Revoir un Printemps

16 juillet 2018

1998-2018

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Le 15 juillet 2018 sera aussi important que le 12 juillet 1998 ! Après les échecs de 2006 et 2016, l'épisode honteux de 2010, l'Equipe de France ramène une deuxième étoile sur le maillot !!! et putain c'est vraiment bon !
En 98, j'avais 13 ans et même si je me souviens très bien de cette Coupe du Monde la vivre en tant qu'adulte est encore différent. Depuis un mois, j'ai beaucoup regardé la télé, beaucoup crié, un peu râlé. Et hier, ça a été tout pareil mais en plus plus plus !!
Mon corps porte les stigmates des peintures bleu-blanc-rouge (ça ne part pas très bien au lavage), j'ai un collier de fleurs en plastique de la même couleur autour du cou alors que je suis seule chez moi, et j'ai envie de faire des Tut-tut !!!

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gif génial des liveurs non moins géniaux du Monde.fr

Quel bonheur cette victoire ! quelle union, partout. La dernière fois, c'était pour des choses beaucoup moins positives, alors là, il faut en profiter, il faut chanter, il faut crier !! d'ailleurs après hier soir, je n'avais plus beaucoup de voix au réveil mais on s'en fout ^^ Ouuuuouuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhh
Et heureusement qu'aujourd'hui, je ne travaille pas car je n'aurais pas été en état de faire grand chose !

Je suis hyper contente parce que cette équipe, elle me plaît, je les aime ensemble et je les aime séparemment (certains plus que d'autres) !! Je les aime parce qu'ils sont heureux d'être ensemble (quelle différence avec 2010), je les aime parce qu'ils ont de l'humour, parce qu'ils sont sérieux, parce qu'ils écoutent. Je les aime parce que putain ils ont gagné hier !!! 4 à 2 en finale !!!
On est de nouveau Champion du Monde !!

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© Reuters
p.s : oui je me sens un peu folle aujourd'hui !


07 juillet 2018

Avis groupé XVIII

La fin du challenge Thrillers et Polars est pour demain, c'est donc la dernière ligne droite pour publier ses chroniques !! c'est pourquoi je vous propose un bel avis groupé avec 6 critiques, ce qui va me permettre d'atteindre mon quota de 25 livres lus et chroniqués (au total, j'en ai presque le double mais niveau chronique, je suis carrément en retard...). Si Sharon reprend le challenge, je pense poursuivre pour une nouvelle année, sur un rythme tranquille.

Le mystère Fulcanelli d'Henri Loevenbruck

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Un meurtre dans une vieille église de Séville, un assassinat dans une bibliothèque parisienne, un ancien manuscrit dérobé, le lien entre ces affaires : Fulcanelli, un alchimiste du 20ème siècle dont l'identité demeure, à ce jour, inconnue. Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, accepte d'enquêter, principalement car il est lui-même très intéressé par l'alchimie et par Fulcanelli.

Ce n'est pas la première enquête d'Ari Mackenzie que je lis, et si ça n'a pas été des coups de coeur, j'ai toutefois très apprécié ces polars bien écrits et mêlant intrigues policières et ésotérisme. Le mystère Fulcanelli n'échappe pas à la règle et nous permet de plonger dans le milieu des alchimistes français. Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de Fulcanelli avant de lire ce roman et j'avoue que je me suis prise au jeu de cette enquête et de la quête d'indentité de Fulcanelli. D'ailleurs, je trouve ça tout à fait fascinant que l'on ne sache toujours pas qui était réellement Fulcanelli !
Henri Loevenbruck me semble très bien connaître son sujet et on retrouve avec plaisir Ari, Lola, Krysztov, le garde du corps polonais, Radenac, l'ex-collègue d'Ari. Le mystère Fulcanelli est un thriller ésotérique très bien écrit qui m'a fait découvrir des personnalités dont j'ignorais tout, notamment Camille Flammarion, frère de l'éditeur et astronome,

L'homme aux cercles bleus de Fred Vargas

L'homme aux cercles bleus

Adamsberg vient d'être muté à Paris dans une nouvelle brigade. Alors qu'il prend ses marques des cercles étranges apparaissent dans les rues de la capitale. Des cercles, tracés à la craie bleue, entourent des objets hétéroclites - patte de pigeon, bougie, trombone... - avec l'inscription suivante : Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?
Il n'en faut pas plus à Adamsberg pour sentir le tragique derrière l'anodin, et comme d'habitude, il a raison.

L'homme aux cercles bleus est la première histoire dans laquelle intervient le commissaire Adamsberg. J'avais vu son adaptation télévisé sans avoir lu le livre. On découvre les débuts d'Adamsberg dans sa brigade parisienne, c'est assez intéressant mais on sent que l'auteure tâtonne encore un peu. On sent toutefois les prémices de cette étonnante brigade que j'apprécie tant suivre ! Ce n'est sans doute pas le meilleure de la série, mais comme c'est le premier, il est forcément un peu à part, car sans celui-là, les autres n'auraient jamais vu le jour.

Irrévocable d'Andreas Pflüger

Irrévocable (2)

Il y a cinq ans, à Barcelone, l'opération à laquelle participait Jenny Aaron a été un échec. Plusieurs morts, un fugitif, Jenny a également perdu la vue et l'amour de Nico. Elle était une des meilleurs agents du Service. Aujourd'hui, tout a changé, Jenny a appris à vivre avec sa cécité mais elle fait mieux que ça, elle a su développer ses autres sens et est devenue experte en interrogatoires. Elle seule sait décrypter les silences, les hésitations, les non-dits. Un jour, son ancien chef la recontacte, un prisonnier souhaite lui parler. C'est ainsi que Jenny va comprendre que ce qu'il s'est passé à Barcelone cinq ans plus tôt n'était qu'un début...

Irrévocable est le premier roman du scénariste allemand Andreas Pfluger est le moins que l'on puisse dire c'est que cela se sent dans son écriture. Celle-ci très rythmée,  presque cinématographique, est très nerveuse et colle parfaitement bien à une intrigue pleine d'actions et d'adrénaline. L'héroïne de ce thriller est atypique et attachante à suivre, aveugle suite à une fusillade, elle a fait de son handicap une force incroyable, suivant la voie des samouraïs, elle est devenue encore meilleure qu'avant.
Elle va se retrouver confrontée à son passé et découvrir que rien n'est terminé.
Avec Irrévocable, on ne s'ennuie pas une seconde, et l'histoire se déroule sans temps mort. Si l'intrigue et l'action sont au rendez-vous, on peut souligner un manque de clarté dans les passages passé-présent, on a parfois du mal à se repérer dans le temps et cela peut perdre le lecteur. Mais Irrévocable est un thriller absolument efficace !

Si Vulnérable de Simo Hiltunen

Si Vulnérable

En Finlande, une famille est retrouvée assassinée : le père, la mère et les deux enfants. Rien ne pouvait laisser présager qu'un tel drame allait arriver.
Seul un journaliste, Lauri Kivi, s'interroge sur ces crimes familiaux... et si tous ces drames étaient l'oeuvre d'une personne extérieure à la famille ? Il décide de mener sa propre enquête.

Si vulnérable est un roman noir, dense et assez violet par moment. Très bien écrit par Simo Hiltunen, qui nous amène dans les méandres d'esprits dérangés, Si vulnérable est un thriller au rythme plutôt lent et dont l'histoire prend son temps pour s'installer.
J'ai beaucoup aimé le personnage principal, Kivi, dont le passé va jouer un rôle capital, marqué par une enfance très douloureuse. Personne d'autre que Kivi n'aurait pu mener cette enquête. Si vulnérable est un roman marquant qui ne pourra pas nous laisser insensible et nous fera découvrir la Finlande, un peu moins cotée que ses voisines suédoise et norvégienne.

Treize marches de Kazuaki Takano

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Ryô Kihara, trente-deux ans, attend dans le couloir de la mort. Comme le veut la loi japonaise, il ne saura qu'au dernier moment que l'heure est venue. Amnésique, il ne souvient plus du crime qui l'a conduit en prison. Mais un jour, un souvenir lui revient : il se voit gravir un escalier...
De son côté, Jun'ichi Mikami est lui aussi en prison pour homicide involontaire, mais il a la chance de se voir proposer la liberté conditionnelle. A l'extérieur, il va retrouver Shôji Nangô, son gardien de prison, qui va lui offrir de l'aider à prouver l'innoncence de Ryô Kihara. Jun'ichi, voyant un moyen de s'amander, accepte.

Treize marches est un thriller vraiment très intéressant et prenant. On y suit un gardien de prison, Shôji, qui, bien que plutôt favorable à la peine de mort, est hanté par les deux exécutions qu'il a effectué. Il faut savoir qu'au Japon le processus de la peine de mort suit treize étapes très strictes qui conduisent à la mort par pendaison du détenu. Avec Treize marches, on en apprend énormément sur le système judiciaire et carcéral du Japon (je ne savais qu'il y avait la peine de mort). Par plus d'un aspect, ce thriller est original, d'abord par ce côté et par l'association gardien de prison/détenu rependu. Ce duo de personnages est très intéressant à suivre. Shôji, un peu perdu et lassé de son travail, et Jun'ichi, sorti de prison, rejeté par sa famille, culpabilisant. On suit leur enquête avec attention, découvrant le fonctionnement du système judiciaire japonais. Une totale réussite pour ce thriller japonais de Kazuaki Takano.

Le cri de Nicolas Beuglet

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À quelques kilomètres d'Oslo, l'hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l'inspectrice Sarah Geringën pressent d'emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu'il porte sur le front, s'est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale.
En proie à des difficultés personelles, Sarah va se retrouver embarquée dans une enquête qui va l'entraîner en France où elle rencontrera Christopher, journaliste, qui l'aidera.

Le cri est un thriller mené tambour battant qui nous entraînera sur les traces de la CIA et de projets secrets de manipulation mentale... Basé sur des expériences réelles, longtemps gardées secrètes par les américains, Le cri s'éloignera rapidement du policier auquel on peut s'attendre au départ. Grâce à ses deux héros attachants, on acceptera la grosse dose d'action de ce thriller et on se laissera happer par ce page-turner diablement efficace ! On peut également saluer l'audance de Nicolas Beuglet qui s'attaque à une peur ancestrale et ouvre la porte à de vastes questionnements, même s'il ne fait qu'effleurer le sujet du doigt, celui de la vie après la mort...

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05 juillet 2018

Il reste la poussière de Sandrine Collette

Au bout du monde, en Patagonie, dans un territoire aride, désolé et sauvage vit une famille. La mère, les jumeaux, le débile et le petit.Une famille aussi sèche que la plaine où elle réside. Une famille où personne ne s'aime, à tel point que le terme de famille n'est pas envisageable.
La mère les dirige tous d'une main de fer, absolument implacable. Les jumeaux font vivre l'enfer au petit. Le débile ne dit rien, enfermé dans ses pensées. Le petit tente de survivre.
Mais un jour tout change, la mère perd un des mes fils au poker. Et tout se fissure...

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Depuis un moment maintenant, je suis très intriguée par Sandrine Collette dont je vois de plus en plus les bouquins dans les rayons de ma librairie et sur les pages des blogs. Je me suis donc lancée avec Il reste la poussière. Un roman brutal, à l'atmosphère lourde, tendue, âpre où cette "famille" va peu à peu basculer. L'écriture très particulière de Sandrine Collette - je ne sais pas si elle écrit toujours comme ça, mais pour ce roman, cela colle bien à l'histoire - saccadée et à la fois descriptive, si descriptive qu'on sent le foin, la poussière de la plaine, le cri des rapaces tournoyant dans le ciel et l'angoisse du petit, Rafael.
J'ai plutôt apprécié ce roman malgré sa noirceur et sa violence, malgré aussi une absence de suspense et malgré une certaine distance avec les personnages. Finalement il s'agit plus d'une peinture rurale et sauvage, bien écrite, et dont les seules preuves d'amour présentes sont entre Rafael et ses animaux, chevaux et chiens.

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02 juillet 2018

Bilan de juin

juin

Si le début du mois de juin a été bon, grâce au séjour à Paris, la deuxième partie du mois a été beaucoup plus difficile à négocier.
Le séjour à Paris a été vraiment sympa ! j'ai passé à nouveau un très bon moment avec Mathilde, j'ai pu profiter d'une belle journée à Roland Garros, on a vu une expo très sympa et originale à La Villette (si je me noie pas dans mes articles, je compte en parler ici ^^) et on a bien profité des diverses balades qu'on a pu faire.
L'autre partie du mois a été plus compliquée. D'abord, il y a eu énormément de boulot, avec un jour de repos par semaine, j'ai vraiment eu du mal à finir le mois. Je suis extrêmement fatiguée, je baille tout le temps, je me sens épuisée, physiquement et moralement, j'ai constamment envie de dormir. Le pire, c'est que la nuit, je dors plutôt mal donc je ne récupère pas vraiment. J'ai du mal à gérer le quotidien. Là, par exemple, il n'est même pas 18h, et je suis à moitié en train de m'endormir sur le clavier...
Et ces derniers jours avec mon copain n'ont pas été au top niveau non plus... de plus, une mauvaise nouvelle pour une amie m'a fait énormément de peine. Et la semaine dernière, une personne dans notre résidence est morte et j'ai assisté à l'enlèvement du corps...
Bref, un moral plutôt bas qui, je l'espère, ne sera pas celui de cet été car je compte bien en profiter. Les vacances ne sont pas prévues pour tout de suite malheureusement, mais le rythme de travail devrait un peu baisser.
A cause à la fois du séjour à Paris, de Roland Garros et maintenant de la Coupe du Monde de foot, je n'ai pas énormément lu... Comme vous le savez, j'ai eu un gros coup de coeur pour La malaise de la falaise ! J'ai lu deux bandes-dessinées très différentes mais que j'ai beaucoup appréciées. Par contre, grosse déception avec la lecture de Karoo, le livre m'a paru totalement vain...
Côté films et séries, même si j'ai apprécié Gueule d'ange, j'ai trouvé qu'il lui manquait quelque chose pour être totalement un coup de coeur. J'ai beaucoup aimé la seconde saison de Marcella, la série devient plus sombre et Marcella souffre énormément et en prend plein la gueule. J'ai vraiment apprécié La casa de papel mais je ne vois pas comment il va pouvoir y avoir une troisième partie, pour moi, la série devrait s'arrêter là. Le cercle littéraire de Guernesey est un bon film mais je n'ai pas ressenti autant de choses qu'avec la lecture de l'histoire originelle.
Côté challenge, la nouvelle édition du Thrillers & Polars va se terminer début juillet et je me suis lancée dans un challenge de l'été avec un objectif de 20 livres en 3 mois. Ca me semble beaucoup mais je vais essayer de faire baisser ma PAL au max !

Bilan de juin : 3 films - 5 séries - 3 livres - 2 bds

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bilan juin

                                      Lecture en cours

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30 juin 2018

Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck

J'ai lu Nous rêvions juste de liberté il y a plusieurs mois déjà et je m'en souviens comme si c'était hier, et rien qu'en n'y repensant, j'ai les larmes qui montent et des frissons qui arrivent... Je me demande comment j'ai pu ne pas vous en parler plus tôt.

Nous rêvions juste de liberté

Hugo ne s'en sort pas au lycée, il n'est pas fait pour ça, ses parents dans l'espoir de le remettre dans le droit chemin l'inscrivent au lycée de Providence. Il y rencontre Freddy et sa bande, et sa vie ne sera plus jamais la même. A la maison, ça ne se passe pas très bien pour Hugo non plus, depuis que Vera n'est plus là, maman a tendance à se laisser aller et papa a la main lourde.
Alors un jour, Hugo, devenu Bohem, prend la route avec Freddy, Oscar, Alex, à l'aventure, montés sur leur bécane, ils traversent le pays, flirtant plus d'une fois avec la légalité. Mais Bohem, Freddy et les autres vivent, vivent à 100 %.

Nous rêvions juste de liberté est un roman que j'ai fermé en pleurant à chaudes larmes, un roman qui vraiment m'a foutu une putain de claque, et comme en plus je ne m'y attendais pas, je peux vous dire que je l'ai bien sentie passer !!
Au départ, je ne pensais pas que j'allais me retrouver dans cet état, pour être tout à fait honnête, j'ai même failli laisser tomber car les histoires de bikers, de Harleys et de clans de motards, je n'aime pas trop ça. Mais il y a eu un truc dans l'écriture, dans le ton, dans le style d'Henri Loevenbruck qui a fait que je suis restée et que plus je lisais, plus j'étais hypnotisée par cette bande de potes, par ces parcours de vie et puis surtout par Bohem. Bohem, la figure de proue, le centre du roman, ce jeune homme dont on finit par s'éprendre.
Je me rends compte que je suis encore bouleversée par ce roman, par cette quête de liberté, quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne. Bohem et son MC (Motor Club) avalent du bitume, tracent leur route dans une magnifique ode à la liberté. Bohem et ses potes qui brûlent leur vie par les deux bouts, qui résistent à la pression sociale, qui vivent leur rêve jusqu'au bout. Écrit avec brio, écrit comme si on le vivait, Henri Loevenbruck nous emporte loin, très loin, tellement loin qu'on a envie d'enfourcher une moto et de partir droit devant.
Une histoire bouleversante de jeunesse, de liberté, d'amitié, une histoire qui va vous retourner le coeur, le cerveau, une histoire qui va vous prendre aux tripes, une histoire incroyablement intense.

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27 juin 2018

L'enfant allemand Camilla Läckberg

Plus d'un an sans lire un Camilla Läckberg alors que je les ai presque tous dans ma PAL, mais j'avais besoin de temps après ma dernière lecture car j'avais eu énormément de mal avec L'oiseau de mauvais augure. Je l'ai choisi comme participation au Challenge des Douze Thèmes, un pavé de plus de 500 pages.

L'enfant allemand

Alors qu'Erica se décide à entreprendre des recherches sur sa mère, elle découvre au grenier des journaux intimes, une brassière de bébé tâchée de sang et une médaille nazie... Erica confie la médaille à une historien de Fjällbacka, Erik Frankel. Il est retrouvé assassiné quelques semaines plus tard.

J'ai donc repris la saga de Patrik et Erica et si je n'ai pas été trop déçue, je n'ai pas non plus trouvé ce tome grandiose. L'auteure situe encore son intrigue dans ce tout petit village de pêcheurs et celle-ci va encore se dérouler sur deux époques, 39/45 et à peu près 2006. Si les passages contemporains sont plutôt biens avec des personnages intéressants, notamment Paula, la nouvelle recrue du commissariat, les passages historiques m'ont un peu déçu car ne connaissant pas beaucoup l'implication suédoise dans la seconde guerre mondiale, j'aurais vraiment aimé en apprendre plus et l'auteure ne donne pas beaucoup de détails et parle surtout de la vie d'un petit groupe de jeunes à Fjällbacka à cette époque.
L'enfant allemand est malheureusement trop convenu, il n'y a pas vraiment de surprises ou de rebondissements, c'est finalement très routinier et pour un thriller c'est un peu gênant... Il n'y a pas non plus de renouvellement de la part de l'auteure, et ce tome, s'il se lit très vite, est trop neutre pour être vraiment palpitant. Le seul truc que j'ai beaucoup aimé, c'est la façon dont Mellberg se retrouve embarqué dans la naissance d'un enfant, son changement d'attitude, à mon grand étonnement, j'apprécie de plus en plus son personnage !
Sinon, et bien c'est à peu près tout, sans compter que l'auteure a visiblement un problème avec les bébés, les accouchements et les femmes enceintes... il y en a tellement dans ce bouquin qu'à la fin ce n'est absolument pas crédible !
Bref, L'enfant allemand est plus ou moins ce à quoi je m'attendais et il ne restera pas comme l'une des lectures marquantes de cette année.

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22 juin 2018

Je sais pas de Barbara Abel

Lors d'une sortie scolaire de la classe de l'école des Pinsons, Emma, 5 ans, disparaît. Alors que les recherches s'organisent, Mylène, son institutrice, part seule en forêt pour essayer de la retrouver. Quelques heures plus tard, Emma réapparaît, seule et mutique. Son institutrice ne revient pas, la seule réponse de la fillette : "je sais pas".  Mais le temps est compté si on veut retrouver Mylène vivante, la jeune femme est diabétique...
Soulagés, Camille et Patrick récupèrent leur petite fille sans savoir que le cauchemar ne fait que commencer.

Je sais pasJ'ai lu plusieurs Barbara Abel et je suis toujours étonnée par sa faculté à transformer un quotidien banal en une succession de drames terribles ! Je sais pas ne déroge pas à la règle et sous des dehors plutôt tranquille, on se prend une vraie claque à la lecture de ce thriller psychologique ! Pour tout vous dire, au départ, j'ai été super étonnée quand on retrouve Emma alors qu'il reste plus de 300 pages, je me suis vraiment demandée comment les choses allaient pouvoir tourner mais c'était sans compter sur le talent de Barbara Abel !
Et on se retrouve à lire, page après page, Je sais pas, pour connaître, pour comprendre, pour savoir si Mylène sera sauvée, savoir si Emma parlera. Pour assister, impuissant et abasourdi, au dénouement final... Pour assister à la plongée de personnages lambdas, à la transformation de leur quotidien en cauchemar !
Dans Je sais pas, les héros que l'on côtoie ne sont pas vraiment sympathiques et ont tous quelque chose à cacher, le malaise vient aussi de ces personnages troublants, ces personnages qui ont des côtés attachants mais aussi et surtout des côtés plus sombres, qu'il s'agisse d'Etienne, de Camille ou même d'Emma.
Emma justement, très intéressant de la part de Barbara Abel d'avoir créée une enfant aussi étrange pour en faire le pivot de son histoire. Les enfants, c'est normalement doux, gentil et innocent... Mais Emma ne rentre pas tout à fait dans cette catégorie. Un risque pour Barbara Abel de prendre en contrepied la figure sacré de l'enfant.

J'ai vraiment beaucoup aimé Je sais pas, qui se lit en quelques jours, tant tous les éléments sont là pour qu'on tourne les pages le plus vite possible !

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20 juin 2018

Challenge de l'Eté

Alors que l'été commence demain, j'ai encore trouvé un nouveau challenge sur LA ! il s'agit du challenge de l'été et va me permettre - je l'espère - de bien faire diminuer ma PAL tout au long de cet été. J'ai choisi la catégorie Surfeur livresque avec au moins 20 livres lus et plusieurs minis challenges : finir une saga - lire un ancien de la PAL - lire au moins 5 thrillers - lecture commune. Le challenge se termine le 23 septembre.

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Voici ma liste, elle contient actuellement 16 titres car je me garde quelques places pour des lecture surprises ;-) Si vous êtes tenté par une LC, n'hésitez pas à me le dire, que ce soit dans cette liste ou dans ma PAL principale !

  1. Le château des Carpathes
  2. Entre deux mondes - mon gage pour le challenge Lis où je te punis
  3. Tuez qui vous voulez
  4. Eternalis
  5. Amelia
  6. Le perroquet (BD)
  7. En attendant Bojangles (BD)
  8. Le seigneur des anneaux, tome 1
  9. Rien ne s'oppose à la nuit
  10. D'après une histoire vraie
  11. My absolute darling
  12. Il reste la poussière
  13. La plume empoisonnée
  14. 1Q84, livre 3
  15. Karoo
  16. L'île au trésor
  17. Culottées, tome 2

15 juin 2018

La maison de la falaise d'Audrey Perri

Alors qu'Alma s'est réfugiée chez sa grand-mère pour faire face à une rupture douloureuse et une vie chaotique, elle tombe sur une lettre adressée à son arrière-grand-mère, Helen. Il y est question d'une jeune femme, morte noyée. Immédiatement intriguée, Alma se lance dans une recherche concernant cette noyade.
Et c'est en 1909 que commence l'histoire avec la vie de Laura Clark et Selina Wilson, voisines et soeurs de coeur, en quête de libertés en ce début de siècle. Celle de vivre en harmonie avec la nature pour Laura, indépendante et sauvage. Celle d'aider son prochain et de refuser une voie toute tracée pour l'autre. Mais Laura et Selina verront leur destin bouleversé.
A force de recherches et de questions, Alma découvrira toute la vérité.

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La maison de la falaise est donc le premier roman papier d'Audrey Perri, que vous connaissez tous sous le pseudonyme de Cellardoor ! Après avoir lu Une bonne âme en début d'année, c'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé la plume d'Audrey pour ce second livre.
Habilement écrit, La maison de la falaise vous embarquera pour un petit village de la côte anglaise où tout le monde se connaît mais où les secrets existent.
Nous allons suivre un récit sur deux époques, 1909 et 2011 où Alma, Selina et Laura vivront côte à côte... J'adore ce parti pris de raconter une histoire sur plusieurs époques et de le faire d'un chapitre sur l'autre, même si c'est terriblement frustrant de devoir attendre le chapitre d'après pour connaître la suite ! ce qui nous pousse à lire encore plus vite !! 😉
Deux époques et deux styles résolument différents car malgré les épreuves que traversent Alma, les chapitres contemporains sont drôles, le ton est un peu plus léger, il y a des références vraiment chouettes, on sent toute l'admiration et le respect d'Audrey Perri pour certaines oeuvres. Les chapitres du passé, eux, sont empreints d'un peu plus de gravité et d'un style littéraire qui s'accorde parfaitement avec l'époque.
On rencontre de très nombreux personnages attachants et sympathiques dans ce roman, notamment Alma et Mina - j'ai adoré cette grand-mère et la relation qu'elle a avec sa petite-fille, très différente de ce à quoi on peut s'attendre - et bien sûr Rory, Jill, Charlotte (gros coup de coeur pour ce personnage secondaire), Juliet et ses hérissons... j'ai vraiment apprécié que l'auteure ne tombe pas dans le cliché du mec parfait et de la fille géniale que tout le monde adore quand elle s'installe quelque part.
Non ici, les personnages ne sont pas lisses, ils sont travaillés, fouillés, et surtout ni tout blanc ni tout noir, principalement Alma qui cache de vraies failles. Ce qui les rend encore plus humains, plus attachants, plus réels. Sans compter que plusieurs situations m'ont beaucoup fait rire !
Parallèlement, on suit le destin de Laura et Selina, deux jeunes filles très différentes et pourtant très proches. L'une est insouciante, enjouée et heureuse à l'extérieur. L'autre veut s'émanciper, refuser un mariage arrangé auquel elle est promise, étudier et vivre à Londres. Toutes les deux verront leurs projets contrariés par leur famille et pas des aléas qu'elles n'avaient pas vu venir...

Plus on avance dans le livre et plus on sent qu'un événement tragique va arriver, on sent, on sait que quelque chose de grave est sur le point de se produire, on voudrait pouvoir changer les choses, modifier le destin, mais on peut que lire, la gorge serrée, et voir les vies de personnages chéris pendant presque 500 pages, basculer.
J'ai vraiment adoré cette lecture, quand je ne lisais pas, je pensais souvent à Alma, Selina et Laura, et plus j'approchais de la fin, et moins j'avais envie de les quitter...
Cette saga familiale qui mêle deux époques a su m'embarquer totalement pour ces rivages, ce bord de mer qui devient un personnage à part entière. Si toutefois, je devais avoir un regret, c'est celui de ne pas avoir plus de détails et de passages sur la vie d'Helen, pourtant un personnage capital de ce roman.

Je n'ai jamais lu de romans de Kate Morton, je ne peux donc pas comparer ce livre avec ceux de cette auteure, mais ce que je peux vous dire, c'est que La maison de la falaise est une réussite, et je le dis sincèrement. Ce roman est parfaitement maîtrisé, tout est cohérent, l'intrigue s'accélère au fil des pages et l'écriture d'Audrey Perri est vraiment belle et vivante. C'est drôle, très émouvant, triste, intense, on côtoie des personnages vraiment intéressants, même pour les moins sympathiques d'entre eux. J'ai également beaucoup aimé ce choix de mettre en avant des personnages féminins forts.
Je pourrais vous parler d'Alma, de Mina, de Selina et de Laura, pendant encore des lignes et des lignes... mais vous aurez mieux fait d'acheter le livre ;-)
Vous l'aurez compris, La maison de la falaise est un coup de coeur que je ne peux que vous encouragez à lire !

07 juin 2018

Bilan de mai

Me revoici pour un nouveau bilan mensuel, mais très en retard ! La faute à un séjour à Paris pour profiter de Roland Garros et de la capitale, et à un incident malheureux mais sans gravité avec mon chat qui m'a rendu à moitié hystérique (Dawn Girl, L'averse et Audrey, merci pour votre présence et vos conseils !)
Mai a été plutôt un bon mois, du moins jusqu'à la dernière semaine où j'ai appris le décès d'un pilier de mon cursus universitaire, le créateur même de la filière... cela fait quelque chose... et quelques soucis de santé du côté de mes parents qui m'ont un peu contrarié. J'ai aussi profité de la fin mai pour envoyer péter une cliente de laquelle je suis en partie en claquant la porte ! Ça faisait des mois que je me contenais et ça m'a fait un bien fou !
Sinon globalement, j'ai bien travaillé, j'ai bien lu, j'ai bien vu des films et des séries, j'ai bien bu, j'ai rayé plusieurs tâches de ma liste à faire, bref je suis plutôt contente ! Par contre, j'ai très peu bloggué... (seulement 4 pauvres petits articles)
Un passage en librairie, ainsi qu'un gain Babelio et un SP, ont toutefois été un peu fatal à ma PAL qui a fait un bond de +8 (aïe !), ma PAL a vu s'ajouter La maison de la falaise d'Audrey Perri, ma copine de blog depuis fort longtemps maintenant ^^ et j'ai vraiment hâte de découvrir son premier roman papier (elle est pas trop belle cette couverture ??! <3)
Un gros coup de coeur ce mois-ci avec Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez ! des très bonnes lectures avec Si vulnérable, Fleur de cadavre, Un éclat de givre et Une histoire des abeilles. Et j'ai vraiment apprécié découvrir la vie de Damien Saez au travers de sa biographie très intéressante
Pour les films, on a avalé 4 saisons de Homeland, qui est plutôt bien foutue, sauf que maintenant ça parle de l'était islamique et je trouve ça plus concret et proche de nous... J'ai profité de mai pour regarder plusieurs films dont trois gros coups de coeur : La tête haute, L'effet aquatique, et Mustang.

Mois de mai : 4 films - 3 séries - 8 livres - 1 bds

bilan mai

bilan mai livres

Lecture en cours

La maison de la falaise_reduit

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31 mai 2018

Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock

Heloise Kaldan est journaliste à Copenhague, récemment mise sur la touche à cause de révélations erronées transmises par une de ses sources ; un matin, elle reçoit une lettre d'Anna Kiel, postée depuis Cannes, en France.
Elle ne connaît Anna Kiel que de nom. Celle-ci est connu au Danemark pour avoir, trois ans plus tôt, égorgé un avocat, Christopher Mossing.
Pourquoi reçoit-elle ces lettres ? Que veut lui dire Anna ?
Elle s'engage dans une enquête pour essayer de découvrir la vérité, surtout qu'Anna a l'air de très bien connaître Heloise...

Fleur de Cadavre

J'ai gagné ce livre grâce à Babelio et aux éditions Albin Michel que je remercie !

Fleur de cadavre est le premier roman d'Anne Mette Hancock et doit son nom à une fleur très particulière dont je vous laisserais découvrir la signification lors de votre lecture ^^
Parfaitement écrit, bien dosé, et bourré de suspense, Fleur de cadavre est un page-turner très intéressant ! Le mystère est présent dès le début avec la réception de lettres très étranges que va recevoir Heloise. Pourquoi Anna Kiel lui écrit-elle ? d'aussi loin qu'Heloise s'en souvienne, elles ne se sont jamais rencontrées. Le meurtre sauvage de Christopher Mossing a défrayé la chronique et Heloise ne voit aucun lien possible entre elle et Anna, et pourtant...
J'ai vraiment bien aimé ce thriller, notamment parce que l'héroïne est une journaliste, j'aime beaucoup les enquêtes menées par des journalistes dans les romans policiers. De plus, j'ai trouvé Heloise vraiment attachante. Tout comme Erik Schäfer, le flic chargé de l'enquête sur le meurtre de Christopher, qui est vraiment un personnage sympa à suivre. Grâce à l'écriture fluide d'Anne Mette Hancock, je suis tout de suite entrée dans l'histoire et je voulais vraiment percer le mystère d'Heloise et d'Anna, car il est évident que tout n'est pas aussi limpide qu'en apparence... et la révélation va même se révéler assez dure. Les personnages sont finalement plus fouillés et plus travaillés que ce l'on peut imaginer au départ.
Bref un thriller que j'ai lu en quelques jours, tout à fait efficace et prenant qui vous fera découvrir l'histoire d'Anna Kiel.

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23 mai 2018

On the road

prairie

Voilà bientôt deux ans que je n'ai pas écrit sur la conduite !! Je ne m'étais pas rendue compte que le temps passait si vite, et je pensais en avoir parlé pour l'anniversaire de ma thérapie en juillet dernier... Et si je n'écris pas, c'est que tout va bien ou presque ^^ mais je voulais quand même vous tenir au courant de l'évolution de mon défi, de ce projet qui me tenait à coeur et qui était de réussir à conduire seule.
Sur ce point-là, je m'améliore chaque semaine et depuis un an, je conduis quasiment toutes les semaines. Ce qui est énorme par rapport à ce que je pensais pouvoir réussir à faire lorsque j'étais encore bloquée dans ma phobie. Je progresse tout le temps et j'engrange expériences et kilomètres.
Par contre, à force de conduire, je me trouve moins prudente, ou plutôt moins attentive à certains éléments. Plus je prends de la confiance, plus je laisse quelques précautions en route. Attention, rien de grave ou de dangereux, ce sont des petits détails, et ça m'énerve. Ce qui m'énerve aussi, c'est que je commets parfois quelques erreurs. Et souvent, je m'interroge en me demandant si je ne conduis pas plus mal qu'avant, vu que j'ai plus d'assurance. Je ne veux pas devenir une conductrice trop assurée qui dédaignerait les règles de bases - comme la plupart des conducteurs. Je veux toujours garder une petite peur pour toujours garder le contrôle.
Je fais quand même toujours des erreurs, comme rétrograder alors que ce n'est pas la peine, et l'autre jour, j'ai méga rayé la voiture en reculant en descente et dans une courbe, et j'ai rencontré un pilier en pierre et son rebord...
Par contre, je me découvre excédée face aux mauvais conducteurs. Je ne parle pas des gens qui n'arrivent pas à faire quelque chose, j'ai trop souffert des klaxons et des insultes de gens impatients. Je parle de gens qui s'en fichent royalement des autres conducteurs, qui sont seuls au monde et qui, du coup, font des choses extrêmement dangereuses et idiotes. Par exemple, l'autre jour, j'allais bosser. Je dois, à un moment donné, tourner dans une rue à gauche qui monte, pour cela je dois couper la voie descendante. La rue qui monte à gauche a la voie descendante séparée de la voie montante par une grosse jardinière en béton (j'espère que je suis claire !). Une voiture devant moi tourne à gauche, je m'engage derrière elle, il n'y avait aucun obstacle qui bloquait la rue. Et là, elle s'arrête au tout début. Je suis derrière, bloquée, en plein milieu d'une voie descendante, un peu dangereuse car il y a peu de visibilité et les gens arrivent vite.
Elle repart, pour s'arrêter encore 2 mètres plus loin, je klaxonne. Et là, elle effectue une marche arrière dans la voie descendante (celle séparée par la jardinière) et se retrouve en sens inverse par rapport aux voitures qui descendent. Je ne comprends pas comment on peut se dire "c'est nickel je vais faire ça".
Ce sont ces comportements totalement absurdes et hyper risqués qui m'énervent, notamment les gens qui s'arrêtent comme s'il n'y avait personne autour d'eux ou ceux qui font demi-tour n'importe où. Quand je me suis gourée de route, je fais 100 ou 200 mètres de plus pour tourner tranquillement. Mais il faut que je me calme sinon, sur la durée je vais avoir du mal à tenir !

Concernant la conduite pure, j'ai eu pendant environ un an, les jambes qui tremblaient lorsque je me retrouvais dans des situations stressantes en côte (ralentissement, piétons qui traversent, voiture garée à dépasser...), mais depuis quelques mois, cela a (presque) disparu. J'ai seulement la tremblote en cas de grosse frayeur !
C'est un énorme point pour moi car souvent je me sentais mal à cause de ça, je me sentais fébrile et cela disparaît.
Je tiens de mieux en mieux mon point de patinage, parfois je reste même en équilibre de longues secondes dessus en attente que la circulation redémarre. Je ne vais quand même pas dire que j'aime me retrouver bloquée en côte, au contraire, j'évite toujours ce cas de figure tant que c'est possible.
Je prends plus d'initiative, je m'engage franchement quand je vois une ouverture dans un rond-point ou autre alors qu'avant j'aurais beaucoup plus hésité et me serais stressée à mort !!

Bref, je me sens beaucoup beaucoup plus à l'aise, plus en confiance, plus sûre de moi. Ma phobie a quasiment disparu et cela grâce à l'EMDR, je ne redirais jamais assez à quel point cela m'a aidé et m'a sauvé presque. La semaine dernière, je suis d'ailleurs sortie de ma zone de confort car j'ai fait 50 kilomètres seule - d'habitude, mes trajets quotidiens sont plus courts - et c'est la première fois que je vais aussi loin. J'entrevois la possibilité de faire des plus longs trajets seule. Bon je ne sais pas si je pourrais aller jusqu'à Marseille seule, ou encore rouler dans une grande ville car je n'ai pas du tout l'habitude et probablement la quantité de voitures risque de m'effrayer. Mais tout est quand même très positif et je suis très contente de mes progrès. Je n'aurais jamais pensé atteindre ce niveau lorsque j'en parlais il y a quelques années sur ce blog...

10 mai 2018

Dans la forêt de Lionel Richerand

Anna, 11 ans, vit avec sa mère dans le domaine de Wisteria Grow en Angleterre. Un superbe domaine entouré d'une forêt dense et sauvage dans laquelle elle n'a pas le droit d'aller. Mais un jour, une bande crapauds kidnappe sa poupée Rose pour l'obliger à y pénétrer et découvrir une partie de son histoire.

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J'ai lu cette bd dans le cadre du challenge des douze thèmes - une fleur sur la couverture. J'ai acheté cette bd lors d'un festival du livre car la couverture me faisait évidemment penser à Alice aux pays des merveilles et aux différents contes en rapport avec la forêt et l'imaginaire.
Tout commence bien, en nous mettant directement dans l'ambiance de cette forêt mystérieuse peuplée de créatures mi-végétaux mi-animaux, d'une inquiétante sorcière et d'un monstre bizarre. On suit Anna qui va entrer dans la forêt pour la première fois de sa courte vie afin de chercher sa poupée Rose qui a été kidnappée par une bande de crapauds plutôt cocasses.
L'histoire est assez intrigante et on a envie de savoir comment les choses vont tourner pour Anna, toutefois j'ai trouvé que la fin arrivait de façon un peu rapide, le mystère se résout assez vite, et il manque un petit quelque chose pour que ça soit vraiment génial. J'ai même pensé que la fin amenait un second tome tant j'étais un peu frustrée ! Le mystérieux homme qui vient pour épouser la mère d'Anna, tout son passé, son père, et aussi toutes les intrigues sur la forêt et ses personnages. C'est plutôt dans la seconde moitié de la bd que le scénario pêche un peu...

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Par contre, les graphismes sont impeccables, fourmillant de mille détails, avec des tons contrastés. J'ai beaucoup aimé les dessins et les différentes planches de cette bd. Grâce au trait précis de Lionel Richerand, on est totalement immergé dans cette forêt, on sent l'humus, on entend les branches qui craquent, les feuilles qui tombent et les cris des animaux... L'histoire pourra peut-être un peu vous décevoir mais le dessin lui, en aucun cas. Et c'est avec plaisir que l'on suit ce conte initiatique, fantastique et un peu horrifique.
A la fin de la bd, l'auteur nous propose un guide de cryptozoologie des créatures rencontrées dans le conte. Très bien fait et avec beaucoup d'humour, c'est vraiment sympa de parcourir les différentes fiches.
Et j'ai absolument adoré la bande de crapauds qui accompagnent Anna tout au long de l'histoire !

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challenge 12thèmes

 

07 mai 2018

Bilan d'avril

Avril

Un peu en retard pour cet article bilan, mais le voici ! Avril a été plus calme et serein que mars et ça fait vraiment du bien. La température remonte et même si le soleil n'est pas présent tous les jours, la chaleur fait du bien à mon moral. Niveau boulot, tout se passe plutôt pas mal, même si au Greta, il n'y a pas de gros changement ; j'ai un défi de taille qui m'attend pour juin : trouver des ordinateurs pour pouvoir faire un cours d'informatique !
Pour ce mois-ci, je suis plutôt contente de mon bilan ciné/série mais moyennement de mon bilan littéraire...
Comme vous le savez, j'ai passé beaucoup de temps sur La chartreuse de Parme et même si j'ai lu d'autres choses en même temps, ça m'a un peu bloqué. Mais dans mes lectures, j'ai eu l'occasion de découvrir L'enchanteur de Barjavel que j'ai trouvé absolument excellent, et de lire mon premier Hervé Commère, Sauf que j'ai aussi adoré !
Niveau films, je suis allée deux fois au ciné pour voir Larguées avec l'excellente Camille Cottin et Dans la brume avec Romain <3 (oui on est intime ^^)
Dans la brume aurait pu être un peu plus flippant mais je l'ai trouvé cool quand même et Larguées m'a vraiment fait rire !
A la maison, nous avons vu Annihilation, le film Netflix avec Natalie Portman, très cool, et dévoré la saison 1 de Perdus dans l'espace. J'ai moyennement apprécié Le chalet et je suis un peu perplexe sur Manhunt : Unabomber. Par contre, grosse déception avec 21 nuits avec Pattie, malgré Karin Viard que j'adore, je n'ai vraiment pas aimé le film... très cru et trop bizarre. Sinon très agréables séances avec Rush, L'hermine et Ce qui nous lie, le dernier Cédric Klaspisch.

Mois d'avril : 8 films - 6 séries - 5 livres - 1 bd

bilan avril 1

bilan avril2

Lecture en cours

Dans la forêt

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04 mai 2018

La chartreuse de Parme de Stendhal

A l'occasion du challenge des douze thèmes, je me suis lancée dans la lecture de mon classique en choisissant La chartreuse de Parme de Stendhal. Au départ, j'étais partie pour lire L'enchanteur de Barjavel mais il ne rentrait pas dans la catégorie classique.... ce qui est fort dommage car je l'ai quand même lu et adoré alors que j'ai mis vraiment très longtemps pour venir à bout de La chartreuse de Parme, et c'est sans surprise que je peux vous annoncer que je n'ai pas vraiment aimé ce roman.

Déjà pour vous résumer le roman, ce n'est pas la chose la plus facile qui soit. Grosso modo, nous allons suivre les "aventures" de Fabrice Del Dongo, qui partira en France pour combattre avec Napoléon mais il arrive à Waterloo. Il retourne alors en Italie, dépité de n'avoir pu vraiment combattre, il va plus ou moins errer sans but jusqu'à ce que sa tante, la duchesse Sanseverina, qui s'est éprise de lui, ne décide d'en faire un homme d'église. Mais à Parme, la politique et les complots vont compromettre la carrière ecclésiastique de Fabrice.

ChartreuseBon par où commencer ? D'abord, le contexte politique et géographique de l'époque, le roman commence en 1796 alors que Bonaparte arrive en Italie, s'en suit des très nombreuses descriptions et actions en relation avec ce contexte géopolitique très complexe... en effet, l'Italie n'est pas unifiée comme aujourd'hui et se compose d'Etats qui peuvent parfois être en conflit, la domination autrichienne est présente et la plupart des italiens détestent Napoléon. Du moins, c'est ce que j'ai réussi à comprendre.
En effet, il sera impossible de comprendre et d'apprécier La chartreuse de Parme si on ne connaît pas bien cette période de l'histoire. On sera vite perdu parmi tous ces conflits et ces intrigues, ce qui a été mon cas.
Si la qualité littéraire est évidemment là, La chartreuse de Parme est, à mon avis, un roman trop ancré dans son époque pour être lu plus tard, à presque deux siècles d'écart.
Difficile donc de s'accrocher, d'autant plus que le récit, si on enlève toute la politique, est assez léger mais surtout son héros, Fabrice Del Dongo, n'est pas franchement charismatique... Au départ, quand Fabrice part en France, j'ai pensé au livre Le hussard sur le toit, avec la fuite d'un soldat italien vers la France. Mais le parallèle ne dure pas plus que quelques lignes, car là où Angelo Pardi, le hussard de Jean Giono, est intrépide et courageux, Fabrice est faible, facilement influençable et même un peu bênet sur les bords. Encore plus difficile de s'accrocher à cette lecture.
Ses amours avec Clélia Conti arrivent tellement tard dans le roman que j'ai douté qu'il s'agisse d'une romance. Quant à son amour pour sa tante, ça fait un peu pschitt, il n'y a ni l'étincelle de la passion interdite, ni l'intelligence d'un éloignement forcé car en fait, même si Fabrice aime la duchesse, il ne comprendra jamais ses sentiments à elle, de même qu'il n'est pas très fin quand il s'agit de décrypter les sentiments de ces proches. Fabrice est un beau jeune homme, charmant, qui a plusieurs maîtresses (j'ai d'ailleurs eu un peu de mal à saisir comment un futur évêque peut avoir des relations, mais visiblement ça ne gênait personne), mais totalement naïf, voire un peu ridicule par moments. Bref, je n'en suis pas tombée amoureuse !
Dans le lot des intrigues de cours, seule la duchesse Sanseverina sort du lot et est un personnage plutôt intéressant à suivre, c'est elle qui aurait dû être l'héroïne !
Quant à la fin du livre, au moment où Fabrice semble enfin proche de concrétiser son amour pour Clélia, Stendhal nous fait faire un bond de 3 ans, et expédie la romance et la fin du livre en 8 pages...

La chartreuse de Parme est un classique qui met la barre assez haut et que tout le monde ne pourra pas lire et apprécier à sa juste valeur. Je suis passée à côté de cette histoire, malgré les descriptions de l'Italie, de ses villes et paysages, et m'y suis beaucoup ennuyée. Ce premier Stendhal n'aura pas été une réussite, mais j'ai lu que beaucoup avaient préféré Le rouge et le noir, si je dois en lire un autre je choisirais celui-ci.

challenge 12thèmes