Revoir un Printemps

08 septembre 2019

La femme à la fenêtre d'A. J. Finn

La femme à la fenêtre_reduitAnna vit recluse chez elle, elle ne peut plus sortir et pour combler son ennui, elle se soûle au vin rouge, prend beaucoup trop de médicaments, regarde des vieux polars en noir et blanc, ou espionne ses voisins… elle aime regarder ce qu’il se passe dans sa rue, dans les maisons alentours.
Un soir, Anna est persuadée d’avoir vu un crime se dérouler dans une maison de la rue. Cependant, tout le monde doute de son témoignage, elle la première…

Les références à Hitchcock ainsi que le résumé m’avaient vraiment donné envie de lire La femme à la fenêtre d’A. J. Finn, succès de 2018. Et c’est avec délice que je l’ai dévoré, il se déguste comme un véritable thriller Hitchcockien !
Anna Fox est un excellent personnage de roman : instable, voyeuse, solitaire, alcoolique, perdue, dépressive… avec son pédigrée, il est évident que la police va avoir du mal à la croire, elle qui passe pour la cinglée du quartier. Mais elle est aussi touchante et on sent bien que quelque chose a lieu dans sa vie pour qu’elle se retrouve dans cette situation, dans l’incapacité physique et psychologique de sortir de chez elle. L’auteur joue habilement avec les nerfs du lecteur, l’amenant à douter tout autant qu’Anna de ce qui se déroule sous nos yeux. Est-elle folle ? A-t-elle raison ?
Pour le savoir, il faudra vous plonger dans ce thriller, au suspense posé mais au traitement très cinématographique et accepter de suivre les errances de l’héroïne. Il y est fait mention de nombreux films policiers des années 50/60 qui vous donneront sans doute envie de les voir (ou revoir).

A noter que l’histoire de l’auteur est aussi trouble que son livre… A. J. Finn est en réalité le pseudonyme d’un employé de chez Harper Collins, Daniel Mallory, éditeur qui a publié La femme à la fenêtre sans savoir qu’il était écrit par le vice-président d’une de ses subdivisons. Mais l’histoire ne s’arrête pas là et il s’avère que l’auteur a menti sur plusieurs choses (maladie, diplômes…), il plane donc une certaine aura mystérieuse sur Daniel Mallory.
Le roman a fait l’objet d’une adaptation et devrait sortir au cinéma à l’automne.

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02 septembre 2019

Bilan Estival

Hé bien voilà, le gros de l'été est passé et la reprise a eu lieu cette semaine pour moi. L'été s'est vraiment bien passé, nous sommes partis en Allemagne et ça m'a vraiment donné envie de visiter ce pays, à mon avis, un peu boudé par les français. Et j'ai eu l'occasion de voir à nouveau Pink en concert et c'était vraiment génial !! un vrai show à l'américain pour une artiste que j'adore.

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Mais par contre, je ne me sens pas toujours en forme et certaines pensées me déstabilisent vraiment et occupent beaucoup trop mon esprit... sur ma soeur, mes parents, sur la façon dont les autres avancent et la sensation que moi non, le besoin de se comparer malgré moi, certains accès de colère que j'ai parfois, le fait de m'angoisser et de penser que je vais avoir une maladie grave dès que j'ai un petit problème de santé. Je cogite beaucoup, beaucoup trop et j'ai parfois envie de dire "tais-toi !!" à mon cerveau... Bref pas mal de choses à régler et je pense que je vais rappeler ma thérapeute qui m'avait beaucoup aidé pour la conduite.
Bon sinon, j'ai quand même du mal à reprendre le rythme de la rentrée mais je ne pense pas que ça soit anormal ^^
Côté ciné, je n'ai pas chômé car j'ai vu pas loin de 25 films et séries !
J'ai enfin vu quelques classiques comme Philadelphia, Terminator ou Théorème de Pasolini (on est d'accord, rien à voir dans le genre !). Si j'ai aimé les deux premiers, Théorème m'a laissé un poil dubitative... J'en ai profité pour voir TOUS les Terminator et franchement, l'histoire se répète... à part peut-être dans Renaissance. Je ne suis allée qu'une fois au ciné pour voir le dernier Tarantino et je l'ai vraiment adoré !! ❤ Leonardo Di Caprio et Brad Pitt sont impeccables dedans et j'ai trouvé que ce Tarantino n'avait pas grand chose à voir avec les précédents, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal d'émotions dedans...
Pour les séries, on a vu l'excellente série Band of brothers - par contre, je vous déconseille Band of brother Pacifique qui n'a rien à voir, qui est nulle, tellement nulle qu'on a pas dépassé le 4ème épisode... une déception ! On a avalé la saison 3 de Stranger Things en un petit week-end. J'arrive à la fin de Bates Motel et je trouve ça absolument fabuleux la transformation de Norman entre la saison 2 et la saison 3, on sent vraiment qu'il bascule et j'adore le détester ^^
J'ai également vu une excellente série documentaire, L'enquête de ma vie où 6 enquêteurs racontent chacun une affaire qui les a particulièrement marquée. Les épisodes sont très bien construits avec au centre le policier ou gendarme, avec un regard très humain, pas froid, qui n'oublie pas pour autant le côté judiciaire.
Niveau bouquins, je me suis de nouveau inscrire au challenge de l'été avec un objectif de 20 livres (je n'en suis qu'à 14 pour le moment mais il me reste encore quelques jours). Mes coups de coeur pour ce bilan : Le passage, Blake et Mortimer, Le dernier pharaon, La femme à la fenêtre, Surface, La fractale des raviolis et L'empreinte. Je reviendrais vous en parler en détail. Déception avec Organes Vitaux (même si je n'en attendais pas grand chose...).
Pour une fois, je vais vous parler de mes lectures en cours et surtout de Suivre l'hirondelle de Yannick Midavaine. C'est en effet le premier roman d'un ami, publié pour le moment en auto-édition, un roman d'amour et d'amitié avec beaucoup de rock'n'roll ! Je vous reparlerai bien sûr dans un prochain billet. N'hésitez pas à aller consulter sa page facebook : Yannick Midavaine - auteur.

Bilan Juillet & Août : 16 films - 7 séries - 12 livres - 2 BDS

bilan été 19

bilan été 19

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Lectures en cours

Suivre l'hirondelle_réduit

Le gardien de phare

18 août 2019

Avis groupé XXIV, spécial apocalypse

Une pluie sans fin de Michael Farris Smith

Une pluie sans fin_reduit

Le sud des Etats-Unis, de la Louisiane à la Floride, n'existe presque plus. C'est une zone de non-droit ravagée par les eaux, les tempêtes, la pluie incessante. Quelques inconscients continuent d'y vivre comme Cohen qui refuse de quitter la maison où sa femme et son enfant sont mortes. Mais un jour, son habitation est pillée et il est laissé pour mort sur le bord de la route. Bien décidé à reprendre son bien, Cohen découvre une communauté fermée, dirigée par un prêcheur fanatique...

De l'eau, de l'eau et encore de l'eau. Et beaucoup de vent aussi. Voilà l'ambiance d'Une pluie sans fin. Le sud des Etats-Unis a été peu à peu détruit par les tempêtes, cyclones et inondations, à tel point que le gouvernement a renoncé à envoyer des secours et à reconstruire, il a jugé plus facile d'établir une nouvelle frontière. Beaucoup ont fui mais certains résistent, c'est le cas de Cohen, prisonnier de ses fantômes, c'est un homme brisé et touchant. Solitaire, il est accompagné de son chien mais il va découvrir une communauté sectaire qui survit au milieu de ce cataclysme. Cohen va alors tenter de libérer ses femmes et de se rendre sur des terres plus hospitalières.
Dans Une pluie sans fin, Michael Farris Smith laisse une grande place à l'émotion et on s'attache assez vite à Cohen qui nous raconte par bribes son passé. J'ai vraiment bien aimé ce roman que j'ai lu assez vite, je me suis attachée au petit groupe qui se forme avec Mariposa, Evan et Brisco et j'ai suivi avidement leur progression. Et puis bon évidemment, Cohen à qui j'ai trouvé un charme fou, et qui est un personnage très fort. En prenant ce livre à la bibli, je me suis dit que je devrais lire plus de bouquins édités pas Super 8, et cette lecture me le confirme :-)

Le passage de Justin Cronin

Le passage_reduit

Aux Etats-Unis, quelque chose se prépare. L'armée est envoyée en Bolivie récupérer les membres d'une expédition atteints d'une étrange maladie. Dans le même temps, deux agents du FBI convainquent des condamnés à mort de participer à une expérience scientifique gouvernementale. Ils sont également chargés de ramener, Amy, une petite fille de 6 ans, sur le lieu des expériences...
100 ans plus tard. Le monde a sombré dans le chaos. L'expérience a échoué et des mutans "viruls" ont attaqué la base. Il ne reste que quelques groupes de survivants parmi lesquels la Première Colonie. Amy arrive un jour aux portes de la Colonie.

Difficile de résumer un livre de 1265 pages (!!), j'ai choisi une version un peu différente de la 4ème de couverture car les passages dans les années 2010 sont très importants et durent quand même plus de 300 pages. J'ai vraiment beaucoup aimé Le passage et je l'ai lu assez vite malgré son nombre de pages, une fois passé un certain cap, j'étais totalement dedans. Pendant une grande partie du roman, nous accompagnons un groupe issu de la Colonie qui essaye de découvrir le secret d'Amy et surtout d'entretenir un espoir, de découvrir d'autres survivants car dans leur Colonie, les batteries qui permettent d'allumer les lumières et tiennent les viruls - sorte de vampires - à distance sont bientôt mortes...
On s'attache énormément aux personnages, d'abord Wolfgast et Amy, ensuite Peter, Sara, Alicia, Caleb et une bonne partie de la Colonie. On est avide de savoir ce qui va leur arriver - en espérant que ça soit positif ! Il est également très intéressant de voir l'évolution des viruls et les nouvelles capacités qu'ils possèdent et qui les rendent encore plus effrayants. L'écriture est vraiment très soigné, immersive, on est en plein dans ce monde, à la fin j'avais même l'impression que j'avais quitté Peter, Amy et les autres, que je les avais VRAIMENT quittés ! Une réussite donc et je suis impatiente de lire la suite.

challenge douze thèmes 2019

04 août 2019

Fièvre

La jeune femme claqua la portière et mit le moteur en marche, il était 13h30 et après une courte pause déjeuner, Chloé repartait bosser. Depuis un an, elle avait repris une exploitation maraîchère à l’abandon et s’était lancée dans la culture de fruits et légumes. Suite à une profonde remise en question professionnelle - et personnelle -, Chloé s’était aperçue que les raisons pour lesquelles elle se levait le matin n’étaient pas les bonnes et que si, demain, l’entreprise de BTP pour laquelle elle travaillait, venait à fermer, ou mieux, à disparaître, elle ne ressentirait rien. Le vide. Aucun attachement à ses collègues même s’il n’y avait pas vraiment de conflit entre eux. Aucune passion pour les dossiers à monter, les règles scrupuleuses à suivre, les fournisseurs à relancer, les clients à apaiser, le patron fantasque… Elle s’ennuyait. Et à 35 ans passés, cette jolie brune avait tout envoyé promener pour essayer d’y voir plus clair.

C’est lors d’une balade familière qu’elle avait senti un picotement, un frémissement. Il lui avait fallu un peu de temps pour comprendre que c’était le vieux panneau en bois « A Vendre » accroché à un poteau qui réveillait quelque chose au fond d’elle. Un panneau accroché devant un terrain en jachère, autrefois cultivé. Elle avait toujours aimé gratter la terre, planter, arroser, regarder pousser avec attention, avec amour presque, les modestes cultures sur sa terrasse. Ici des tomates cerises, là des fraises, les muguets des années passées, un bel acacia jaune. C’était un plaisir de voir tout revenir à la vie après la période terne de l’hiver. Les jours passant, l’idée commença à émerger dans son esprit, au début vague et diffus. Et puis, un matin de mars, sans se rappeler vraiment comment, elle était en train de composer le numéro de la pancarte.

Les choses étaient ensuite allées très vite. Le prêt immobilier n’avait posé aucun souci. Elle n’avait pas beaucoup de compétences dans le maraîchage mais elle avait trouvé un stage chez un papi dans l’arrière-pays qui avait une exploitation un peu plus grande que la sienne. Bien sûr, il lui faudrait du temps avant de tout connaître, de tout comprendre mais elle était prête à prendre ce risque et à se montrer patiente. Le plus long avait été les travaux de remise en état du terrain mais ses amis et sa famille l’avaient bien aidé. Et depuis un an, l’aventure avait vraiment commencée.

Au programme aujourd’hui, récolte des haricots verts et tomates en vue de la vente de demain matin. Chloé vendait directement une partie de sa production sur son exploitation aux particuliers et le reste allait dans une petite épicerie semi-bio du coin. Elle devait aussi préparer la parcelle pour les légumes d’automne et d’hiver ; dans le sud, elle avait la chance de bénéficier d’un climat favorable et d’avoir de quoi planter et ramasser toute l’année.

Sur la route entre chez elle et son terrain – à peine 8/10 kilomètres – elle avait trouvé les gens passablement énervés. Des coups de frein brutaux et inexpliqués, des bifurcations sans clignotants, des dépassements anarchiques, la chaleur écrasante de début juillet devait jouer sur les organismes et les gens n’étant déjà pas bien calmes au volant… le pire avait été cette voiture de police banalisée arrivée à fond derrière elle alors qu’elle attendait pour s’engager dans un rond-point – totalement surchargé. Le gyrophare tournait et le conducteur s’était mis à klaxonner avec virulence pour qu’elle laisse le passage libre. Chloé avait dû s’engager brutalement au mépris de toute prudence et avait coupé la route à un camion qui arrivait. Elle s’était dégagée de là en accélérant, en pleine suée, un peu tremblotante et il lui avait fallu quelques minutes pour retrouver son calme. Le reste du trajet avait été ponctué de klaxons, de sirènes et de camions de pompier fonçant à toute allure.

*

C’est le dos cassé et les mains noires de terre que Chloé avait levé les yeux sur le ciel pour s’apercevoir que le soleil descendait bas sur l’horizon, il devait être largement plus de 19 heures. A travailler comme ça, elle n’avait pas vu le temps passer. Elle avait assez donné pour aujourd’hui et après avoir jeté un dernier coup d’œil à la végétation autour d’elle, elle était partie.

Le trajet du retour ne fut pas plus reposant, elle vit même deux voitures de police avec des hommes armés descendre rapidement le boulevard. Tout l’après-midi, la jeune femme avait bien vu le ballet incessant de hélicoptères, leurs pales tournantes toujours plus bas, passant en rase-mottes, tournant et revenant dans un vacarme infernal. Des chiens avaient aboyé presque sans s’arrêter, hurlant à la mort se répondant de colline en colline. Elle s’en rendait compte maintenant, l’ambiance avait été lourde et tendue dans cette journée étouffante de chaleur. Il devait se passer quelque chose mais son portable était déchargée et la radio était restée muette, ça attendrait bien le journal du matin. De toute manière, elle en avait assez des mauvaises nouvelles, des inquiétudes, des attentats, des manifestations, des crises sociales, des incidents climatiques. Parfois, elle avait l’impression que la fin du monde était pour demain. Alors cette nouvelle attendrait. Elle n’était plus pressée, elle vivait autrement.

Arrivée devant chez elle, Chloé enleva ses vieilles chaussures pleines d’humus et les laissa devant la porte. Elle vivait au bout d’une impasse tranquille dans une petite maison héritée de sa tante, elle n’était pas très grande mais elle avait une belle pièce à vivre en bas et deux chambres à l’étage. C’était calme et elle aimait s’y retrouver pour regarder, vers l’ouest, le paysage de petites montagnes qui s’offrait à elle. Elle alluma une petite lampe dans l’entrée et ouvrit tous les volets du bas, elle avait laissé ceux du haut ouvert à midi, une partie était exposée sud-est et le soleil était passé.

Il commençait à faire sombre dans le salon, et alors qu’elle songeait à se servir un verre de blanc avant de manger, le parquet du haut grinça. Chloé suspendit son geste, l’oreille à l’affût, c’était une maison ancienne et celle-ci vivait. Mais le parquet grinça à nouveau, plusieurs fois, exactement comme quand quelqu’un s’apprête à descendre l’escalier…

*

Dépêche AFP – 18/07/2019

Le tueur en série Grégoire Dominique, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et assortie d’une peine de sureté de 20 ans, s’est évadé hier du quartier sécurisé du centre de détention de Toulon-La Farlède. Il avait été condamné en 2012 pour les meurtres et viols sordides de huit jeunes femmes dans plusieurs départements et présentant un profil physique semblable : brune, la trentaine, célibataire et ayant une profession indépendante.

Actuellement en fuite, il est activement recherché et toutes les forces de l’ordre du département sont en alerte. L’homme a sans doute bénéficié de complicité extérieure pour s’échapper mais les conditions de son évasion sont encore floues, plusieurs gardiens ont été blessés. Les enquêteurs sont sur place et le quartier de haute sécurité a été bouclé, tous les parloirs ont été annulés et les prisonniers cloisonnés dans leur cellule au moins jusqu’à demain, précise le Préfet, Jean-Marc Dumont.

Les autorités conseillent la prudence, si vous localisez le suspect, contactez le 04.94.24.17.17 et n’intervenez pas vous-même.

Plus d’informations à venir.

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18 juillet 2019

Luca de Franck Thilliez

Franck Thilliez est un auteur que je suis depuis un très long moment maintenant. Je ne l'ai pas découvert au tout début de sa carrière mais un peu plus tard avec probablement La forêt des ombres qui m'avait vraiment marqué. Depuis j'ai rattrapé mon retard, j'ai presque tout lu et quand un de ces nouveaux livres sort, je n'hésite pas beaucoup avant de me le procurer.

LucaForêt de Bondy. Pluie. Boue. Obscurité. Dans une fosse, on retrouve un cadavre mutilé. L'équipe de Sharko, devenu commandant, est chargée de l'enquête.
Dans le même temps, devant le nouveau 36, au Bastion, un homme meurt dans les bras de Nicolas Bellanger.
Il va rapidement s'avérer que les deux incidents sont liés. Sous des trombes d'eau, Sharko et son équipe - pourvue d'un nouveau membre, Audra Spick - vont se retrouver au coeur d'une enquête 2.0 car la technologie n'empêche pas les crimes sordides, bien au contraire...

Nouvelle enquête pour le duo Sharko/Henebelle et comme d'habitude, l'auteur nous propose un thriller effrayant et habillement construit. Franck Thilliez se renouvelle avec cette surprenante intrigue et propose avec Luca, un thriller digne d'un épisode de Black Mirror !
En effet, Luca est un thriller carrément flippant sur notre monde actuel, la manière dont les réseaux gèrent de plus en plus notre vie, notre quotidien, s'imiscent partout, de manière insidieuse, nous manipulant totalement, nous faisant croire que tel choix vient de notre propre réflexion alors que tout est suggéré par les réseaux...
D'autre part, Luca aborde de nombreux thèmes très importants comme la GPA, la PMA, le transhumanisme c'est-à-dire la manière dont l'homme transforme son corps en machine par la science et les technologies, la manière dont les machines s'infiltrent partout, la manière dont la science vient au secours de l'humain pour le guérir, mais aussi pour l'améliorer, le modifier, la frontière devient de plus en plus fine entre les avancées en matière de santé et la possibilité de choisir l'embryon viable, parfait, sa couleur de cheveux, sans plus laisser de place au hasard ou au naturel, l'eugénisme n'étant pas loin. Thilliez n'a pas son pareil pour vulgariser des procédés scientifiques très pointus, on sent d'ailleurs, qu'encore une fois, il a fait énormément de recherches avant d'écrire ce bouquin.
L'auteur traite tous ces thèmes de manière intelligente et relie les fils de ces différentes enquêtes avec brio.
Comme toujours, c'est impeccablement écrit, détaillé. L'auteur prend grand soin d'enrichir son récit d'éléments scientifiques donnant l'incroyable sentiment que tout est réel. Au final, on en est pas totalement loin et l'impression est vraiment dérangeante...

Après Le manuscrit inachevé, on retrouve les héros habituels de Thilliez : Franck Sharko et Lucie Hennebelle. Mais alors que le dernier opus était particulièrement centré sur leur couple, dans Luca, Thilliez met en avant Nicolas Bellanger, que l'on retrouve affaibli et en proie à un stress post-traumatique. Il fait également intervenir un nouveau personnage, Audra Spick, mutée de Nice et qui possède quelques secrets. Cette lecture m'a donné envie de lire l'intégralité de la saga Henebelle/Sharko dans l'ordre et sans trop d'espace entre chaque !
Luca est un grand cru, un excellent thriller abouti, brillant, inquiétant, qui soulève des questions d'éthique, des questions qu'il faudra peut-être bientôt se poser.

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15 juillet 2019

S'effacer

Au départ, j’avais l’intention de me baigner et puis je suis arrivée et je les ai vu comme deux morpions sur le canapé, bien accrochés ; finalement, c’est même comme s’ils étaient chez eux, dans LEUR maison. Alors qu’il s’agit bel et bien de celle de mes parents. Mais ils sont voraces. Avides. Partis pour rester là tout l’été, comme chaque été, comme des invités, des putains de pantouflards, à être trop fatigués pour se baigner, à être trop fatigués pour tout. On dirait qu’avec ça, ils n’ont pas de maison, pas de toit au-dessus de la tête. Mais pourtant, si. Ils ont bien un toit, bien plus grand que le mien.
Et le prochain sera encore plus grand. Et ils seront encore plus voraces car il est évident que mon père va être extrêmement sollicité par leur prochain projet. Oh de toute manière, ils ont déjà tout prévu puisqu’ils ont même trouvé la résidence pour seniors dans laquelle iront mes parents, à 5 minutes à pied de là où ils habiteront. A 5 minutes de chez eux mais à 150 km de moi.
En fait ça ne m’étonne pas, ils grignotent tout. Ils sont voraces. Il faut prendre la viande dans leur boucherie, dans leur ville, à 200 bornes de là, « tu comprends parce qu’elle est meilleure ». Et aussi les gâteaux dans leur pâtisserie. Et le vin chez leur caviste. Et ma mère doit avoir les mêmes produits que ma soeur. Et mon père les mêmes objets que son compagnon. Tout ce qui vient de chez eux est tellement meilleur. C’est vrai, ici on a rien. Il n’y en a que pour eux.
Et ma sœur est là avec ces réflexions… ces réflexions de grande, de « je te prends de haut, vu que t’es tellement débile et que t’y comprends rien ». Je me rends compte que j’en ai vraiment marre d’eux et que je les supporte de moins en moins. Je trouve que ça commence à faire beaucoup de choses. Je crois que mes parents ne captent rien. Ils ne se rendent compte qu'ils sont voraces, qu'ils les grignotent, qu'ils les façonnent à leur image car ils se pensent tellement mieux que les autres, tellement mieux que nous.
Je suis amère de cette situation car ma mère a toujours fièrement dit qu'ils ne faisaient aucune différence envers leurs enfants. Alors ok, ils tiennent à nous faire des cadeaux équivalents, à donner autant à l'une qu'à l'autre mais à constamment dire que tout ce qui vient de chez eux est tellement génial, ça me fait comprendre - connement ou pas - que ce que nous on apporte est finalement nul. Je n'en veux même pas à mes parents. J'hésite entre deux attitudes - comme souvent avec ma sœur - ou montrer qu'on peut être bien nous aussi, ou laisser filer. Bon j'avoue que j'aurais sans doute du mal à lâcher prise mais c'est une résolution que je pourrais prendre. Je ne sais pas car je n'ai pas envie que mes parents m'échappent totalement non plus.
De manière globale, je ressens un léger ras-le-bol pour pas mal de choses, d'autant plus que ça ne s'arrange pas pour le boulot l'an prochain. Ou alors je me prends juste trop la tête...

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13 juillet 2019

Tout pour plaire d'Ingrid Desjours

Déborah et David Pennac forment un beau couple : jeunes, beaux, riches. Ils auraient tout pour plaire si le comportement à l'ancienne de Déborah ne faisait se poser des questions à son entourage. Elle ne travaille pas et se concentre entièrement à son mari et veille à son bien-être.
Les choses vont dégénérer quand le frère de David, Nicolas, un homme séduisant et moins psychorigide que son frère, vient s'installer chez eux après la disparition de sa femme.

Tout pour plaire

Attention cet article contient des spoilers !

J'aurais pu littéralement adorer ce livre, je m'attendais même à l'adorer mais malheureusement, pour cette fois-ci, Ingrid Desjours n'a pas su me convaincre. On sent, dès le début de l'histoire, quelque chose d'un peu louche dans le couple que forment Déborah et David, une vague impression, quelque chose de diffus. Puis les choses deviennent franchement troublantes lorsque Nicolas fait irruption dans leur vie. David change d'attitude, il devient plus sombre, plus irritable, Déborah a l'impression de lui échapper. En un mot, les choses ne se passent pas très bien.
A partir de là, on aurait vraiment pu pencher dans le thriller psychologique d'excellence mais le problème, c'est que l'auteure a peut-être voulu trop en faire par rapport au personnage de Déborah et de fait notre regard de lecteur est irrésistiblement attiré vers elle. Déborah est belle, magnifique, elle envoûte tous les hommes avec ses yeux de biche dorés, personne ne lui résiste, ni David, ni Nicolas, ni Sacha, le flic qui s'intéresse à leur affaire. En plus d'être assez pénible, cet étalage d'une beauté si parfaite qu'elle en devient lisse, le personnage de Déborah devient comme un phare au milieu de l'océan. Et au lieu de l'envisager réellement comme une victime, on s'interroge un peu trop sur cette beauté fatale, cette femme parfaite... On s'interroge bien trop et beaucoup trop de pages avant la fin, j'avais deviné pas mal de choses - notamment le fameux DP de l'agenda. C'est pour moi, le plus embêtant dans cette histoire, à aucun moment, je n'ai cru Déborah victime. Et j'en suis vraiment déçue car c'est sur elle que repose toute l'intrigue.
Sinon ce thriller est très bien écrit et le personnage de Sacha est un excellent personnage, borderline mais impliqué.
Ça ne remet pas en cause les qualités de l'auteure et je continuerai à lire avec plaisir ces productions !

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05 juillet 2019

Bilan de juin

June

Nouveau bilan en retard ^^ il faut dire que la chaleur de la semaine dernière m'a un peu bloquée et je n'ai fait que l'indispensable ! j'adore l'été et la chaleur mais là, c'était un petit peu trop ! Juin ne s'est pas trop mal passé, enfin j'ai bien eu des problèmes avec le Greta mais je n'ai pas trop envie d'y repenser pour le moment...
Je n'ai pas beaucoup lu principalement parce que je suis un peu restée bloquée sur Don Quichotte... je devais le lire en juin pour le challenge des Douze Thèmes et malheureusement, je n'accroche pas vraiment, je trouve le récit extrêmement répétitif et je n'en suis même pas à la page 200... je pense que je vais mettre 3 mois de plus pour le finir ^^
Une petite déception avec Tout pour plaire d'Ingrid Desjours dont je vais essayer de vous parler très vite.

J'ai vu pas mal de séries et de films ce mois-ci notamment L'ordre et la Morale et Visages Villages que j'ai adoré ! Un plus grave, l'autre plus drôle, deux styles très différents mais deux excellents films ❤
J'ai bien aimé les autres films, et Madame Hyde vaut surtout pour la coupe de cheveux et les costumes de Romain Duris !
Très bonne série avec Chernobyl, The Good Wife s'est terminée avec Jeffrey Dean Morgan dans la dernière saison et putain qu'est-ce qu'il était sexy !! on a été gâté avec Will, Matthew Goode et lui, c'était vraiment pas mal du tout ^^ Encore un coup de coeur pour Berlin 59 et je revois avec plaisir Dexter, bonne surprise avec la série australienne Mystery Road.
Par contre, j'ai détesté Rome que j'ai trouvé vraiment nulle.... mal joué, mal expliquée, trop de sauts dans le temps, les personnages étaient vraiment peu charismatiques voire ridicules (Cléopatre...) ; je m'attendais à une vraie peinture de la Rome antique et du système politique, ça se concentre surtout sur deux soladats et leurs amours. J'ai raté plus d'un épisode et j'ai quand même tout compris, bref une vraie déception.

Mois de Juin :  7 films - 6 séries - 4 livres

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Lecture en cours

mr mercedes_reduit

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27 juin 2019

Avis groupé XXIII, spécial Jussi Adler Olsen

Dans cet article, je vais vous parler de deux enquêtes du département V, département des enquêtes oubliées dirigé par l'inimitable Carl Mørck

Délivrance, tome 3 des enquêtes du département V

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En Écosse, dans les Highlands, échoue une bouteille jetée à la mer. A l'intérieur, un appel au secours rédigé dans le sang et en danois.
Bien des années plus tard, le message arrive sur le bureau de Carl Møck qui décide sous l'insistance de son assistant, Assad, et de sa secrétaire, Rose, de se pencher sur la question.

Carl Mørck est un enquêteur hors pair même s'il aimerait mieux rester assoupi dans son fauteuil, les pieds sur son bureau ; mais heureusement, Rose et Assad sont là pour veiller au grain et c'est grâce à eux que le département V va se plonger dans cette histoire d'enlèvement.
Dans ce nouveau tome, Jussi Adler-Olsen ne nous épargne pas et propose une enquête fascinante et pleine de suspense qui nous conduira sur les traces d'un prédateur particulièrement retors et intelligent. Avec Délivrance, l'auteur nous offre également un aperçu des communautés religieuses sectaires du Danemark car c'est dans ces communautés fermées qu'il sévit.
Parallèlement à l'intrigue principale, l'auteur  nous fait découvrir un peu plus l'équipe du département V et notamment la délurée Rose et sa non-moins délurée soeur Ysra, qui seront un vrai bonheur pour Assad et Carl ! Ce que j'apprécie dans les romans de Jussi Adler-Olsen, c'est qu'il y a toujours pas mal d'humour entre les membres de l'équipe et avec ses personnages haut en couleurs, cela permet de contrebalancer un peu la noirceur de l'enquête.

Dossier 64, tome 4 des enquêtes du département V

Dossier 64

Alors que vient d'avoir lieu une violente agression dans un quartier de Copenhague, Rose décide de se pencher sur un cold case concernant la disparition d'une prostituée dans les années 80. Sans le savoir, elle va mettre au jour une sordide affaire : dans les années 50, sur l'île de Sprogø, des femmes ont été internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad. Ce dernier est aujourd'hui à la tête d'un parti politique d'extrême droite qui compte bien remporter beaucoup de voix lors de la prochaine élection.

Dans Dossier 64, nous allons être confronté à de nombreux éléments assez terrifiants, surtout quand on sait qu'ils sont en partie vrais (l'institution située sur l'île de Sporgø a bien existé et les stérilisations ont bien eu lieu "en application des lois pour la pureté de la race et l'eugénisme promulguées dans les années 1920 et 1930", voilà...).
Une histoire pas forcément facile donc où l'on va suivre le destin de Nete Hermansen victime du système et des hommes... Ce n'est pas une surprise pour moi mais il est terrible de constater à quel point à certains moments, les hommes rendaient systématiquement les femmes responsables de tout. Une femme était enceinte hors mariage, c'était une traînée, une femme était victime de viol, c'était sa faute. Et toutes les jeunes filles dont il est question dans ce livre sont des victimes à la fois d'hommes malveillants et aussi de ce système dysfonctionnel.
J'ai assez aimé ce thriller mais j'ai trouvé dommage que l'auteur donne bien trop d'éléments dès le départ [spoiler] notamment sur le fait qu'on comprend assez rapidement que Nete est mêlée aux disparitions [fin du spoiler] et donc perd un peu en suspense, même si l'histoire n'en reste pas moins intéressante, je n'étais pas avide de connaître la fin.
En parallèlle à cette intrigue, il y a du nouveau dans l'enquête qui concerne Carl et ses anciens coéquipiers, principalement Hardy, aujourd'hui lourdement handicapé et vivant chez Carl, on comprend que nous ne savons pas encore tout sur cette affaire.
Il y a également des petites intrigues qui concernent Rose et Assad, et il est vrai que maintenant, j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur ce mystérieux assistant ! Jussi Adler-Olsen a bien teasé le truc et j'espère qu'on aura des réponses bientôt !

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23 juin 2019

Challenge de l'Eté

Comme l'an dernier, je m'inscris à nouveau au Challenge de l'Eté ! un challenge très facile et sans aucune prise de tête sur lequel je compte pour faire baisser ma PAL sans fin !

Challenge de l'été

Pour l'instant, je pars sur une petite PAL mais avec un gros pavé. Je me laisse la place pour des surprises et quelques bds, j'ajoute quelques challenges supplémentaires : - Lire un livre de plus de 1000 pages - Lire une antiquité de la PAL (dans la PAL depuis un an ou plus) - Finir une série

  1. Tout pour plaire d'Ingrid Desjours
  2. Surface d'Olivier Norek
  3. La sirène de Camilla Läckberg
  4. Le gardien de phare de Camilla Läckberg
  5. Le passage de Justin Cronin
  6. 13 à table !
  7. La femme à la fenêtre de A. J. Finn
  8. La disparition d'Adèle Bedeau de Graeme Macrae Burnet
  9. Mr Mercedes de Stephen King
  10. Une pluie sans fin de Michael Farris Smith
  11. Spirou, tome 2, l'espoir malgré tout de Emile Bravo
  12. Huis clos de Sartre
  13. Le dernier pharaon de Schuiten
  14. L'assassin habite au 21 de S.A. Steeman
  15. Boréal de Sonja Delzongle

20 juin 2019

Face au vide

Avant quand j’allais mal – tristesse ou colère – j’avais le réflexe d’écrire pour extérioriser, pour faire sortir mon mal-être comme on ferait sortir du pus d’une plaie. Depuis quelques temps, j’ai tendance à tout garder pour moi, tout garder à l’intérieur. Je ressasse. J’amène les mauvaises pensées, la colère, la tristesse contre moi, j’en fais un rouleau que j’alimente avec encore plus de choses négatives, je tisse, je roule ce mal-être. Il grossit. Il grossit jusqu’à prendre beaucoup de place, beaucoup trop de place. Tout devient noir. Je n’arrive plus à penser à autre chose. Je n’arrive plus à penser tout court. Et je tisse, et je tisse. Et je roule mes mauvaises pensées comme pour en faire un cocon dans lequel j’aurais envie de m’allonger et de dormir.
Je n’ai pas besoin de psy pour savoir que ce n’est pas une bonne chose et que c’est sans doute un symptôme d’un état dépressif. Je ne sais pas de quand ça date. Peut-être de ce fameux 31 décembre où tout s’est écroulé. Ou bien d’avant. Impossible de me rappeler.
Ce que je sais en revanche, c’est que depuis mardi, je suis en colère et que cette colère, pour diverses raisons, a grossi. Jusqu’à atteindre une certaine apothéose aujourd’hui, ce qui a fini par former ce fameux cocon dans lequel j’ai envie de m’enrouler. J’avais mon après-midi de libre et je sens que ça va devenir une après-midi perdue. Perdue dans le temps. Envolée.
Je voudrais être forte et me dominer. Prendre le dessus. Me dire « ok c’est pas grave, tout va bien se passer ». Mais en fait je n’y arrive pas car accepter ça reviendrait à accepter des choses que je n’ai pas envie de faire pour une personne à qui je n’ai pas envie de faire plaisir. En fait, je n’ai pas envie de capituler. Mon choix est de dire non. Mais si je dis non, je perds tout. Je déteste ce genre de situation. Et je commence à détester de plus en plus cette personne de famille qui me fait me mettre dans cet état. Pour preuve, nous avons un événement familial prévu bientôt, si elle est là, je pense que je n’irais pas. Les pseudos-écolos qui votent à gauche mais se prennent pour des bourgeoises finies en te traitant comme de la merde, ça m’énerve.
Le téléphone vient de sonner, apportant une nouvelle qui me permet de rajouter des couches à mon cocon. Un problème au travail de mon homme fait qu'il risque de perdre son job.
Pour l’instant, je n’arrive ni à réfléchir, ni à décider. Je n’arrive même pas à éclater en sanglots (ça, c’était hier). Mon putain de cocon de douleur m’attend.

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08 juin 2019

Avis groupé XXII

La maison des belles personnes de Gabriel Rolon

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Pablo Rouviot est psychanalyste à Buenos Aires, en proie à quelques soucis personnels, il essaye de faire face à sa vie quotidienne. Paula Vanussi, une très belle jeune femme, étudiante en psychologie, vient le trouver afin qu'il l'aide à prouver que son frère, Javier, n'est pas responsable du meurtre de leur père. D'abord réticent, Pablo va accepter et se retrouver à mener une enquête quasiment criminelle.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire que j'ai trouvé prenante et touchante. On suit un psychanalyste et cet aspect m'a beaucoup plu, Pablo est un personnage sympathique qui se prend d'amour pour les enfants Vanussi. L'intrigue n'est peut-être pas aussi aboutie que dans un vrai thriller mais c'est plutôt l'aspect psychanalyse et relations humaines qui est mis en avant. L'auteur décrit très bien les sentiments de Pablo, son inquiétude, ses incertitudes, ses questionnements quand il commence à entrevoir ce qu'a pu être la vie de ces enfants.

Méchant loup de Nele Neuhaus

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Nouvelle enquête pour le commissaire Oliver von Bodenstein et sa collègue Pia Kirchhoff, double enquête devrait-on dire. En effet, le corps d'une très jeune fille est découvert dans une rivière de Francfort et une présentatrice de télé, carriériste et détestée, est sauvagement agressée. L'équipe d'Oliver et Pia concentre ses efforts sur un homme déjà condamné pour un viol sur sa fille et qui serait l'amant de la présentatrice. Mais les choses ne sont jamais aussi simples qu'il n'y paraît et les cartes auront vite fait d'être rebattues. 

Bon je ne sais pas ce que j'ai fabriqué mais quand j'ai commencé à lire Nele Neuhaus, j'avais prévu de les lire dans l'ordre vu que les enquêteurs sont récurrents, et je me suis retrouvée avec Méchant loup que j'ai lu avant de me rendre compte que ce n'était pas du tout le second tome mais le quatrième ! pour l'ordre, c'est complètement raté ^^
Mes sentiments sont plutôt partagés en ce qui concerne ce thriller, il n'est pas mauvais du tout mais le thème central étant la pédophilie, le récit est assez lourd à digérer et les deux crimes dont il est question dans le résumé sont assez sordides... ce qui fait que si l'enquête est bien et qu'il a été plutôt agréable de retrouver Oliver et Pia, l'ambiance de Méchant loup est tout de même assez lourde et glauque.

Visions de S. L. Grey

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Après avoir été victimes d'un cambriolage, Steph et Mark décident de procéder à un échange de maison pour décompresser et en profiter pour découvrir Paris. Mais arrivés sur place, l'appartement ne ressemble en rien aux photos et il semble régner sur l'immeuble une atmosphère glauque. Leur séjour sera loin de se passer comme prévu et de retour au Cap, les problèmes iront en s'amplifiant.

Visions n'est pas un mauvais roman mais malheureusement, il n'a pas su me convaincre. En effet, si j'ai apprécié l'atmosphère déroutante et angoissante de l'immeuble à Paris, les manifestations surnaturelles qui feront tourner en bourrique les héros, je n'ai pas su comprendre leurs choix ou leurs réactions... Steph et Mark m'ont finalement beaucoup énervé. J'ai regretté également le choix des auteurs à ne pas trancher ouvertement pour un récit horrifique ou un thriller surnaturel, on oscille sans cesse entre les deux et j'aurais aimé plus de radicalité dans le récit (qui aurait permis plus de drame). Cependant l'atsmophère d'insécurité qui règne au Cap rajoute à l'angoisse et les auteurs décrivent avec brio les sentiments de ce couple en crise.

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06 juin 2019

Bilan de mai

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Enfin le soleil et la chaleur sont arrivés mais ce fut assez laborieux. Assez bon mois dans l'ensemble, même si j'ai encore quelques passages à vide, notamment dès qu'une chose va un peu moins bien, j'ai tendance à voir tout le reste en noir... Les cours au Greta se sont arrêtés pour cette année mais j'espère qu'ils reprendront à la rentrée car même si l'organisation est loin d'être parfaite, financièrement c'est quand même quelque chose de très intéressant pour moi.
Peu d'articles sur le blog en mai, je compte bien relever un peu le niveau en juin (enfin si rien ne vient contrecarrer mes plans ^^).
Ce mois-ci, j'ai eu l'occasion de lire deux romans publiés récemment de deux auteurs que j'apprécie beaucoup : Franck Thilliez et Bernard Minier. Je vous en parlerais dans des prochains articles mais sachez que j'ai vraiment adoré Luca et beaucoup aimé M, le bord de l'abîme et que tous les deux partagent certaines thématiques actuelles fascinantes et effrayantes...
J'ai également lu Voyage d'une parisienne à Lhassa, le périple incroyable d'Alexandra David-Neel à travers le Thibet en 1924.
Côté ciné, j'ai vu plusieurs films que j'ai adoré : Battle of the sexes, Sparring et Nous finirons ensemble (dont je souhaite vous parler très vite dans un article) ; et d'autres que j'ai vraiment bien aimé : 3 Billboards et Django. J'ai cependant été un peu déçue par La forme de l'eau qui était bien mais ne m'a pas fait l'effet d'un film waouh.
Niveau série, Game of Thrones est terminé, pas de déception pour moi, ça paraît logique au vu des derniers épisodes, certains personnages vont un peu me manquer. Coup de coeur en revanche pour Jour polaire avec Leila Bekhti.

Mois de mai : 7 films dont 1 ciné - 3 séries - 1 téléfilm - 5 livres - 2 bds

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Lectures en cours

Dossier 64 Don Quichotte

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28 mai 2019

Dans la maison de Philip Le Roy

Huit amis, lycéens d'une section Arts Appliqués, décident d'organiser une soirée frissons. Camille, Quentin, Maxime, Mehdi, Léa, Mathilde, Julien et Marie se retrouvent donc un samedi soir dans une maison isolée pour jouer à se faire peur. Chaque fois que l'un d'eux sursaute ou est effrayé, il doit boire... Mais ces jeunes ne sont pas de simples ados, au contraire, ils sont hyper créatifs et se donnent à fond quand un thème les intéresse. Le jeu prend de plus en plus d'ampleur et l'ambiance s'alourdit. D'autant plus qu'un orage éclate et que les communications avec l'extérieur sont coupées...

Dans la maison

J'ai découvert Dans la maison en parcourant des blogs et en apprenant que le roman se passait au Col de Vence, j'ai su qu'il me fallait ^^
Le Col de Vence est situé à proximité de chez moi, c'est un beau coin pour se promener, mais le Col de Vence est aussi connu pour ses manifestations paranormales... il s'y passe des choses étranges, inexplicables, bizarres, y passer une nuit est assez inquiétant (sans être vraiment flippant).
Ce thriller horrifique se passe donc sur ce plateau situé au-dessus de la ville de Vence et cela participe activement à l'ambiance lourde et pesante que l'auteur crée avec brio. La maison isolée, la tempête au-dehors, plus de réseau sur les portables... tous les éléments y sont. Sans oublier la créativité et le talent des héros pour mettre en scène nombre de films cultes d'horreur ; mais peu à peu la différence entre réalité et imaginaire s'atténue... est-ce que tout est faux ? qui manipule qui ? est-ce que certaines choses pourraient être réelles ?
Philip Le Roy propose un thriller flippant où chaque chapitre est l'occasion de sursauter ou de regarder avec angoisse une fenêtre sombre... Je l'ai lu en un week-end orageux et le trouillomètre est monté de quelques degrés ! j'ai apprécié les références à de nombreux films d'horreur connus, j'ai bien aimé les héros également même s'ils sont un peu tête à claque par moment, j'ai bien aimé leurs personnalités et leur jusqu'au-boutisme.

Dans la maison ne m'a pas déçu et j'ai passé un agréable moment - même si très angoissant - et j'ai découvert un nouvel auteur dont j'ai acheté un autre thriller, Le dernier testament. Dans la maison est catégorisé littérature jeunesse car en effet, il convient très bien aux ados mais peut tout à fait plaire aux adultes.

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22 mai 2019

Ligth the way

Le temps file et mon dernier article commence à dater. Toujours les mêmes choses qui font que j'ai moins de temps pour le blog, mais ça veut dire que je travaille et je ne vais pas du tout me plaindre de cette situation (je me suis bien trop plainte quand j’étais dans l’autre cas) ; toutefois le temps me manque par moment pour mes activités annexes et c’est parfois compliqué de tout gérer, même avec un bujo ;-)
Je dois d'ailleurs préparer le nouveau et il faut absolument que je me trouve du temps car je dois faire ça proprement et au calme ! J'ai beaucoup d'articles à écrire, ici et ailleurs, beaucoup trop de livres à lire, de films et de séries à voir.
Le chat a été malade et j’ai passé trois jours à nettoyer son vomi (à 17h, en rentrant du boulot, à 3h puis 4h du matin…), bref de l’épuisement et un peu d’inquiétude de savoir ce qu’il avait (mais bien moins importante que l’an dernier quand j’ai pété un plomb parce qu’il était malade, je m’améliore ^^). Au final, il s’avère qu’il ne supporte pas les croquettes de régime. 40 € le sac de 3 kilos et il a dû en manger 500 grammes ! -_-
Mais bon à cause de ça, j’ai pris pas mal de retard sur pas mal de trucs et après, en bossant 6 jours sur 7, c’est quand même compliqué de rattraper les choses. Du coup, je n’ai pas beaucoup avancé dans mes lectures et je n’ai pas vraiment fait de la pub pour mon nouveau concours. Une seule participante, on dirait que ça n’intéresse plus trop mes lecteurs – même si beaucoup ne venaient que pour participer, sans jamais revenir après. C’est d’ailleurs quelque chose qui devient de plus en plus compliqué, d’avoir de nouveaux lecteurs réguliers. Je passe parfois sur des nouveaux blogs et je commente assez souvent, et dans plus de 90 % des cas, je n’ai pas d’échange en retour. Je trouve ça vraiment dommage, ça me semble la moindre des politesses de venir faire un tour sur le blog d’une personne qui est venue vous lire et vous commenter. Mais on dirait que tout le monde ne pense pas comme ça, ou alors mon blog est pas excitant et/ou pas intéressant.

Et je me suis de nouveau tapée un petit coup de blues le week-end dernier... enfin il faut bien savoir se relever et remonter la pente donc on y va ! On se motive, on pense pas trop, on essaye de se trouver des moments en dehors du boulot et ça ira mieux ! :-)

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