Revoir un Printemps

15 juin 2018

La maison de la falaise d'Audrey Perri

Alors qu'Alma s'est réfugiée chez sa grand-mère pour faire face à une rupture douloureuse et une vie chaotique, elle tombe sur une lettre adressée à son arrière-grand-mère, Helen. Il y est question d'une jeune femme, morte noyée. Immédiatement intriguée, Alma se lance dans une recherche concernant cette noyade.
Et c'est en 1909 que commence l'histoire avec la vie de Laura Clark et Selina Wilson, voisines et soeurs de coeur, en quête de libertés en ce début de siècle. Celle de vivre en harmonie avec la nature pour Laura, indépendante et sauvage. Celle d'aider son prochain et de refuser une voie toute tracée pour l'autre. Mais Laura et Selina verront leur destin bouleversé.
A force de recherches et de questions, Alma découvrira toute la vérité.

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La maison de la falaise est donc le premier roman papier d'Audrey Perri, que vous connaissez tous sous le pseudonyme de Cellardoor ! Après avoir lu Une bonne âme en début d'année, c'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé la plume d'Audrey pour ce second livre.
Habilement écrit, La maison de la falaise vous embarquera pour un petit village de la côte anglaise où tout le monde se connaît mais où les secrets existent.
Nous allons suivre un récit sur deux époques, 1909 et 2011 où Alma, Selina et Laura vivront côte à côte... J'adore ce parti pris de raconter une histoire sur plusieurs époques et de le faire d'un chapitre sur l'autre, même si c'est terriblement frustrant de devoir attendre le chapitre d'après pour connaître la suite ! ce qui nous pousse à lire encore plus vite !! 😉
Deux époques et deux styles résolument différents car malgré les épreuves que traversent Alma, les chapitres contemporains sont drôles, le ton est un peu plus léger, il y a des références vraiment chouettes, on sent toute l'admiration et le respect d'Audrey Perri pour certaines oeuvres. Les chapitres du passé, eux, sont empreints d'un peu plus de gravité et d'un style littéraire qui s'accorde parfaitement avec l'époque.
On rencontre de très nombreux personnages attachants et sympathiques dans ce roman, notamment Alma et Mina - j'ai adoré cette grand-mère et la relation qu'elle a avec sa petite-fille, très différente de ce à quoi on peut s'attendre - et bien sûr Rory, Jill, Charlotte (gros coup de coeur pour ce personnage secondaire), Juliet et ses hérissons... j'ai vraiment apprécié que l'auteure ne tombe pas dans le cliché du mec parfait et de la fille géniale que tout le monde adore quand elle s'installe quelque part.
Non ici, les personnages ne sont pas lisses, ils sont travaillés, fouillés, et surtout ni tout blanc ni tout noir, principalement Alma qui cache de vraies failles. Ce qui les rend encore plus humains, plus attachants, plus réels. Sans compter que plusieurs situations m'ont beaucoup fait rire !
Parallèlement, on suit le destin de Laura et Selina, deux jeunes filles très différentes et pourtant très proches. L'une est insouciante, enjouée et heureuse à l'extérieur. L'autre veut s'émanciper, refuser un mariage arrangé auquel elle est promise, étudier et vivre à Londres. Toutes les deux verront leurs projets contrariés par leur famille et pas des aléas qu'elles n'avaient pas vu venir...

Plus on avance dans le livre et plus on sent qu'un événement tragique va arriver, on sent, on sait que quelque chose de grave est sur le point de se produire, on voudrait pouvoir changer les choses, modifier le destin, mais on peut que lire, la gorge serrée, et voir les vies de personnages chéris pendant presque 500 pages, basculer.
J'ai vraiment adoré cette lecture, quand je ne lisais pas, je pensais souvent à Alma, Selina et Laura, et plus j'approchais de la fin, et moins j'avais envie de les quitter...
Cette saga familiale qui mêle deux époques a su m'embarquer totalement pour ces rivages, ce bord de mer qui devient un personnage à part entière. Si toutefois, je devais avoir un regret, c'est celui de ne pas avoir plus de détails et de passages sur la vie d'Helen, pourtant un personnage capital de ce roman.

Je n'ai jamais lu de romans de Kate Morton, je ne peux donc pas comparer ce livre avec ceux de cette auteure, mais ce que je peux vous dire, c'est que La maison de la falaise est une réussite, et je le dis sincèrement. Ce roman est parfaitement maîtrisé, tout est cohérent, l'intrigue s'accélère au fil des pages et l'écriture d'Audrey Perri est vraiment belle et vivante. C'est drôle, très émouvant, triste, intense, on côtoie des personnages vraiment intéressants, même pour les moins sympathiques d'entre eux. J'ai également beaucoup aimé ce choix de mettre en avant des personnages féminins forts.
Je pourrais vous parler d'Alma, de Mina, de Selina et de Laura, pendant encore des lignes et des lignes... mais vous aurez mieux fait d'acheter le livre ;-)
Vous l'aurez compris, La maison de la falaise est un coup de coeur que je ne peux que vous encouragez à lire !


07 juin 2018

Bilan de mai

Me revoici pour un nouveau bilan mensuel, mais très en retard ! La faute à un séjour à Paris pour profiter de Roland Garros et de la capitale, et à un incident malheureux mais sans gravité avec mon chat qui m'a rendu à moitié hystérique (Dawn Girl, L'averse et Audrey, merci pour votre présence et vos conseils !)
Mai a été plutôt un bon mois, du moins jusqu'à la dernière semaine où j'ai appris le décès d'un pilier de mon cursus universitaire, le créateur même de la filière... cela fait quelque chose... et quelques soucis de santé du côté de mes parents qui m'ont un peu contrarié. J'ai aussi profité de la fin mai pour envoyer péter une cliente de laquelle je suis en partie en claquant la porte ! Ça faisait des mois que je me contenais et ça m'a fait un bien fou !
Sinon globalement, j'ai bien travaillé, j'ai bien lu, j'ai bien vu des films et des séries, j'ai bien bu, j'ai rayé plusieurs tâches de ma liste à faire, bref je suis plutôt contente ! Par contre, j'ai très peu bloggué... (seulement 4 pauvres petits articles)
Un passage en librairie, ainsi qu'un gain Babelio et un SP, ont toutefois été un peu fatal à ma PAL qui a fait un bond de +8 (aïe !), ma PAL a vu s'ajouter La maison de la falaise d'Audrey Perri, ma copine de blog depuis fort longtemps maintenant ^^ et j'ai vraiment hâte de découvrir son premier roman papier (elle est pas trop belle cette couverture ??! <3)
Un gros coup de coeur ce mois-ci avec Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez ! des très bonnes lectures avec Si vulnérable, Fleur de cadavre, Un éclat de givre et Une histoire des abeilles. Et j'ai vraiment apprécié découvrir la vie de Damien Saez au travers de sa biographie très intéressante
Pour les films, on a avalé 4 saisons de Homeland, qui est plutôt bien foutue, sauf que maintenant ça parle de l'était islamique et je trouve ça plus concret et proche de nous... J'ai profité de mai pour regarder plusieurs films dont trois gros coups de coeur : La tête haute, L'effet aquatique, et Mustang.

Mois de mai : 4 films - 3 séries - 8 livres - 1 bds

bilan mai

bilan mai livres

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La maison de la falaise_reduit

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31 mai 2018

Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock

Heloise Kaldan est journaliste à Copenhague, récemment mise sur la touche à cause de révélations erronées transmises par une de ses sources ; un matin, elle reçoit une lettre d'Anna Kiel, postée depuis Cannes, en France.
Elle ne connaît Anna Kiel que de nom. Celle-ci est connu au Danemark pour avoir, trois ans plus tôt, égorgé un avocat, Christopher Mossing.
Pourquoi reçoit-elle ces lettres ? Que veut lui dire Anna ?
Elle s'engage dans une enquête pour essayer de découvrir la vérité, surtout qu'Anna a l'air de très bien connaître Heloise...

Fleur de Cadavre

J'ai gagné ce livre grâce à Babelio et aux éditions Albin Michel que je remercie !

Fleur de cadavre est le premier roman d'Anne Mette Hancock et doit son nom à une fleur très particulière dont je vous laisserais découvrir la signification lors de votre lecture ^^
Parfaitement écrit, bien dosé, et bourré de suspense, Fleur de cadavre est un page-turner très intéressant ! Le mystère est présent dès le début avec la réception de lettres très étranges que va recevoir Heloise. Pourquoi Anna Kiel lui écrit-elle ? d'aussi loin qu'Heloise s'en souvienne, elles ne se sont jamais rencontrées. Le meurtre sauvage de Christopher Mossing a défrayé la chronique et Heloise ne voit aucun lien possible entre elle et Anna, et pourtant...
J'ai vraiment bien aimé ce thriller, notamment parce que l'héroïne est une journaliste, j'aime beaucoup les enquêtes menées par des journalistes dans les romans policiers. De plus, j'ai trouvé Heloise vraiment attachante. Tout comme Erik Schäfer, le flic chargé de l'enquête sur le meurtre de Christopher, qui est vraiment un personnage sympa à suivre. Grâce à l'écriture fluide d'Anne Mette Hancock, je suis tout de suite entrée dans l'histoire et je voulais vraiment percer le mystère d'Heloise et d'Anna, car il est évident que tout n'est pas aussi limpide qu'en apparence... et la révélation va même se révéler assez dure. Les personnages sont finalement plus fouillés et plus travaillés que ce l'on peut imaginer au départ.
Bref un thriller que j'ai lu en quelques jours, tout à fait efficace et prenant qui vous fera découvrir l'histoire d'Anna Kiel.

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23 mai 2018

On the road

prairie

Voilà bientôt deux ans que je n'ai pas écrit sur la conduite !! Je ne m'étais pas rendue compte que le temps passait si vite, et je pensais en avoir parlé pour l'anniversaire de ma thérapie en juillet dernier... Et si je n'écris pas, c'est que tout va bien ou presque ^^ mais je voulais quand même vous tenir au courant de l'évolution de mon défi, de ce projet qui me tenait à coeur et qui était de réussir à conduire seule.
Sur ce point-là, je m'améliore chaque semaine et depuis un an, je conduis quasiment toutes les semaines. Ce qui est énorme par rapport à ce que je pensais pouvoir réussir à faire lorsque j'étais encore bloquée dans ma phobie. Je progresse tout le temps et j'engrange expériences et kilomètres.
Par contre, à force de conduire, je me trouve moins prudente, ou plutôt moins attentive à certains éléments. Plus je prends de la confiance, plus je laisse quelques précautions en route. Attention, rien de grave ou de dangereux, ce sont des petits détails, et ça m'énerve. Ce qui m'énerve aussi, c'est que je commets parfois quelques erreurs. Et souvent, je m'interroge en me demandant si je ne conduis pas plus mal qu'avant, vu que j'ai plus d'assurance. Je ne veux pas devenir une conductrice trop assurée qui dédaignerait les règles de bases - comme la plupart des conducteurs. Je veux toujours garder une petite peur pour toujours garder le contrôle.
Je fais quand même toujours des erreurs, comme rétrograder alors que ce n'est pas la peine, et l'autre jour, j'ai méga rayé la voiture en reculant en descente et dans une courbe, et j'ai rencontré un pilier en pierre et son rebord...
Par contre, je me découvre excédée face aux mauvais conducteurs. Je ne parle pas des gens qui n'arrivent pas à faire quelque chose, j'ai trop souffert des klaxons et des insultes de gens impatients. Je parle de gens qui s'en fichent royalement des autres conducteurs, qui sont seuls au monde et qui, du coup, font des choses extrêmement dangereuses et idiotes. Par exemple, l'autre jour, j'allais bosser. Je dois, à un moment donné, tourner dans une rue à gauche qui monte, pour cela je dois couper la voie descendante. La rue qui monte à gauche a la voie descendante séparée de la voie montante par une grosse jardinière en béton (j'espère que je suis claire !). Une voiture devant moi tourne à gauche, je m'engage derrière elle, il n'y avait aucun obstacle qui bloquait la rue. Et là, elle s'arrête au tout début. Je suis derrière, bloquée, en plein milieu d'une voie descendante, un peu dangereuse car il y a peu de visibilité et les gens arrivent vite.
Elle repart, pour s'arrêter encore 2 mètres plus loin, je klaxonne. Et là, elle effectue une marche arrière dans la voie descendante (celle séparée par la jardinière) et se retrouve en sens inverse par rapport aux voitures qui descendent. Je ne comprends pas comment on peut se dire "c'est nickel je vais faire ça".
Ce sont ces comportements totalement absurdes et hyper risqués qui m'énervent, notamment les gens qui s'arrêtent comme s'il n'y avait personne autour d'eux ou ceux qui font demi-tour n'importe où. Quand je me suis gourée de route, je fais 100 ou 200 mètres de plus pour tourner tranquillement. Mais il faut que je me calme sinon, sur la durée je vais avoir du mal à tenir !

Concernant la conduite pure, j'ai eu pendant environ un an, les jambes qui tremblaient lorsque je me retrouvais dans des situations stressantes en côte (ralentissement, piétons qui traversent, voiture garée à dépasser...), mais depuis quelques mois, cela a (presque) disparu. J'ai seulement la tremblote en cas de grosse frayeur !
C'est un énorme point pour moi car souvent je me sentais mal à cause de ça, je me sentais fébrile et cela disparaît.
Je tiens de mieux en mieux mon point de patinage, parfois je reste même en équilibre de longues secondes dessus en attente que la circulation redémarre. Je ne vais quand même pas dire que j'aime me retrouver bloquée en côte, au contraire, j'évite toujours ce cas de figure tant que c'est possible.
Je prends plus d'initiative, je m'engage franchement quand je vois une ouverture dans un rond-point ou autre alors qu'avant j'aurais beaucoup plus hésité et me serais stressée à mort !!

Bref, je me sens beaucoup beaucoup plus à l'aise, plus en confiance, plus sûre de moi. Ma phobie a quasiment disparu et cela grâce à l'EMDR, je ne redirais jamais assez à quel point cela m'a aidé et m'a sauvé presque. La semaine dernière, je suis d'ailleurs sortie de ma zone de confort car j'ai fait 50 kilomètres seule - d'habitude, mes trajets quotidiens sont plus courts - et c'est la première fois que je vais aussi loin. J'entrevois la possibilité de faire des plus longs trajets seule. Bon je ne sais pas si je pourrais aller jusqu'à Marseille seule, ou encore rouler dans une grande ville car je n'ai pas du tout l'habitude et probablement la quantité de voitures risque de m'effrayer. Mais tout est quand même très positif et je suis très contente de mes progrès. Je n'aurais jamais pensé atteindre ce niveau lorsque j'en parlais il y a quelques années sur ce blog...

10 mai 2018

Dans la forêt de Lionel Richerand

Anna, 11 ans, vit avec sa mère dans le domaine de Wisteria Grow en Angleterre. Un superbe domaine entouré d'une forêt dense et sauvage dans laquelle elle n'a pas le droit d'aller. Mais un jour, une bande crapauds kidnappe sa poupée Rose pour l'obliger à y pénétrer et découvrir une partie de son histoire.

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J'ai lu cette bd dans le cadre du challenge des douze thèmes - une fleur sur la couverture. J'ai acheté cette bd lors d'un festival du livre car la couverture me faisait évidemment penser à Alice aux pays des merveilles et aux différents contes en rapport avec la forêt et l'imaginaire.
Tout commence bien, en nous mettant directement dans l'ambiance de cette forêt mystérieuse peuplée de créatures mi-végétaux mi-animaux, d'une inquiétante sorcière et d'un monstre bizarre. On suit Anna qui va entrer dans la forêt pour la première fois de sa courte vie afin de chercher sa poupée Rose qui a été kidnappée par une bande de crapauds plutôt cocasses.
L'histoire est assez intrigante et on a envie de savoir comment les choses vont tourner pour Anna, toutefois j'ai trouvé que la fin arrivait de façon un peu rapide, le mystère se résout assez vite, et il manque un petit quelque chose pour que ça soit vraiment génial. J'ai même pensé que la fin amenait un second tome tant j'étais un peu frustrée ! Le mystérieux homme qui vient pour épouser la mère d'Anna, tout son passé, son père, et aussi toutes les intrigues sur la forêt et ses personnages. C'est plutôt dans la seconde moitié de la bd que le scénario pêche un peu...

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Par contre, les graphismes sont impeccables, fourmillant de mille détails, avec des tons contrastés. J'ai beaucoup aimé les dessins et les différentes planches de cette bd. Grâce au trait précis de Lionel Richerand, on est totalement immergé dans cette forêt, on sent l'humus, on entend les branches qui craquent, les feuilles qui tombent et les cris des animaux... L'histoire pourra peut-être un peu vous décevoir mais le dessin lui, en aucun cas. Et c'est avec plaisir que l'on suit ce conte initiatique, fantastique et un peu horrifique.
A la fin de la bd, l'auteur nous propose un guide de cryptozoologie des créatures rencontrées dans le conte. Très bien fait et avec beaucoup d'humour, c'est vraiment sympa de parcourir les différentes fiches.
Et j'ai absolument adoré la bande de crapauds qui accompagnent Anna tout au long de l'histoire !

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challenge 12thèmes

 


07 mai 2018

Bilan d'avril

Avril

Un peu en retard pour cet article bilan, mais le voici ! Avril a été plus calme et serein que mars et ça fait vraiment du bien. La température remonte et même si le soleil n'est pas présent tous les jours, la chaleur fait du bien à mon moral. Niveau boulot, tout se passe plutôt pas mal, même si au Greta, il n'y a pas de gros changement ; j'ai un défi de taille qui m'attend pour juin : trouver des ordinateurs pour pouvoir faire un cours d'informatique !
Pour ce mois-ci, je suis plutôt contente de mon bilan ciné/série mais moyennement de mon bilan littéraire...
Comme vous le savez, j'ai passé beaucoup de temps sur La chartreuse de Parme et même si j'ai lu d'autres choses en même temps, ça m'a un peu bloqué. Mais dans mes lectures, j'ai eu l'occasion de découvrir L'enchanteur de Barjavel que j'ai trouvé absolument excellent, et de lire mon premier Hervé Commère, Sauf que j'ai aussi adoré !
Niveau films, je suis allée deux fois au ciné pour voir Larguées avec l'excellente Camille Cottin et Dans la brume avec Romain <3 (oui on est intime ^^)
Dans la brume aurait pu être un peu plus flippant mais je l'ai trouvé cool quand même et Larguées m'a vraiment fait rire !
A la maison, nous avons vu Annihilation, le film Netflix avec Natalie Portman, très cool, et dévoré la saison 1 de Perdus dans l'espace. J'ai moyennement apprécié Le chalet et je suis un peu perplexe sur Manhunt : Unabomber. Par contre, grosse déception avec 21 nuits avec Pattie, malgré Karin Viard que j'adore, je n'ai vraiment pas aimé le film... très cru et trop bizarre. Sinon très agréables séances avec Rush, L'hermine et Ce qui nous lie, le dernier Cédric Klaspisch.

Mois d'avril : 8 films - 6 séries - 5 livres - 1 bd

bilan avril 1

bilan avril2

Lecture en cours

Dans la forêt

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04 mai 2018

La chartreuse de Parme de Stendhal

A l'occasion du challenge des douze thèmes, je me suis lancée dans la lecture de mon classique en choisissant La chartreuse de Parme de Stendhal. Au départ, j'étais partie pour lire L'enchanteur de Barjavel mais il ne rentrait pas dans la catégorie classique.... ce qui est fort dommage car je l'ai quand même lu et adoré alors que j'ai mis vraiment très longtemps pour venir à bout de La chartreuse de Parme, et c'est sans surprise que je peux vous annoncer que je n'ai pas vraiment aimé ce roman.

Déjà pour vous résumer le roman, ce n'est pas la chose la plus facile qui soit. Grosso modo, nous allons suivre les "aventures" de Fabrice Del Dongo, qui partira en France pour combattre avec Napoléon mais il arrive à Waterloo. Il retourne alors en Italie, dépité de n'avoir pu vraiment combattre, il va plus ou moins errer sans but jusqu'à ce que sa tante, la duchesse Sanseverina, qui s'est éprise de lui, ne décide d'en faire un homme d'église. Mais à Parme, la politique et les complots vont compromettre la carrière ecclésiastique de Fabrice.

ChartreuseBon par où commencer ? D'abord, le contexte politique et géographique de l'époque, le roman commence en 1796 alors que Bonaparte arrive en Italie, s'en suit des très nombreuses descriptions et actions en relation avec ce contexte géopolitique très complexe... en effet, l'Italie n'est pas unifiée comme aujourd'hui et se compose d'Etats qui peuvent parfois être en conflit, la domination autrichienne est présente et la plupart des italiens détestent Napoléon. Du moins, c'est ce que j'ai réussi à comprendre.
En effet, il sera impossible de comprendre et d'apprécier La chartreuse de Parme si on ne connaît pas bien cette période de l'histoire. On sera vite perdu parmi tous ces conflits et ces intrigues, ce qui a été mon cas.
Si la qualité littéraire est évidemment là, La chartreuse de Parme est, à mon avis, un roman trop ancré dans son époque pour être lu plus tard, à presque deux siècles d'écart.
Difficile donc de s'accrocher, d'autant plus que le récit, si on enlève toute la politique, est assez léger mais surtout son héros, Fabrice Del Dongo, n'est pas franchement charismatique... Au départ, quand Fabrice part en France, j'ai pensé au livre Le hussard sur le toit, avec la fuite d'un soldat italien vers la France. Mais le parallèle ne dure pas plus que quelques lignes, car là où Angelo Pardi, le hussard de Jean Giono, est intrépide et courageux, Fabrice est faible, facilement influençable et même un peu bênet sur les bords. Encore plus difficile de s'accrocher à cette lecture.
Ses amours avec Clélia Conti arrivent tellement tard dans le roman que j'ai douté qu'il s'agisse d'une romance. Quant à son amour pour sa tante, ça fait un peu pschitt, il n'y a ni l'étincelle de la passion interdite, ni l'intelligence d'un éloignement forcé car en fait, même si Fabrice aime la duchesse, il ne comprendra jamais ses sentiments à elle, de même qu'il n'est pas très fin quand il s'agit de décrypter les sentiments de ces proches. Fabrice est un beau jeune homme, charmant, qui a plusieurs maîtresses (j'ai d'ailleurs eu un peu de mal à saisir comment un futur évêque peut avoir des relations, mais visiblement ça ne gênait personne), mais totalement naïf, voire un peu ridicule par moments. Bref, je n'en suis pas tombée amoureuse !
Dans le lot des intrigues de cours, seule la duchesse Sanseverina sort du lot et est un personnage plutôt intéressant à suivre, c'est elle qui aurait dû être l'héroïne !
Quant à la fin du livre, au moment où Fabrice semble enfin proche de concrétiser son amour pour Clélia, Stendhal nous fait faire un bond de 3 ans, et expédie la romance et la fin du livre en 8 pages...

La chartreuse de Parme est un classique qui met la barre assez haut et que tout le monde ne pourra pas lire et apprécier à sa juste valeur. Je suis passée à côté de cette histoire, malgré les descriptions de l'Italie, de ses villes et paysages, et m'y suis beaucoup ennuyée. Ce premier Stendhal n'aura pas été une réussite, mais j'ai lu que beaucoup avaient préféré Le rouge et le noir, si je dois en lire un autre je choisirais celui-ci.

challenge 12thèmes

27 avril 2018

13 à table !

13 à table ! est une initiative très simple et qui permet de faire une bonne action : 1 livre acheté = 4 repas distribués. Pour ma part, j'en ai offert à toute ma famille à Noël dernier.
Un recueil de nouvelles dont les recettes sont reversées aux Restos du Coeur. Chaque année, autour d'un thème, des auteurs nous proposent des nouvelles, permettant ainsi de découvrir ou de rédécouvrir la plumes de certains écrivains. Pour cette édition 2018, le thème était l'amitié.
Bien sûr, le côté recueil n'évite pas une certaine différence de qualité ou de niveaux sur les nouvelles mais dans l'ensemble 13 à table ! est un bon cru ;-)

13 à table !

Les nouvelles que j'ai moins aimées :

- Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Mon cher cauchemar : Irina se rend à l'enterrement de son ancien amant, elle y retrouve Catherine, une vieille amie, devenue épouse de cet ancien amant... si l'intrigue est intéressante, le milieu dans lequel elle se situe ne m'a absolument pas touché et je n'ai pas réussi à entrer en empathie avec Irina et Catherine.

- Christian Jacq, Amitiés égyptiennes : J'étais ravie de retrouver Christian Jacq que j'ai beaucoup lu à une époque, mais j'ai été déçue de voir qu'il nous proposait une succesion d'amitiés plus ou moins fortes entre des personnalités de rangs différents dans l'Egypte antique, pas vraiment intéressant...

- Agnès Martin-Lugand, Le monde est petit : Sophia est divorcée, de son couple, il ne reste rien et de ses amitiés, presque rien non plus. Seuls Pauline et Julien ont gardé le contact. Grâce à eux, elle va retrouver Eric, un homme croisé il y a quelques années. Si la nouvelle n'est pas mauvaise, je n'ai pas été surprise le moins du monde car Agnès Martin-Lugand fait du Agnès Martin-Lugand, dommage car s'il y a bien un format sur lequel on peut prendre des risques en tant qu'auteur c'est celui-là.

J'ai aimé la plupart des autres nouvelles du recueil (Oeil pour oeil, Best-seller, Tant d'amitié...) mais certaines m'ont plus marqué que d'autres !

Mes nouvelles préférées :

- Michel Bussi, Je suis Li Wei : Abby, quatorze ans, reçoit un étrange email... un appel à l'aide rédigé à la fois en anglais et en chinois venant d'une certaine Li Wei. Une correspondance s'établit entre les deux jeunes filles. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle très touchante de Michel Bussi, ce rapprochement aussi fort que salutaire, ce rapprochement grâce à internet, et même si la morale est un peu convenue, le récit atteint sa cible.

- Maxime Chattam, L'anomalie : Olivier rentre chez lui après une journée de travail, épuisé par un mal de crâne, il tente de prendre un train pour Blairville, mais aucun train ne part pour cette gare... Ce n'est que le début d'une série de problèmes que le héros va rencontrer. Une nouvelle vraiment forte qui commence comme une anomalie SF, un peu à la Neverwhere de Neil Gaiman, et qui se transforme peu à peu en une histoire plus sombre. Bien écrite, et totalement inattendue dans son dénouement, L'anomalie est une des nouvelles les plus puissantes du recueil.

- Karine Giebel, L'escalier : Mahdi a 8 ans, sa vie n'est pas toujours facile, son père ancien soldat est absent tout en étant là, sa mère se tue à la tâche, à l'école, il est le souffre-douleur de ses camarades, et tous les soirs, il passe des heures dans l'escalier de son immeuble car sa mère a oublié de lui refaire un nouveau jeu de clés. Dans L'escalier, Karine Giebel nous raconte l'histoire de Mahdi et une histoire d'amitié inhabituelle. Dans un style beaucoup moins dur que d'habitude, Karine Giebel construit son histoire autour de l'escalier, décrivant des personnages très touchants et avec lesquels on ne manquera pas d'entrer en empathie.

- Alexandra Lapierre, Pyrolyse : Sophie et Claudine sont inséparables, amies depuis toujours, elles décident d'ouvrir leur restaurant. Claudine assure aux fourneaux, Sophie dans l'accueil des clients. Mais malgré leur affaire qui tourne bien et leur amitié, un jour Sophie disparaît, sans donner aucune nouvelle, ni à Claudine, ni aux autres filles de la bande.
Cette nouvelle d'Alexandra Lapierre était vraiment sympa et intéressante ! Surprenante dans son final et bien écrite, elle prouve à quel point le silence peut condamner.

- Marcus Malte, Bande décimée : en deux pages, sous forme de poème, Marcus Malte offre un texte bouleversant, qui prend aux tripes, et qui probablement fera monter quelques larmes en quelques lignes !

- Romain Puértolas, L'incroyable stylo Bic quatre couleurs de Benjamin Bloom : Benjamin Bloom est un auteur célèbre en pleine tournée de dédicaces, alors qu'il est en Allemagne, il perd son stylo Bic quatre couleurs fétiches, celui sans lequel il ne peut rien faire. Si le stylo est perdu, nous allons néanmoins suivre sa trace.
Une superbe découverte que cette nouvelle ! je l'ai adoré ! je ne connais Romain Puértolas que de nom et je ne sais pas s'il a l'habitude d'écrire des histoires de ce style ou s'il a tenté quelque chose mais j'ai adoré. Cette nouvelle qui suit les aventures de ce stylo Bic est originale, drôle, et fantasque.

- Leïla Slimani, Zina : Un jour de février, la narratrice ouvre la porte de son appartement sur Zina, son amie d'enfance marocaine. Zina a toujours eu envie de venir à Paris et un jour, elle est là, sur son palier. Les retrouvailles ne sont aussi pas chaleureuses que prévues.
Leïla Slimani écrit très bien écrit et de sa plume délicate montre tout le mal que l'on peut faire rien que par des tous petits gestes. Je ne connaissais pas cette auteure et c'est le deuxième gros coup de coeur de ce recueil, j'ai vraiment apprécié son style et son histoire où une honte infondée peut tout faire basculer...

17 avril 2018

Challenge Lis où je te punis

Hé oui, un nouveau challenge repéré suite à mon inscription sur LA ;-)
C'est un challenge qui se déroule sur 2 mois et où il faut cumuler le plus de points pour être le premier !
Tous sauf le premier auront un gage : un livre sera choisi dans notre PAL qu'il faudra lire en 1 mois. Si vous ne l'avez pas lu au bout d'un mois, vous commencerez la session suivante avec un malus de 4 point. Le premier aura, lui, un bonus de 4 points pour la session suivante.
Les livres peuvent être commencés avant mais doivent impérativement être terminés à partir de la date de début de la session
A la fin d'une lecture, on calcule son nombre de points selon un barème donné sur le forum.

Pas compliqué, pas prise de tête, combinable avec tous mes autres challenges, c'était fait pour moi !! même si je ne pense pas être première, à mon avis, il y a des grosses lectrices dans les participantes ^^

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10 avril 2018

Le bujo nouveau est arrivé

Alors que j'ai fêté ma première année de Bujo en décembre, j'ai enchaîné peu après avec un nouveau carnet. Vous vous en rappelez peut-être mais j'ai longtemps hésité sur le nouveau carnet, principalement entre le Leuchtturm et le Moo, et j'ai finalement opté pour un Leuchtturm ligné. Cependant, j'ai vite déchanté lorsque je l'ai reçu... en effet, les carnets Leuchtturm lignés ont la mention Date/Datum sur toutes les pages. Or je n'utilise pas une page par jour, mais plusieurs jours sur une même page, et surtout il y a mes pages collections où cette mention m'est totalement inutile, sur une largeur de page de 14 cm, cette double mention prend quand même pas mal de place. J'ai été très déçue de cela, et ça m'a pas mal refroidi. Je l'ai renvoyé et je me suis remise en quête d'un carnet !

Je l'ai finalement trouvé, contre toute attente, sur une boutique individuelle, hébergée sur Etsy. Simple, noir avec une couverture un peu "moelleuse", mais il comportait deux éléments primordiaux : des lignes et plus de 200 pages. Je cherche un carnet avec beaucoup de pages car préparer un bujo, c'est quand même pas mal de temps, donc j'aimerais autant que possible que mon bujo dure un an et ne pas être obligé d'en changer en cours d'année. Je l'ai donc trouvé sur la boutique de Laetitia sur Etsy. On peut également personnaliser la couverture avec une inscription mais j'ai préféré quelque chose de neutre. Laetitia a également une boutique en ligne Range tes jouets où vous trouverez encore plus de choses sympas et qui vous fait profiter d'un code promo exceptionnel ! 10 % sur toute première commande, sans minimum d'achat avec le code REVOIR-UN-PRINTEMPS, n'hésitez pas à aller visiter sa boutique !

Bujo

Pour ce nouveau bujo, je n'ai pas fait d'énormes changements, j'ai toute fois modifié mon planning annuel avec un petit calendrier pour chaque mois à venir où j'ai matérialisé les jours fériés, c'est plus facile pour visualiser les choses. J'ai mis les collections à la fin comme dans le premier bujo, elles sont séparées et peuvent éventuellement être complétées ou augmentées. J'ai intégré une nouvelle barre de progression pour mes challenges car la longue barre n'était pas tellement pratique, prenait beaucoup de place et n'était pas possible d'être allongée en fonction de mes lectures. La liste des articles pour le blog continue à se déplacer de mois en mois.
Pour le moment, je n'ai pas réedité l'expérience de la page Tracker. Je lui trouve un véritable intérêt, c'ets clair et ça permet de bien suivre la progression de ces objectifs, cependant c'était trop galère à mettre en place à chaque début de mois. Je n'ai pas encore trouvé de solution pour me faire un tableau en pointillés de façon facile et rapide ! Mais si vous avez des idées ou suggestions, je suis preneuse ;-)
J'ai également réussi à intégrer la page cinéma comme sur l'image que je vous avais présenté dans un précédent post. Je suis assez contente du résultat, c'était assez facile à mettre en place et je gagne vraiment de la place car sur une présentation plus ou moins en liste, je mettais entre 35 et 41 films sur une page alors que là je suis plutôt entre 50 et 65 films, du coup, je n'utilise pour l'instant que 3 pages.

Bujo Sommaire

Bujo Collections

Sinon, j'ai enlevé de mon bujo deux collections : mon suivi médical et mes recettes cosmétiques et maison. Pour la première, je la garde dans le premier carnet, cela ne m'oblige pas à tout recopier... Pour la seconde, ça commençait à prendre vraiment trop de place, du coup j'ai décidé de prendre un petit carnet à part.
Voilà pour mes nouvelles aventures de Bullet Journal, je suis toujours épatée par le pouvoir de ce carnet !! il m'a sauvé la mise plus d'une fois ;-)

Bujo Planning annuel

Ma page Films, j'en suis particulièrement contente !

Et vous, votre Bujo ça se passe comment ?!

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06 avril 2018

La liste de nos interdits de Koethi Zan

Sarah et Jennifer sont amies depuis l'enfance, des événements difficiles dans leurs vies les ont conduites à dresser une liste de précautions à respecter pour éviter au maximum les risques et les dangers de la vie...
Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir
Ne pas se garer à plus de six places de sa destination
Toujours repérer les sorties
Ne jamais paniquer...
Une liste longue et un peu anxiogène, qu'une fois arrivées à l'université, elles suivront avec un peu moins de scrupules... Ce qui les conduira à passer plus de trois ans dans une cave, séquestrées et subissant les pires tortures.

La liste de nos interdits

 

Ça faisait très longtemps que La liste de nos interdits était dans ma liste d'envies et j'ai profité de sa sortie en poche en septembre pour me lancer dans ce thriller. Et bien m'en a pris, je n'ai pas été déçue !
Le livre me tentait mais, banalement, je pensais lire un récit de séquestration et d'enquête pour sauver Sarah et Jennifer, mais le talent de Koethi Zan est de nous prendre à contre-pied dès le début en faisant un saut de 10 ans dans le temps !
On retrouve Sarah, vivante presque cloîtrée dans son cocon new-yorkais confrontée à un dilemme : sortir témoigner à l'audience de libération de leur tortionnaire et risquer la crise de panique et l'afflux de souvenirs, ou ne rien faire et voir leur bourreau sortir libre.
A partir de là, nous allons peu à peu découvrir les années de séquestration de Sarah et de ses compagnes, puis les années d'après, jusqu'à aujourd'hui et les nouveaux éléments qui vont donner une autre ampleur à l'enquête.
J'ai beaucoup aimé cette construction à laquelle je ne m'attendais pas et qui permet de découvrir profondément et intimement les victimes - Sarah, Jennifer, Tracy et Christine - de cette histoire... Des victimes dont le profil psychologique est des plus soigné et des plus abouti, montrant tout autant les séquelles physiques, les séquelles mentales, les modifications du comportement, l'embellissement ou l'oubli de certains actes, bref quelque chose de très intense à lire ! J'ai évidemment beaucoup apprécié ces héroïnes fragiles et pourtant volontaires et combatives, qui vont enfin pouvoir mettre un terme à cette sordide affaire.
Autre gros point positif de ce thriller, en plus de son suspense constant, est la qualité d'écriture de Koethi Zan qui ne tombe jamais dans la facilité descriptives des tortures... j'avais un peu peur de ça, d'une surenchère, de descriptions violentes à lire à l'instar des récits de Karine Giebel par exemple - appréciables mais douloureux - mais Koethi Zan joue habilement avec les lignes et donne juste ce qu'il faut d'informations.
La liste de nos interdits est totalement addictif, il ne vous faudra que quelques jours pour lire ses 380 pages et son intrigue intense et violente, parfaitement construite et écrite, jsuqu'à une révélation finale réellement inattendue !!

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Logo Dames en noir

03 avril 2018

Bilan de mars

Avril

Ce mois de mars a été plutôt en demi-teinte... Les deux premières semaines ont été plutôt tranquille, puis j'ai connu un bon passage à vide où je n'avais envie de rien... alors que je reprenais le dessus, la grand-mère de mon chéri, de qui nous étions très proches, est soudainement décédée... Du coup, en plus du choc et de la surprise, nous avons du partir pour la cérémonie, tout organiser car ce n'est pas à côté de la maison. Ce n'est pas une surprise mais ces moments ont été très difficiles.
Sur le coup, ça a été mais à notre retour, je n'étais vraiment pas bien...
D'autant plus que cet hiver est long à se terminer ! Le printemps a mis du temps à s'installer - 5 degrés le 21/03, c'est quand même sacrément froid ! - et encore, je ne suis pas certaine qu'il soit bien installé !
Et comme, je m'en doutais avant de commencer à y travailler, les choses au Greta ne se passent pas aussi bien que je le souhaiterais... Surs les cours en eux-mêmes et les stagiaires, pas vraiment de souci. C'est plutôt au niveau de l'organisation et du matériel que ça coince. Je n'ai que 7 ordinateurs qui fonctionnent alors quand on s'est retrouvé à 18 stagiaires, ça a été un peu compliqué !! j'ai fait appel au service informatique, qui est venu mais qui n'a rien fait. J'ai finalement décidé de prendre le taureau par les cornes et d'essayer d'arranger les choses. J'ai réussi à rebrancher trois ordinateurs supplémentaires, et il y en a encore deux que je peux espérer récupérer. Mais d'autres problèmes existent comme de devoir installer des programmes spéciaux sans pouvoir le faire car je n'ai pas les codes administrateurs... ou une propreté des locaux assez douteuse... ou encore des plannings qui changent du jour au lendemain, sans savoir si ça convient au formateur. Je ne peux pas travailler dans des conditions aussi aléatoires mais tout le monde me dit qu'au moins, ça me rapporte de l'argent. Il va falloir que ça devienne mon mantra, si je ne veux pas péter un plomb !

Sans compter ce nouvel attentat et le sacrifice d'Arnaud Beltrame qui, a rajouté une petite couche à un moral plutôt bas...

J'ai un peu moins lu qu'en février, moins regardé de films et de séries et moins publier sur mon blog rapport à toutes ces circonstances ; j'espère me rattraper sur tous ces points en Avril !
Nous avons regardé la série Netflix Seven Seconds et j'avoue être très partagée... certains thèmes et certains éléments m'ont forcément marqué et touché mais il y a eu aussi pas mal de trucs qui m'ont énervé. Si vous l'avez regardé, je serais curieuse de connaître votre avis !
Sinon vous pouvez tout à fait vous passer de regarder Meurtres à Sandhamn, mais je vous conseille absolument le visionnage du film Jusqu'à la garde, vraiment excellent et tout en tension et celui du Gang des policiers !
Côté bouquins, une déception avec La plage de la mariée mais une excellente découverte et un gros coup de coeur pour la bande-dessinnée Les vieux fourneaux !! et deux très bons thrillers avec Inavouable et La liste de nos interdits.

Mars : 3 films - 4 séries - 5 livres - 5 bds

bilan mars film

bilan mars livres

 Lectures en cours

Irrévocable (2)

L'enchanteur

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31 mars 2018

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Il y a quelques mois, j'ai rencontré Clarisse Sabard au festival du livre de Mouans-Sartoux, je connaissais les éditions Charleston de nom mais je n'avais rien lu d'eux, alors je me suis dit que c'était l'occasion et j'ai acheté Les lettres de Rose et La plage de la mariée. Je profite du challenge des Douze thèmes, mars - un livre écrit par une femme avec une héroïne féminine - pour lire La plage de la mariée.
J'ai déjà lu Les lettres de Roses, et cette lecture m'avait vraiment enchantée, même si (honte à moi), je n'en ai pas encore parlé sur ce blog... Par contre, et j'en suis très déçue, j'ai moins aimé La plage de la mariée...

La plage de la mariéeZoé, jeune trentenaire, apprend, lors d'un rendez-vous avec sa conseillère Pole Emploi, que ses parents viennent d'avoir un grave accident de moto. S'empressant de les rejoindre à l'hopital, elle arrive quelques instants avant que sa maman ne décède. Elle lui confie alors un lourd secret : Zoran, son père, n'est en réalité que son père adoptif. Devenue orpheline, Zoé erre dans son deuil quand elle décide de partir sur les traces de son géniteur. Son seul indice, la plage de la mariée : une sorte de crique située en Bretagne, non loin du village de Saoz.

Dans ce roman, rédigé à la première personne, nous allons donc suivre Zoé en pleine reconstruction après le décès de ses parents. Elle est fille unique, elle ne connaît pas la famille du côté de sa mère et du côté, de son père, ils vivent en Croatie, Zoé est donc un peu seule au monde, malgré une bande d'amis très présents. En proie au doute et à l'incertitude de sa vie, elle décide de remonter le passé et de découvrir qui est son père et pourquoi sa mère ne lui a jamais avoué la vérité.
Arrivée en Bretagne, Zoé va très rapidement se lier d'amitié avec tout le village et essayer d'effectuer ses recherches qui, elle l'espère, lui permettront de surmonter la mort de ses parents.
Si on retrouve un peu la même trame de base que dans Les lettres de Rose, le roman n'en est pas moins radicalement différent.
Et si l'écriture de Clarisse Sabard est fluide et empreinte de douceur, elle manque cependant d'un peu de corps et de suspense. J'ai finalement trouvé que la quête de Zoé se perdait au milieu de ses journées à la Cupkakerie d'Alice, entre le pilier de comptoir Gégé, le nouvel ami gay Gaël, la gentille patronne, et surtout le très charmant Nicolas. La plupart des personnages secondaires sont toutefois très intéressants comme Alice, Marick, Gégé ou Capucine (j'ai adoré la scène des mamies au loto !!). Par contre, l'héroïne m'a un peu agacé... J'attendais vraiment plus de la part de Zoé, à sa place, je me serais donnée à corps perdus dans ses recherches, or, ici, l'héroïne passe beaucoup de temps à essayer d'arranger les affaires d'autrui et à tomber sous le charme de Nicolas.
De plus, j'ai été déstabilisée par la grande amitié qui se lie entre Zoé et tous les habitants du petit village en quelques jours à peine... On sent beaucoup d'amour dans ce roman, et même s'il est vraiment possible que les choses se passent comme ça, la rapidité avec laquelle elles arrivent ici, m'a laissé un peu perplexe.

La plage de la mariée est un roman de qualité, dans des magnifiques décors bretons, qui plaira à beaucoup de monde, malheureusement, je n'ai pas réussi à entrer en résonance avec Zoé pour qui la vie en Bretagne se concentre davantage sur sa rencontre avec Nicolas que sur sa quête familiale.
Mais je compte bien venir vous parler très bientôt des Lettres de Rose, qui m'a beaucoup plu et ému !

challenge 12thèmes

24 mars 2018

Suivi Challenge Thrillers et Polars 2018

Le printemps est là, bon pour la chaleur c'est pas encore ça ^^ et le challenge Thrillers et Polars poursuit son avancée !
Alors qu'il reste 3 mois pleins et quelques semaines, j'ai lu 27 thrillers (sur 25) mais je n'en ai chroniqué que 13... Comme d'habitude, mon problème est de chroniquer moins vite que ce que je lis ! Je pense quand même arrivée à atteindre 25 chroniques mais je pense pas les dépasser de beaucoup ;-)

Nous voici pour une nouvelle édition du challenge Thrillers et Polars, édition qui a commencée depuis le 8 juillet en fait ! Le principe est simple et le même que les années précédentes : lire et chroniquer autant de thrillers, polars, romans noirs que vous voulez ;-)

Je repars sur les mêmes bases, à savoir entre 25 et 50 livres lus. Et si cette année, je me suis déchirée pour atteindre les 50, cette fois-ci je crois que je vais y aller plus en détente ^^
Je suis déjà pas mal en retard car si j'ai lu 11 thrillers et polars depuis juillet, je n'en ai chroniqué... qu'un seul ! Qu'on se rassure, je prépare un avis groupé pour bientôt !

Logo challenge T&P 2017

Challenge Thrillers et Polars 2017 - catégorie Erlendur, 25 à 50 livres lus


Livres actuellement lus et chroniqués

Livres lus et pas encore chroniqués

  • Le cri de Nicolas Beuglet
  • Inavouable de Zigmut Miloweski
  • Je sais pas de Barbara Abel
  • La face cachée de Ruth Malone d'Emma Flint
  • Au fond de l'eau de Paula Hawkins
  • Ne fais confiance à personne de Paul Cleave
  • Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck
  • Un employé modèle de Paul Cleave
  • Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Céleste Ng
  • Surtensions d'Olivier Norek
  • Neiges éternelles d'Ingrid Astier
  • Révélée de Renée Knight
  • La bibliothèque perdue de l'alchimiste de Marcello Simoni
  • Prendre Gloria de Marie Neuser
  •  

20 mars 2018

13 jours de Valentina Giambanco

Deux semaines avant Noël, la police découvre une famille assassinée, James Sinclair, sa femme et leurs deux fils. Sur un mur, un message est écrit : 13 jours. Mais cette affaire sordide n'est pas non plus une affaire banale... James Sinclair a été enlevé et caché dans les bois lorsqu'il était enfant avec deux autres garçons. Seuls deux d'entre eux étaient revenus...
Alice Madison, jeune enquêtrice pugnace et un peu tête brûlée, est persuadée que ce crime a un rapport avec l'enlèvement de James Sinclair. Mais elle ne dispose que de treize jours pour découvrir les liens et attraper le tueur.

13 jours_reduit13 jours est un bon gros thriller, 670 pages dans son édition poche, qui saura rendre votre lecture obsédante. On est tout de suite happé par ce quadruple meurtre et on est ravi d'enquêter aux côtés d'Alice Madison. C'est une toute récente inspectrice, arrivée depuis quelques semaines à peine à la Bricade Criminelle, elle va se retrouver en charge du dossier avec son coéquipier Kevin Brown. Un duo plutôt intéressant à suivre, Alice Madison est pleine de ressources, n'a peur de rien et se lance à corps perdus dans cette enquête. Elle va se retrouver au coeur de questionnements éthiques assez prenants...
Les autres personnages - Nathan Quinn, James Cameron, Brown... - sont plutôt aboutis et intrigants. Le roman est dense, foisonne de fausses pistes, de mauvaises directions. Comme tous les thrillers complexes, cela peut perturber un peu le lecteur au départ au vu du nombre de personnages et d'allers-retours entre passé et présent. Et comme tout roman conséquent, il y a parfois quelques longueurs et quelques passages où l'excitation de début s'essouffle un peu, mais pour mieux repartir.
13 jours de Valentina Giambanco est sombre, bien écrit, la tension monte graduellement pour s'accélérer dans les dernières pages, et si le rythme est parfois lent, l'intrigue est bien construite et on a envie qu'Alice Madison résolve cette affaire.

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