Claire est étudiante dans une école d'Art dramatiques à New York. N'ayant pas de carte verte, elle peine à trouver un job d'appoint dont elle a pourtant cruellement besoin. Elle est alors embauchée par un cabinet d'avocats spécialisé dans les divorces pour tester la fidélité des hommes mariés... Pas très glorieux comme boulot, mais ça paye bien. Elle est l'appât parfait : belle, charmeuse et surtout capable de jouer parfaitement la comédie !
Jusqu'au jour où elle doit séduire Patrick Fogler, un brillant universitaire spécialisé dans Baudelaire et Les fleurs du mal. Les choses ne se passent pas comme prévu et Patrick est accusé du meurtre de sa femme. La police décide d'utiliser Claire pour le pousser à confesser son crime. Mais là encore, tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît...

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A l'époque de sa sortie, j'avais déjà grandement apprécié La fille d'avant sur ce délire d'architecte angoissant ; j'ai trouvé Mensonge encore mieux !
Je l'ai dévoré en quelques jours tant ce thriller est addictif. Claire est la narratrice et nous raconte son histoire, ses cours, son « métier » plus que particulier. On est de suite happé par ce personnage mystérieux et envoûtant, qui joue les rôles qu'on lui attribue à la perfection. Le roman adopte également une mise en scène théâtrale car certains dialogues sont présentés comme ceux d'une pièce de théâtre avec didascalies...
Mensonge commence, on comprend le rôle que doit jouer Claire : l'appât pour coincer un manipulateur pervers suspecté de plusieurs meurtres sordides. Tout va bien donc jusqu'à la page 230. Et là, tout se brouille, plus rien n'a de sens. Qui de quoi ?!
Avec Mensonge, on se fait totalement balader, berner, et le pire c'est qu'on adore ça !! Le parallèle avec Les fleurs du mal de Baudelaire m'a beaucoup plu et m'a donné envie de le lire. Redoutablement efficace, Mensonge aura été un de mes coups de cœur de confinement !

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