07 décembre 2009
1, 2, 3…
1er décembre : tourner la dernière page du calendrier offert par Studio l’année passée et découvrir avec plaisir que la photo du mois de décembre est celle de Romain Duris… !
Photo plus que sexy d’ailleurs et je peux rester des heures à baver devant !
3 décembre : décider d’aller à Ikea Toulon alors qu’il tombe des cordes véritables, qu’il y a du brouillard, des gerbes d’eau sur l’autoroute à 2 mètres, aucune visibilité et des gens qui roulent tous feux éteints, c’était donc une idée à moitié bonne.
(mais maintenant on a une pure commode ^^)
4 décembre : Bruno Solo en terrifiant impuissant dans Jusqu'en enfer
5/6 décembre : week-end en famille, bouffe/vin/tennis (à la télé ^^)/bouffe/vin/dodo/bouffe/vin/gâteaux et en bonus, une super blague : Mr et Mme delamain ont 3 fils, comment s’appellent-ils ?
6 décembre : Daniel Craig en maillot tout mouillé, hum...
7 décembre : informations complémentaires sur une formation professionnalisante qui commence fin janvier, très intéressante et que je suis très tentée de faire. Avec très forte probabilité de devenir auto-entrepreneur par la suite.
Avoir sa micro-entreprise à 25 ans, je suis assez pour :-)
Oh mon dieu ça bouge !
30 novembre 2009
L'imaginarium du Docteur Parnassus
L’histoire : le Docteur Parnassus trimballe son théâtre, l’Imaginarium, et sa troupe dans l’Angleterre du 21ème siècle en offrant au public, la possibilité d’entrer dans leur monde imaginaire par le biais d’un miroir magique.
Mais le Dr Parnassus cache un secret… il y a de cela plusieurs longues années, il a perdu un pari avec M. Nick, alias le diable. Le prix du pari ? Valentina, la fille du Dr Parnassus.
Pour sauver sa fille, M. Nick lui propose un dernier pari : le premier qui arrive à prendre 5 âmes…
La route du théâtre croise Tony, une nuit, pendu sous un pont, un mystérieux vagabond qui va apporter son aide au Dr Parnassus.
Ce film est un conte du 21e siècle, avec ce qu’il faut d’imaginaire et de fantastique, de lieux acidulés ou sombres, de personnages ambivalents et sincères. Un conte entre Alice aux pays des merveilles et Mary Poppins.
Et qui dit conte, dit univers parallèles et la référence à Alice est visible, on passe d’un monde à l’autre par un miroir, la traversée du miroir comme dit Tony.
Et hop on se retrouve dans un monde onirique où le danger peut aussi régner.
Je regrette assez de n’avoir pu le voir qu’en VF mais j’ai quand même trouvé que les acteurs jouaient biens, de la très sexy Lily Cole au forcément regretté Heath Ledger en passant par le touchant Andrew Garfield (que j’avais déjà adoré dans Boy A) et bien sûr les trois joyeux et talentueux remplaçants de Heath, Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell.
Cela a déjà été dit à plusieurs reprises mais je le confirme, le changement d’acteurs se fait à merveille. Le miroir permet facilement cette transition. Et les trois acteurs incarnent une facette de Tony, un côté particulier de sa personnalité.
Sans compter que c’est un hommage émouvant à Heath Ledger.
Les tableaux dans le monde imaginaire (dessinés par Gilliam lui-même*) sont superbes, tour à tour féeriques, fantasmagoriques, angoissants ou réalistes.
J’ai adoré quand les personnages passent de l’autre côté du miroir, tout comme j’ai aimé l’installation du théâtre dans un 21e siècle industriel. Mais je n’ai pas trop aimé les interactions de la troupe avec le public d’aujourd’hui, surtout dans la première scène, je n’y ai pas vraiment vu d’intérêt…
Mais c’est un film très riche et un second visionnage peut apporter plus d’éléments à la compréhension de l’histoire.
Il y a un peu de longueurs au début mais une fois embarqué, c’est un voyage vraiment prenant et pour peu qu’on se laisse emmener, l’imagination prend le dessus sur tout.
* source Studio Ciné Live, novembre 2009, p. 44
source : source : Allocine.fr © Metropolitan FilmExport
29 novembre 2009
Mais quelle est cette voix qui chuchote à mon oreille
"Le train n°17854 en provenance de NICE VILLE et à destination de MARSEILLE entrera en gare voie 2"
Vendredi dernier, alors que j'attendais mon train sur le quai, j'écoutais la douce voix de Madame SNCF m'informer sur les trains qui passaient devant mon nez.
"Le TER, le TGV, le n°88612 arrivera avec 5 min de retard, pour votre sécurité merci d'emprunter les passages souterrains, nous rappelons aux passagers qu'il est interdit de fumer, le TER, le TGV..."
Toutes ces phrases enchaînées de sa voix si douce. Sa voix présente, en même temps, dans toutes les gares de France où je suis passée.Cette voix qui, à l'évidence, ne peut faire toutes ces annonces en direct comme je m'étais plu à l'imaginer.
Une femme sur une chaise, les cheveux ébouriffés, le souffle court, les joues rouges, casque sur la tête, devant un pupitre à l'ancienne des communications téléphoniques, distribuant ce flot d'informations continu aux bons endroits aux bons moments !
(Oui il m'en faut peu pour partir dans des délires légèrement dingues)
Et donc, suite à une courte réflexion, j'en suis venue à penser que la douce voix féminine de la SNCF avait probablement été enregistrée au préalable.
Ben dis donc, elle doit pas manque de travail la dame !
Avec tout ce qu'on peut dire, les gares, les voies, les horaires, les retards, les incidents, les provenances, les destinations, les arrêts...
Ca en fait des mots à prononcer et à enregistrer.
A moins que... non je rêve, mais supposons que plusieurs femmes, des centaines, à la voix identique occupent chaque gare. J'imagine le casting géant par le parton de la SNCF. Il aurait choisi une voix qui lui rappelait une ancienne maîtresse ou son institutrice de CP.
Ou alors c'est tout simplement un ordinateur très doué.
Je préfère garder un peu de mystère sur cette voix accompagnatrice de mes voyages...
Si la voix SNCF m'intrigue à mon âge, c'est que j'ai un problème comment font les enfants qui voyagent souvent ?
"Maman la dame qui parle dans les hauts-parleurs, elle fait le même voyage que nous"
Je l'aime bien cette voix. Elle est humaine et elle est belle.
Je lui en veux même pas quand elle m'annonce que mon train 5822 a 50 min de retard !
p.s : non cet article n'est pas sponsorisé par la SNCF.
Et ça fait quand même un peu chier quand le train a 50 min de retard ^^
Et puis voici comment dépenser 150€ lors d'un dimanche pluvieux
27 novembre 2009
Amour et M...
C’était un peu avant 8h ce matin, dans un demi-sommeil, j’entendais les bruits familiers d’un petit déjeuner. Le bruit de la porte du frigo qui s’ouvre, le tintement de la cuillère dans le bol et les croquettes dans la gamelle, le chat qui miaule devant la brique de lait et la voix de mon homme qui lui parle. J’entendais ça très légèrement, à travers les brumes de la douceur des draps.
Il y a deux jours, j’étais dans l’appartement de mes grands-parents. Je l’apprécie mais ce n’est pas aussi fort que leur maison d’avant. Cette maison de mon enfance, avec ses étages à l’envers, son potager, son grand sapin dans lequel on grimpait et son immense cave toute en longueur. Et nos arbres dans le jardin, un à chaque naissance, ces arbres qui aujourd’hui ont peut-être été déracinés, toutes ces années passées dans cet endroit, toute cette folie de nos jeux d’enfants, tous ces recoins, tout cet air.
J’étais dans cet appartement et mon grand-père a souhaité me montrer où il rangeait ses papiers en cas…d’accident.
On pourrait dire autre chose mais je préfère dire en cas d’accident.
Les comptes, les documents de l’appartement, dans des chemises en carton bien rangées, et puis parmi toutes les feuilles, il y en avait une manuscrite.
Je veux être incinéré, ni fleurs ni couronne.
Et en-dessous, d’autres lignes, d’autres mots qui disaient que la vie continuait, qu’il nous aimait, et d’autres choses que mes yeux ont vu mais que je n’ai pas eu envie de retenir. Et puis sa signature, Papi. Simplement.
Et là pour le coup, j’ai réalisé.
Et instinctivement, j’ai eu envie de pleurer, de me recroqueviller et que mon esprit revienne juste quelques poignées de secondes en arrière.
Car je ne veux pas penser à ça. En général et pour mon grand-père surtout. J’entretiens avec lui une relation unique, profonde. Et je n’imagine pas…
Voir ces mots m’a fait un certain choc, comme une réalité soudaine. C’était brutal, inattendu.
Et chaque jour, je pense faire attention à ces bruits du quotidien qui nourrissent les souvenirs, le chat qui miaule, le chat qui griffe, le lit qui grince, la télé qui s’allume, le rayon de soleil sur la fenêtre, la couleur du ciel, les grains de cacao qui fonde dans le lait, recroquevillée sous la couette sur le canapé, le matin, la journée, le soir et même la nuit.
Orgasme...
Cinématograpique !
Du moins, ça sent bon le trio d'acteurs que je kiffe...
Vous connaissez mon amour pour Romain Duris, peut-être moins celui que j'éprouve à la fois pour Charlotte Gainsbourg et pour Jean-Hugues Anglade.
Et forcément les trois dans un film, quand la une d'Allocine m'a montré cela, je n'attends plus que le 9 décembre !
Bande-Annonce :
26 novembre 2009
De réduction « étudiant » à réduction « demandeurs d’emploi »
Tu parles d’une évolution… d’un épanouissement. D’une motivation que tu dois avoir à toute épreuve alors que le site de Pôle-Emploi propose exactement 165 294 offres d’emploi contre 783 862 CV en ligne sur toute la France.
On sent qu’il y a comme un léger décalage, une inégalité dans la balance. Et malgré ça, il faut être motivé.
Motivé pour postuler pour aide à domicile, agent d’entretien, agent de service, animateur de vente, télévendeur, polymaintenicien, assistant ménager.
Et tous les jours checker des offres peu intéressantes, espérer.
Je ne travaille plus. Le stage était intéressant, motivant, mais pas d’embauche. Pas de salaire en novembre. Et mon homme ne continuera pas son boulot, arrêt à la fin du mois. A la fin de la semaine.
On a connu mieux comme perspectives de réjouissances avant les fêtes.
Mon statut de demandeurs d’emploi ne me convient pas. Mais je dois faire avec. Mon Cible Emploi continue mais à chaque fois que j’y vais, je me sens plus déprimée qu’avant d’y être allé.
Il y a toujours une chose qui coince.
Une formation à faire payante, sans aide, dans une autre ville, le diplôme ne convient pas, l’expérience n’est pas suffisante.
Mais comment on fait bordel ?!
Ah ils sont beaux au ministère mais personne n’en est plus avancé.
C’est bien gentil de pousser les jeunes à faire des études supérieures mais si c’est pour à la fin, finir aide à domicile, ça reste quand même très moyen.
Le cercle est vicieux. On ne trouve rien et forcément on finit par douter de soi. Et la motivation descend en flèche.
Depuis deux jours, je me demande comment on va faire. Qu’est-ce qui va se passer.
Est-ce qu’un jour, on va s’en sortir ?
Il y a des moments où je me sens franchement désespérée.
24 novembre 2009
Maudit Karma, le livre
Ce qui m’a fait acheter ce livre, c’est le résumé : animatrice TV, Kim est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par un objet venu du ciel. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de sa vie : mauvaise mère, épouse adultère, harpie en escarpins façon Sex & the city. Pour sa punition, elle se réincarne en fourmi.
Mais le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit Nina, son ancienne meilleure amie, la remplacer auprès de sa famille, de son mari, de sa fille et même de sa mère alcoolique.
Et donc elle doit vite remonter l’échelle des réincarnations pour espérer changer les choses. Mais, de fourmi à bipède, la route est longue…
Etant fan de la série Dead Like Me, je n’ai pu que tilter à cette lecture.
Bien que n’ayant rien à voir, les situations de décès de deux personnages féminins sont fortement semblables : pour une un lavabo d’une vieille station spatiale, pour l’autre la cuvette des WC d’une autre vieille station spatiale. J’ai même pensé un moment que Dead Like Me était inspiré du bouquin mais non, même si elle est adaptée d’un livre, ce n’est pas celui-là. Et puis à part cette ressemblance, le reste du récit n’a pas grand-chose à voir.
Bref.
J’ai autant apprécié l’un que l’autre. A la première page, je riais, « Le jour où je suis morte n’a pas vraiment été une partie de plaisir. Pas seulement à cause de ma mort. En réalité, celle-ci est péniblement arrivée bonne sixième dans la série des pires instants de cette journée. » ; à la cinquième, j’étais conquise.
Le récit est donc à la première personne et suivre Kim Lange dans sa dernière journée humaine a été un délice. Et puis on remonte lentement en commençant par fourmi. On trouve en notes de bas de page, le récit d’un compagnon de réincarnation de Kim, un certain Casanova dont le seul regret est que la vie sexuelle des fourmis est âpre et peu développée !
Sans débattre sur la réincarnation, le livre montre simplement qu’il faut profiter des gens qui nous entourent, car on n’est jamais à l’abri d’un accident.
J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire ce roman allemand, vraiment drôle, par ses situations absurdes et décalées, par ses personnages et par le rythme constant du bouquin.
Jusqu'à aujourd’hui, la collection Piment ne m’a jamais déçu. Comme quoi se faire avoir par un beau gosse en costard a parfois du bon ;-)
22 novembre 2009
De l’importance de vivre au milieu de nulle part…
Je me disais qu’en déménageant dans une ville moins grande, dans une résidence de plus grand standing, les problèmes de voisinage allaient se résoudre.
Mais non.
Déjà ça a commencé avec la gentille mais âgée voisine du dessus, retraitée deux chiens, qui trouvent que marcher avec des talons aiguilles à 7h du matin, c’est la classe.
Mais pas seulement.
Marcher avec des talons oui mais descendre les 3 étages qui la séparent du dehors en faisant claquer les talons, c’est encore mieux. Dans une cage d’escaliers qui résonne à mort, quatre/cinq fois par jour, et quand on ne travaille pas, c’est beaucoup.
Mais c’est pas fini.
Parce que les chiens du coin sont du genre à aimer aboyer. Longtemps.
Et le fin du fin, c’est quand un dimanche matin à 6h, un chien du voisinage, celui de Ja Rule (pas le vrai hein) plus exactement, une merde sur 4 pattes, ridicule, décide de pleurer l’absence de son maître et de nous communiquer sa tristesse par des aboiements aigus et répétitifs.
Pendant 1h.
C’était pas marrant.
Ce qui l’était, c’était d’entendre les voisins d’à-côté et du dessous gueuler après le chien. On se sent moins seul.
On sait que ce foutu chien a réveillé au moins tous les gens des deux entrées du bâtiment.
Brusquement on sent une certaine solidarité ^^
Mais du coup ça donne envie d’aller vivre au fond des bois, à la Into the Wild…
21 novembre 2009
Le Concert
L’histoire : Andreï Filipov était un des meilleurs chefs d’orchestre et le dirigeant du célèbre orchestre du Bolchoï. Etait.
Parce que, Sous Brejnev, il a refusé de se séparer de ses musiciens juifs et il fut licencié en pleine gloire.
Aujourd’hui, il rôde toujours dans les couloirs du Bolchoï…mais il y fait le ménage.
Tard un soir, le directeur du Bolchoï reçoit un fax : une invitation au Théâtre du Châtelet à Paris pour y donner une représentation, 15 jours plus tard.
Filipov pris d’une folie soudaine, récupère le fax et entreprend le projet dingue de reconstituer son orchestre, conclure le concert commencé il y a 30 ans et jamais terminé.
Prendre sa revanche et mettre un point final à son histoire d’amour passionnelle et torturante avec Tchaïkovski.
Comme je n’avais pas envie de me retrouver la même salle que des pisseuses qui allaient mouiller leur culotte devant un loup-garou montrant ses abdos et un vampire marmoréenplus que diaphane tombant la chemise, j’ai choisi la séance d’à-côté.
Sur un film dont je n’avais quasiment rien entendu mais dont l’affiche et le nom de Mélanie Laurent m’avaient mis la puce à l’oreille…
Et c’était tellement bon !!
Cette histoire suscite un tel melting-pot d’émotions, un tel bonheur qu’il est conseillé à tous.
Cette revanche sur l’Histoire, sur cette baguette brisée en deux est superbement interprétée par tout un casting russe épatant. Mélanie Laurent, que j’aime de plus en plus, apporte tout ce qu’il faut d’émotions, juste à la fin, au moment clé, comme un pont entre le présent et le passé.
Je ne m’attendais à rien mais je ne m’attendais pas du tout à ce que le film soit si drôle. C’est truffé de situations burlesques, cocasses, attendrissantes, avec des personnages vraiment hauts en couleur, attachants.
Trente ans plus tard reconstruire l'équivalent de l’orchestre du Bolchoï alors que ses musiciens n’ont plus rien, plus d’instruments, pas de travail ou si peu, pas de passeports, pas d’argent.
La scène de fabrication de passeports illégaux directement à l’aéroport est un petit bijou !
On est toujours entre le rire franc et l’émotion forte, le sourire et puis le cœur serré.
On se régale de chaque note du Concerto de Tchaïkovski, joué et
rejoué, comme une mélodie entêtante, obsédante. Une folie douce. Comme une blessure à refermer.
Sous la comédie, on n’oublie pas la gravité de l’histoire qui a brimé ce que la société fait de plus beau.
Quant au concert final… rien que d’y penser, la chair de poule se colle à mes bras. La scène était tellement intense, tellement complète que je n’ai pas pu me retenir de pleurer pendant 10 minutes. C’est venu d’un coup sans que je m’y attende, mais tout est si beau dans cette fin.
18 novembre 2009
Micmacs à Tire-Larigot
L'histoire : le rapport entre une balle de revolver et une mine anti-personnel, c’est Bazil.
Bazil qui, adulte, se prend une balle en plein front et petit, perd son père qui a mis le pied sur une mine.
Gravé dans les deux objets un symbole guerrier similaire, la Vigilante de l’Armement pour l’un les Arsenaux d’Aubervilliers pour l’autre.
A sa sortie de l’hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Mais ce rêveur attendrissant est rapidement recueilli par une joyeuse famille de marginaux.
Dans un drôle de bordel de récupérations, Calculette, Tambouille, Fracasse, Pierrot, la Môme Caoutchouc, Placard, et Remington deviennent les nouveaux compagnons de route de Bazil.
Qui vient juste de se trouver un but : faire payer ceux qui ont abîmés sa vie.
Ce qui ne trompe pas, c’est qu’on est bien dans du Jeunet. Mais là où La cité des enfants perdus était triste, Un long dimanche de fiançailles archi-chiant et Amélie Poulain, un rien niaise, Mimacs à Tire-Larigot est un pur moment de plaisir !
Très drôle par pleins d’aspects, émouvant, fantasque, irréaliste tout en souhaitant qu’un jour, les petits puissent vaincre les grands.
Drôle à cause des personnages délurés et bourrés de qualités, superbement bien joués, Dany Boon en tête mais les autres aussi, Omar Sy m’a scié, Julie Ferrier flexible et méconnaissable, Dominique Pinon l’habitué, Marie-Julie Baup, Michel Cremades, Yolande Moreau et Jean-Pierre Marielle.
Drôle par ses situations absurdes et imaginatives avec des dialogues piles et pointus, des méchants bien incarnés par André Dussolier et Nicolas Marié. Et touchant, parce que Bazil a l’air perpétuellement dans la lune mais son esprit est toujours en éveil, par le côté famille recomposée, la solitude qui pourrait les enfermer chacun de leur côté.
C’est toujours sépia et c’est toujours bien filmé.
Le côté récup’ avec tout le bric à brac dans leur maison, ce côté inventif, ludique, qui était déjà présent dans La cité des enfants perdus apporte un côté enfantin.
Des bouts d’objets pour en faire un nouveau.
Des bouts de gens pour en faire une famille.
Comme quoi de rien on peut arriver à beaucoup.
J’ai passé un vrai bon moment, pleins de plaisirs divers, plein de tendresse pour cette lutte de David contre Goliath.
Ça ressemble à du Jeunet, mais en mieux encore.
source : Allocine.fr © Warner Bros France - Bruno Calvo














