Je tente de regarder les JO d’un œil neutre et que j’aimerais chauvin.
Mais, au bout, de 4 jours de compétition seulement, je ne peux plus. Je ne peux plus, non pas à cause du manque de médailles d’or françaises. Je ne peux plus à cause de la chine.
La chine, ce grand et merveilleux pays (sic).
Je ne peux plus parce que derrière chaque image, je sens, je sais, le contrôle chinois. La presque censure et la somme de 1000 petites choses accumulées qui me font abhorrer cette nation encore plus qu’avant le début des Jeux.
Parce que je sais, que derrière chaque geste se cache une tentative gouvernementale d’apprivoiser, d’amadouer le monde entier.
Je sais que derrière la jolie chinoise qui annonce en direct, sur France 2, face à Nelson Monfort, que « la chine et la France sont amies » dans un excellent français puis dans un excellent chinois, il y a autre chose qu’un simple message amical. Il y a un gouvernement. Un gouvernement qui brille par son absence d’humanité et son irrespect de sa population.
Je connais le regard contrit et apeuré de l’ouvrier chinois qui, pendant la quinzaine olympique, n’a pas le droit de travailler et est obligé de rentrer chez lui (je suppose qu’il ne sera pas payé). Je connais son obligation de dire face à la caméra « vive la chine ». Mais combien la connaissent ?
Je ne me voile pas la face. Et ces Jeux Olympiques sont avant tout un immense marché commercial, un superbe tour de passe-passe, pour mettre le monde occidental dans sa poche. La compétition sportive n’est qu’une façade. Derrière, il se cache signatures de contrats, bénéfices, profits et commandes. Pour ne pas froisser la chine, pour ne pas qu’elle retire ses billes et coule la planète, on organise, on permet ces jeux.
Derrière chaque personnalité invitée se tient un chinois prêt à tout couvrir. Leur sport préféré : la domination et le contrôle.
Pas d’internet libre et accessible en chine, même si temporairement cela a été quelque peu modifié, tout simplement pas de liberté. Comment réagir quand on voit une pancarte se ficher devant les yeux de notre cher Nelson, où s’inscrit « Last Question » alors que celui n’en a même pas encore posée une seule ?!
Comment réagir encore quand on oblige un Azéri (habitant de l’Azerbaïdjan) à recouvrir un quart d’une inscription sur son tee-shirt avant sa montée pour lever ses altères mais qu’on autorise un chinois à faire le salut militaire après son lever d’altères ?
Comment réagir encore après avoir vu la chronique de Guy Carlier sur la deux ?
Que je vous conseille de regarder.


Guy Carlier son billet JO 12.08.08 pekin 2008
envoyé par jacquoth

Comment réagir quand on voit la présence militaire déployée ? Les gardes armés de mitraillettes à l’entrée des sites, les chars stationnés dans la ville, les contrôles d’identité répétitifs, incessants et de plus en plus stricts. Comment réagir si ce n’est penser  que c’est une démonstration de forces, un défilé de la puissance chinoise.
Cela ne représente qu’une infime partie, le peu qui filtre. Mais je pense que c’est bien pire. Et encore, je ne parle même pas du Tibet.
Comment réagir sinon être écœurée de tout ce cinéma ?