Marc Levy j'ai dévoré ses premiers romans et puis la parution de Vous revoir m'avait refroidi ; Mes amis, mes amours assez plu mais depuis je n'avais plus rien lu. Et ayant entre les mains, Le premier jour, je m'y suis lancée. Au final, c'était une très bonne idée.
Keira est archéologue, en pleine vallée de l'Omo, en Ethiopie. Une tempête de sable détruit son campement, ses recherches, ses espoirs et la force à rentrer à Paris. Adrian est astrophysicien et sur le plateau d'Atacama au Chili, il subit une violente crise d'altitude qui l'oblige à repartir à Londres. Ces deux scientifiques, exilés loin de leurs champs de recherches, vont se rencontrer et entreprendre une aventure qui ne les laissera pas indemnes. Tout ça à cause d'une pendentif étrange, noir, très résistant, et qu'il est impossible de dater, même au carbone 14. Sur leurs traces, une obscure organisation qui va tout faire pour leur compliquer la tâche. 

J'ai beaucoup aimé ces retrouvailles avec Marc Levy, avec son style que l'on reconnait, et d'ailleurs il me semble être plus développé. L'histoire est prenante, le suspense très présent, on veut absolument savoir ce qui arrive aux héros. Pour ce roman, on voyage partout dans le monde : Londres, Zurich, Amsterdam, la Grèce, la Chine, l'Afrique, le Chili. C'est très agréable de bouger autant avec ces personnages si agréables : Adrian et Keira sont beaux, dans tous les sens du terme, leur histoire aussi, j'ai beaucoup aimé Walter que j'ai trouvé assez marrant. Le récit est bien construit, documenté et on veut vraiment savoir ce que recèle ce mystérieux objet, déclencheur de tout. La fin est juste stupéfiante  et ne laisse qu'une possibilité : conclure l'histoire avec La première nuit... 


marc-levy-le-premier-jour 1043788-gf

On commence donc La première nuit aussi sonné que nos personnages. Les voyages se poursuivent, les embuches continuent, le danger est toujours là, de plus en plus présent, de plus en plus angoissant. Les recherches se concentrent pour retrouver d'autres fragments, identiques au pendentif que porte Keira mais tout le monde n'a pas l'intention de laisser le secret se dévoiler...  Ceux qui le protègent ne reculeront devant rien. 

Dans cette fin, l'aventure se poursuit. J'ai beaucoup aimé le rapport qu'Adrian et Keira entretiennent, loin des clichés, loin de l'angoisse de leur situation, très réaliste. J'ai aimé voyager à leur côté, au fond de l'Ecosse humide, au cœur d'une Russie glacée. Walter prend encore plus de poids dans ce second volet et c'est tant mieux, c'est un personnage très sympathique qui m'a un peu fait penser à Philibert de Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda. 

Plus on avance dans le roman et plus il semble que la quête sera impossible, que nos héros n'y arriveront jamais, on peut se dire que ça traine en longueur mais finalement la fin est très bien amenée et qu'elle conclut d'une bonne façon ce diptyque. 

On voyage, c'est prenant, dépaysant, bien écrit. On alterne, dans les deux tomes, avec un récit à la première personne présente comme le journal d'Adrian et un récit à la 3ème personne mais ça ne dérange pas l'histoire, ça lui donne même un petit truc pour ne pas s'enlisser dans le récit à la 1ère personne. Les personnages sortent de l'ordinaire, l'histoire est très riche et elle me donne envie de penser : pourquoi pas... De bonnes retrouvailles avec Marc Lévy.