Flétrissure de Nele Neuhaus

Flétrissure

A Francfort, David Goldberg, 92 ans, a été assassiné, quasiment exécuté même d'une balle dans la tête. Pas de trace d'effraction, juste le cadavre et un mystérieux chiffre écrit sur le mur avec du sang, 16145. Qui a pu vouloir tuer cet homme si âgé ? L'autopsie va révéler tout une série de mystères : comment un rescapé des camps de concentration peut avoir le tatouage de son groupe sanguin sur le bras gauche, marque des membres de la SS ?!
Oliver Bodenstein et Pia Kirchhoff sont sur l'affaire, quand celle-ci leur est brusquement retiré sur ordre du ministère de l'Intérieur...

J'ai découvert Nele Neuhaus dans l'excellente série de reportages consacrée au monde du polar diffusée il y a quelques temps sur Arte. J'ai eu envie de lire ses livres car ses histoires se situent à Francfort, la seule ville allemande que je connaisse et où j'y ai de la famille par alliance, j'ai donc commencé avec Flétrissure qui est la première enquête du commissaire Bodenstein.
Et je n'ai pas été déçue par cette première rencontre avec Nele Neuhaus ! pour l'occasion, elle s'attaque à quelque chose de délicat : le passé de SS, et de la seconde guerre mondiale. Je pense qu'en tant allemand, ce n'est pas un sujet facile à aborder et réussir à l'intégrer avec brio dans une histoire policière était encore plus difficile. Dans Flétrissure, on découvre une famille bourgeoise, extrêmement puissante, les Kaltensee, et on devine rapidement qu'ils seront au centre de l'enquête.
C'est un roman dense, riche, parfaitement documenté et très bien écrit que nous livre Nele Neuhaus. On ne s'ennuie pas mais ce n'est pas pour autant un véritable page-turner, car il y est forcément fait mention du passé et des actes qui en ont découlés... J'ai beaucoup aimé le duo d'enquêteurs, surtout Pia, et cette famille si étrange dans laquelle tout n'est que faux-semblants et non-dits...
Avant de lire Flétrissure, j'avais déjà très envie de lire Blanche-Neige doit mourir et je pense que je ne vais pas trop tarder à me le procurer ;-)

Police de Hugo Boris

Police

Ils sont gardiens de la paix, des flics en uniforme, en première ligne dans la réalité et à l'arrière-plan dans les romans. Virginie, Erik et Aristide sont de ceux-là. Un soir d'été particulièrement chaud, ils sont chargés de reconduire un réfugié à la frontière, mais Virginie, au coeur d'une tempête personnelle, n'est plus sûre de rien... Dans les quelques kilomètres qui les séparent de Roissy, tout va se jouer...

Présenté comme un huis-clos extrêmement tendu, Police a été publié en août 2016 et si, effectivement, c'est une histoire tendue, je trouve qu'on ne peut pas la considérer comme un huis-clos...
Police est un roman court qui présente un aspect des choses que nous ne voyons jamais, celui des policiers, ceux en uniforme, engagés dans une mission avec laquelle ils ne sont pas forcément en accord. Ce trajet entre le commissariat et la zone de départ de Roissy va être semé d'embûches, plus psychologiques que physiques. Et si Police est très bien écrit, humain, et percutant par cet envers du décor, ce n'est pas vraiment un polar. Hugo Boris nous offre des personnages vrais, partagés, complexes avec leurs qualités et leurs failles. Je m'attendais à plus d'action et de suspense, mais j'ai été touché par ces personnages, par cette histoire, par cet aspect très psychologique des choses qui montre ce qu'il y a sous l'uniforme...
Cette manière d'écrire, si fine, m'a donné envie de lire les autres livres de l'auteur, notamment Le baiser dans la nuque et La délégation norvégienne.

Sans un mot d'Harlan Coben

Sans un mot

Mike et Tia sont des parents aimant mais depuis quelques temps, ils sont désemparés par le comportement de leur fils adolescent, Adam. Depuis le suicide de son ami, Spencer, il s'isole, s'enferme dansa sa chambre et passe tout son temps libre devant son écran d'ordinateur. Impuissants, ses parents se décide à installer un logiciel espion pour contrôler ses activités sur le net. Mais un jour, ils vont découvrir un mail inquiétant et dans la foulée, Adam disparaît.

Bon, alors commençons tout de suite par être honnête, j'ai lu ce thriller en août, et je ne m'en souviens absolument plus ! pour tout dire, en lisant le résumé, je me suis dit "mais en fait je l'ai pas lu celui-là"...
Finalement peu à peu, ça m'est revenu, et donc qu'en est-il de Sans un mot ? et bien c'est du pur Harlan Coben commercial. Encore une disparition. Une famille moyenne d'amérique, parfaite, où tout le monde est beau, tout le monde s'aime... J'ai trouvé que l'histoire était parfois tirée par les cheveux, les personnages sont sans grand intérêt, et on finit par comprendre le tout avant la fin. Néanmoins, Coben maîtrise ce genre de romans puisqu'on a envie de suivre Mike et Tia, on passe un bon moment et on arrive pas à lâcher le roman avant la fin.

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