Revoir un Printemps

26 août 2016

Avis groupé VIII, Spécial Mallock

Le massacre des innocents

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Tout commence par un massacre un beau jour d'été, à la Tour Eiffel, un policier ouvre le feu et abat des dizaines de personnes. Mais ce qui semblait être un cas isolé au départ ne l'est peut-être pas... en effet, un peu partout en France et dans de multiples circonstances, des massacres ont lieu. Une famille ici, quelques personnes là-bas, des centaines de morts ailleurs. Rapidement, la psychose s'empare de la France. Est-ce des attaques terroristes ? les fidèles d'une secte ?
Un couvre-feu est mis en place, l'armée patrouille dans les rues mais personne n'est à l'abri et n'importe qui peut devenir victime ou criminel...

Seconde chronique barbare de Mallock, Le massacre des innocents ne fait pas dans la dentelle ! Ce thriller commence fort et ne s'arrêtera plus jusqu'à la dernière page, pas de repos pour le brave Mallock qui va tout donner pour comprendre ce qui arrive aux pays et à ses administrés. Comme à son habitude, Mallock nous propose une intrigue hyper bien ficelée, déstabilisante, prenante et dans ce climat si particulier de terreur post-attentat, totalement angoissante... L'atsmophère est lourde, anxiogène, tout le monde se suspecte, tout le monde est suspect. Alors bien sûr dans le roman, la situation est 1000 fois plus catastrophique, que dans la réalité, mais on ne peut s'empêcher d'y voir les similitudes... Le massacre des innocents aussi bon thriller soit-il n'est peut-être pas la lecture idéale dans le climat actuel.
On y retrouve tous les ingrédients pour que la recette prenne, le suspense est là, tapi, prenant le lecteur à la gorge, j'ai aimé retrouver le fort Mallock et ses soldats, j'ai aimé le personnage de Gilles, commissaire à Bordeaux et ami de Mallock, j'ai aimé que l'Histoire rejoigne l'histoire. Si l'ensemble m'a plu, j'ai cependant trouvé que l'horreur et la barbarie étaient un peu trop détaillés, développés pour moi, c'est très sanglant et violent, mais ça ne m'a pas empêché de le dévorer en 4 jours ;-)

Les larmes de Pancrace

Les larmes de Pancrace

Alors que Mallock est en vacances dans sa maison à Andernos les bains, bourgade située dans le bassin d'Arcachon, son ami Gilles, commissaire à Bordeaux, le contacte pour obtenir son soutien sur une nouvelle affaire. Nouvelle affaire qui touche de près Gilles car c'est un couple d'amis à lui qui est impliqué : son ami Jean de Renom, propriétaire d'un vignoble dans le bordelais, a été assassiné, à priori par son épouse, la délicate Camille. Le meurtre pourrait devenir un véritable scandale car Camille est la fille de Sophie Corneille, députée coriace et favorite de la prochaine élection présidentielle.

Mallock a bien l'intention de profiter de sa piscine où il barbote et de s'occuper de Noémie, sa merlette à l'aile cassée, mais Gilles vient troubler l'été de notre gros ours de commissaire. Bouleversé par la perte de son ami, Jean, il ne peut néanmoins pas croire en la culpabilité de Camille que toutes les preuves accusent. Ayant besoin d'un regard neuf et détaché, Gilles appelle Mallock au secours. Et Mallock, bien que bourru, ne dit jamais non à un ami.
Dans cette quatrième chronique barbare, nous restons dans le bordelais et principalement au Château Corneille de Renom, le vignoble au coeur de ce thriller. Et j'ai aimé ce changement de décor, j'adore le vin et les châteaux et là, Mallock nous immerge totalement dans cette ambiance. Par rapport au Massacre des innocents, l'intrigue de celui-ci est radicalement différente. Pas de meurtres de masse, peu de sang et peu de violence (on reste quand même dans un thriller !). Et j'ai vraiment adoré Les larmes de Pancrace !
L'intrigue prend ses racines très loin, dès l'année 1323 avec le vicomte Pancrace d'Armuth et avec le dernier templier, Gil Gaelian du Gar, et il règne autour d'un vignoble une aura de malédictions et de mystères que Mallock sait très bien rendre vivante. J'ai adoré cette intrigue, assez proche par sa forme du Cimetière des hirondelles. Là encore, l'apport d'éléments historiques m'a beaucoup plu.
J'ai également aimé les personnages rencontrés à Bordeaux, les habitants du vignoble mais aussi le juge Max Balesta et ses copines de poches...!
Bref, un grand cru ce thriller et à la fin, je n'avais qu'une envie : ouvrir une bonne bouteille de Bordeaux !

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22 août 2016

Adieu Rio, Bonjour Tokyo !

Ca y est les Jeux Olympiques sont officiellement terminés depuis hier soir, et quelle quinzaine encore riche en émotions !! j'adore ces événements sportifs qui rassemblent, ces sportifs qui exultent, qui se dépassent, qui gagnent ou qui essayent mais toujours avec volonté.
De ces Jeux Olympiques à Rio, je retiendrais plusieurs choses. D'abord, et comme ça, ça sera fait, le manque de respect des supporters brésiliens envers les différents champions, ok le sport est aussi une affaire d'ambiance mais siffler Del Potro toute la semaine, seulement parce que c'est un Argentin, c'est juste de la connerie, tout comme les ambiances au tir qui ressemblaient plus à des ambiances de koop de foot un soir de match entre Paris et Marseille. J'ai trouvé ça relativement décevant, mais il paraît que les brésiliens n'ont pas la culture des JO....

Côté sportif, je retiendrais plein, plein de choses : les blessures de la cycliste néerlandaise et du gymnaste français, Samir Aït-Saïd, la dure compétition des nageurs français, les déceptions pour le tennis français et l'équipe masculine de basket, l'or des équipes d'équitation, les larmes de Renaud Lavillenie, les chutes aux BMX et l'incroyable Mariana Pajon, la médaille d'or de Marc Lopez et Rafael Nadal en double au tennis, les victoires aux tirs de Quiquampoix et Raynaud, originaires de mon département, l'argent de Mélina Robert-Michon, le plaisir du tir à l'arc, les larmes et la joie mêlées d'Emilie Andéol, le triomphe de Teddy Riner, le bronze de Christophe Lemaître, l'argent d'Elodie Clouvel, Maxime Beaumont, Sarah Ourahmoune et Kevin Mayer, le courage (et la folie) de Yohann Diniz, le courage aussi de l'athlète éthiopien Feyisa Lilesa qui a effectué un geste de soutien envers ses compatriotes et qui risque la prison ou la mort en rentrant chez lui, les médailles d'argent de nos deux équipes de handball féminine et masculine, même si les experts n'ont pas gagné cette fois, ce sont deux places magnifiques, la belle découverte du rugby à 7, la bonne santé de la boxe française (et forcément une pensée à Alexis Vastine...) et ce superbe couple médaillé d'or, Tony Yoka et Estelle Mossely, si jeunes, si beaux...

J'ai aimé la cohésion des équipes, ses sportifs qui se soutiennent les uns les autres, j'ai aimé crier devant ma télé comme une folle en cas de victoire ou de défaite, merci à tous ses athlètes de nous procurer ces émotions si vives !

Andéol ©CNOSF-KMSPMélina ©CNOSF-KMSP

Mayer ©CNOSF-KMSPClouvel ©CNOSF-KMSP

Riner ©CNOSF-KMSP

Gargaud ©CNOSF-KMSP

Beaumont ©CNOSF-Agência OlharesLemaître ©CNOSF-KMSP

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Yoka ©CNOSF-KMSPMossely ©CNOSF-KMSP

YokaMossely

Rendez-vous à Tokyo dans 4 ans et si Paris obtient les jeux de 2024, j'aimerais vraiment pouvoir y assister !

p.s : désolé pour tous ceux que je n'ai pas cité, ceux qui ont gagné, perdu, ceux qui sont déçus, merci d'avoir été là, présents et de jouer sous les couleurs de la France heart

20 août 2016

Déstockage de PAL en duo – le vrai défi ! Juillet – Octobre 2016, les chroniques

J'ai terminé la lecture de mes deux romans choisis pour le déstockage de PAL en duo que j'effectue avec Audrey et je vous propose mon avis sur ces livres :

Thème 1 – Un pays à l’honneur : l’action doit se dérouler dans un pays de la communauté européenne : Les chaussures italiennes d'Henning Mankell

Les chaussures italiennesFredrik a la soixantaine, il vit seul, reclus sur une île de la Baltique, entouré d'une chatte, d'une chienne et d'une fourmilière, et son unique activité consiste à se baigner dans un trou de glace quelques minutes chaque jour. Mais un jour, sur la glace qui entoure son île, il voit apparaître une silhouette chancelante, qui avance grâce à un déambulateur, et qui d'un coup s'effondre sous les yeux de Fredrik. Cette silhouette est celle d'Harriet, l'amour de jeunesse de Fredrik, abandonné et oublié et qui refait surface...

Un livre d'Henning Mankell qui n'est pas un policier voilà qui était intriguant, je ne suis pas une spécialiste de cet auteur mais j'ai déjà plusieurs de ses livres et en général, j'aime bien la littérature scandinave. Dans ce roman, on découvre Fredrik, un homme seul, un peu acariâtre, qui n'aime pas beaucoup être dérangé. Ses rares contacts avec les autres se résument aux visites de son facteur hypocondriaque qui l'insupporte. Fredrik a mis un point d'honneur à s'éloigner de tout et de tous, en cause, une erreur médicale qu'il ne s'est jamais pardonné alors qu'il était chirurgien. Sous ses aspects un peu froids, Fredrik est un personnage que j'ai bien aimé suivre, il n'est pas forcément sympathique mais il sait être touchant. Le retour d'Harriet dans sa vie va le remettre sur les rails, le forcer à faire des choix, à entreprendre et découvrir que l'on peut vivre à nouveau.
C'est très bien écrit et j'ai aimé les différents rebondissements qui vont perturber la retraite de Fredrik, ce voyage de la dernière chance qu'il va effectuer en compagnie d'Harriet - personnage que je n'ai pas du tout apprécié -, ses réflexions, les flash-back de son passé aussi bien son enfance que sa vie d'adulte, sa rencontre avec Louise, celle avec Agnès et ses filles perdues. C'est toutefois un roman sombre car Harriet et Fredrik sont des êtres torturés par les remords, le passé, les regrets, l'ambiance hivernale de la Suède peut être pesante, et si l'écriture est belle, l'histoire n'en est pas moins triste.

L'avis d'Audrey sur le tome 4 de Millénium

Thème 2 – Choisir un livre avec titre original : Une putain d'histoire de Bernard Minier

Bernard-Minier-Une-putain-dhistoire-240x379Glass Island. Une île au large de Seattle où vivent Henry, Naomi, Charlie, Kayla et Johnny, une bande d'adolescents d'aujourd'hui. Mais un soir, Naomi et Henry, qui sont ensemble depuis quelques temps, se disputent et Naomi ne donne plus de nouvelles.

Je vous propose un résumé volontairement succinct pour ne pas trahir le suspense de ce livre, la 4ème de couverture ne vous en dira pas beaucoup plus !
Dans ce thriller de Bernard Minier, exit Martin Servaz, son héros récurrent, et la géographie des Pyrénées pour se diriger vers les USA. Personnellement, ça ne me dérange pas vraiment que les auteurs de thrillers français situent leurs histoires aux États-Unis donc pas de souci de ce côté, au contraire, j'aime beaucoup le côté isolé d'une île boisée et un peu isolée au large de Seattle.
J'ai avalé ce livre en quelques jours parce que Bernard Minier a vraiment écrit Une putain d'histoire ! On se laisse embarquer dans ce récit, raconté par Henry, et à la fin, on se rend compte que Bernard Minier est un putain d'auteur car il m'a bien baladé ! ^^
J'ai été prise dans cette histoire qui s'accélère vraiment dans les dernières pages où les cartes sont bouleversées. C'est vrai qu'au départ, j'ai eu un peu peur de lire une histoire racontée par un ado de 16 ans, mais on oublie bien vite cette donnée et Bernard Minier enrichit le récit par des chapitres sur d'autres personnages. J'ai vraiment bien aimé cette histoire, même si je n'ai pas trop réussi à m'attacher à Henry mais plus à son ami Charlie, l'intrigue est vraiment très très bien menée, et ça m'a plu que ça se passe du côté de Seattle.

L'avis d'Audrey sur le roman de Alexandre Feraga, Je n'ai pas toujours été un vieux con

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08 août 2016

RAT a Week Estival, bilan semaine 4 et 5

Semaine 4

25/07 au 26/07 - Blake et Mortimer, Le mystère de la grande pyramide tome 2 de Edgar P. Jacobs - 56 pages

08/07 au 01/08 - Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell - p. 823 à 1171 (terminé) - défi Lire au moins un livre dont l'histoire se passe au 19ème siècle

28/07 au 31/07 - Poulets grillés de Sophie Hénaff - 332 pages (terminé)

31/07 - Le massacre des innocents de Mallock - 77 pages

Total Semaine 4 : 813 pages, objectif atteint, de justesse mais atteint quand même ^^ 

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Semaine 5

31/07 au 03/08 - Le massacre des innocents de Mallock - p. 77 à 542 (terminé) - défi Lire un livre d'au moins 500 pages

04/08 - Mutafukaz, tome 1 de Run - 93 pages

05/08 - Une putain d'histoire de Bernard Minier - 306 pages

Total Semaine 5 : 864 pages, objectif atteint cette semaine aussi, j'arrive à trouver pas mal de temps pour lire malgré l'été et les sorties, les JO viennent de commencer et j'ai un peu que ça ne fasse baisser mon rendement... ;-)

05 août 2016

Challenge Thrillers et Polars 2016/2017, Poulets grillés de Sophie Hénaff

C'est l'été et comme c'est le cas depuis quelques années maintenant, c'est le lancement du nouveau Challenge Thrillers et Polars ! je m'inscris pour cette édition 2017 dans la catégorie Erlendur (de vingt-cinq à cinquante livres lus), tous genres confondus du moment que c'est du policier !

Catégories du challenge - organisé par Sharon :

– jusqu’à cinq livres lus : Imogène

– de cinq à quinze livres lus : Montalbano

– de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple

– de vingt-cinq à cinquante livres lus  : Erlendur

– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret

– de soixante-quinze à cent livres lus : Sherlock Holmes

– plus de cent livres lus  : Walt Longmire

Et pour cette nouvelle année, je vais vous parler d'un policier que j'ai lu en 3 jours la semaine dernière et que j'ai littéralement a-do-ré ! Il s'agit de Poulets grillés de Sophie Hénaff.

Poulets grillésLes patrons du 36 Quai des orfèvres viennent de créer une nouvelle brigade sous le commandement de la commissaire Anne Capestan, étoile déchue de la judiciaire à la gâchette facile. Dans cette brigade inattendue, se retrouvent rassemblés tous les rebuts du 36 : alcoolos, flemmards, porte-poisse, homos, dépressifs, crétins et autres. Pour les occuper, on leur refile les dossiers non résolus de tous les services. Mais Anne Capestan n'aime pas obéir et, elle est bien décidée à faire briller cette brigade malgré tout et malgré tous...
Un placard. Tout simplement. Très grand modèle. Une poubelle, plutôt. Une unité de répudiés, la poulaille honteuse du département, tous unis dans une benne à ordures. Et elle était la cerise sur le radeau, la chef.

Pour Anne, cette histoire ressemble à une vaste blague : au lieu d'être mise à pied comme elle s'y attend, elle se retrouve à la tête d'une brigade :
- On est combien ? C'est la moitié de la police votre "nettoyage" ?
Le directeur régional se rencogna dans son siège, et sous son poids, le cuir brun émit un grincement à briser le coeur.
- Officiellement : une quarantaine.
- C'est pas une brigade, c'est un bataillon, releva Fomenko d'un ton goguenard.
Soit. Capestan n'a pas l'intention de se laisser faire. Voilà comment commence Poulets grillés, un savoureux roman.
Sophie Hénaff nous propose de suivre des héros inhabituels et auxquels, je me suis immédiatement attachée : de la commissaire Anne, solide, intelligente et têtue, à Eva, la scénariste richissime, et Louis-Baptiste Lebreton, ancien de l'IGS à la rigueur implacable, en passant par Torrez, le chat noir que personne ne veut fréquenter.
Cette brigade haute en couleurs va bien sûr traiter une affaire policière, et même deux en fait, celle du meurtre d'un marin tué par balles, et celle d'une vieille dame, étranglé lors d'un cambriolage.
Car si Sophie Hénaff nous a concocté une brigade aux petits oignons, avec des dialogues excellents et des personnalités géniales, elle n'en a pas pour autant oublié l'aspect policier et l'intrigue tient le lecteur en haleine jusqu'à la fin. Et si Sophie Hénaff manie l'humour avec brio, elle sait aussi faire preuve de retenue et d'émotions, notamment la fin avec Gabriel qui est particulièrement touchante.
J'avais entendu parler de ce livre sur le blog du Lord et il m'avait intrigué, la semaine dernière, à la suite d'une journée particulièrement désastreuse, je me suis consolée avec un bon lot de livre dont Poulets grillés et je ne regrette absolument pas !
Je suis impatiente de lire la suite (Rester groupés) et de retrouver cette bande de bras cassés.
A noter que ce roman a reçu le prix Polar en séries, le prix Arsène Lupin et le prix du Meilleur polar francophone.

- Et toi, Eva , de la famille ?
- Oui . Un chien et un fils . Mais des deux , c'est encore le chien qui téléphone le plus souvent [..]

- C'est Pilote, comme Senna, ou comme les avions ?
- Non, c'est Pilote comme les épisodes. Le premier d'une série.
Dax, surpris, cessa de mâcher :
- Tu veux prendre plusieurs chiens ?
- Non, série. Une série télé.

J'ai passé un excellent moment pendant cette lecture, j'ai vraiment vraiment hâte de lire la suite :-)

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04 août 2016

Défi n°49

Peinture - Terminé !  

Plafond n°1 ✓
Plafond n°2
Pièce 1, Mur foncé 1 Couche 1  Couche 2 
Pièce 2, Murs foncés 2 Couche 1  Couche 2
Pièce 1, Murs clairs 4
Pièce 2, Murs clairs 3

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01 août 2016

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, challenge Les filles de Mrs Bennet

Voici mon article pour le challenge des Filles de Mrs Bennet dont la consigne était : Un livre dans lequel le personnage féminin est secrètement amoureuse
Attention l'article peut contenir des spoilers sur le contenu de l'intrigue.

Autant en emporte le vent

Résumé

1861. Les jours se déroulent paisiblement à Tara, le domaine de la famille O'Hara, situé en Georgie. Scarlett, la fille aînée, passe d'un soupirant à l'autre sans se douter que son destin va bientôt être bouleversé. La guerre de Sécession éclate entre les États du Nord et les Confédérés. Scarlett est jetée dans cette guerre qu'elle ne comprend pas et qui va remettre en cause la vie des propriétaires d'esclaves et de plantations de coton.

Mon ressenti

Je n'avais jamais lu Autant en emporte le vent, cette lecture a donc été une totale découverte, même si je connaissais quelques noms et éléments de l'histoire. Sur un roman aussi dense et aussi gros que celui-ci - il fait quand même 1171 pages - difficile de conserver un même niveau de qualité tout au long, c'est pourquoi mon avis est assez partagé... je n'ai pas eu d'énorme coup de coeur mais plusieurs éléments m'ont plu. Le début du roman est un peu long, il faut arriver à décrypter le langage des esclaves et se faire à l'idée que la lecture va être ponctuée de phrases assez racistes. L'auteur ne se gêne pas pour souligner l'infériorité des esclaves, les traitant de singes, d'idiots, et que les esclaves aiment être esclaves.... Je sais bien qu'à l'époque c'était comme cela mais aujourd'hui, c'est un peu bizarre de lire ce genre de réflexions : "Mama reprit le plateau et, avec la fourberie aimable, propre à sa race [...]".
J'ai aimé toute la partie suivant le début jusqu'au retour de Scarlett à Tara et tout le travail de reconstruction et de survie, j'ai beaucoup aimé le personnage de Will qui apparaît à ce moment-là. Par contre, j'ai moins apprécié la partie qui suit l'achat des scieries par Scarlett et tout ce passage à Atlanta où elle s'établit en tant que femme d'affaires intraitable. Mais l'histoire m'a totalement happé à partir de la page 883 lorsque Scarlett découvre que Frank appartient au Ku Klux Klan, d'un coup, la tension monte et j'ai rapidement lu cette dernière partie.
L'époque, la guerre, Atlanta, tous les lieux de l'histoire sont très bien décrits, on a vraiment l'impression d'y être mais le plus beau de tous est sans conteste le domaine de Tara. Et je regrette qu'une grande partie de l'histoire se passe loin de cette terre.
Toutefois, j'ai été très étonnée par l'histoire d'amour entre Rhett et Scarlett... Rhett est absent pendant de longs moments et leur histoire ne commence que très tardivement. J'ai été un peu déçu par cet aspect car je m'attendais à une passion plus franche, plus débordante, et si c'est bien le cas du côté de Rhett, Scarlett reste très froide et dure avec lui. J'ai également été étonnée que son béguin pour Ashley dure aussi longtemps. Si l'on peut penser qu'Autant en emporte le vent est une histoire d'amour mielleuse, il n'en est rien, bien au contraire ! L'histoire est carrément cruelle et la fin, terrible.
La plupart des personnages sont sympathiques et attachants comme Will, Melly, Tante Pitty, les dames d'Atlanta, bien sûr Rhett est de loin le personnage le plus mystérieux et je regrette que son histoire personnelle ne soit pas plus développée. Mais ce qui m'a principalement empêché d'adorer cette histoire, c'est Scarlett...

Autant en emporte le vent

Une héroïne ambiguë

Je n'ai jamais bien compris cette héroïne. Certes, elle est forte car jamais elle ne va se laisser abattre, mais elle est aussi terriblement égoïste, capricieuse, bête, inconséquente, garce et je n'ai pas réussi à l'apprécier. Cette façon de jouer sans cesse un double jeu avec tous les gens qu'elle connaît, elle déteste ses soeurs (pourquoi ?) mais pourtant s'échine à leur fournir à manger, elle n'a jamais saisi qu'elle était très attachée à Melly, tout comme elle n'a jamais compris ses vrais sentiments pour Ashley et pour Rhett. J'avoue que c'était très difficile de suivre son raisonnement et de comprendre ses choix. Son côté de repousser toujours ses réflexions au lendemain est agaçant, tout comme, cette course à l'argent, cette obsession pour l'or, le clinquant, qui finissent par frôler le ridicule (mon dieu, la maison qu'elle se fait construire à Atlanta !). Elle est vraiment en avance sur son temps, et si cet aspect-là m'a plu, il ne colle pas du tout avec sa personnalité enfantine. J'aurais aimé un  peu plus de clairvoyance de sa part et un peu d'humanité, je pense que cela m'aurait vraiment fait aimer ce roman.

Comparatif Autant en emporte le vent/La bicyclette bleue

J'ai souvent entendu dire que Régine Desforges avait pompé sur le livre de Margaret Mitchell pour écrire La bicyclette bleue et, maintenant que j'ai lu les deux, je peux dire que c'est faux. Certes, il y a des éléments proches mais sur la totalité de l'histoire, les choses sont bien différentes. Au départ, les héroïnes sont frivoles et ont de multiples soupirants, et lorsque Scarlett avoue son amour à Ashley, Rhett est présent, tout comme François est là quand Léa fait sa déclaration à Laurent. La relation entre Melly et Scarlett ressemble à celle entre Léa et Camille (la femme de Laurent) sauf que Léa se rend compte qu'elle s'attache à Camille et change peu à peu d'attitude et son béguin pour Laurent disparaît assez vite.
Pour moi, les similitudes s'arrêtent ici. L'histoire entre François et Léa est beaucoup plus rapide et explosive qu'entre Rhett et Scarlett (époque oblige) mais surtout Léa, au fil du récit, perd ce côté égoïste et enfantin qui ne quitte jamais vraiment Scarlett. D'autre part, les actions de Léa pendant la guerre sont plus altruistes et moins pécuniaires que celle de Scarlett.

Voilà un article pavé pour un livre pavé ! ;-)
Je voudrais remercier Audrey d'avoir lancée l'idée de cette lecture commune, c'était très intéressant de partager nos impressions de lecture, de se motiver pour lire (pour moi, le début fût assez dur), bref c'était chouette de lire à deux ! Pour connaître son avis, je vous invite à aller son article : Autant en emporte le vent chez Audrey.

challenge Lesfillesdemrsbennet

27 juillet 2016

Un détenu assis sur sa couchette raconte une histoire de cul bien glauque et vulgaire à un autre détenu qui se masturbe sur la couchette du dessous... voilà, voilà, ça c'est la scène d'ouverture de la saison 4 d'House of Cards !
Une scène qui a vraiment de quoi vous dégoûter, en plus de ne pas vous donner envie de regarder cette saison 4, et qui me rappelle mon article sur le sexe dans les séries. Là c'est un super bon exemple car c'est une scène vraiment vulgaire et qui n'a rien à faire dans une série politique, surtout qu'il y avait vraiment mieux à faire après la fin de la saison 3 !
Le personnage impliqué dans cette scène est un personnage qu'on a plus vu depuis la saison 2 et d'accord, cette scène est faite pour souligner l'horreur du milieu carcéral mais bon déjà on pouvait faire un peu plus soft ou du moins ne pas mettre cette scène en ouverture, on ne s'y attend pas du tout et ça ne me donne pas du tout envie de savoir ce qui va arriver à ce personnage après....

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25 juillet 2016

RAT a Week & LC 2

Nous voici pour un nouveau petit point sur le marathon lecture de l'été et sur la lecture commune d'Autant en emporte le vent

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RAT a week - Semaine 3

19/07 au 20/07 - Blake et Mortimer, Le mystère de la grande pyramide tome 1 de Edgar P. Jacobs - 56 pages - défi Lire au moins une BD

18/07 - Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell - p. 465 à 823

18/07 - Les chaussures italiennes de Henning Mankell - p. 289 à 545 (terminé)

Total Semaine 3 : 670 pages, j'ai encore manqué mon objectif pour cette semaine, j'ai pourtant lu tous les jours mais j'avoue que j'ai pas mal ramé sur ma lecture d'Autant en emporte le vent.

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Mon ressenti

Pour cette deuxième semaine de lecture d'Autant en emporte le vent, j'avoue être mitigée... disons que jusqu'à la page 600/650 ça allait mais après j'ai trouvé que le récit tournait un peu en rond et qu'il y avait beaucoup de répétitions sur les réflexions de Scarlett. Je suis surtout un peu surprise car je ne m'attendais pas du tout à ça concernant l'histoire d'amour entre Rhett et Scarlett...
Depuis hier, j'ai dépassé les 900 pages et j'ai hâte un peu d'arriver à la fin car sur certains pavés comme ça, il y a un moment où je suis lassée et où j'ai l'impression que le récit n'avance pas...

Le ressenti d'Audrey

J’ai été une bien mauvaise élève cette semaine car j’ai lu beaucoup de choses, sauf Autant en emporte le vent. Heureusement, savoir que Zofia en était plus loin que moi m’a motivée à sortir le nez du Trône de fer pour revenir aux aventures de Scarlett. Je trouve que la fin de la guerre et les manigances de Scarlett pour se sortir de la pauvreté font partie des passages les plus intéressants du roman alors forcément, j’apprécie tout particulièrement la lecture de ce second tiers. Je ne devrais donc pas avoir de mal à finir le livre d’ici la fin de semaine !

22 juillet 2016

Thérapie EMDR - dernières séances

Cela fait déjà un moment que j'ai effectué ma dernière séance de thérapie EMDR, et si tout va bien, cela devrait être la der des der...!
Après ma 4ème séance consacrée à ma soeur, je me sentais beaucoup mieux et j'ai - pour la première fois - et sans trop de craintes, pris la voiture, seule, en journée pour me déplacer. Un véritable exploit pour moi qui traîne cette phobie depuis des années maintenant !
Je me suis déplacée seule, sur des trajets certes courts et très familiers mais c'est vraiment une chose incroyable pour moi d'y arriver.
J'ai l'impression que la quatrième séance a débloqué pas mal de choses.
La cinquième nous avons travaillé sur mon arbre généalogique, travail très intéressant mais qui ne m'a rien apporté sur la conduite car nous n'avons pas découvert de trauma semblable ou de problèmes familiaux cachés. Elle m'a aussi initié à la cohérence cardiaque, exercice de respiration et de concentration destiné à réguler le système nerveux autonome et à diminuer le stress. Elle consiste à alterner des expirations et inspirations d'une durée de 5 secondes sans pause, pendant 3 à 5 minutes, 3 fois par jour. Cette méthode a été diffusée en France par le Docteur David Servan-Schreiber et s'applique, en plus, du stress, aux problèmes cardio-vasculaires, aux troubles alimentaires ou de l'attentation, et à de nombreux autres domaines.
Je l'ai fait pendant 10 jours d'affilée et c'est vrai que c'est très efficace. Je continue à le faire certaines fois, juste avant de prendre le volant ou avant de dormir car ça m'aide bien à me vider la tête et à ne plus être parasité par des problèmes pour lesquels je ne peux rien faire à 11 heures du soir !
Durant la sixième séance, nous avons un peu parlé de ma mère avec qui les choses sont assez tendues en ce moment. La séance a été plus proche d'une thérapie classique car la thérapeute n'a pas pratiqué de mouvements sur ce point précis, mais elle m'a écouté et conseillé. Le problème avec ma mère ne me cause pas de souffrances, juste une grande lassitude et beaucoup d'énervements. Ce ne sont pas des sentiments très positifs mais je ne ressens pas de peine.

Je suis allée à ma septième séance, seule en voiture alors que la thérapeute est bien à 20/25 minutes de mon domicile - le bout du monde pour moi ^^. Encore une victoire sur la phobie ! Au début de la thérapie, je n'osais même pas espérer y aller un jour en voiture, seule, sans emmerder mes proches, et pourtant, la dernière séance a été celle de la concrétisation. Même si je suis partie stressée, que je n'étais qu'à moitié confiante sur le trajet et que c'est les jambes un peu tremblotantes que j'ai rejoint le cabinet...
Cette fois-ci, nous avons, à ma demande, travaillé à fond sur la conduite, avec les mouvements oculaires. Plusieurs fois, je lui ai demandé de refaire les mouvements pour bien m'ancrer les choses au fond du cerveau. Je suis repartie beaucoup plus tranquille que ce que je n'étais arrivée, assez sereine en fait. Durant cette séance, elle m'a aussi demandé de choisir des parents symboliques, des figures auxquelles je peux me raccrocher dans les moments de stress.
J'ai choisi deux personnalités fortes : Alexandra David-Neel et Frédéric Sausset.
Alexandra David-Neel était une exploratrice française, orientaliste et la première femme occidentale à pénétrer dans Lhassa en 1924 et qui a parcouru et vécu en Asie pendant des années, entre 1911 et 1925 ainsi qu'entre 1937 et 1946. Une femme qui a vécu jusqu'à 100 ans et qui a eu un parcours incroyable pour l'époque.
Frédéric Sausset est un pilote automobile amateur, amputé des quatres membres et qui a participé, pour la première fois cette année, à la course des 24H du Mans. Un homme qui malgré l'absence de ses membres a réussi à atteindre le but qu'il s'était fixé.

Si j'ai choisi ces deux personnalités comme parents symboliques, c'est principalement pour leur courage et leur volonté farouche de réussir alors qu'en apparence, tout était contre eux. Prendre exemple, appui sur eux est une façon pour moi d'avoir à l'esprit que l'on peut réussir partout, si l'on s'en donne les moyens, que tout est possible, même si c'est dur. Ils sont aussi des figures qui me rappellent la chance que j'ai, la chance d'avoir mes jambes et mes bras, la chance de pouvoir voyage en avion d'un pays à l'autre sans raison. Ce sont des personnalités fortes, que j'admire et qui me soutiennent quand je conduis. 
Je continue à me répéter, comme un mantra les sentiments positifs que je veux ressentir lorsque je conduis : confiance, contrôle, calme et recul. Accepter également le fait que je peux faire des erreurs.
Depuis cette séance, j'ai conduit seule plusieurs fois, par contre je choisis soigneusement mes trajets pour éviter au maximum de me retrouver dans une situation de stress, tout simplement parce que je n'ai pas assez confiance en moi. En fait, je suis comme une novice, comme une débutante qui viendrait de réussir son permis. Je pense que l'assurance et la confiance vont venir petit à petit, avec l'expérience. Mais je suis déjà hautement satisfaite du travail accompli.
Je pense que je ne pourrais dire que j'ai vaincu ma peur que dans un an, lorsque j'aurais beaucoup conduis mais déjà, je ne ressens plus d'angoisse à l'idée de conduire, et même j'aime plus cela qu'auparavant. Cependant, j'ai encore un peu d'appréhension. Je devrais pas retourner voir la thérapeute, sauf si bien sûr j'en ressens le besoin mais elle m'a dit que les choses devraient aller maintenant et qu'il ne fallait pas que j'hésite à m'entraîner à la conduite pour entraîner mon cerveau.

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p.s : je trouve ça vraiment bizarre que quand on tape "vaincre" dans Google Images, on tombe sur plein d'images de cul...

18 juillet 2016

RAT a Week & LC

Petit point sur le marathon lecture de l'été et la lecture commune commencée avec Audrey...

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RAT a week - Semaine 1

04/07 au 07/07 - Kaïken de Jean-Christophe Grangé (terminé) - 472 pages - défi Lire un livre dont la couverture comporte du vert

07/07 - L'étrange rendez-vous de Jean Van Hamme (terminé) - 66 pages

07/07 - Les chaussures italiennes de Henning Mankell - 215 pages

08/07 - Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell - 57 pages

RAT a week - Semaine 2

11/07 - Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell - p. 57 à 465

11/07 - Les chaussures italiennes de Henning Mankell - p. 215 à 289

Total Semaine 1 - 810 pages/Total Semaine 2 - 482 pages - Pour cette première semane, j'ai donc réussi à atteindrel'objectif des 800 pages mais par contre, pour la seconde semaine, je suis largement en-dessous... l'été mais surtout l'attentat de Nice m'ont empêché de vraiment avancer...

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Mon ressenti

J'en suis actuellement à la page 465 d'Autant en emporte le vent, et c'est une chance car durant les cent premières pages, j'avoue avoir eu un peu peur... j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, principalement à cause de deux choses : l'attitude générale de Scarlett (j'en parlerais longuement dans mon article) et le rapport aux esclaves. C'est par moment assez raciste - forcément vu l'époque et le contexte mais c'est un peu dérangeant à lire - et le parler des esclaves est, parfois, difficile à déchiffrer.
Je suis contente d'avoir réussi à bien entrer dans l'histoire et d'avoir envie de continuer la lecture, de vouloir savoir ce qui va se passer, même si je trouve que certains passages sont un peu longs, notamment toute la partie de la fin de grossesse de Melanie.

Le ressenti d'Audrey

Cette première semaine de lecture m'a permis de lire le premier tome, soit environ 477 pages. A part les cent premières pages (l'histoire met du temps à se mettre vraiment en place), que j'ai eu du mal à passer, je suis assez contente de replonger dans cette si célèbre histoire et même, de la redécouvrir !

J'avais lu Autant en emporte le vent, une fois, et il y a une bonne douzaine d'années et j'avais oublié des pans de l'intrigue et notamment le fait que Scarlett a un enfant avec Charles. Ça m'a fait un petit choc ! J'avais également zappé la condescendance très méprisante des propriétaires terriens vis à vis de leurs esclaves qu'ils considèrent comme des êtres à l'intelligence très limitée. Heureusement, les familles que nous suivons ne sont pas du genre à user du fouet. De toute manière, le livre de Margaret n'a jamais été là pour parler de la cause des esclaves, le récit étant plutôt axé sur « la fin du Sud et des grandes familles ». Mais ça fait bizarre quand même.

15 juillet 2016

Je suis Nice

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Les yeux ouverts sur le noir de la nuit, il est presque 1h30 du matin, j'essaye de dormir, le bilan affiche un chiffre provisoire de 60 morts.

L'horreur est absolue, totale, à côté de chez moi, dans cette ville voisine. Cette ville, Nice, que j'aime, où j'ai vécu 6 ans, où mes grands-parents et mes parents ont vécu. Cette ville qui vit, cette ville chaude qui représente toutes les cultures de la Côte d'Azur.
Hier soir, je n'étais pas à Nice, mais avant le feu d'artifice à Cannes, le ciel s'est teinté de pourpre et des éclairs ont découpé le ciel.
Les choses se sont déroulées exactement comme pour le 13 novembre. Je partais me coucher, en pyjama, quand mon téléphone s'est allumé de la couleur d'une alerte info du Monde. Et comme le 13 novembre, je suis revenue dans le salon le dire à mon chéri qui a basculé sur les chaînes infos. Et de nouveau, l'horreur était là, dans le salon, partout, autour, juste à côté.
Tremblante, frissonnante, le froid dans les os, dans le coeur.
Cette fois-ci, il est plus difficile pour moi de dire qu'il ne faut pas lâcher, plus difficile parce que je commence à être usée par tous ces drames, par toutes ces larmes. Plus difficile parce que c'est très proche de chez moi, que hier, j'aurais pu décider d'aller à Nice voir le feu. Parce que depuis ce matin, j'envoie des messages à tous les gens que je connais en espérant qu'ils ne sont pas allés à Nice hier soir.

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12 juillet 2016

Déstockage de PAL en duo – le vrai défi ! Juillet – Octobre 2016

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Nous avons réussi la première session de cette nouvelle version du Déstockage de PAL en duo, et avons atteint les 60 points (le maximum), nous avons donc décidé de remettre ça !

Les thèmes de cette nouvelle session

► Juillet – Août 2016 :
Thème 1 – Un pays à l’honneur : l’action doit se dérouler dans un pays de la communauté européenne
Thème 2 – Choisir un livre avec titre original genre Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ou Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage

► Septembre – Octobre 2016
Choisissez le livre qui vous fait envie dans votre PAL !

Avec Audrey, nous serons Emma Lathen, nous nous sommes inscrits dans les deux thèmes et nous avons toutes les deux choisi un livre qui se passe en Suède et un livre où la vulgarité pointe son nez ;-)

Ma sélection pour Juillet-Août

Les chaussures italiennesBernard-Minier-Une-putain-dhistoire-240x379

La sélection d'Audrey

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Nous n'avons pas encore choisi de livres pour Septembre-Octobre. Pour vous inscrire, c'est chez Zina.

08 juillet 2016

Lecture commune : Autant en emporte le vent

Lecture commune

Pour la première fois, à l'initiative d'Audrey, je me lance dans une lecture commune ! Durant tout le mois de juillet, nous allons lire ensemble Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, un classique que je n'ai encore jamais lu.
Si vous voulez nous rejoindre, c'est avec plaisir :-)
On commence ce soir et on se fait ça tranquillement, sans nombre de pages précis et sans jour de lecture défini. Je suis ravie de faire cette lecture commune car j'avoue que le nombre de pages de ce roman m'inquiète un peu... je compte bien sur la LC pour m'aider à me motiver et partager nos impressions de lecture !

Autant en emporte le vent

06 juillet 2016

Purgatoire des innocents, Clôture Challenge Thrillers et Polars 2016

Il est l'heure pour moi de clôturer ce nouveau Challenge Thrillers et Polars : j'ai lu 39 thrillers ou polars et j'en ai chroniqué 33 donc un de mieux que pour la précédente édition. J'ai lu trois romans de Karine Giebel, deux de Franck Thilliez et de Jean-Christophe Grangé ; et c'est la littérature française qui l'emporte avec 16 titres, 11 titres américains ou anglais, 6 autres dont 3 suédois.
Je m'inscris pour la nouvelle édition, normalement organisée par Sharon, je profite de cet article pour vous présenter le dernier lu : Purgatoire des innocents de Karine Giebel.

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Raphaël est un braqueur récemment sorti de prison après plusieurs années d'incarcération. Son nouveau coup préparé avec son frère, William, et deux complices ne s'est pas très bien déroulé. Ils sont en cavale, Will est grièvement blessé. Ils trouvent refuge chez Sandra, une vétérinaire, qu'ils vont séquestrer le temps de se remettre.
Oui, mais voilà, Sandra est loin d'être innocente et c'est en enfer qu'ils ont trouvé refuge.

Mon dieu, mes amis quel roman, quel coup de poing ! Il n'y a que Karine Giebel pour vous mettre les nerfs à vif comme ça. Durant 600 pages, le lecteur vivra un terrible calvaire, une souffrance de chaque instant, une impatience à dévorer les chapitres, pour comprendre, pour espérer. Will et Raphaël sont tombés en enfer et de braqueurs, ils vont devenir victimes. Sandra, la vétérinaire prise en otage n'est que le versant d'une autre personnalité, plus sombre, plus douloureuse.
On retrouve l'ambiguité des héros, chère à Karine Giebel, et déjà présente dans plusieurs de ces romans. Par rapport aux Morsures de l'ombre qui n'effleurait que brièvement les failles des personnages, Purgatoire des innocents nous plonge dans les vies de nos héros et nous raconte comment ils en sont arrivés là. On connaît leurs histoires, leurs failles, leurs passés. J'avais un peu peur qu'une séquestration sur 600 pages soit lassante mais Karine Giebel arrive parfaitement à insuffler de nouveaux éléments et à faire repartir le récit.
C'est un huis-clos éprouvant que nous propose Karine Giebel, à réserver à un public averti qui ne craint pas la violence ; un thriller sombre où l'on s'attache malgré tout à certains des personnages, on sombre, on crie, on transpire, on angoisse, on traverse toute une gamme d'émotions dramatiques, où l'espoir n'a que peu de place, jusqu'à ce final, émotionnellement chargé et à l'image du livre, douloureux.

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