Revoir un Printemps

27 mars 2017

Mort-en-direct.com de John Katzenbach

mortendiretcLe professeur Adrian Thomas apprend qu'il est atteint d'une maladie dégénérative du cerveau, il perd peu à peu la mémoire et en sortant d'un rendez-vous avec son médecin, il décide de mettre fin à ses jours tant qu'il est encore lucide. Mais en rentrant, il voit une adolescente se faire kidnapper. Seul à croire en cet enlèvement et à la possibilité que la jeune fille soit toujours en vie, Adrian s'allie à un déliquant sexuel pour retrouver Jennifer...

Si vous trouvez que le résumé est tiré par les cheveux, le bouquin l'est encore plus !
J'ai lu Mort-en-direct.com en 2/3 jours, non pas que je l'ai dévoré tant je l'ai trouvé bien, non, plutôt parce que je l'ai lu en diagonale, sautant de très longs passages, ce qui d'habitude ne m'arrive jamais !
J'ai trouvé que ce roman de John Katzenbach était franchement nul et absolument pas crédible ! Notre "héros" est un vieillard, qui perd la mémoire, qui a des hallucinations et parle avec ses proches disparus pendant de longues, longues pages. Ces disparus vont le pousser à mener sa propre enquête et lui insuffler du courage quand il en manquera. Ça n'apporte rien du tout au récit, de toute manière, le fait que ce vieux bonhomme mène une enquête et retrouve un couple de pervers à lui tout seul n'est pas crédible. Et ça l'est encore moins quand Adrian "engage" un pédophile pour l'aider...
Dans ce thriller, on suit donc différents narrateurs : Adrian, Terri la policière, Jennifer, et Linda et Michael, le couple de kidnappeurs.
La pauvre Terri s'en fout complètement de Jennifer, elle pense uniquement à sa carrière et elle reste persuadée que Jennifer a fugué... Adrian, j'en ai déjà parlé. Le couple formé par Linda et Michael aurait pu être angoissant, malsain, démoniaque, mais non ils sont juste dans une pure logique commerciale qui est de vendre la mort en direct via internet... Ils ont un mauvais fond mais franchement quand on comprend ce qu'ils veulent faire avec Jennifer, on s'attend à autre chose ! : "Très souvent, Linda rêvait à sa propre célébrité. Si des gens pouvaient apprécier le succès de Mort-en-direct.com, ils écriraient peut-être un article sur Michael et elle dans Us ou dans People. Elle était consternée par le fait que la nature criminelle de leurs activités leur interdise d'être célèbres." Et moi j'étais totalement consternée d'être en train de lire un livre aussi mauvais avec de pareilles réflexions de la part de soi-disant pervers !
La seule qui tire un peu son épingle de ce médiocre thriller est Jennifer, qui est une adolescente mal dans sa peau, mais forte et qui va résister et tenir. Mais malgré cela, on est même pas angoissé à l'idée de savoir si oui ou non Jennifer va finir par être sauvée, on veut juste arriver à la fin le plus vite possible. Sans compter des incohérences dans le récit, les passages en italique sur les spectateurs du show, les intrigues avancées mais pas résolues (le problème avec Jennifer et son beau-père ?), bref,  Mort-en-direct.com est un livre dont vous pouvez tout à fait vous passer !

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25 mars 2017

La disparue du désert de Zoë Ferraris

Il y a quelques temps, je me demandais si j'allais poursuivre cette lecture au vu du contenu religieux et moralisateur concernant les femmes. Finalement, j'ai passé les 100 pages et j'ai eu envie de continuer, j'ai donc lu La disparue du désert en entier, et dans l'ensemble j'ai plutôt bien aimé.

La disparue du désert

Nouf, la fille aînée d'une riche famille saoudienne, disparaît quelques temps avant son mariage. Des recherches sont entreprises par la famille, accompagnée d'un guide, Nayir. Nouf est retrouvée morte, noyée, dans le désert. Bouleversé par ce décès et par ce que suggère sa fugue, Nayir se sent en devoir d'enquêter pour découvrir la vérité.... surtout que la famille a décidé d'étouffer l'affaire.
Nayir va trouver une alliée inattendue en la personne de Katya, jeune femme moderne, progressiste, technicienne à la morgue et future femme d'Othman, le frère de Nouf.

Pourquoi Nouf s'est-elle enfuie à quelques jours de son mariage, qu'elle avait pourtant l'air de désirer ? Est-ce un accident, un enlèvement, une fugue ? les questions sont nombreuses et la famille a choisi la politique de l'autruche et de ne pas se préoccuper plus que ça de la mort de leur fille. Ce sont donc deux "étrangers" qui vont mener l'enquête, Nayir, un très bon ami d'Othman, et Katya, la future femme de celui-ci. Un couple assez mal assorti car Katya est aussi moderne que Nayir est pieux et il va lui être bien difficile d'accorder son attention à une femme mais également de faire face au poids religieux, terriblement présent en Arabie Saoudite. En effet, on y découvre la vie quotidienne à Jeddah et la complexité d'une vie dans un tel pays. Les femmes n'ont pas le droit de conduire, ni de sortir seule dans la rue ou dans des lieux publics, elles n'ont pas le droit de travailler - il y a des modifications sur ce point-là durant ces dernières années - elles n'ont pas le droit d'avoir un compte en banque et ne peuvent pas sortir du pays. Et si les femmes ne sont pas considérées comme des citoyennes, les hommes qui se trouvent avec des femmes sans lien de parenté peuvent faire face à la police religieuse... Sans oublier que les hommes et les femmes vivent dans des pièces séparées, ne se croisent presque pas et se parlent encore moins.
L'enquête est assez intéressante, on entre au coeur d'une puissante famille saoudienne, très riche, très pieuse, empêtrée dans des traditions d'un autre siècle, totalement incapable de vivre au 21ème siècle. J'ai beaucoup aimé le personnage de Katya, elle a 28 ans, n'est pas encore mariée et travaille. Deux choses assez mal vues en Arabie Saoudite, en effet, il faut que les femmes soient mariées jeunes, fassent des enfants et surtout ne fassent rien d'autre de leur vie. Ça m'a plu de suivre un personnage en quête d'indépendance, de voir à quel point le chemin est long et difficile pour faire un peu évoluer les mentalités, autant de la part des hommes que de la part des femmes. Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est de voir à quel point toute la société est conditionnée et n'arrive pas à se sortir de ces traditions dépassées. Nayir se surprend à regarder Katya, et immédiatement il se sent coupable, il a honte, il prie pour s'absoudre de ce péché. Tous les comportements découlent des ces principes religieux extrêmes.
Quant à l'intrigue, elle est assez intéressante car Nouf était un personnage aux multiples facettes qu'il est agréable de découvrir. Un thriller dépaysant par le lieu, qui permet de découvrir un peu mieux une société que l'on connaît finalement peu ici, en France, et une intrigue familiale sournoise.

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23 mars 2017

Bondrée d'Andrée A. Michaud

BondréeA l'été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec, rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L'enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais une deuxième adolescente disparaît...

A Bondrée, c'est l'été, le temps s'écoule lentement comme un paisible ruisseau, les enfants jouent dehors, tard le soir, courent dans la forêt, se baignent dans le lac, les parents font des barbecues, boivent des bières sur les terrasses, font quelques parties de pêche, et Zaza et Sissy promènent leurs belles jambes fines et bronzées parmi les bois de Bondrée. L'atmosphère est calme. Zaza et Sissy, des amies si proches que l'on dirait des jumelles, fredonnant Lucy in the Sky with Diamonds, osant le short trop court et la peau un peu trop dénudée.
Mais soudain, Bondrée se couvre, Sissy a perdu sa Zaza, et les choses ne seront plus jamais les mêmes, la peur s'empare des vacanciers.

Boundary Pond est un petit lac qui existe réellement et qui se situe à la frontière entre le Canada et les États-Unis, un îlot sauvage peuplé de quelques chalets et de magnifiques forêts. C'est dans ce cadre qu'Andrée A. Michaud situe son intrigue, un cadre qui va absolument participer à l'intrigue, un cadre bucolique, sauvage mais qui peut se recouvrir d'un voile d'angoisse, d'un passé sombre. La plume d'Andrée A. Michaud m'a vraiment plu, certes le récit est plutôt lent, mais il y a une vraie poésie dans ces phrases et un côté authentique. En effet, le récit se compose de deux narrateurs, un narrateur extérieur et une petite fille presque sortie de l'enfance qui nous raconte sa version des choses à la première personne et qui se nomme Andrée...
J'ai beaucoup aimé suivre cette petite fille, à la frontière d'un changement, à la fois toute excitée et effrayée par l'enquête. J'ai aimé sa façon de penser, sa façon de s'exprimer, son admiration touchante pour Zaza et Sissy. Les autres personnages sont également très intéressant à suivre, l'inspecteur Stan Michaud et son traducteur non officiel Brian LaRue, les parents d'Andrée, Frenchie, et les différentes familles qui vivent à Bondrée. J'ai adoré toutes les références musicales et autres aux années 60.
Bondrée est une sorte de huis-clos où la tension pèse peu à peu sur les personnages, quelque chose d'insidieux, qui se fait sans que l'on s'en rende vraiment compte. Bondrée, c'est aussi une histoire d'ambiance, de passé, de cultures, parfaitement rendus par l'auteure, qui a un style très particulier car il n'y a pas une ligne de dialogue dans le livre. Ça ne gêne absolument par le récit, son écriture, ce mélange constant de français québécois et d'anglais, ont font un récit tout à fait envoûtant.

Bondrée a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada 2014, le Prix Saint-Pacôme du roman policier 2014 et le Prix Arthur Ellis 2015. .

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19 mars 2017

Longue semaine...

Cette semaine, j'ai un peu laissé passer les articles comme ils étaient programmés car je n'ai pas vraiment eu la tête à blogger...
D'abord en début de semaine, le décès de ma grande-tante qui nous a pas mal affecté. Pour certains, une grande-tante, c'est quelqu'un qu'on voit tous les 5 ans comme ça au détour d'un rassemblement, mais pour nous, famille méditerranéenne oblige, nos grandes-tantes, ce n'était pas du tout pas comme ça. Nous étions proches, on se voyait souvent, pour les occasions bien sûr, mais nous nous rendions visite comme ça, pour se voir, se parler, être ensemble... nous l'avions vue encore la semaine dernière, et elle allait très bien, ce qui rend d'autant plus difficile à accepter son départ...
La semaine a continué sur un tempo compliqué et fatiguant, quelques frictions avec mon homme, des séances de cours d'informatique vraiment difficiles qui semblent durer des trèèèèès longues heures alors qu'elles durent le temps normal, avec des apprenants chiants et insupportables, des ventes à domicile qui ne rapportent rien, et surtout une journée de jeudi assez déstabilisante...
Certains d'entre vous l'ont peut-être vu aux informations, la fusillade au lycée jeudi s'est déroulée dans ma ville...!! Mon copain est passé juste à côté, au moment où c'est arrivé, c'est lui qui m'a prévenu qu'il se passait quelque chose d'anormal, on s'est branché sur les chaînes d'info et quelle stupéfaction de voir qu'une fusillade venait d'avoir lieu ! Quelle angoisse, quel drame...
Alors que la police était encore en pleine intervention, je suis sortie pour aller bosser, j'attendais le bus juste en face du commissariat, qui se situe tout de même assez loin du lycée où se déroulait l'attaque. La ville était bloquée, il y avait des policiers armés, et surtout des véhicules de police, circulant à grande vitesse, toutes sirènes hurlantes, dans toutes les directions. Le bus n'est jamais passé, l'alerte attentat ayant entraînée certaines conséquences. A ce moment-là, on ne savait rien de la fusillade, on ignorait plus ou moins ce qui se passait, il y avait des rumeurs sur un tireur ou un complice en fuite... Et moi plus, j'attendais le bus, moins je me sentais bien. L'atsmosphère était très spéciale, les sirènes, les gens n'étaient pas tranquilles, mais on ne pouvait rien faire, tous les enfants étaient confinés dans les écoles, on sentait que c'était tendu, la ville était quadrillée, embouteillée. C'était vraiment très étrange, j'avais envie de rentrer chez moi, de ne pas rester dans la rue, à regarder les policiers partout et les hélicoptères raser les toits des immeubles.
Il y a plus de peur que de mal, pas de morts, pas de second tireur en fuite dans la ville, cependant une ville quand même choquée, des lycéens touchés et des blessés.
Tout cela a rendu la journée de jeudi assez éprouvante. Je commence mon second jour de week-end demain et j'espère pouvoir un peu reposer, j'aimerais prendre des vacances mais pour l'instant, c'est loin d'être possible.
Je souhaite une prochaine semaine un peu moins délicate, mais avec la cérémonie qui doit avoir lieu, ça semble déjà mal parti...

bookflowers

J'espère que pour vous, la semaine s'est mieux passée et que celle qui arrive se passera encore mieux :-)

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17 mars 2017

World War Z de Max Brooks

World War Z

La guerre des Zombies a eu lieu et elle a bien failli éradiquer l'humanité. Quelques années plus tard, le monde est en pleine reconstruction et la nouvelle version de l'ONU pousse l'auteur à regrouper et à sauvegarder les témoignages de cette terrible guerre. C'est ainsi que l'auteur s'en va de part le monde afin de recueillir tous les souvenirs des survivants et des acteurs de la guerre des Zombies, de la Chine à l'Amérique du sud, de la Micronésie au Japon en passant par Cuba et le Saint Empire Russe. L'auteur revient sur le déroulement de cette guerre en remontant le temps, des Premiers Symptômes à La Grande Panique.

Je savais que World War Z était un bouquin mais c'est le film que j'ai vu en premier (et plusieurs fois), si le film est plutôt bon, le livre n'a absolument rien à voir à part, le postulat de départ : une guerre contre les zombies, mais je n'y ai pas retrouvé les personnages, la structure n'a rien à voir puisqu'il s'agit de témoignages alors que dans le film, les événements se déroulent "en direct". Dans le livre, tout s'est déjà déroulé et la guerre des Zombies touche à sa fin. C'est un roman qui se lit plutôt vite, chaque chapitre étant un témoignage d'une personne en particulier. Mais ce parti pris de créer une histoire sous forme de témoignages restreint un peu les possibilités, par exemple, on ne s'attache pas beaucoup aux personnages, une fois le chapitre terminé, on passe à un autre. On ne connaît rien de l'auteur ou presque. Plus d'une fois, je me suis pas souvenue du nom du personnage du chapitre car il est mentionné au départ et le témoignage suit à la 1ère personne donc le nom est rarement répété...
A part ça, je ne lui ai pas vraimet trouvé de défaut, ça se lit vite, c'est sympa si on aime bien comme moi les zombies, l'apocalypse et tout ça ^^ Il y a toutefois moins de suspense que dans le livre, vu que cela se situe après la guerre des Zombies, on sait qu'un bonne partie de l'humanité à survécu, mais c'est assez sympa de voir l'organisation, les erreurs, les mauvais choix dans le feu de l'action. Je dirais quand même qu'il y a beaucoup trop de témoignages de militaires avec énormément de descriptions de tactiques et d'équipements, ce qui ne m'a pas trop parlé, ça manque un peu de civils, de gens simples qui se seraient retrouvés au milieu du chaos. Les témoignages que j'ai préféré sont ceux du pilote de l'air Christina Eliopolis et des japonais Kondo Tatsumi et Tomonaga Ijiro. Par contre, le livre manque totalement de témoignages de femmes... il y a environ 158 témoignages/chapitres dans le livre et seulement 9 sont des témoignages de femmes, ça ne fait même pas 6 % de personnages féminins...


15 mars 2017

Déstockage de PAL en duo, An 2

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Avec Audrey, nous voilà reparties dans une nouvelle aventure littéraire, cette fois-ci, il s'agit du Déstockage de PAL en duo auquel nous avons déjà participées l'an dernier. Cette nouvelle session démarre en mars et se termine en juin, voici le détail :

1ère édition : Mars – Juin 2017 / Binôme : Femmes ayant marqué l’Histoire - nous serons Amelia Earhart, aviatrice

♦ Session 1 : mars – avril
Thème 1 – Lire 1 livre qui est dans sa PAL depuis au moins 1 an : 10 pts
Thème 2 – Lire un livre écrit par une femme (qui ne se cache pas sous un pseudo masculin) : 5 pts

♦ Session 2 : mai – juin
Choisissez dans la PAL de votre partenaire le livre qu’il devra lire.

Pour ma part, j'ai choisi Drive de James Sallis qui est dans ma PAL depuis beaucoup plus qu'une année (!) et Meurtres pour rédemption de Karine Giebel. De son côté, Audrey lira La recluse de Wildfell Hall de Anne Brontë et Une vie entre deux océans de M.L. Stedman.

Meurtres pour rédemptionDrive

Le recluse de Wildfell HallUne vie entre deux océans

13 mars 2017

Au départ, il y avait six lumières fortes et vibrantes, j'ai été très proche de l'une de ces lumières pendant presque 30 ans. Et puis cette lumière s'est éteinte. Aujourd'hui, il n'en reste que deux et l'une de ces deux vacille, vacille... elle vacille, inconsciente, dans une chambre d'hôpital, une question de jours, une lumière qui ne tient qu'à un souffle. Un corps frêle sous un drap, la cinquième lumière. La quatrième s'est éteinte, il n'y a même pas six mois... On peut espérer mais...
On en sait même rien, ça peut durer plusieurs semaines, mais est-ce souhaitable ? elle a plus de 90 ans, elle est alitée, seule, inconsciente, alimentée par une perfusion, elle respire faiblement. Toutefois, aucun acharnement thérapeutique n'est prévu. La semaine ne commence pas bien. Je compte sur le travail et les livres pour m'évader un peu et penser à autre chose. Même si les pleurs et l'apitoiement ne changeront strictement rien à la situation. Je suis vraiment triste pour elle.

bougie

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10 mars 2017

Lecture commune : Les hauts de Hurlevent, la chronique

les-hauts-de-hurle-vent-539453Au retour d'un de ses voyages, Mr Earnshaw ramène avec lui un enfant abandonné, Heathcliff. Ses propres enfants ne réagissent pas de la même manière et quand Hindley le rejette et le maltraite, Catherine, elle, se rapproche de cet enfant sauvage et une amitié passionnelle se créée bientôt.Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour : Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine.

Bon alors pour commencer, soyons tout à fait honnête, je ne m'attendais pas du tout à ça !! Non pas que j'ai été déçue ou quoi que ce soit mais, je ne pensais pas du tout que Les hauts de Hurlevent était un roman si sombre, si douloureux... Cette puissance destructrice qui s'empare d'Heathcliff pour ne plus le lâcher, cette violence sourde qui va s'abattre sur tous les proches et les descendants de Catherine sans scrupule, sans clairvoyance, car finalement eux n'y sont pour rien dans les erreurs de leurs ancêtres.
J'ai également été surprise par l'organisation du récit et par un narrateur extérieur, M. Lockwod qui vient s'installer à Thrushcross Grange et va nous raconter l'histoire de Catherine et Heathcliff, elle-même racontée par Mme Dean, la gouvernante de Catherine. Je m'attendais franchement à une narration à la première personne mais plus du point de vue de Catherine... ce qui m'amène à une autre surprise *spoiler*, c'est le décès de Catherine, si tôt dans le récit, je pensais qu'elle serait au centre du roman alors qu'en fait c'est véritablement Heathcliff qui est le centre de l'histoire.

La plume élégante d'Emily Brontë nous offre certes une histoire d'amour, mais une histoire d'amour contrariée, impossible, sauvage et brutale, mais elle nous offre bien plus que ça, un roman profond où la noirceur des personnages est bel et bien présente, la dureté de la lande, de ce domaine austère, des personnages tourmentés, bien loin des clichés et des romances habituelles.
Toutefois, j'ai quand même du mal à faire ressortir, même s'il est présent, l'amour impossible entre Catherine et Heathcliff, tant la vengeance et la haine d'Heathcliff sont fortes et vivaces. J'aurais aimé en savoir plus sur le passé de ce personnage, qui est-il vraiment, d'où vient-il, que fait-il quand il disparaît des Hauts de Hurlevent... Je resterais surtout marquée par la présence terrifiante d'Heathcliff, par les successions de mauvais choix, de non-dits qui entraînent les personnages vers leur perte, plus peut-être que par l'amour que se porte les deux protagonistes.

Retrouvez dès demain la chronique d'Audrey !

08 mars 2017

Amazonia de James Rollins

AmazoniaIl y a quatre ans, une équipe de scientifiques était portée disparue dans la jungle amazonienne. Après le drame, Nathan Rand, le fils du scientifique en charge de l'expédition, s'est installé en Amazonie. Alors qu'il essaye de se reconstruire une nouvelle équipe se met en place avec le fol espoir de retrouver des survivants. Mais au fond de la jungle, une nature sauvage et hostile les attend...

J'ai eu ce livre récemment, je ne pensais pas le lire tout de suite mais l'attrait de l'Amazonie aura eu raison de moi ;-)
Amazonia est un thriller efficace, bourré d'actions, qui ne laisse pas un instant de répit au lecteur et qui lui fait découvrir une nature foisonnante, sauvage et dangereuse. Je pourrais m'arrêter là et vous aurez eu l'impression d'avoir un super thriller, mais c'est mal me connaître ;-)
Alors, même si Amazonia a des qualités indéniables, l'auteur en fait tout simplement trop pour que ce roman me comble totalement. Dès le début, on est dans des luttes, des combats, avec les animaux souvent, avec la nature, avec d'autres humains, il y a un peu une surenchère niveau actions et nos pauvres personnages ne ferment quasiment pas l'oeil du roman entre les bastons et les longues marches dans la forêt, certes, c'est palpitant mais loin d'être crédible ! d'un côté, on s'en fout mais d'un autre côté, c'est ce qui va faire que je vais probablement oublier très vite ce livre. D'autant plus, qu'il y a une inévitable romance que j'ai sentie venir dès la page 48, ça m'a un peu soûlée mais je comprends la facilité de l'auteur.
J'ai bien aimé la plupart des personnages, à part l'équipe de "méchants" que j'ai de suite détesté, par seulement pour leur cruauté, mais surtout parce qu'ils sont caricaturaux ! Favre, le français est un espèce de vieux beau en costume et panama dans la jungle -_- et sa maîtresse, une sorte de sorcière chamane, au pouvoir sexuel exacerbé, qui a fait de la torture un art, qui se balade nue et peinturlurée tout le long du roman, et qui finalement fait un peu pitié...
J'ai aussi bien aimé la description de l'environnement, du village de Ban-ali, même si on en revient à des questions de crédibilité, c'est plutôt sympathique.
On pourra noter toutefois l'inutilité des mentions de lieu, de date (sans l'année) et d'heure en début de chapitres qui ne servent absolument à rien... L'écriture n'a rien de formidable mais pourtant je n'ai même pas mis 5 jours pour lire les presque 600 pages d'Amazonia.

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06 mars 2017

Suivi Rat a Week Winter Edition

Un dernier point sur le marathon de lectures qui s'est terminée dans la nuit !

Semaine 4

Bondrée d'Andrée A. Micha Amazonia de James Rollins - 560 pages
Mutafukaz, tome 4 de Run - 139 pages
La disparue du désert de Zoë Ferraris - 179 pages

Total : 878 pages pour un objectif de 800

J'ai donc validé cette dernière semaine, principalement grâce à la lecture du James Rollins qui a vite été menée à terme ;-) J'en ai profité pour lire une bd et commencer un nouveau bouquin mais je vous avoue que je ne sais pas du tout si je vais continuer ma lecture... Je n'aime pas abandonner une lecture en cours mais pour l'instant, j'ai vraiment du mal car la religion est très présente dans le livre et pas sous un angle "instructif" mais plutôt sous un angle moralisateur, et les femmes ne sont pas vraiment vues d'un bon oeil. Alors pour un roman qui se passe en Arabie Saoudite, je me doute que c'est parfaitement logique et voulu mais je ne sais pas si je vais réussir à lire ça pendant encore 370 pages ! Un petit extrait : [...] Katya Hijazi, technicienne de laboratoire. Il fut surpris d'y lire son prénom, car c'était une chose aussi intime que ses cheveux ou la forme de son corps, et celui lui apparut comme une provocation.

Bonne semaine !

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05 mars 2017

Vu, Lu, Entendu

Mois de Janvier & Février : 10 films dont 1 revu - 6 séries - 11 livres - 4 bds dont 2 relectures

La bonne annéeStars Wars Rogue OneFais_de_beaux_revesLes invités de mon père

Blue JayNe le dis à personneThe descendantsRock'n Roll

Un_homme_et_une_femmeLoving-affiche

Sherlock S1GlacéPoI S2Ripper Street S1

PoI 3PoI saison 4L'héritage empoissonné saison 2Fais pas ci fais pas ça saison 9

PoI S5

Du sang sur la BaltiqueIrezumiDalvales neufs dragons

Le testament de William SEn même temps toute la terre et tout le cielAutre-Monde7Flora Banks

Mutafukaz T1Mutafukaz T2Mutafukaz T3

Les assassinsles-hauts-de-hurle-vent-539453BondréeAmazonia

Lecture en cours

La disparue du désert

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02 mars 2017

Les assassins de R. J. Ellory

R. J. Ellory est un nom que je vois fréquemment dans le monde du polar, sur les blogs, sur babelio ou bien dans ma librairie, mais je n'avais encore rien lu de cet auteur... il n'y avait pas vraiment de raison, simplement que je partais vers d'autres choix. Plusieurs fois, j'avais présélectionné Les assassins, pour finalement le reposer au dernier moment, finalement cet automne, je l'ai pris et je l'ai gardé jusqu'à mon passage en caisse ! ;-)

Les assassinsA New-York, plusieurs homicides sont commis en 15 jours. Banal à New-York me direz-vous ? Oui et non, ses quatre meurtres, aux modes opératoires pourtant bien différents, vont mettre la puce à l'oreille à John Costello, documentaliste au New York City Herald. Lui seul voit le lien entre ces crimes : ils ont tous été perpétrés à une date anniversaire, celle d'un célèbre crime exécuté par un tueur en série. Ray Irving, inspecteur au NYPD, et Karen Langley, journaliste au City Herald, vont se retrouver embarqués par Costello dans cette sombre affaire...

Avec le titre, Les assassins et le résumé, pas de surprise, on sait à quoi on va avoir à faire : aux tueurs en séries, ces monstres sordides et fascinants qui ont l'air d'hanter les États-Unis. C'est un gros roman que nous propose Ellory avec une introduction tout à fait bluffante et angoissante et hop, on est ferré, entre le poisson pris à l'hameçon et le lapin dans les phares d'une bagnole. On va se prendre tout ça en pleine face ! Parce que ce que nous propose Ellory, ce n'est rien de moins qu'une plongée dans le mal, glauque, gluant, dégueulasse, où les crimes sordides côtoient d'autres crimes sordides. Parfaitement écrit, Ellory ne fait jamais dans la surenchère, ni dans le sensationnalisme, mais les faits sont là. Brutaux. Réels. Parce que dans Les assassins, nous lisons un livre mêlant habilement réalité et fiction.
Si vous aimez les enquêtes policières et les tueurs en série, vous serez servis ! mais l'auteur ne délaisse pas pour autant les autres personnages et parle des victimes et de leurs familles avec respect et émotion, et nous a concocté un trio d'enquêteurs absolument génial. Je les ai tous beaucoup appréciés, que ce soit Ray, Karen ou John, j'ai beaucoup aimé les relations qui se créent entre ces trois personnages, leur façon d'être, de s'accrocher un peu les uns aux autres, comme une bouée dans toute cette noirceur, sans oublier une touche d'humour bienvenu.
Vous l'aurez compris, je ne regrette pas du tout mon achat ! La seule petite chose, c'est que j'ai trouvé que c'était un tout petit long à un moment, mais sinon il n'y a absolument rien à redire. Maintenant, j'ai envie de lire d'autres livres de cet auteur, mon compte en banque ne me remercie pas ;-)
Avez-vous déjà lu cet auteur ? Quel autre roman de Ellory me conseillez-vous ?!

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28 février 2017

Bujo, 3 mois

Alors que le mois de mars va débuter, j'en profite pour faire un petit point d'utilisation de mon Bullet Journal pour ses 3 mois d'existence ;-)
J'ai bien avancé depuis décembre et mon bujo est quasiment complet. J'ai réglé le problème des collections en les plaçant toutes à la fin sauf certaines temporaires comme la liste des cadeaux de Noël ou les préparations culinaires à prévoir pour les fêtes, il n'y a que la page des articles à faire pour le blog qui évolue quasiment chaque jour et va se déplacer au fur et à mesure dans le carnet.
J'ai également trouvé une super colle pour disposer correctement et proprement mes pages mensuelles, il s'agit d'un roller de UHU, un peu cher peut-être, mais qui est vraiment parfait ! il fonctionne comme un roller de correction, ça colle très bien, sans gondoler, ni couler sur les côtés du papier et en plus, il est fait avec 80 % de plastique recyclé, ce qui ne gâche rien ;-)

Je ne fais pas beaucoup de dessins mais je colle des petites illustrations ou quelques photos, d'ailleurs je vous invite à aller visiter la boutique de Soho Hana, une blogeuse - dont je vous avais parlé dans mon 1er article - qui m'a pas mal inspiré pour mon bujo et qui vient de lancer sa boutique. J'ai déjà eu l'occasion de voir ses stickers qui sont d'une super qualité car j'ai participé au financement participatif de la boutique et j'ai eu 3 stickers en contrepartie.

Stickers plume par Soho Hana

Concernant le bujo en lui même, son fonctionnement est vraiment pratique et je m'en sers de plus en plus souvent. Comme je l'avais déjà dit, il m'est vraiment utile dans l'organisation de mes semaines et m'aide surtout à réaliser des tâches un peu contraignantes que je n'ai pas toujours envie de faire... les voir marquées, les caler dans mon planning, me permet de ne plus les reléguer. Idem pour des tâches auxquelles je pense sur le moment mais que j'oublie après, comme par exemple, faire changer les essuies-glace de la voiture. Ça fait à peu près 6 mois que je veux le faire, j'y pense quand il pleut ou quand je nettoie le pare-brise et après, hop, je zappe. Là, j'ai pu le noter dans le carnet, tout de suite, dans la voiture, et ça va être fait.
J'ai décidé de rajouter une page dans mon bujo, une sorte de bilan mensuel afin de noter mes ressentis, ma forme du moment, les sorties ou les week-end que j'ai fait, il n'y aura pas de règles spécifiques, ça sera une sorte de condensé du mois passé. Je pense opter pour des nuages disposés un peu partout dans la page dans lesquels je noterais des éléments sur le mois qui vient de s'écouler. Par exemple, pour Février, je compte créer 5 nuages : humeur, sorties/week-ends, culture, blog et divers. Certaies catégories reviendront à chaque fois je pense.

Sinon, je continue à tester sur papier mes projets avant de les mettre sur le Bujo, je veux que ça reste propre et pas pleins de gribouillis... Pour les couleurs, j'ai également opté pour du simple, à savoir une couleur par mois qui me sert pour les séparateurs, les titres éventuels, les week-ends dans le planning mensuel et les barres de progression de lectures. Le plus souvent, j'écris au stylo plume bleu, qui est ce qui me convient le mieux avec les mois au feutre noir. J'essaye de garder quelque chose de simple et clair et qui ne soit pas noyé sous les décorations.
J'en profite pour souhaiter un bon début de Bullet Journal à Sanasan qui vient de se lancer ! :-)

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25 février 2017

Suivi Rat a Week Winter Edition & Lecture commune 2

Alors que le marathon se termine dans un peu plus d'une semaine, je pense difficilement atteindre mon objectif pour cette semaine qui est de 850 pages...

RAT a week hiver

Semaine 3
Les assassins de R. J. Ellory -  p. 512 à 661 - Défi 9 : je lis au moins un pavé
Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë - p. 80 à 286 - Défi 8 : je lis impérativement un classique
Amazonia de James Rollins - 35 pages
Bondrée d'Andrée A. Michaud - 363 pages -
Défi 7 : je lis un livre d’un auteur que je n’ai jamais lu

Total actuel : 753 pages

Il me reste encore un peu moins de deux jours pour atteindre les 850 pages, pas impossible mais compliqué, surtout qu'en plus, j'ai pas mal de choses de prévues ce week-end...

Concernant la lecture commune des Hauts de Hurlevent, Audrey et moi l'avons terminé. Je n'ai pas été déçue par cette lecture mais plutôt surprise car sur bien des points je ne m'attendais pas à ça... c'est une histoire assez sombre et je reviendrais sur tous ces points dans un prochain article, mais l'histoire m'a plu.

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20 février 2017

Flora Banks d'Emily Barr

Flora BanksFlora Banks est un livre que j'ai gagné grâce à une masse critique privilège de Babelio, si les romans jeunesse ne sont pas mon genre favori, les thrillers eux en revanche, le sont, donc je me suis laissée tenter par Flora Banks qui est un thriller jeunesse publié chez Casterman.
Et j'ai bien fait car j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé l'histoire mais j'ai surtout eu un gros coup de coeur pour le personnage principal, Flora.

Flora est une jeune fille de 17 ans, elle a une amnésie antérograde qui la ramène toutes les deux ou trois heures à ses 10 ans, l'âge auquel son cerveau s'est détraqué. Flora n'arrive pas à enregistrer de nouveaux souvenirs, elle se rappelle tout ce qu'il s'est passé avant ses 10 ans et tous les gestes du quotidien, mais sa mémoire refuse d'enregistrer tout nouvel événement. Pourtant, un jour Flora se souvient. Elle a UN souvenir. Celui d'avoir embrassé Drake, elle le chérit comme la chose la plus précieuse du monde et c'est à cause de ce souvenir que Flora va entreprendre un voyage au bout du monde qui va la changer à jamais.

Je n'avais aucun a priori en commençant Flora Banks, je n'avais même pas peur du côté jeunesse du bouquin. Et force est de constater que j'ai été très vite happée par cette adolescente et par l'écriture d'Emily Barr. J'adore tout ce qui touche au cerveau et à la mémoire, je trouve que c'est un sujet fascinant et Emily Barr a su totalement restituer cette angoisse qui saisit Flora quand elle se réveille en ayant tout oublié, à part qu'elle a 10 ans et qu'elle vit avec son papa et sa maman. Elle a su également éviter le côté répétitif qui peut inévitablement se glisser dans un roman de ce type, il y en a forcément mais ça n'alourdit pas trop la lecture. Mais le point fort de ce thriller jeunesse est sans aucun doute Flora. Une adolescente un peu timide, mais forte, touchante, que l'on a envie de suivre, et d'aider, on comprend son combat, ses angoisses, son corps tatoué, complété de petits mots ajoutés au feutre. Flora qui se lance dans un voyage qui prend des allures de quête initiatique, de découverte de soi, et c'est en fait la véritable force du roman. Emily Barr a crée un personnage adolescent qui évite les clichés, tout comme c'est le cas du reste du roman, il n'y a pas de romance obligatoire, et même si il n'y a pas forcément de gore, l'écriture n'est pas non plus enfantine ou un peu bébête. Elle est travaillée tout en étant accessible et vraiment agréable. Je suis pas spécialiste des livres jeunesse mais il me semble que celui-ci se place plutôt dans la partie haute de la catégorie.
Le côté thriller est toutefois moins important que ce que je n'aurais pensé au départ mais tant pis, car l'histoire de Flora est tellement plus importante que ça. On réalise tout son désarroi quand elle se retrouve au milieu de gens qu'elle ne connaît pas, son courage de vouloir comprendre, de ne jamais se laisser abattre, d'être volontaire quoiqu'il arrive. Flora est une héroïne à qui l'on a envie de ressembler. Et si j'ai un regret, c'est celui de ne pas avoir plus d'informations sur Jacob, le frère de Flora qui aurait pu avoir un rôle encore plus important.

J'ai lu plusieurs avis qui comparent un peu Flora Banks à Avant d'aller dormir, les sujets étant proches mais pour ma part, j'ai largement préféré Flora Banks. Le côté répétitif passe bien mieux, l'écriture est plus élaborée et l'héroïne, tellement plus géniale, plus forte, plus combative !!

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