L'idée d'écrire m'obsède. Je fourmille d'idées, de pistes et d'envies. Je voudrais tout mener de front mais le temps, évidemment, me fait défaut.
À partir de minuit, couchée, mon cerveau carbure, travaille tout seul ouvrant toujours plus largement le champs de mes possibilités. Ouvrir mon crâne, poser le cerveau sur la table de nuit et m'accorder du répit. Me reposer, ne pas sans cesse cogiter, ne pas sans cesse créer des phrases, des paragraphes, des passages entiers que je risque d'avoir oubliée le matin.saezconcert
Et la voix de Saez qui se mélange à tout ça, qui me crie « J'accuse », qui me parle de Marguerite « qui est presque aussi bonne que Marie en un peu moins putain » et qui voudrait que je le rallume. Un répertoire de 100 chansons que je connais presque par cœur et qui tournent en boucle.

Faire le vide. J'ai beau compter les moutons, une phrase, une parole se glissent toujours au milieu.
L'écriture me sèche, me vide. Concentration maximale. Écriture. Ça me prend beaucoup plus de forces qu'avant. Peut-être parce que je fais ça plus sérieusement, que je veux que les choses soient parfaites. Et que rien ne peut être vraiment parfait.
Quand la nuit tombe, que les lumières s'allument peu à peu, j'ai envie de me fondre dans des pages noircies, d'utiliser mon clavier jusqu'à ne plus pouvoir taper, prendre mon stylo plume et continuer jusqu'à ce que l'encre se vide.
Je suis atteinte. Et un jour, je ferais une overdose de Saez. (oui par ça aussi je suis obsédée)