Plus simple que ça, tu meurs...
Indiquer case TA le montant total des cotisations sociales personnelles obligatoires (maladie, retraite, invadilité-décès, allocations familiales) déduites pour la détermination de vos revenus professionnels non salariés non agricoles 2011 déclarés à l'administration fiscale, à l'eclusion de tout autre prélèvement social (CSG, CRDS...). Indiquer le cas échéant le montant de l'abondement versé dans un plan d'épargne entreprise ou un plan d'épargne salariale volontaire pour la retraite et les sommes versées au titre d'un accord d'intéressemt ou de participation aux résultats de l'entreprise, dont vous avez bénéficié en tant que dirigeant non salarié.
Le reste de la déclaration est composé de phrases faites de sigles qui font références à d'autres sigles genre "montant figurant aux lignes AW/CU/CS/AX de l'annexe 2035B"
Ce document est une véritable catastrophe...
A la lueur de nos amours
Je me sens presque comme si mon âme était détachée de mon corps. Je sens les cernes s'installer sous mes yeux, grandissants. Le sommeil ne me répare plus, je me réveille fatiguée. Je me sens vidée, de toutes substances. Entre les bruits du dessus et les cris du dessous, j'ai de plus en plus de mal à me sentir bien, chez moi. J'ai très fort l'envie de déménager et de m'éloigner de toutes ces vies, de tous ces gens trop prêts, ces étrangers qui vivent si proche de moi et qui n'ont pas de limites.
D'autant plus que le contexte autour n'est pas très reposant non plus. La tumeur de mon grand-père, après 6 mois de traitement n'a pas réduit. On ne nous dit rien. Ou on ne me dit rien. J'hésite. Je me fixe des barrières pour ne pas me laisser submerger par une immense tristesse. Je frôle l'indifférence, j'ai envie d'être en colère. Contre lui, qui ne se bat pas, qui ne lutte pas. Je n'ai plus envie d'aller le voir, je me sens affreusement mal, terriblement coupable d'écrire une chose pareille, mais c'est la vérité. La dernière fois, en 20 minutes, il a répété 12 fois qu'il avait mal. Je ne sais que répondre, que dire. Les médecins disent c'est normal. Je ne sous-estime pas la douleur mais je regrette l'absence de combattivité. Je suis peut-être injuste, méchante aurait dit ma mère. Depuis toujours mes grands-parents se complaisent dans la maladie, les douleurs, les docteurs. Ils ont la migraine, ils vont aux urgences. Ils ont une bronchite, ils appellent les pompiers. Leur rapport à la maladie a toujours été extrême, et depuis que la maladie elle-même est devenue extrême, leur négociation de celle-ci est surextrême. Décuplée. Multipliée. Je ne sais pas gérer ces comportements, je les ai toujours détestés. Ces attitudes complaisantes, moribondes, viciées qui sentent la morphine et la fin.
C'est la tempête dehors, dedans. Des dissensions avec ma mère apparaissent, dans un spirale dépressive intense. Ma soeur me parle toujours comme si j'étais une débile profonde "bah tu sais il faut bien 20 minutes pour aller au cinéma" "tu sais l'eau si elle reste trop longtemps dans le plastique, elle n'est plus bonne à la consommation". Sur un ton affligeant, genre t'es une demeurée de littéraire et moi je fais physique-chimie. Mon cousin collant collée à sa maman et qui n'a pas le courage de vivre seul, son oedipe ne s'est jamais terminé.
Je n'arrive pas à préparer mon voyage, je suis impatiente de partir tout en me disant que ça ne résoudra rien. Je n'arrive pas à être excitée. Je ne me sens pas sereine. J'ai pleuré car personne ne m'aidait pour savoir comment changer l'argent avant de partir, ni combien je devais prendre. J'ai pleuré pour ça. Et encore je ne pense même pas à mon chat, sinon je m'effondre. Limite du burn out presque atteinte. Plus de recul, plus de distance, les émotions me submergent, me prennent, m'embrassent, m'enlacent.
De Rouille et d'Os
L'histoire : De rouille et d'os c'est la rencontre entre Ali, père absent et maladroit, sans domicile venant s'installer à Antibes et Stéphanie, dresseuse d'orques récemment mutilée. Ce sont deux mondes qui s'affrontent, deux êtres qui se découvrent, deux âmes qui vont s'aider, sans compassion, sans pitié, la force brute d'Ali pour tirer Stéphanie de la noirceur qui l'entoure. 
J'avoue avoir eu du mal pour commencer cette critique tant De rouille et d'os est un film intense et incroyable. 
Ce nouveau film de Jacques Audiard rassemble Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts (Bullhead) mais également Corinne Masiero (Louise Wimmer) et Armand Verdure. Des acteurs formidables : Matthias Schoenaerts y est puissant, brut, tout en muscles, une sorte de force surhumaine dont l'incroyable musculature offre une protection fascinante. Marion Cotillard, magnifique, impressionnante, le regard éteint, pâle, bouleversante, tellement belle qu'à chaque fois qu'elle était à l'écran, ça me donnait envie de pleurer.
Un coup de fil en plein milieu de la nuit va réunir Stéphanie et Ali, simplement. La rencontre est réellement touchante tout en étant terriblement naturelle, sincère.
De rouille et d'os est très, très bien filmé, Jacques Audiard maîtrise la lumière, les cadrages sont hyper travaillés. La photo est tout simplement superbe, de la mer à la neige... à cette glace qui au premier instant, apparaît dangereuse et révèle, dans le drame, la fragilité d'Ali.
Ce dernier film de Jacques Audiard est terriblement complexe tant il suscite d'émotions différentes. J'avais la chair de poule ou presque tout le long, c'est un film dans lequel on a envie de rester à la fin...
C'est à la fois doux et rugueux, puissant et fragile, les combats de free fight dégagent une animalité exacerbée et les scènes d'amour entre Ali et Stéphanie sont incroyablement belles, délicates. On se sent porté par la renaissance de Stéphanie, ses premiers instants dans l'eau, son regard qui, de nouveau, s'illumine. On pourrait pleurer mais c'est tellement mieux que ça, tellement mieux qu'un drame filmé, tellement plus, c'est trash et pudique, intense, poignant, sublime et drôle parfois. La musique colle au récit de façon hallucinante, elle appuie les images, les renforce, les complète. C'est dynamique et pas larmoyant, c'est aussi lumineux ; il y a de l'émotion, la vraie, celle qui fait mal en même temps qu'elle subjugue. 
Une nuit complète ?
J'aimerais passer une nuit entière, dormir sans aucune interruption de 23 heures à 8 heures. Récupérer.
Cela fait un mois que nous avons des charmants nouveaux voisins. Ils sont jeunes, disons un peu plus de 20 ans, et au départ, j'avais naïvement pensé "cool on pourra essayer de lier connaissance".
Je ne pense plus ça, plus du tout.
Il faut dire qu'ils ont soigné leur entrée en matière : ils ont monté leurs meubles et aménagé l'appart le dimanche de Pâques entre minuit et 5h du matin.
Soit.
Bien que gavés, le lendemain étant férié, nous avons décidé de ne pas jouer les voisins relous dès le début. Et puis dans la semaine, nous nous sommes rendus compte qu'ils ne faisaient du bruit seulement de 22 heures jusqu'à 8 heures. Coups de marteau, objets qui tombent/jetés toutes les deux minutes, machine à laver en pleine nuit, meubles qu'on déplace, musique, sexe (lit en fer qui tape au sol et contre les murs en résonnant). Trois nuits comme ça avec mon homme qui se levait à 4 heures pour aller bosser.
La troisième nuit, énervé, il est monté taper. La porte est restée close et une voix a murmuré "c'est le voisin du dessous".
Génial. Ca aurait du nous mettre la puce à l'oreille. Puis ils sont venus nous emprunter un marteau. Du coup, nous en avons profité pour leur dire, gentiment, mais fermement que tout dans l'immeuble, la nuit, s'entend. Ca résonne à mort et quand on ne fait pas attention, c'est pire. Il nous a dit que ça ne se reproduirait plus et qu'il était désolé mais comme lui n'entend rien (la bonne blague, personne d'autre ne fait du bruit comme ça), il ne savait pas si ça s'entendait... en plus il nous prend pour des cons.
Le soir même, à 1h30, ils se sont engueulés et insultés à coup de "va te faire enculer" et autres amabilités. C'était pas une dispute, ils criaient. Par la suite, il y a eu encore du bruit, de très nombreuses nuits. Et la journée aussi, sinon c'est pas marrant. Sans compter qu'il descend les escaliers en sautant les marches par 8, arrive à fond et musique au taquet dans l'allée. Et elle ne sort jamais.
Depuis vendredi dernier, nous n'avons pas fait une seule nuit complète. Ils ont fait du bruit TOUS les soirs. Vendredi, mon homme est monté, à 1h, fou furieux (il se levait encore à 4h). Ils ont ouvert. De toutes façons, c'était ça ou il leur pétait la porte. Par la suite, il y a eu du bordel chaque nuit.
Mardi, je n'en pouvais plus, j'ai appelé les flics car ils ont passé une heure à se gueuler dessus comme des chiffoniers.
Nous leur avons dit, les voisins du 4ème également, le gardin aussi. Jeudi, j'ai passé 1h à l'agence, ils étaient désolés pour moi mais visiblement ils n'ont que peu de recours, à part ne pas reconduire le bail, qui est de 3 ans...!!
Si ça ne change pas, je ne sais pas du tout ce qui pourra se passer. Ils sont mal éduqués, insupportables, débiles. Je suis à la fois déçue et désespérée. Si jamais vous connaissez des recours possibles, je prends tous les conseils !
J'ai été tellement fatiguée cette semaine que je ne suis arrivée à rien faire et notamment m'occuper de mon blog et de lire les votres.
Entre deux tours
Les débats et campagnes du second tour m'emmerdent à un point incroyable. Mon choix est déjà fait. Je n'ai pas besoin d'être convaincue. Je sais déjà quel bulletin va aller dans l'enveloppe, qui elle-même ira dans l'urne. J'espère le changement.
Mais je n'en peux plus non plus de voir les chaînes de télévision - attention je vais être vulgaire - sucer le F*N et sa chef de file comme cela. Car comme dit Le Monde, "le coeur du projet lepéniste reste ce qu'il a toujours été : rétrograde, nationaliste et xénophobe"
Et ça finalement, tout le monde l'a oublié. Quand j'entends le chef de l'état dire que le vote pour le F*N est un vote de crise, un vote contestataire, franchement ça me fait bien rire (jaune). Depuis quand voter pour le F*N, c'est être contestataire ?!
Il faudrait que les médias - et les français - assument une bonne fois pour toutes et comprennent que les gens qui votent extrême droite, c'est tout simplement parce qu'ils sont racistes, parce qu'ils pensent que tous les problèmes qu'ils rencontrent sont le fait des étrangers, ils votent F*N tout simplement parce qu'ils ont peur de l'Autre.
Alors peut-être que oui dans le lot, y en a quelque uns qui ont voté extrême droite pour raler, par défaut, par dépit, par ras-le-bol. Mais soyons honnête, pour une fois, les 3/4 ont voté par conviction. Il faut se résigner, globalement la France est un pays de racistes. Je le vois tous les jours, autour de moi, dans la rue. Ca se banalise. C'est comme une gangrène qui se répand, furtive et malodorante. Ca a bacsulé. C'est un délit, puni par la loi. Mais on est déjà de l'autre côté, dans l'acceptation, dans la généralisation. Et ça me dégoûte de voir qu'un parti prônant la haine de l'Autre fait presque 20% au premier tour de la présidentielle.
Je sais qu'en écrivant cet article, les commentaires risquent peut-être de s'emballer, du coup, je les modère pour aujourd'hui.
Je précise également que je ne vise personne en particulier, c'est un article général.
Mise à jour Album Vu, Lu, Entendu
Mois d'avril : 6 films - 4 livres - 1 bd - 1 livre relu - 1 pièce de théâtre
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Au fond du ciel
Je suis à deux doigts de craquer. A deux doigts à peine. Le vent n'a cessé de souffler à grosses et violentes rafales depuis trois jours faisant claquer les volets, envoler les feuilles et embrouiller mon esprit. Le ciel se dégage pour se couvrir tout de suite après. Il pleut encore. J'ai rêvé du vétérinaire m'annonçant la mort de mon chat, puis je le voyais le mettre dans un sac en plastique noir et le poser sur une table, en le laissant là pour tout le week-end. Au bout de deux jours, on se rendait compte que le chat miaulait depuis des heures enfermé dans le sac et qu'en fait il n'était pas mort...
J'étais englué dans ce rêve et le réveil me rappela que mon chat était bel et bien mort, et que je ne le reverrais plus jamais. Qu'il n'arriverait plus en courant dans le chemin en entendant le bruit de la voiture, ni au son de la boîte de thon qui s'ouvre. Qu'il ne tournerait plus autour de la table en quête d'un morceau de viande. Qu'il ne s'étalerait plus au soleil sur la terrasse. Plus jamais.
C'est dans un état légèrement déprimant, en remuant toutes ses pensées, que j'ai vu mon grand-père aujourd'hui. Ce qui a achevé de me déprimer. Couché, faible, incapable de se lever pour me dire bonjour, le cancer a été vaincu, les analyses sont bonnes mais la douleur des rayons le cloue au lit, abruti par la morphine. Son côté hypocondriaque ne l'aide pas. Nous ne savons plus que penser. Il est théoriquement guéri. Mais ne se bat pas, il ne fait presque plus rien, alors que pendant les phases de traitement, il y a un mois, il était bien plus combattif. Le voir dans cet état a accentué mon sentiment de déprime, de fatigue, d'impuissance et de tristesse.
Je ne sais pas quoi penser ni quoi faire. Mon ordi ne marche plus, la suite Office est out, j'ai un rootkit dans mon pc, certains programmes sont impossibles à désinstaller. Les voisins du dessus nous empêchent de dormir. Je ne me repose pas. Je me prends la tête avec Lui à cause des élections, des voisins, d'un tas de conneries.
Je n'ai vraiment pas besoin de ça. Je me sens à bout, complètement.
Sur le Pulp, chronique de Cette nuit-là de Linwood Barclay et Sur la piste du Marsupilami.
Je suis partie. Je suis rentrée. J'ai été en Corse. Travailler. Il a plu des litres d'eau et la foudre est tombée. J'ai bu 5 cafés par jour pendant 4 jours. J'ai fait ma meilleure réunion depuis que je fais de la vente à domicile. Le retour s'est fait dans les sanglots. Mon gros chat, chez mes parents, nous a quitté. J'ai pleuré - et pleure encore - ma soeur aussi. Je mets des barrières pour m'empêcher de penser à lui et retourne les photos sur lesquelles il est. Je sais que ce n''est qu'un animal domestique mais il a été parmi nous pendant 15 ans. Tous les jours. Il va me manquer.
Bref les bonnes choses ont été largement ensevelies sous la tristesse. Pour l'instant, je lis Paul Auster et j'ai décidé de m'intéresser à Hunger Games.
J'aurais pu partir moi aussi. Mais pour aller où ? Ici, je n'ai personne chez qui me réfugier.
Peur Blanche de Ken Follett
Grâce à une de mes clientes, j'au eu entre les mains ce polar de Ken Follett.
Toni Gallo a été récemment promu chef de la
sécurité du laboratoire Oxenford Medical où on travaille activement à la découverte d'antidotes et de vaccins pour contrer les plus graves maladies terrestres (sida, cancer, ou le madoba-2, forme foudroyante du virus Ebola). En cette veille de Noël, elle découvre un des médecins du laboratoire mort, chez lui, contaminé par le Madoba-2. Comment, dans ce labo hautement sécurisé, le virus a-t-il pu sortir ? La crise est là, les médias s'en prennent au laboratoire, la sécurité est renforcée et la neige commence à tomber abondamment sur l'Ecosse.
Tout cela complique le plan de Kit, fils de Stanley Oxenford, qui prévoit le cambriolage du labo par vengeance mais également pour payer ses dettes de jeu. Tout ne se passera pas comme il l'avait prévu...
La quatrième de couverture, à mon avis, donne beaucoup trop d'informations sur le contenu de l'histoire et en gâche une sévère partie. Elle est de plus légèrement mensongère car elle fait miroiter une longue prise d'otages et une négociation âpre, alors que ce n'est pas du tout ça. Pour continuer sur « l'emballage », l'édition France Loisirs est bourrée de fautes d'impression et de relecture...
Le récit se divise sur trois journées, la veille de Noël, Noël et le lendemain de Noël, les chapitres sont découpés en heure. L'action se déroule sur peu de temps et c'est principalement la force du suspense. C'est bien écrit et bien rythmé. On découvre la famille Oxenford et le domaine familial Steepfall, j'ai beaucoup aimé ces descriptions, cette grande famille, ces querelles, ça m'a un peu fait pensé à Millénium et à la famille Vanger. Il y a beaucoup de personnages, dans l'ensemble corrects même si les méchants font un peu cliché, à part Daisy qui est tout simplement terrifiante. Toni est un personnage très agréable à suivre malgré quelques réflexions et réactions un peu trop midinettes pour une nana de presque quarante ans.
Je l'ai lu en quelques jours et pourtant le plus gros couac de ce livre, c'est bien le fond de l'histoire. Ok il a une histoire de virus mortel très dangereux mais j'ai trouvé que c'était facile car dans le fond, il ne se passe presque rien. Principalement à cause de la neige qui paralyse le pays mais ça fait des beaux paysages. Il y a pleins de rebondissements qui sont trop gros pour faire mouche. La première fois, on dit « oui pourquoi pas » mais, quelques pages plus loin, on finit par penser « hum pas crédible, ça fait trop et trop vite ». Certains éléments sont hyper convenus, la romance est de trop, tout comme l'épilogue. Pourtant, il y avait tout pour faire une super histoire vraiment angoissante, mais ça tombe à l'eau, on se dit « tout ça pour ça ?! » Et je cherche encore à quoi sert le début avec Michael qu'on retrouve mort dans sa cabane au fond du jardin...
En matière de thriller scientifique, et de thriller tout court, on a vu mieux.








