre cause dans laquelle vous investir ?! genre les centaines de migrants qui meurent en Méditerranée ? ou l'égalité femmes/hommes ? ou la famine au Yémen ? ou le réchauffement climatique ?
Non là, plus personne...
Tous ces idiots me font pitié mais en plus, ça m'énerve à un point inimaginable. Ces pignons qui organisent ces blocages comme si c'était une question de vie ou de mort, employant des stratégies limite militaires pour un blocage qui va emmerder tout le monde.
Ouais, l'essence c'est cher mais c'est pas nouveau ! c'est pas comme si hier l'essence faisait 10 centimes du litre et aujourd'hui 2 € !
Oui ça augmente et alors ? quand il faut acheter la dernière PS4 ou le dernier iPhone à plus de 1100 €, là ça va, c'est pas cher hein ? à 1,52 € le litre, ça vous ferait plus de 723 litres, pas mal non.... Ou ceux qui achetent des gros 4*4 bien polluants ou des diesels de chez Peugeot/Renault à 20 000 balles, eux demain, je suis certaine qu'ils seront en train de bloquer des routes !
Impliquez-vous dans des causes fortes, justes. Impliquez-vous pour les pauvres, les gens qui ont faim, les enfants violés, les femmes battues, putain !!

essence

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12 novembre 2018

Envahissement

Ma mémoire est comme une énorme éponge, je me souviens d'une quantité incroyable de données inutiles, de données facultatives, qui me remplissent et débordent. Pourquoi je me souviens de la date d'anniversaire de Jonathan qui était avec moi en 6ème, et de manière plus générale de presque tous les anniversaires des gens que j'ai un jour côtoyés ? Pourquoi je me rappelle du prof de chant sexy d'une copine que j'ai croisé quelques fois quand j'avais 18 ans ? Pourquoi je me souviens de personnes avec qui je n'étais pas spécialement amie, avec qui je n'ai rien vécu d'intense, juste des journées de cours interminables ? Et surtout pourquoi eux ne se rappellent pas de moi ?
Il faut toujours que je me souvienne des personnes, des noms, des dates, des lieux alors même que les personnes dont je me souviens m'ont, elles, oubliées depuis des années.
Pourquoi est-ce que dans une ville de province, sur un marché, un très grand marché, sur une large place bordée de platanes, faut-il que je croise, une ancienne copine de la fac ?
En fait, ce n'était même pas croiser, frôler est plus juste, si j'avais tendu les doigts, je l'aurais probablement touchée.
Je la frôle, mes yeux la voient, mais elle, intentionnellement ou pas, ne me voit pas, ne fait aucun geste vers moi. Si elle ne me voit pas par accident, c'est tant pis, mais si elle me voit, sans me reconnaître, sans se rappeler de moi, ça m'angoisse. Même chose si elle décide intentionnellement de ne pas me reconnaître, de choisir de faire comme si elle ne m'avait pas vu. Moi, je me souviens d'elle, et aujourd'hui, plusieurs mois après, je me souviens parfaitement bien de cette rencontre fugace et inutile, de mon regard attiré par des varices sur les jambes d'une grosse femme, puis par ricochet, mes yeux ont croisé les roues d'un caddie et juste à côté, c'était elle.
Mais je ne sais absolument pas pourquoi ma mémoire, mon cerveau, va garder cette information, pourquoi elle ne sera pas archivée comme le reste.
Le pire, c'est que je n'ai pas envie de me souvenir. Je n'ai jamais vraiment été très proche de cette fille et ça m'est complètement égal aujourd'hui de la voir ou de lui parler ; mais je sais que je vais m'en souvenir pendant longtemps...
Je suis à la fois gênée par cette multitude de souvenirs, d'éléments conservés qui s'entrechoquent dans ma mémoire, tout un tas d'informations dont je n'ai que faire mais dont je ne sais pas comment me débarrasser. Et à la fois par les questions sous-jacentes qu'ils engendrent, notamment celle de l'absence de souvenirs de moi qu'ont l'air d'avoir les gens, sciemment ou non. Cela signifie-t-il que je suis si transparente ou peu intéressante que je ne laisse pas de traces ? ou cela signifie-t-il que les gens préfèrent m'éviter quand ils me croisent ? et si c'est le cas pour quelles raisons ?
Ou bien est-ce que je me fais simplement des films et que je suppute trop ? Je ne saurais probablement jamais pourquoi cette fille, avec qui j'ai pourtant fait plusieurs soirées et pas seulement à la fac mais après aussi, ne m'a pas parlé ce jour-là. Et encore moins pourquoi mon cerveau conserve toutes ces données. Je ne sais pas si de l'hypermnésie car tout ne colle pas. Je me sens pas anéantie ou submergée par ces souvenirs, je n'ai pas non plus l'impression que mes capacités intellectuelles soient réduites à cause de ça. Mais ça me soûle quand même un peu de retenir autant de choses, alors que certaines choses plus importantes ou que je souhaiterais vraiment retenir, ne s'enregistrent pas - à moins bien sûr de les apprendre par cœur. De même que j'ignore si avoir tous ces souvenirs est une chose positive ou négative. Est-ce que ma mémoire qui travaille trop maintenant saura me faire éviter les écueils de la sénilité ? ou est-ce qu'au contraire, elle sera tellement fatiguée d'avoir bossée pour rien qu'elle me lâchera plus vite que la normale ? Je me plains de trop de souvenirs, mais je deviendrais folle si je ne pouvais plus me rappeler de rien...

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09 novembre 2018

Avis groupé XIX, spécial Delphine de Vigan

Depuis très longtemps, j'ai eu envie de lire Rien ne s'oppose à la nuit et D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan, mais c'est seulement cette année que je les ai achetés et lus. Une sorte de diptyque où l'on pourrait avoir lu le second sans lire le premier mais où l'on perdrait toute la compréhension de la dimension émotionnelle et de la fragilité de l'auteure.

Rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne s'oppose à la nuit

Tout commence avec la mort de Lucile, la mère de l'auteure, celle-ci a choisi de ne plus vivre et devant ce deuil difficile, Delphine se sent démunie. C'est par l'écriture qu'elle va essayer de faire revivre sa mère, mais surtout de la comprendre tant celle-ci a eu une vie chaotique et un peu dissolue. Cette mère qui elle-même vient d'une famille nombreuse, chapeauté par Liane et Georges, ses parents. 

Delphine de Vigan va remonter le fil de son histoire familiale, d'abord de l'enfance de Lucile jusqu'à la sienne et au-delà, dans sa vie d'adulte. Elle va écrire pour essayer de comprendre cette mère qui lui a toujours échappée. Et quand on plonge dans les méandres d'un passé familial, on peut y découvrir certaines choses dont on soupçonnait l'existence sans en avoir de certitudes....
Au départ, j'ai eu un peu de mal avec les passages où l'auteure explique son cheminement, je voulais seulement rester avec Lucile enfant, sa famille si joyeuse et si dure, ses parents et surtout ses nombreux frères et sœurs. Mais peu à peu, je me suis laissée porter et j'ai vraiment été bouleversée par ce récit si personnel. J'ai aimé cette plongée au cœur de cette famille avec ce qu'elle a de positif, de négatif, de drames, de secrets, d'amour. Je ne crois pas avoir jamais lu de livres parlant mieux de la famille que celui-ci. J'ai même d'ailleurs du mal à en parler, à trouver les mots justes pour vous faire passer les émotions et la fascination ressenties.
Je ne comprends pas les critiques regrettant le voyeurisme dans lequel ce livre les aura plongés, je ne comprends pas, parce qu'écrire sur sa famille, écrire un récit biographique, c'est donner à voir tout ce qu'il y a à voir, même si c'est sombre, moche ou sordide. Pourquoi parler de voyeurisme en lisant un récit autobiographique ? si on ne veut pas voir, ne lisons pas car on ne sait jamais ce qu'on pourrait lire.
Ce qui m'a aussi beaucoup plu, c'est la lucidité, certains diront la froideur, de l'auteure qui n'épargne rien ni personne, qui ne prend pas de pincettes ou n'enjolive pas la vérité. Elle dit, elle écrit, elle est honnête, même quand ce n'est pas flatteur pour elle, alors qu'il serait facile de changer, ou du moins de taire, certaines choses.
J'ai aimé ce livre-témoignage, ce livre-exutoire, même si c'est parfois dur à lire, mais l'ambiance n'est pas glauque, et le livre peut aussi faire sourire. J'ai aimé cette famille, oh bien sûr, pas tous ses membres, mais j'ai aimé ce qu'il s'en dégage.

J'écris ce livre parce que j'ai la force de m'arrêter aujourd'hui sur ce qui me traverse et parfois m'envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d'avoir peur qu'il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l'emprise d'une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l'ombre.

D'après une histoire vraie

D'après une histoire vraie

Delphine de Vigan, après le succès de son précédent livre, est dépassée et victime du syndrome de la page banche, elle est même en panique à l'idée de tenir un stylo ou de s'approcher d'un clavier. Une angoisse qui la rend plus fragile que jamais. C'est le moment que choisit L. pour faire son apparition dans sa vie. L., auteure également, nègre plus exactement, va peu à peu s'immiscer totalement dans la vie de Delphine, la rendant exsangue, faible et incapable de réagir. Mais le doute s'insinue...
Est-ce que le récit que nous lisons est réel ?

 D'après une histoire vraie, suite de Rien ne s'oppose à la nuit, suite dans laquelle, comme je le disais au début de cet article, qui sans la lecture du premier perd beaucoup de sa force. En effet, on ne pourrait comprendre la fragilité de Delphine de Vigan sans avoir lu Rien ne s'oppose à la nuit. Ce roman sur sa mère, sa famille qui l'a laissé vide de force, vide d'envie et pleine d'angoisse. Alors qu'en plus, elle n'ose plus approcher un clavier ou tenir un stylo en main, elle reçoit des lettres de menaces et ment à ses proches sur la rédaction de son nouveau livre. Elle s'enfonce dans une spirale obscure et c'est là qu'L fait son apparition et profite de ses faiblesses pour étendre son emprise sur Delphine. L. qui représente, physiquement du moins, tout ce que Delphine souhaiterait être : Combien de temps faut-il pour être une femme comme ça, me demandais-je en observant L., comme j’avais observé des dizaines de femmes avant elle, dans le métro, dans la file d’attente des cinémas, aux tables des restaurants ? Coiffées, maquillées, repassées. Sans un faux pli. Combien de temps pour parvenir à cet état de perfection, chaque matin, et combien de temps le soir, pour les retouches, avant de sortir ? Quel genre de vie faut-il mener pour avoir le loisir de dompter ses cheveux en brushing, de changer de bijoux chaque jour, d’assortir et varier ses tenues, de ne rien laisser au hasard ? Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas seulement une affaire de disponibilité, mais plutôt de genre, quel genre de femme l’on choisit d’être, si tant est qu’on ait le choix.
Dans un troublant jeu de fascination, Delphine va laisser L. entrer dans sa vie où patiemment elle saura répendre son venin...

Bien sûr cette relation toxique est fascinante à observer, mais le talent de Delphine de Vigan est d'y associer toute une réflexion sur le métier d'écrivain et tout ce qu'il implique. Mais Delphine brouille aussi les lignes, ramenant sans cesse au cœur du récit la question de la fiction et de la réalité, la part du vrai, la part du faux, ce qui est réel, ce qui est inventé.
Au final D'après une histoire vraie est un thriller psychologique intense, troublant, où les sentiments exacerbés sont parfaitement bien décrits par l'auteure et où le lecteur oscille continuellement entre réalité et fiction.

Si à travers l'écriture tu ne cherches pas à te connaître, à fouiller ce qui t'habite, ce qui te constitue, à rouvrir tes blessures, à gratter, creuser avec les mains, si tu ne mets pas en question ta personne, ton origine, ton milieu, cela n'a pas de sens. Il n'y a d'écriture que l'écriture de soi. Le reste ne compte pas.

Deux brillants romans que je recommande totalement !

01 novembre 2018

Bilan d'octobre

Novembre

Ce mois d'octobre a été vraiment bien rempli avec beaucoup de boulot et plusieurs week-end festifs, bref je ne suis pas ennuyée, ce qui fait que je n'ai pas énormément bloggué... je vais essayer de préparer quelques articles d'avance cette semaine car je ne bosse pas et que novembre s'annonce plus ou moins pareillement chargé. Côté perso, pas grand-chose de nouveau, si ce n'est que ma soeur m'a profondément énervé. Elle m'a encore déçue sur plusieurs points. Je ne souhaite pas lui en faire part car j'estime que si elle n'est pas capable de se rendre compte de certaines choses par elle-même, c'est qu'il n'y a plus grand chose à faire... Elle peut dire qu'elle m'aime et tout ce qu'elle veut, aucun de ces gestes ou actes ne démontrent cet amour, bien au contraire. J'ai beau essayé de me détacher, je suis encore en colère vis à vis d'elle (ce qui veut dire qu'au final, je ne suis pas si détachée que ça...)
Ça fait un moment que je ne suis pas allée au cinéma et ça me manque vraiment beaucoup !! je vais essayer de remédier à ça en novembre, en tous les cas, ça ne m'a pas empêché de voir des films quand même ;-) J'ai enfin vu Mal de pierres que j'ai beaucoup aimé, même si je ne m'attendais pas du tout à ce revirement final ! J'ai également vu Les hommes du feu, un très bon film de Pierre Jolivet sur les pompiers, très intense et poignant. En série, j'ai vu la nouvelle saison de Murder et de Westworld, j'ai fini Elven et la saison 1 de The Sinner, ainsi que les saisons 3 et 4 du Bureau des Légendes (et revu la 1 et la 2 au passage), c'est vraiment une excellente série que je conseille vivement ! J'ai aussi vu la saison 5 de The Good Wife et mon dieu, quelle saison !! à part la 1, c'est peut-être la plus mouvementée et la plus choquante des saisons (et puis il y a Matthew Goode dedans, et oh mon dieu...!)
En termes de lectures, je pensais à avoir fait un bon mois, mais au final, je n'ai lu que 6 livres, ce qui n'est vraiment pas énorme...
J'ai enfin réussi à aller au bout du premier tome du Seigneur des Anneaux ! j'ai bien sur apprécié l'histoire et malgré une lecture parfois laborieuse, j'ai pris beaucoup de plaisir à aller à travers la Terre du Milieu avec Frodon et la communauté de l'anneau. J'en ai profité pour lire deux Stephen King, et si j'ai beaucoup aimé Salem, j'ai vraiment adoré Joyland ! Je reste par contre assez perplexe après ma lecture de Chanson douce de Leïla Slimani...

Mois d'Octobre : 4 films - 6 séries - 6 livres

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livre nov

Lectures en cours

Tuez qui vous voulez_reduit

Etat d'urgence_reduit

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22 octobre 2018

Salem de Stephen King

Nouvelle lecture pour le challenge des Douze Thèmes avec un Stephen King pas tout récent, Salem !

Ben Mears, écrivain à succès, revient à Salem pour y rédiger son nouveau roman. Il envisage de loger à Marsten House, une étrange demeure en surplomb de la ville, chargée d'un lourd passé. Mais Marsten House vient d'être vendue à un certain Monsieur Straker.
Ben décide de s'installer dans une pension et commence une vie tranquille entre la rédaction de son roman et son amourette avec Susan.
Mais un jour, Ralphie Glick, disparaît et son frère, Danny sombre dans un coma inexplicable. Inconsciemment, c'est vers Marsten House que se tourne Ben, l'horreur ne fait que commencer à Salem...

Salem

C'est avec un peu de crainte que j'ai commencé Salem, oh pas une crainte de ne pas aimer, mais plutôt celle d'avoir peur en le lisant !! (oui, je suis un peu chochotte sur les bords ^^) J'ai donc lu en journée, et jamais juste avant de dormir et si je n'ai pas eu la peur de ma vie, je dois dire que plusieurs passages de ce livre sont quand même assez flippants !! (mention spéciale au petit Glick qui vient faire un petit coucou à la fenêtre de Mark Petrie...)
On débarque donc à Salem en compagnie de Ben, un jeune auteur sympathique qui a jadis habité la ville, et sa première expérience avec Marsten House s'est révélée assez traumatisante. C'est avec une crainte certaine qu'il voit la maison être habitée et d'étranges événements se produire. L'arrivée de l'étrange Straker et de l'énigmatique Barlow, les nouveaux propriétaires, semblent être le début de la descente aux enfers pour la petite ville de Jerusalem's lot.
Bon déjà, ce livre n'est pas une histoire de sorcières ! en lisant le titre, j'ai immédiatement pensé aux sorcières de Salem mais ici, rien à voir, nous sommes dans le Maine et il s'agit de vampires. Salem de Stephen King est un hommage à Dracula de Bram Stocker.
Comme d'habitude avec le King, l'histoire prend le temps de s'installer, il prend le temps d'ancrer les personnages dans une réalité, de nous parler de chacun de façon individuelle, de nous raconter leur passé. On retrouve également plusieurs thèmes chers à l'écrivain : les enfants et le rôle primordial qu'ils jouent dans plusieurs de ses romans et le travail de l'auteur. Moi qui adore les histoires de vampires, j'ai vraiment aimé Salem qui nous offre le vrai visage des vampires, sombres, cruels, malsain, pervers, très loin des Cullen de Stephenie Meyer ou des Salvatore de Vampires Diairies.
J'ai aimé suivre Ben, Matt, Jimmy et surtout Mark dans cette chasse aux vampires, j'ai aimé le climat délétère qui s'installe peu à peu, la transformation de Jerusalem's lot, cette ambiance frissonnante. Je suis donc plus que satisfaite de mon choix de lecture ! J'ai également en réserve Joyland que je vais essayer de lire avant fin octobre.

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13 octobre 2018

La coupure de Fiona Barton

Ce sont quelques lignes au bas d'un journal qui vont bouleverser la vie de plusieurs femmes. Quelques lignes dans lesquelles on apprend la découverte du squelette d'un nourrisson enterré dans un jardin.
Cette nouvelle va se révéler décisive pour Angela, Kate et Emma.
Première à sentir le scoop, Kate va tout faire pour connaître l'identité du bébé du chantier et ce qui a pu lui arriver.
Emma craint que cette découverte ne mette au jour un de ses secrets les plus noirs.
Angela, elle, espère de tout son coeur qu'il s'agisse d'Alice, sa fille disparue à peine quelques heures après l'accouchement. Cette révélation permettrait de mettre fin à des années de souffrance et de questionnement.

La coupure

J'avais entendu le nom de Fiona Barton lors de la parution de son premier roman, La veuve, alors lorsque j'ai eu l'opportunité de lire sa nouvelle parution, je n'ai pas tellement hésité ;-)
La coupure est un excellent thriller, intelligent et réellement empathique. Le sujet de départ, en effet, n'est pas des plus faciles, mais l'auteure a su parfaitement composer avec, et les récits d'Emma et d'Angela sont particulièrement touchants, tout en étant intriguants. Fiona Barton a choisi de consacrer chaque chapitre à un personnage, permettant d'obtenir une multitude de points de vue et de narrateurs puisque les chapitres consacrés à Emma sont racontés à la première personne. J'ai vraiment beaucoup aimé les personnages d'Angela et d'Emma, celui de Nick aussi et même celui de Jude qui est plus ambivalent. J'ai eu un peu de mal au départ avec Kate et son côté un peu prête à tout pour un scoop ; mais au fur et à mesure de son enquête, son personnage et son regard changent et deviennent plus humains.
La coupure n'a pas forcément un rythme survolté, mais de toutes manières, le sujet ne le permet pas. Ici, il faut laisser les victimes, les témoins prendre leur temps pour faire remonter à la surface des secrets sombres et bien enfouis.
Avec talent et suspense, Fiona Barton nous offre un thriller humain, au dénouement émouvant et qui aborde de nombreux thèmes comme les violences faites aux femmes, la disparition d'un enfant ou les relations parents/enfants, mais sans jamais s'appesantir ou être trop triste.

Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à repasser sur le blog bientôt, toujours avec le concours de Fleuve Edition, La coupure de Fiona Barton sera à gagner très prochainement !!

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09 octobre 2018

Challenge Thrillers et Polars 2018/2019

Il est temps de faire un petit point sur le challenge Thrillers et Polars de cette année, commencé depuis juillet et organisé par Sharon j'y participe depuis plusieurs années, même si mon nombre de chroniques ne rejoint jamais mon nombre de lectures ;-)

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Challenge Thrillers et Polars 2018 - catégorie Erlendur, 25 à 50 livres lus


Livres actuellement lus et chroniqués

Livres lus et pas encore chroniqués

  • La plume empoisonnée d'Agatha Christie
  • Amelia de Kimberly McCreight
  • La dernière des Stanfield de Marc Lévy
  • Délicieuse de Marie Neuser
  • Torrents de Christian Carayon
  • La coupure de Fiona Barton
  • Rester groupés de Sophie Hénaff
  • Le livre des Baltimore de Joël Dicker

05 octobre 2018

Bilan d'août et septembre

Septembre

Je suis partie en vacances août n'était pas fini et je suis revenue quand septembre était bien engagé, j'ai donc décidé de faire un bilan groupé pour ces deux mois (vous me direz le 5 octobre, il était temps !!)
Côté perso, août a été le mois où nous avons appris que mon père avait un cancer de la prostate. Depuis j'ai digéré la nouvelle, il n'y rien d'autre ailleurs, et nous allons faire face lorsque la radiothérapie commencera.
Du côté du boulot, évidemment août a été absolument tranquille, mais plus embêtant septembre n'a pas été facile. Tous mes cours prévus au Greta ont été annulés, pour des raisons administratives principalement, ce qui m'a fait un sacré manque à gagner, surtout que j'avais bloqué les jours et je n'avais donc pas de rendez-vous avec mes clients particuliers. J'espère que tout va rentrer dans l'ordre en octobre.
Nos vacances se sont idéalement passées, un séjour parfait à tous les niveaux : entente, découverte, temps, nourriture, vins, visites. C'était vraiment des vacances idéales comme j'en voudrais à chaque fois...

J'ai réussi mon challenge de l'été avec un objectif atteint de 21 livres, je n'ai pas lu tous ceux de la liste de départ mais je suis assez contente de l'avoir réussi. Pour Octobre, je me suis lancée dans un marathon littéraire, avec au programme du msytère, de la magie et de l'épouvante avec Le seigneur des anneaux et Salem (qui est le livre de mon challenge des Douze Tèmes).
Entre août et septembre, j'ai pu lire plusieurs livres vraiment intenses dont Délicieuse et La coupure. J'ai encore passé un excellent moment avec la brigade créée par Sophie Hénaff, Rester groupés ; et j'ai versé des larmes à la fin du Livre des Baltimore !
Comme je vous l'avais dit dans un précédent article, ma PAL a accusé un violent +13 à mon retour de vacances, je n'ai donc pas acheté de livres depuis et je vais totalement me retenir d'aller à un festival du livre ce week-end... !
Côté films/séries, j'ai été enchantée par Berlin 56, une vraie pépite cette série ! ❤ j'ai beaucoup aimé la saison 2 de 13 Reasons why et la saison 3 d'Alex Hugo ; mais aussi Fleuve Noir (un excellent duo d'acteurs, Romain Duris comme vous ne l'avez jamais vu, notamment une scène dont j'ai eu du mal à me remettre !!!), The Grand Budapest Hotel, Le sens de la fête et Cessez le feu. Ça m'a également fait bonne impression mais j'ai été plutôt déçue par Manchester by the sea dont j'avais entendu le plus grand bien et qui ne m'a pas convaincu.

Bilan Août & Septembre : 8 films - 6 séries - 8 livres - 2 bds - 1 livre audio

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Lectures en cours

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